Vendredi, nombre d’élus et des citoyens se sont enflammés à la suite de cette proposition défendue dans un mémoire du CPQ sur le développement durable présenté en commission parlementaire jeudi. Plusieurs ont associé l’idée au douloureux souvenir du début des années 1970, alors que le Bureau d’aménagement de l’Est-du-Québec (BAEQ) a forcé la fermeture d’une trentaine de villages en Gaspésie et dans le Bas-Saint-Laurent.
Joint par notre journaliste Johanne Fournier vendredi, le préfet de La Haute-Gaspésie, dont six des huit municipalités de son territoire sont dévitalisées, s’est dit outré. « C’est un manque total de respect envers les régions, s’insurge Allen Cormier. Je trouve ça dégueulasse! Quand on est une région qui est déjà à terre, on devrait pas continuer à nous taper dessus! On devrait nous aider! »
Dans la journée de vendredi, la journaliste Geneviève Gélinas s’est pour sa part entretenue avec plusieurs maires de ces municipalités dites dévitalisées situées dans les MRC de Côte-de-Gaspé et de Rocher-Percé. Voici leurs commentaires :
Rodrigue Brousseau, maire de Petite-Vallée
« J’ai trouvé ça vraiment spécial que [M. Dorval] vienne dire ça en pleine commission parlementaire. Je pense qu’on ne doit pas, en Gaspésie, accepter ce genre de déclaration venant d’une personne comme lui. Ce n’est pas une bonne idée de fermer les villages où il n’y a pas de développement économique. Le développement, ce n’est pas juste la grosse industrie. On est un village dévitalisé, surtout à cause de la diminution de population, mais on est un village très vivant [notamment grâce au Village en chanson]. Il faudrait apporter une autre définition. »
Délisca Ritchie Roussy, mairesse de Murdochville
« C’est un manque de respect flagrant et un manque de jugement. [M. Dorval] devrait se rétracter et s’excuser. C’est comme si on était revenus dans les années 70, au temps du Bureau d’aménagement de l’Est-du-Québec [qui préconisait notamment la fermeture de villages de l’arrière-pays]. Comment développer le territoire si on ferme les municipalités dévitalisées? Il ne sait pas de quoi il parle. Il n’a qu’à m’appeler; je vais lui expliquer, moi, comment garder une ville ouverte! ».
Nathalie Côté, mairesse de Grande-Vallée
« … [M. Dorval] ne comprend pas c’est quoi, une municipalité dévitalisée. Des gens y habitent et il y a un certain dynamisme. »
Léo Lelièvre, maire de Sainte-Thérèse-de-Gaspé
« Ce n’est pas correct, ni encourageant pour nous. [À Sainte-Thérèse], on est dévitalisés même si on a trois usines de transformation de poisson, mais c’est saisonnier. Des gens travaillent, mais ce ne sont pas des gros salaires et ils commencent au printemps et finissent en décembre. L’économie à Ste-Thérèse, je ne m’en plains pas. On a 50 M$ juste en revenus des pêcheurs [la valeur des débarquements au port de Sainte-Thérèse]. Ste-Thérèse ne fermera pas tant que Léo Lelièvre va être maire! »
Henri Grenier, Port-Daniel—Gascons
« On est encore sur la liste des municipalités dévitalisées, mais il se passe des choses, chez nous [la construction d’une cimenterie au coût d’un milliard de dollars]. C’est plus positif que négatif. Ce que [M. Dorval] veut, c’est vider les régions? Centraliser vers les villes? C’est un non-sens. Il y a quand même de l’espoir. C’est trop, comme solution, de déménager les familles. »
Bernard Stevens, maire de Grande-Rivière
« Il ne connaît pas notre réalité. On connaît tous l’histoire de l’arrière-pays, où les gens se sont fait vider des paroisses. On ne veut pas que ça se répète. On est quatre municipalités dévitalisées sur cinq dans Rocher-Percé. [M. Dorval] a manqué le bateau. J’ai trouvé [sa proposition] farfelue. La majorité des gens, les unions ou autres, parlent d’aider les régions. Mais je ne m’arrêterai pas là-dessus; je suis certain que ce n’est pas dans les visées du gouvernement [de suivre les conseils du Conseil du patronat]. »
Proposition du CPQ rejetée par le ministre Moreau
De passage à Bonaventure vendredi, en pleine tourmente entourant cette proposition du CPQ, le ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire Pierre Moreau a critiqué le mémoire du Conseil du patronat. Notre journaliste Gilles Gagné était sur place et a recueilli les propos du ministre.
« Tous les élus présents en commission parlementaire ont dénoncé ces propos. Je pense que c’est une fort mauvaise suggestion », a noté le ministre Moreau. Il a aussi dit que le document initial du CPQ « va à l’encontre des intentions et des gestes posés par le gouvernement. L’occupation du territoire passe par des efforts gouvernementaux à l’endroit des municipalités dévitalisées (…) Je ne retiendrai pas cette suggestion (du Conseil du patronat) », a-t-il précisé.
Rétractation du CPQ, mais son dirigeant persiste et signe
Dans une entrevue accordée à notre journaliste Johanne Fournier vendredi, le président-directeur général du Conseil du patronat admet que la proposition était maladroite. « C’était pas la façon la plus habile de l’écrire, reconnaît Yves-Thomas Dorval. On n’encourage pas l’exode des régions », assure-t-il.
Cependant, pendant l’entrevue, il réitère « qu’on peut pas être pour le maintien de toutes les municipalités du Québec ». « S’il n’y a aucune possibilité de développement dans certaines municipalités, il faut se poser la question. On ne peut pas ignorer le phénomène. C’est la dure réalité de la vie et je ne le dis pas de façon insensible […] Ça prend des jobs pour pouvoir soutenir la vitalité des régions. Ça prend des jobs viables! Malheureusement, ça peut impliquer du changement. Si on veut se payer des services publics, comme l’éducation et des soins de santé, ça prend des jobs! », a soutenu M. Dorval à notre journaliste vendredi.
Cela dit, devant le chahut provoqué par sa recommandation, le CPQ a tout de même modifié son libellé afin d’adoucir quelque peu le message. La proposition initiale se lisait : « Le Conseil du patronat du Québec invite le gouvernement à réallouer une partie des budgets actuellement consacrés au maintien des municipalités dévitalisées vers des mesures facilitant la relocalisation des ménages qui y habitent. »
Elle se lit maintenant comme suit : « Le Conseil du patronat du Québec invite le gouvernement à prioriser son intervention (…) pour aider à la création d’emplois économiquement viables, développer l’employabilité des personnes en âge de travailler dans ces localités par l’acquisition des compétences nécessaires pour occuper ces emplois et pour aider ces travailleurs à avoir accès à ces emplois selon les disponibilités. »
La rétractation publique du CPQ est disponible sur son site Internet,:https://www.cpq.qc.ca/salle-de-presse/communiques-de-presse/developpement-durable-des-territoires.
Rappelons que 28 localités gaspésiennes sont dites « dévitalisées ».(voir autre texte sur GRAFFICI.CA : Le Conseil du patronat fait trembler les régions qui explique ce qu’est une municipalité dévitalisée et qui énumère quelles sont les municipalités concernées en Gaspésie)
Deux citoyens interpèlent le ministre Moreau à Bonaventure
Lors de l’annonce d’un appui de 100 000 $ de Québec au projet de mise à niveau de 569 490 $ de la Ville de Bonaventure pour la piscine Marylène-Pigeon vendredi, deux citoyens ont calmement plaidé auprès du ministre Moreau pour que son gouvernement en fasse davantage, ou qu’il fasse différemment.
Gaston Bourdages, de Bonaventure, lui a notamment souligné qu’en transports, le côté sud de la Gaspésie n’était plus desservi par le train de passagers, que l’offre de services d’Orléans Express avait été grandement réduite, et qu’un maintien du service aurait été préférable.
« On doit travailler ensemble pour trouver des solutions », lui a répondu le ministre.
Philippe Garon, également de Bonaventure et engagé dans le mouvement Touche pas à ma région, a d’autre part remis au ministre Moreau une carte de souhaits signée par « des citoyens de partout dans la région », s’adressant au ministre responsable de la région, Jean D’Amour, à M. Moreau lui-même et aux membres du cabinet de Philippe Couillard, notamment pour qu’ils réfléchissent sur les mesures imposées aux organismes de développement régional.
« La société civile tend la main. Notre souhait est de travailler avec vous », a indiqué M. Garon.
Depuis que le gouvernement de M. Couillard a décidé à l’automne d’abolir les conférences régionales des élus et de couper plus de 60 % des frais de fonctionnement des centres locaux de développement, pour en confier la gestion aux MRC, de nombreux citoyens se sont élevés contre ce qu’ils qualifient d’évacuation forcée de la société civile, les non-élus, des organismes de développement régional.
Quelques minutes avant l’intervention de Philippe Garon, le ministre Moreau avait d’ailleurs reconfirmé la voie suivie par son gouvernement, à l’effet de confier aux maires et aux préfets « l’ensemble du financement du développement », et que la « concertation se fasse à travers eux ».
Ciblé depuis l’été parce que son gouvernement a sabré dans les organismes de développement régional, le ministre Moreau a par ailleurs indiqué que le gouvernement de Philippe Couillard se penche actuellement sur la possibilité de réinstaurer une modulation du financement des projets d’infrastructures. Lors de la tenue de la Commission Charbonneau, le gouvernement du Parti québécois a ramené à un maximum de 50 % l’appui financier que peut allouer l’État dans les initiatives d’infrastructures, pour empêcher des appuis discrétionnaires pouvant atteindre des seuils jugés démesurés.
Le scénario à l’étude par le présent gouvernement québécois tiendrait compte de la taille des municipalités et de leur niveau de vitalité, a notamment précisé le ministre Moreau.
Nathalie Normandeau renversée
L’ex-ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau se dit renversée par ce document du Conseil du patronat du Québec statuant que le gouvernement du Québec devrait favoriser le déménagement de « ménages » vivant dans des municipalités dévitalisées, et qu’il faut « voir comme normales les migrations interrégionales ».
« C’est n’importe quoi. On s’attendrait à plus de sérieux, à plus de rigueur d’une organisation sensée connaître les réalités de tout le Québec, pas seulement celles de Montréal et de Québec. Les entreprises des régions contribuent aussi à l’enrichissement du Québec. Je ne comprends pas ce point de vue », note Mme Normandeau, sur le bord de la colère.
En 2005 et 2006, son ministère portait aussi le nom de « développement régional et occupation du territoire », et elle a piloté à ce moment les travaux menant à la définition de « municipalités dévitalisées » auxquelles fait allusion le Conseil du patronat dans son document, travaux de 2008 cités dans le texte de GRAFFICI.CA Le Conseil du patronat fait trembler les régions mis en ligne sur le web en début d’après-midi.
« C’est une affirmation facile, qui n’a rien à voir avec la réalité, poursuit Mme Normandeau. Il n’y a pas un début et une fin en développement. L’économie, c’est cyclique. Le Conseil du patronat devrait savoir ça. Il y a des régions qu’il faut soutenir. Le débat sur l’avenir des régions transcende l’économie. Il s’agit aussi d’occupation du territoire. C’est autant économique que social. Si on veut s’affirmer comme nation, ça veut dire occuper le territoire. C’est plus politique qu’économique. Dans un contexte où le poids démographique du Québec diminue dans la fédération canadienne, les propos du Conseil du patronat pourraient avoir de graves effets, considérant la diminution des paiements de péréquation. Qui dit que les gens appelés à déménager vont rester au Québec? », lance Mme Normandeau.
« On ne demande pas au gouvernement de créer des jobs dans les régions. On veut les outils pour en créer », dit-elle.
Daniel Côté insulté : Il faut dénoncer!
Pour le président de la CRÉGÎM Daniel Côté, il faut absolument dénoncer ces propos et faire de l’éducation populaire auprès des urbains. « Je pense qu’il y a une certaine unanimité dans les régions. Du mépris comme ça, on ne peut pas endurer ça! », lance M. Côté
« En lisant ça, j’ai senti beaucoup de mépris, d’arrogance et de méconnaissance des régions. Je me suis senti sincèrement insulté. C’est une façon de voir totalement rétrograde. Ça ne marche pas! », poursuit le maire de Gaspé qui a une partie de son territoire « dévitalisé », même si sa ville ne fait pas partie de la liste.
Du haut de son bureau, dans sa tour à Montréal, M. Dorval (Yves-Thomas, président du Conseil du patronat du Québec) devrait se rendre compte que la lumière qui éclaire son bureau et que le bois avec lequel est construit sa maison vient de régions, en grande partie dévitalisées. C’est la même chose avec ce qui se trouve dans son garde manger. Arrête de nous regarder de haut, revient sur terre et respecte-nous! », lance Daniel Côté à l’attention du président du CPQ.
« Rappelons-nous tout le temps que si on laisse le territoire vacant, il ne restera pas disponible longtemps. Les Chinois sont forts là-dessus, s’accaparer des territoires qu’on n’occupe pas. C’est important d’occuper le territoire! Ça peut être un coût à court terme, mais à long terme c’est sûr que c’est payant », opine encore le président de la CRÉGÎM.
L’histoire serait-elle en train de se répéter?
Selon Pascal Alain, historien, la réponse est oui. L’histoire tend à se répéter. « On tente depuis les années 1960 d’urbaniser la Gaspésie. On ne tient pas compte de ses spécificités régionales. C’est ce que le BAEQ a tenté de faire. Devant son échec, le BAEQ s’est donné le mandat de déplacer les populations vers les villes et les grands centres.
Aujourd’hui, la Gaspésie, dépouillée de ses ressources naturelles et amputée de ses structures de développement, se fait dire un peu la même chose par le Conseil du patronat : votre région est dévitalisée. Fermons ces régions et déménagez en villes! On coupe les services essentiels à la Gaspésie. On veut nous faire croire que nous sommes un poids pour la société. On veut fermer notre région “subtilement”. On veut nous avoir à l’usure. L’histoire tend à se répéter… », commente M. Alain qui se prépare justement à donner une conférence mercredi prochain à Carleton-sur-Mer, proposant un portrait d’ensemble du développement régional en Gaspésie.
« Une bande d’ignorants, enlisés dans de vieux principes d’autrefois »
Historien, enseignant et auteur, Jean-Marie Thibeault, qui a lancé récemment le livre « Pour ne pas en finir avec l’arrière-pays gaspésien », tombe aussi à bras raccourcis sur le Conseil du patronat.
« C’est une bande d’ignorants, enlisés dans de vieux principes d’autrefois, selon lesquels faire grossir les villes donne automatiquement de l’emploi. On l’a déjà essayé, et c’est un fiasco total. Et aujourd’hui, on nous les ramène », aborde-t-il.
Il s’en prend aux explications données par Yves-Thomas Dorval, président du Conseil du patronat, à l’effet qu’il faut déménager les ménages quand on a « tout essayé » pour stimuler l’économie des zones dévitalisées.
« Comment calculer qu’on a tout fait? Si on prend ma localité, de Saint-Georges-de-Malbay (un arrondissement de Percé), comment dire, comment être certain, que dans deux ans, il ne se passera pas un développement structurant? (…) Il compare un village et une usine, pour déterminer les conditions de fermeture. C’est une façon de penser qui résume tout en termes économiques. Quand on parle de localités, on ne vise pas la rentabilité des actionnaires, on vise le bien-être des gens », rappelle Jean-Marie Thibeault.
Son récent ouvrage met en lumière, documents à l’appui, que l’abandon graduel d’une bonne partie du Québec rural s’est amorcé dans les années 1940, et non dans les années 1960.
D’autres réactions à venir lundi sur GRAFFICI.CA.
Nos journalistes sont à pied d’œuvre aujourd’hui pour vous.
Là où le bas blesse depuis hier soir en Gaspésie et dans plusieurs régions du Québec, c’est la recommandation du CPQ quant à l’aménagement durable du territoire, principalement cette phrase, qui semble faire froid dans le dos à plusieurs citoyens et élus si on en croit les commentaires mis sur Facebook depuis hier.
« Le Conseil du patronat du Québec invite le gouvernement à réallouer une partie
des budgets actuellement consacrés au maintien des municipalités dévitalisées
vers des mesures facilitant la relocalisation des ménages qui y habitent. »
On pourrait dire que pris hors contexte, ça prête à interprétation… Alors GRAFFICI.CA remet cette phrase dans son contexte :
Dans la partie visant à « Favoriser la mise en oeuvre de bonnes pratiques d’aménagement du territoire », le CTQ écrit :
« La SDD annonce « la mise en oeuvre de mesures et de programmes qui soutiennent le développement socioéconomique des collectivités dans une perspective de développement durable » (page 57).
Le Conseil fait une mise en garde afin de ne pas confondre la notion de développement
durable, qui qualifie le type de développement, et la notion de pérennité ou de durée de vie
des collectivités. Souhaiter que le développement, quand il a lieu, s’effectue selon les
principes du DD n’entraîne pas que chaque collectivité doive nécessairement être pérenne à
tout prix.
L’occupation d’un territoire originellement inhabité découle normalement du fait qu’il possède un actif inamovible, dont l’exploitation par le génie et le travail des hommes crée de la richesse. Ces actifs inamovibles sont, traditionnellement, une ressource naturelle comme la terre arable, une forêt, un gisement minéral ou, au Québec notamment, un site hydraulique, un site naturel comme une montagne ou une plage. Enfin, d’autres lieux sont occupés en raison du fait que leur emplacement permet le commerce. L’existence d’un tel actif inamovible attire des ressources humaines qui, elles, sont mobiles. Il peut aussi y avoir un mouvement contraire : celui de la dévitalisation. Depuis un siècle, la structure industrielle a connu de multiples transformations. Au Québec, la hausse de la productivité agricole a libéré des centaines de milliers de travailleurs qui ont migré vers d’autres localités, fournissant la main-d’œuvre nécessaire à l’essor d’autres secteurs industriels. Dans d’autres secteurs, comme celui de la forêt, c’est la baisse structurelle de la demande, combinée à des améliorations de la productivité et à des crises conjoncturelles, qui entraîne une réduction des activités et des besoins en main-d’oeuvre. À l’échelle locale, l’épuisement de certaines ressources naturelles, comme une mine ou un banc de pêche, a également libéré des milliers de travailleurs. Un grand nombre d’entre eux, après un temps d’hésitation durant lequel ils ont pu espérer trouver du travail localement, sans avoir à se relocaliser, se sont résolus à déménager vers des localités où ils pouvaient en trouver.
La dévitalisation graduelle de certaines municipalités est certes pénible pour les travailleurs et les commerçants qui continuent d’y demeurer. Par contre, les commerces et les services publics de proximité dans les autres municipalités, qui accueillent les travailleurs migrants et leurs familles, se voient consolidés et améliorent leur viabilité. Les migrations interrégionales doivent être vues comme quelque chose de normal, pas comme un mal contre lequel il faut nécessairement lutter à tout prix. »
Qu’est-ce qu’une municipalité dévitalisée?
GRAFFICI.CA a voulu savoir qu’est-ce qu’une « municipalité dévitalisée », dont parle le CPQ dans sa recommandation.
Selon une liste tirée du Plan d’action gouvernemental à l’intention des municipalités dévitalisées datant de 2008, un document qui a été réalisé par le ministère des Affaires municipales et des Régions (MAMR), il y avait à ce moment-là 152 municipalités « à revitaliser » ou « dévitalisées », dont 28 en Gaspésie.
À l’époque, sous la gouverne de la ministre Nathalie Normandeau le MAMR avait établi, dans le cadre de la Politique Nationale de la ruralité 2007-2014, un « indice de développement des municipalités » en utilisant des variables socioéconomiques issues des données de recensement de Statistique Canada de 2006.
L’indice de développement en question était développé à partir du aux d’évolution de la population de 2001 à 2006, taux de chômage, taux d’emploi de la population de 15 ans et plus, pourcentage du revenu provenant de paiements de transfert gouvernemental, proportion de la population des ménages à faible revenu, revenu moyen des ménages et, enfin, pourcentage de la population de 15 ans et plus n’ayant pas de diplôme du secondaire.
Voici donc les municipalités gaspésiennes directement ciblées par le CTQ
(Regroupées par MRC)
AVIGNON
Escuminac, L’Ascension-de-Patapédia, Nouvelle, Pointe-à-la-Croix, Saint-Alexis-de-Matapédia et Saint-François-d’Assise.
BONAVENTURE
Cascapédia–Saint-Jules, Hope, New Carlisle, Paspébiac, Saint-Alphonse, Saint-Elzéar, Saint-Godefroi et Shigawake
CÔTE-DE-GASPÉ
Cloridorme, Grande-Vallée, Murdochville, Petite-Vallée
LA HAUTE-GASPÉSIE
Cap-Chat, Mont-Saint-Pierre, Rivière-à-Claude, Sainte-Anne-des-Monts, Sainte-Madeleine et Saint-Maxime-du-Mont-Louis
ROCHER-PERCÉ
Grande-Rivière, Percé, Port-Daniel–Gascons et Sainte-Thérèse-de-Gaspé.
Les réactions fusent de toutes parts, notamment sur Facebook
Depuis que Touche pas à ma région Gaspésie-les-Iles a publié hier soir cet extrait du mémoire du Conseil du patronat du Québec avec la mention : « Coeurs et estomacs sensibles s’abstenir », précise le post, les commentaires abondent.
À midi aujourd’hui, le poste avait été partagé 185 fois sur Facebook et 29 personnes avaient commenté, la plupart étant outrés de cette affaire. Voici quelques commentaires bien sentis tirés de Facebook ce midi par GRAFFICI.CA :
« Les grands centres sans les régions ne sont rien. Ne sous estimez-pas notre force de négociation. La stratégie pétrole de Harper est en train d’y sauter dans face. Je prédis que la stratégie centriste de Couillard va en faire de même quand les régions vont s’organiser tout seul et se fermer aux grands centre.
« Ma grand-mère fut la première présidente de l’opération Dignité 1 il y a 50 ans, elle doit se retourner dans sa tombe ! »
« Rien de surprenant là dedans. Le plus triste c’est que c’est extrêmement cohérent avec la vision du gouvernement au pouvoir, vision qui se confirme de mesure en mesure. On revient à l’état de « régions ressources » bonnes à exploiter, à fournir de la main d’oeuvre et des matières premières. »
« Avec le »deal » que le gouvernement à fait dernièrement avec Québec et Montréal , laissant pour compte tout les autres municipalités de l’Umq , c’est clair que notre premier ministre Couillon à déssidé de laisser disparaître les régions… »
L’extrait du texte a aussi été entre autre publié par l’émission Bon pied Bonne heure de Radio Canada Matane aux petites heures. À midi, 29 partages avaient été effectués et GRAFFICI a pu y lire 39 commentaires dont quelques-un seront relatés ici :
« BAEQ 2.0. Quand Paul Martin était premier ministre, son plan pour la Gaspésie était d’en faire une zone franche. Avec le peu de prise qu’on accorde à la population sur le développement de son territoire, les passe-droits accordés aux extractivistes et l’effritement accéléré des services, on dirait qu’on est bien partis pour y arriver. »
« C’est tellement absurde et irréel comme recul idéologique, que ça aurait été un bon canular du 1er avril. »
« Fermons les villes et renvoyons tout le monde apprendre à vivre en harmonie avec la nature. Hein, c’est tu assez révolutionnaire ça ? Avec la décroissance mondiale enclenchée depuis les années 80, l’avenir, ou tout au moins la possibilité d’un avenir de qualité, ne passe pas par les villes, mais par le développement de modèles alternatifs dans les régions. Une ville, ça reste un désert qui doit être nourri depuis les régions. Messieurs du patronat, le jour où vous aurez tout fait disparaitre le reste, vous constaterez que l’argent ne se mange pas. »
« Je ne pensais pas qu’il restait encore des malades comme à l’époque du BAEQ, qui voulaient fermer une partie de la Gaspésie. Pierre Bourgault avait dit un jour : » C’est beau de vouloir se faire un pays, mais la première chose à faire c’est d’occuper le territoire. »
Rencontré par notre équipe, Jean-Philippe Legault, directeur général du Centre de santé et de services sociaux de la Baie-des-Chaleurs, estime que la réorganisation découlant des coupures coûtera au moins 50 000 $ à son seul établissement, « avec des conséquences qui restent à évaluer ». Son témoignage, comme ceux d’autres membres du personnel du système de la santé et de commerçants à la recherche d’alternatives pour leurs colis, sont présentés dans nos pages.
Aussi, pour son édition de février, GRAFFICI jette un coup d’œil sur la recherche scientifique, une activité bien présente et fort utile en Gaspésie, mais dont la viabilité est précaire. Nous vous proposons une incursion dans nos quatre centres de recherches gaspésiens et au sein d’une entreprise, la Microbrasserie Le Naufrageur, qui expérimente de nouveaux produits.
Vous trouverez également dans cette édition de GRAFFICI une suggestion de lecture sur l’histoire de notre arrière-pays, et un témoignage dynamique d’un homme de Gaspé qui, à 300 livres, se remet en forme pour parcourir 300 kilomètres à vélo en juin prochain.
Il s’agit de la dernière édition papier de GRAFFICI à être distribuée dans le Publisac. À l’avenir, le journal sera disponible dans plusieurs points de distribution sur le territoire. Il est aussi possible de s’y abonner pour le recevoir par la poste en communiquant avec Maryse Brunelle au 418 392-7440, poste 10. Votre GRAFFICI peut aussi être consulté en ligne au lien suivant : http://www.graffici.ca/media/archives/52_JournalGRAFFICIfeYv.2015.pdf
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Envoyez le tout avant le 31 janvier à l’adresse suivante : redaction@graffici.ca.
Les candidats retenus seront appelés dès les premières semaines de février.
L’entreprise effectue en effet en ce début d’année 2015, un « virage à 180 degrés » et en profitera pour remanier son site web qui visera dorénavant à offrir moins d’actualités quotidiennes et plus d’affaires publiques.
« Par ce virage, GRAFFICI.CA souhaite se démarquer des autres médias qui font de l’actualité, en se concentrant sur les enjeux majeurs de la région et pour faire ce que GRAFFICI fait de mieux, soit des textes d’analyse et à développement », déclare le directeur de l’entreprise, Benoit Trépanier.
Un nouveau site totalement remanié sera en ligne dans les prochaines semaines, d’ici là, GRAFFICI.CA propose dès aujourd’hui, des textes plus longs, plus fouillés, ainsi que des entrevues de fonds sur des sujets concernant l’ensemble des Gaspésiens et sur des personnalités qui font ou qui subissent l’actualité.
Pour assurer la diffusion des messages d’intérêt public des organismes gaspésiens au quotidien, GRAFFICI.CA continuera de diffuser, sous la rubrique « Communiqués », tous les messages jugés d’intérêt public qui se retrouveront dans notre boîte courriel. Aussi, sous la rubrique Agenda, GRAFFICI.CA offrira toujours aux diffuseurs de spectacles et organisateurs d’évènements de toute sorte, la possibilité de faire connaître leurs activités à venir. Pour ce faire, les organismes, ministères, élus et diffuseurs culturels sont invités à envoyer leur communiqué et agenda au rédaction@graffici.ca. Il est à noter que ces textes pourraient être légèrement remaniés, mais ne feront l’objet d’aucun traitement journalistique.
Virage important pour 2015
« Dans un souci de toujours bien servir ses lecteurs avec des contenus de qualité dans un contexte économique difficile, notre Coopérative de solidarité entamera une restructuration en profondeur de ses activités », explique le directeur Benoit Trépanier.
À partir du début de l’année 2015, le journal GRAFFICI et le magazine Entrepreneuriat seront donc disponibles partout sur le territoire gaspésien dans des supports métalliques disposés dans de nombreux endroits stratégiques des villes et des municipalités de la région. Les publications ne seront plus insérées dans le Publisac. Les entreprises continueront pour leur part à recevoir leur exemplaire par la poste.
En 2015, GRAFFICI entamera aussi une campagne massive d’abonnements au journal et au magazine économique. Aussi, l’entreprise encourage ses lecteurs à devenir membre de cette coopérative de solidarité qui a vu ses revenus publicitaires, qui représentent 95 % de ses revenus, baisser de façon importante en 2014.
Le directeur de l’entreprise d’économie sociale, Benoit Trépanier, anticipe aussi de nouvelles pertes importantes en 2015, « vu les coupes budgétaires massives dans les organismes de développement en Gaspésie, grands partenaires publicitaires de l’entreprise ».
« Pour nous assurer d’être encore là en 2016, nous faisons donc appel à tous nos lecteurs en les invitant à s’abonner massivement pour participer au succès de votre média préféré », de conclure M. Trépanier.
D’ici là,toute l’équipe se joint à moi pour vous souhaiter un merveilleux temps des fêtes et une année 2015 remplie de joie et de bonheur!
Q’on se le dise, les plus beaux cadeaux ne se trouvent pas sous l’arbre de Noël, mais dans les yeux de nos enfants, parents et amis qui brillent de mille feux devant les décorations illuminant nos cœurs et nos maisons en ces temps de réjouissances.
Les Fêtes offrent cette occasion unique de nous rapprocher des personnes avec qui nous partageons des valeurs, des affinités et des racines profondément ancrées dans notre belle Gaspésie.
À chacun de nos lecteurs et clients, nous souhaitons une année sereine sur le plan personnel, familial et professionnel. Que vos projets avancent et se réalisent pour contribuer à votre épanouissement et à l’avancement de toute la collectivité.
Nous profitons aussi de l’occasion pour vous remercier de la confiance que vous témoignez à GRAFFICI et qui contribue à notre succès.
Aussi, GRAFFICI s’est entretenu avec plusieurs représentants de la communauté Micmacque de la Gaspésie, mais aussi avec de jeunes et de moins jeunes Gaspésiens de tous les horizons pour savoir ce que représente Noël pour eux et comment ils le fêtent.
Pour son dossier du mois, GRAFFICI a voulu avoir un aperçu de ce qu’allait devenir le développement régional dans les prochains mois et prochaines années. Les coupes opérées par le gouvernement Couillard pour venir à bout du déficit inquiètent sur la péninsule comme dans plusieurs régions du Québec. Des Gaspésiens et nombre d’experts craignent que le développement de la région soit hypothéqué pour des années, à l’heure où elle sort tout juste la tête de l’eau.
Le GRAFFICI est en ligne dès maintenant et sera distribué dans le Publi Sac dans les prochains jours.
Voici le lien pour le consulter : http://www.graffici.ca/media/archives/50_journal.pdf
Réunis au Quai des Arts à Carleton-sur-Mer jeudi dernier pour la présentation, en primeur, d’un documentaire de 50 minutes produit par la Société de développement et de mise en valeur de Carleton-sur-Mer et son partenaire, Endurance Aventure, les organisateurs du RAID et artisans du document dressaient un bilan très positif du RAID lui-même et des retombées qui en ont découlé.
« Ça ne fait même pas trois mois que l’événement est passé et on est déjà rendu à plus d’une centaine de documents (articles et reportages vidéos) qui sont parus autour du monde », de dire d’entrée de jeu Jean-Thomas Boily, coprésident d’Endurance Aventure.
Pas moins de 14 journalistes de nombreux pays ont couvert le RAID. M. Boily évoque plusieurs premières pages dans différents journaux du monde, dont une à Dublin et, entre autres, un reportage de 16 pages dans Endorphinmag qui offrent des dizaines de photos de la région.
« L’événement était très visuel et la beauté de la région est exceptionnelle, donc la plupart des parutions comportaient beaucoup de photos (…) On est très contents! », dit encore M. Boily qui se réjouit en outre qu’à elle seule, la version anglaise de la bande-annonce précédant le Raid ait été visionnée par plus de 40 000 internautes provenant de 99 pays, tandis que celle en français dépasse 42 pays rejoints.
« Ensuite, pendant la course, on a diffusé des images le soir. On parle de 16 000 visionnements des capsules pendant les quatre jours de l’événement », renchérit M. Boily.
Et l’aventure est loin de son apogée, puisque le documentaire de 50 minutes, présenté en primeur à Carleton jeudi, sera diffusé sur 35 chaînes sportives à travers le monde. « Juste la bande-annonce, qui est sur Internet depuis deux semaines, a été vu 1500 fois dans plus de 17 pays. Ce n’est que le début, parce que la diffusion du documentaire va s’échelonner dans les prochains mois », s’enthousiasme M. Boily.
« Un succès sur toute la ligne grâce à la population locale »
Le co-président d’Endurance Aventure estime par ailleurs que le RAID est un « succès sur toute la ligne ». Pour en venir à ce constat, il fait ressortir quatre critères « déterminants ». « D’abord, le paysage est vraiment à couper le souffle. Ça impressionné les participants et les journalistes c’est certain (…) ensuite, le parcours a aussi été très apprécié par les athlètes (un nouveau concept, de RAID par étapes, où les athlètes pouvaient dormir la nuit et qui a donné une plus grande vitesse à la compétition) ç’a définitivement plu aux participants », de dire M. Boily qui souligne comme troisième critère l’équipe sur place, les bénévoles et organisateurs. « C’est deux ans et demi de travail pour arriver à un RAID comme ça. C’était un super travail d’équipe et l’implication locale a été vraiment formidable et a aidé beaucoup à l’organisation », poursuit M. Boily. « Finalement, ce qui revient le plus dans les commentaires et qui donne vraiment le goût aux participants et aux journalistes de revenir, tout le monde disait qu’une chose était formidable, c’était l’accueil local. La région est vraiment superbe, mais ce qui fait la grosse différence, c’est l’accueil. Les athlètes se sentaient comme des vedettes (…) alors qu’ils ont l’habitude d’être tous seuls dans le bois », dit M. Boily qui a d’ailleurs été secondé par son collègue d’Endurance Aventure, Daniel Poirier qui n’en revenait pas non plus de la collaboration des gens du coin pour l’organisation de l’événement. « On a obtenu 125 droits de passages sur des terrains privés. On a eu un accueil phénoménal, ce qui a fait en sorte que les coureurs ont été vraiment impressionnés par le parcours », renchérit M. Poirier.
Une équipe « du tonnerre » pour le documentaire
Sur la scène du Quai des Arts jeudi, le porte-parole local de l’événement, Daniel Labilois, n’avait aussi que d’éloges pour le « grand architecte » du documentaire de 50 minutes. Marc Plante a notamment réalisé les 14 derniers Jeux olympiques pour Radio-Canada et il a d’ailleurs reçu, le dimanche du RAID, un prix Gémeaux pour la réalisation de la meilleure émission sportive, soit les Jeux de Sotchi.
« D’avoir un individu de cette qualité-là, de cette expérience-là, avec nous autres, ça été extraordinaire!, commente M. Labilois. C’est pour ça que ce document est d’une très grande qualité», estime-t-il.
Assistés d’un hélicoptère, cinq caméramans, dont Julien Leblanc de Carleton-sur-Mer, ont travaillé sur le tournage. Vincent Tremblay, monteur à Radio-Canada pour les Jeux olympiques de Sotchi, a assumé le montage et participé à la réalisation tout comme Daniel Poirier, directeur de projet du Raid international Gaspésie.
« C’est des gens exceptionnels qui ont été testés au-delà de leurs capacités parfois (…) ils sont allés au milieu des rivières, ils ont passé parfois des heures dans l’eau avec de l’équipement coûteux (…) Ç’a été une aventure pour tout le monde (…) On avait pour 200 heures de films. On a eu des choix déchirants à faire, on a suivi les équipes pour avoir de l’émotion », raconte M. Poirier.
« Traverser les eaux des rivières, aller en moto et à travers les bois, ce n’était pas évident. (…) Julien (Leblanc) qui était de la place nous a beaucoup aidés à nous orienter », de dire le réalisateur Jacques Plante. « On avait tellement de bonnes images de qualité, on aurait pu faire 8 heures, mais fallait en faire une », dit-il.
« Chapeau aux gens de Carleton et des environs ainsi qu’à ceux d’Endurance Aventure, poursuit le réalisateur. Ç’a été une équipe extraordinaire. J’ai été une personne privilégiée, je me suis amusé dans cette aventure-là et j’espère m’amuser encore très longtemps », de conclure M. Plante.
Les 35 chaînes qui ont déjà acheté le documentaire couvrent au-delà de 40 pays, de l’Europe aux trois Amériques en passant par l’Asie et l’Afrique. Au Canada, RDS et UNI (TV5) le présenteront. À l’échelle régionale, une diffusion est envisagée à CHAU-TVA. Enfin, grâce aux sites d’hébergement de vidéo de type YouTube et Vimeo, le film sera disponible sur Internet d’ici 6 mois.
Pour visionner la vidéo promotionnelle du documentaire sur le Raid international Gaspésie : https://vimeo.com/111165437
« Mission accomplie pour Carleton-sur-Mer »
Lors de la conférence de presse, le porte-parole Daniel Labilois a aussi souligné que le RAID a accompli ses différentes missions fixées au départ par la Société de développement et de mise en valeur de Carleton-sur-Mer. « Avec le Raid, on a contribué à la promotion des saines habitudes de vie chez les jeunes, à la prolongation de la saison touristique, à la mise en valeur de nos paysages et de nos organisations et on continue à donner une visibilité internationale exceptionnelle pour la Gaspésie », se réjouit M. Labilois.
Ainsi, le théâtre fantastique et d’épouvante débarquera à Carleton-sur-Mer l’été prochain et déjà, on sait que la production voyagera de Carleton (été 2015) vers Jonquière et ensuite Montréal », indique la directrice à l’administration et au développement aux PATR, Myriam Custeau qui se réjouit par ailleurs de la participation de cette nouvelle production aux Fenêtres de la création théatrale au Théâtre de la ville, à Longueuil, la semaine dernière.
Chaque année, depuis 1997, des diffuseurs francophones du Québec et du Canada responsables d’une programmation en théâtre et des artistes porteurs d’un projet de création pour adultes en cours de production se rencontrent annuellement aux Fenêtres de la création théâtrale. Le projet de nouvelle création des Productions À tour de rôle y a été présenté le 24 novembre dernier, devant un groupe de diffuseurs prêts à ajouter leurs coups de cœur à leur prochaine programmation.
« L’équipe de Fenêtres ont dit avoir accepté unanimement la candidature du projet à cause de son unicité dans la parole et le thème. En effet, le théâtre de peur est plutôt rare… Samuel Archibald est un auteur remarqué par les temps qui courent et il jouit d’une belle visibilité. Le fait que ce soit son premier texte de théâtre a piqué la curiosité de plusieurs », s’enthousiasme Mme Custeau.
« C’est une vraie belle visibilité et une opportunité pour les PATR! C’était la première fois que la compagnie avait vitrine aux Fenêtres de la création théâtrale. Les quelques soixante participants (des diffuseurs de théâtre de création) ont vu défilé sur deux jours 7 projets de création, dont Saint-André-de-l’Épouvante. Aucun contrats de tournée ne se signent officiellement à Fenêtres, mais le seul fait d’être présenté de la sorte sur place laisse entrevoir de futurs ententes de tournée au Québec », dit Myriam Custeau.
« On aura un show de théâtre à Carleton l’été prochain qui va tourner en « expérience théâtrale ». Vivre un théâtre de peur, écrit habilement par un auteur comme Samuel Archibald qui manie à merveille la fine ligne entre le conte, la légende, la peur et le fantastique avec humour, sans que l’on sache totalement la part de vérité et de fiction. Ça va plaire, j’en suis sûre! », s’exclame Myriam Custeau,
En plus de voir leur directeur artistique, Dany Michaud, remonter sur les planches, les Productions À tour de rôle accueillerons l’été prochain, entre autres, l’excellente comédienne Louise Latraverse. L’équipe pourra aussi compter sur l’expérience et la fougue de Patrice Dubois à la mise en scène. Il est possible de suivre les étapes de la création sur Facebook.com/theatreatourderole.
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