le Dimanche 20 septembre 2026

Partout au Québec, comme ici à New Richmond et Gaspé, des milliers de parents et leurs enfants, ainsi que des travailleuses et des travailleurs oeuvrant dans les services de garde éducatifs ont dénoncé hier les mesures d’austérité que veut mettre en place le gouvernement de Philippe Couillard.

Aussi, la CSN invite le gouvernement à faire marche arrière et à oeuvrer plutôt au renforcement de ce joyau que sont les services de garde. « Nous sommes très satisfaits de la participation des parents et de celle de nos membres qui ont clairement démontré leur volonté de s’opposer aux visées de ce gouvernement qui cherche à imposer ses mesures d’austérité sans jamais prendre en considération les besoins de la population. Il n’a pas fini d’entendre parler de nous », lance Jacques Mimeault, président du conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.

Des menaces sans précédent
Dans un communiqué émis lundi, le syndicat rappelle que le 5 septembre dernier, le journal Le Devoir dévoilait que le gouvernement envisageait d’imposer des hausses de tarifs de base, en plus d’ajouter une modulation tarifaire en fonction des revenus, balayant du coup les principes d’accessibilité et d’universalité des services de garde.

En outre, le gouvernement a déjà adopté une série de mesures qui pourraient mettre en péril la qualité des services éducatifs. Parmi elles, la CSN mentionne des coupes de 70 M$ dans les services de garde éducatifs à la petite enfance, l’élimination de l’allocation spéciale pour le soutien aux enfants en milieu défavorisé et d’importantes compressions dans les services de garde éducatifs en milieu scolaire. Le syndicat signale aussi que plusieurs familles n’ont toujours pas accès aux services de garde à 7,30 $ en CPE, en milieu familial régi ou même à l’école sur leur territoire. La décision de reporter en 2021 la création de 15 000 nouvelles places en CPE n’aidera aucunement les parents.

Pour Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN et responsable du dossier des services de garde et de l’éducation, « Le gouvernement fait complètement fi des avantages concrets et prouvés que procurent aux familles et aux enfants les services de garde éducatifs financés par l’État. La mission éducative des services de garde sur le développement des enfants, l’accès des femmes au marché du travail en raison de l’existence des services de
garde de proximité et les retombées économiques sont complètement évacués sous prétexte d’atteindre le déficit zéro. Eh bien, ces mesures de régression sociale ne passeront pas. »

Plus largement, la CSN considère que tous les acquis sociaux sont attaqués de plein fouet. « La recherche d’une plus grande équité entre les individus, d’un meilleur partage de la richesse, d’une économie respectueuse de l’environnement, de services de santé et de services sociaux de qualité, d’un système d’éducation qui assure l’égalité des chances ou encore d’une administration publique au service des besoins de la population, tout ça est mis à mal par le gouvernement libéral », opine le syndicat.

En plus d’être membre de la coalition Mouvement pour la sauvegarde de la politique familiale, la CSN a formé récemment avec des dizaines d’organismes le mouvement Refusons l’austérité. Des organisations féministes, communautaires, populaires, étudiantes et syndicales projettent d’intensifier les moyens d’action pour contrer les plans d’austérité du gouvernement. Deux manifestations sont prévues simultanément à Montréal et à Québec, le 29 novembre prochain.

À propos des services de garde et de la CSN

Quelque 10 200 travailleuses et travailleurs en centre de la petite enfance et un peu plus de 2000 responsables de service de garde en milieu familial sont membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), de même qu’environ 4 000 travailleuses et travailleurs en services de garde en milieu scolaire membres de la Fédération des employées et employés des services publics (FEESP–CSN). Pour sa part, la CSN représente plus de 325 000 membres issus de tous les secteurs d’activité tant privé que public.

Le député Roy marchait avec les familles

Le député de Bonaventure, Sylvain Roy, se dit heureux d’avoir participé, hier à New Richmond, au rassemblement du Mouvement pour la sauvegarde de la politique familiale québécoise.

« Le gouvernement libéral attaque les fondements mêmes de la politique familiale québécoise. Cette politique fait pourtant la fierté de la population; elle sert de modèle partout dans le monde. Les mesures qui la sous-tendent sont très importantes, elles sont progressistes et ont fait avancer le Québec. Partout, le gouvernement libéral a retardé le développement de places attendues en service de garde. En modulant les tarifs des services de garde selon les revenus, il a aussi décidé d’imposer une taxe famille, qui touchera particulièrement les familles de la classe moyenne. Philippe Couillard promettait, en campagne électorale, de limiter la hausse à l’inflation; il a brisé cette promesse », a déclaré Sylvain Roy.

Le député rappelle également les effets positifs d’une politique familiale forte, autant sur le plan social qu’économique. « Grâce à cette politique ambitieuse, le Québec a notamment permis aux parents de concilier la vie de famille et le travail. De plus, les mères et les pères monoparentaux ont amélioré leurs conditions de vie et des dizaines de milliers de femmes ont accédé plus rapidement au marché du travail », opine le député en ajoutant que de financer les services de garde et le soutien aux familles, ce n’est pas une dépense, c’est un investissement et une mesure de développement économique.

« Le constat est que chaque dollar investi par l’État, produit 1,60 $ en terme d’activité économique, et via une fiscalité adaptée, l’État récupère le dollar afin d’équilibrer ses finances et laisse le 60 cents à la société. Donc la rhétorique libérale n’est pas financière, elle est idéologique et vise à déconstruire les institutions d’émancipations collectives qui font de nous un peuple qui se distingue », conclut Sylvain Roy.

Au total, 22 entreprises/organismes et personnalités de la Baie-des-Chaleurs ont été honorés lors de cette soirée sous le thème de Casino-Années 1930.

Le prix Jeune personnalité de l’année a été décerné à la jeune propriétaire de Kabel : agence créative, Isabel Ferlatte de Maria pour son grand dévouement dans le milieu.

Dans la catégorie Organisme à but non lucratif (subventionné à + 25 %), le Carrefour jeunesse-emploi Avignon-Bonaventure a remporté la palme alors que la Marina de Bonaventure s’est démarquée comme organisme à but non lucratif (subventionné à – 25 %)

L’entreprise Cocolita, et sa propriétaire, la créatrice de bijoux en dentelle Marie-Claude Cyr, a remporté la palme dans la catégorie Jeune entreprise.

Côté Professionnel et Entreprise de service : Les Pétroles C. Poirier ont été nommés comme grande entreprise alors que la Clinique vétérinaire de la Baie l’a emporté chez les petites entreprises, cette dernière ayant en plus été reconnue pour son service à la clientèle.

Le Rodéo Professionnel de Paspébiac a été nommé Attrait touristique de l’année,
Centre HI-FI Groupe Sélect  l’a emporté dans la catégorie Commerce de détail, Physiothérapie Amplitude dans la catégorie Transmission et relève d’entreprise et
Leblanc Bourque Arsenault pour sa Gestion des Ressources humaines.

Notons également que le travail de la Société de développement et de mise en valeur de Carleton-sur-Mer a été souligné avec une mention spéciale « Performance et rayonnement » pour l’organisation du premier Raid International Gaspésie.

Des prix spéciaux

En partenariat avec la Commission scolaire René-Lévesque, deux prix ont été distribués pour encourager la persévérance scolaire. Le premier, le prix Persévérance scolaire a récompensé M. Patrick Amos de la Polyvalente de Paspébiac, un élève qui par son cheminement scolaire et ses efforts s’est distingué auprès de ses pairs. Le second, Soutien à la réussite scolaire, voulant souligner l’implication d’une entreprise qui accueille des élèves stagiaires afin de leur permettre d’acquérir de nouvelles compétences et de développer leur talent a été remis au IGA Marché Arbour-LeBlanc également de Paspébiac.

Le nouveau prix, Développement durable SADC de Baie-des-Chaleurs, reconnaissant l’entreprise qui vise plus que la rentabilité financière à court terme et considère les répercussions environnementales et sociales autant dans le cadre de leurs activités quotidiennes que pour leurs investissements à plus long terme et dans leur gouvernance a été remis à La Dé-Coupe de Nouvelle.

De plus, en partenariat avec le Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, le 6e Gala reconnaissance a souligné les trois premiers lauréats régionaux de l’Ordre national du mérite agricole soit, la Ferme R et E Lagacé (Catégorie Or), les Serres Jardins-Nature (Catégorie Argent) et  la Ferme Grande Source SENC (Catégorie Bronze)

Le « Prix Desjardins Responsabilité social » a quant à lui été remis au Coin du travailleur de Carleton-sur-Mer, propriété de Lyne Ouellon, pour son implication dans le milieu.
 

« Le monde municipal a été mis devant un fait accompli. Et on n’avait pas le choix d’accepter. Le rouleau compresseur est passé », déclare M. Poirier dans une entrevue accordée ce matin à GRAFFICI.

« On recule de 20 ans ! On vient de nous enlever les outils de promotion et de développement de la région. (…)C’est malheureux que les CLD ont ainsi été amputés. Ils faisaient un très bon travail, mais quand ben même qu’on monterait dans les rideaux, c’est signé et il faut vivre avec. C’est de la perte de temps de se débattre. D’autant plus que c’est signé par les deux unions municipales », opine le président de la Table des préfets de la région.

Selon lui, les municipalités ont été mises en face d’une décision déjà prise par le Gouvernement d’aller chercher 300 M$ et il n’y avait rien à dire ni à faire.
« On va hériter d’un cadeau de Grec déplore M. Poirier. Les MRC reçoivent le mandat de faire du développement régional mais l’argent qui allait à la CRÉ est réduit de 50 % et l’argent qui allait aux CLD est amputé de 60 % », estime-t-il.

Avec si peu de moyens, si les MRC décidaient de maintenir les CLD, ça va être des organismes boiteux. Ils ne pourront pas avoir le même personnel ni agir de la même façon, parce qu’il est clair que les municipalités ne mettront pas un sous de plus pour le développement économique. Le problème il est là.  C’est pas la structure le problème, c’est l’argent », conclue Jean-Guy Poirier.

Allen Cormier enragé !

De son côté, le préfet élu de la MRC de la Haute-Gaspésie, Allen Cormier, se dit enragé par la situation qu’il qualifie d’inacceptable.

« Je suis en colère ! C’est un pacte pour Labaume et Coderre (les maires de Québec et de Montréal). On laisse carrément tomber les régions. (…) C’est très enrageant ! L’UMQ (l’Union des municipalités du Québec) et la FQM (Fédération québécoise des municipalités), nos représentants provinciaux, n’ont pas tenu compte de nos besoins ni de nos réalités régionales. Dans les grosses villes, ils ont des agents de développement industriel et toute une équipe pour mousser l’économie. Ici, c’est pas pareil. Les villes n’ont pas les moyens de faire du développement économique à grande échelle », s’indigne M. Cormier.

En 2013, le préfet élu de la Haute Gaspésie rapporte que son CLD a investit dans le milieu 475 000 $, générant ainsi un effet multiplicateur de 6,8 M$ en investissements totaux sur le territoire et 159 emplois créés ou maintenus grâce à ces investissements. « Pis ils nous enlève ça ? Ça pas de bon sens ! », rage le préfet.

« J’avais 700 000$ pour le CLD et je me retrouverais avec quelque chose comme 325 000 $. Comment je vais payer mon staff  et aider mes entrepreneurs avec ça ? », se demande celui qui déplore de surcroit que Québec ose s’attaquer aux deux MRC les plus pauvres du Québec, soit la Haute-Gaspésie et celle du Rocher-Percé.

« En plus, on augmente le tarif de la SQ, on nous impose une baisse de retour sur la TVQ et les enlieux de taxes diminuent de 20 %. Et ils nous coupent nos outils de développement régional. Comment ils pensent qu’on va s’en sortir », s’inquiète M. Cormier.

Concernant l’abolition de la Conférence régionale des élus, monsieur Cormier allègue aussi que c’est un non sens et s’inquiète notamment de voir l’expertise qui s’y trouve abandonner la région. « Ces jeunes qui travaillent pour la CRÉ et qui avaient le dynamisme et l’expertise pour développer notre région, ils perdent leur emploi. Ils vont sans doute partir », craint M. Cormier.

« Partout où je vais sur mon territoire, je ressens la détresse de ma population. Et ça va pas s’améliorer. Faut faire quelque chose ! Faut que le gouvernement revienne sur sa décision», conclue le préfet Cormier.

Dans un communiqué émis hier, la CRÉGIM réagit ainsi à la concrétisation des rumeurs d’abolition des CRÉ et des CLD et au fait que le gouvernement a annoncé hier des compressions de l’ordre de 300 M$ dans le monde municipal québécois.

« C’est une coupure qui va faire mal, qui va faire très mal à notre région et aux citoyens. Je peux comprendre que le gouvernement prenne action pour rééquilibrer ses finances, mais il ne doit pas le faire sur le dos des régions. Au moins aurait-on pu être consultés et participer à notre façon à cet effort collectif, mais il n’en fut pas le cas. D’ailleurs, quand les municipalités demandaient plus de reconnaissance du gouvernement, ça ne voulait pas dire qu’on voulait récupérer les mandats des organismes qui font déjà bien leur travail sur le territoire », s’indigne le président de la CRÉGÎM et maire de Gaspé, Daniel Côté. Ce dernier croit malheureusement que ce sont les citoyens qui devront compenser à même leur portefeuille.

« C’est sans compter les pertes de plusieurs bons emplois dans la région. Une perte d’emploi c’est une chose, mais une perte d’emploi sans possibilité d’en trouver une autre, c’est pire. L’exode de familles, et donc de l’expertise régionale en matière de développement, est inévitable. C’est contraire à tous les efforts déployés ces dernières années en matière d’attraction des jeunes et de rétention de la population », explique M. Côté.

« On a livré plusieurs batailles pour arriver où nous en sommes, et on va continuer de se battre. On va trouver les solutions pour que cette décision n’affecte pas les acquis de la région et pour nous assurer que nous continuions d’agir avec cohésion, cohérence et avec une vision régionale. On sent un réel soutien de nos partenaires et des citoyens. On ne laissera pas tomber », soutient M. Côté.

La Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine est l’interlocutrice privilégiée du gouvernement en matière de développement régional. Son financement provient principalement du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire, à travers le Fonds de développement régional. La CRÉGÎM participe à l’épanouissement de sa région selon une vision concertée et novatrice avec les élus municipaux, les organismes régionaux et les citoyens dans le but de contribuer à améliorer la qualité de vie des Gaspésiens et des Madelinots.

Québec a confirmé hier que les CRÉ du Québec seront dissoutes au 31 décembre 2014.

À l’occasion de la Semaine nationale des proches aidants, qui se déroule jusqu’au 8 novembre, GRAFFICI.CA s’est entretenue avec Louisette Blondin qui est présidente de l’Association des proches aidants de Rocher-Percé « Les Anges gardiens ». Comme un adulte sur quatre vivant en Gaspésie, elle est proche aidante. Elle prend soin de sa mère de 92 ans qui ne peux plus se faire à manger, ni faire ses courses, ni prendre son bain seule et qui se déplace difficilement avec une marchette.

« Elle serait probablement mûre pour un placement en résidence. Mais il n’y a pas de place nulle part dans Rocher-Percé et je ne veux pas la déraciner non plus. Te refaire un réseau social à 92 ans, ce n’est pas facile. Là où elle est à l’heure actuelle, elle est dans son environnement, un appartement face à la mer, elle a vécu face à la mer toute sa vie. Elle a aussi du support d’un voisin qui habite là et qui lui rend visite. J’ai un cousin qui va la voir aussi. Ce qui fait qu’avec mon soutien, elle est encore capable de vivre là », explique l’aidante qui s’est apprivoisée à ce rôle en 2003 avant le décès de son père qui était malade et qui a continué avec ma mère depuis 2005.

Mme Blondin dit mener carrément deux vies en parallèle. Deux épiceries à faire, deux horaires de menus à planifier, superviser la prise de médicaments de sa mère et la sienne, parce qu’elle est malade et en perte d’autonomie elle aussi, et deux logements à entretenir et superviser, sans compter la gestion du dossier médical.

« Prendre les rendez-vous des différentes spécialités n’est pas une mince affaire, surtout qu’on a vécu une difficulté additionnelle pendant deux ans. Ma mère avait un médecin à domicile qui a quitté et nous sommes restés sans médecin de famille. Ç’a été difficile parce qu’il n’y avait pas de suivi. Fallait aller dans une clinique sans rendez-vous à Barachois où ça changeait toujours de médecin. J’ai dû aller chercher le dossier médical aux archives pour assurer moi-même le suivi du dossier et je me promenais avec mon cartable. C’était très insécurisant pour ma mère comme pour moi », se souvient Mme Blondin qui a finalement trouvé un médecin de famille récemment.

La mère de Mme Blondin est sourde. Il y a donc aussi la gestion du dossier avec le Centre de réadaptation qui lui on installé une lumière qui s’allume lorsqu’on sonne chez elle et des écouteurs pour la télé pour pallier à sa surdité. Au niveau de sa mobilité, Yvonne Fortin Blondin a besoin d’une marchette pour se déplacer. Ses genoux sont très usés et lui causent de la douleur.

« Elle ne peut pas sortir seule. Je dois l’accompagner dans tous ses rendez-vous. Autant la coiffeuse que le médecin. Et il faut toujours se soucier des accès lorsqu’on veut aller quelque part. Si on veut par exemple aller au restaurant, il faut s’assurer qu’elle pourra y accéder. Ce n’est pas adapté partout. », déplore Mme Blondin qui doit aussi voir à l’administration des affaires personnelles de sa mère.

« Côté administratif, c’est toujours mon père qui s’est occupé du budget et des impôts. Ma mère n’a jamais été à la caisse ou payé une facture. J’ai donc repris ça aussi à la mort de mon père », explique la dame.

Quand GRAFFICI.CA l’a contacté, Mme Blondin était dans les boîtes. Elle déménage pour se rapprocher de sa mère au village de Percé.

« Je ne peux envisager de vivre avec elle à temps plein parce que je suis malade moi aussi et que j’ai besoin de garder un minimum de temps pour moi, explique-t-elle. Mais si je suis plus proche, je pourrai la voir et manger avec elle plus souvent. Je pourrai l’amener chez moi et la sortir un peu plus sans avoir à faire de grands déplacements. »

L’aide extérieure

Louisette Blondin et sa mère reçoivent bien de l’aide extérieure. La dame de 92 ans en perte d’autonomie reçoit deux bains par semaine donnés par le personnel du CLSC et elle a de l’aide domestique de l’Association des aînés à raison de 4 h par semaine pour l’entretien de son appartement. Mais c’est loin d’être suffisant estime l’aidante.

« Idéalement, dans un monde arc-en-ciel, je doublerais son ménage et je prendrais quelqu’un pour lui faire à manger et lui faire son épicerie pour lui assurer une saine alimentation », rêve Mme Blondin qui doit veiller au grain, faute de moyens.
Le plus grand défi du proche aidant, selon Mme Blondin, c’est d’être en équilibre entre deux vies et être capable de se garder en santé. Pour ce faire, elle invite tous les proches aidants à briser l’isolement, à sortir de chez eux et aller à la rencontre d’autres personnes qui vivent la même réalité.

« Quand tu es proche aidant, la première chose qu’on te demande quand on te rencontre, c’est comment va ta mère? On ne te demande pas comment tu vas. Avec des gens qui vivent la même situation, on échange, on trouve des solutions, on dédramatise des situations, c’est une véritable bouée de sauvetage », dit Mme Blondin.

« La santé mentale est importante aussi. On n’a pas l’argent ni le temps d’aller s’asseoir dans le bureau de psy. On peut être envahie par les besoins de la personne que l’on aide. Il faut savoir dire non. Ce qu’on recherche c’est l’équilibre entre les besoins de la personne que l’on aide et nos propres besoins. Et généralement, il y a un déséquilibre, mais d’aller chercher de l’aide c’est important », ajoute la dame.

« On parle des proches aidants depuis des années, mais on ne réalise pas à quel point la société profite de la contribution financière des proches aidants qui font ça tout à fait bénévolement. 5 milliards $, c’est que l’État sauve par la contribution des proches aidants au Québec. C’est pas moi qui le dit, c’est une étude sérieuse. Si on avait juste 1 % de ça, ça serait déjà pas mal. Avoir des exemptions au niveau de l’impôt par exemple et peut-être de l’aide pour les déplacements serait la moindre des choses. Je rêve du jour ou on va faire une commission parlementaire sur la condition des proches aidants. En attendant, on s’appauvrit! », conclut l’aidante et présidente de l’Association des proches aidants de Rocher-Percé.

Des besoins réels, des outils concrets

L’Appui de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine travaille à développer des services de formation, d’information, de soutien psychologique et de répit pour les proches aidants d’aînés. Pour en savoir plus sur les services mis à la disposition des aidants dans leur région, une ligne Info-aidant a été créée, soit un service personnalisé d’écoute, d’information et de référence disponible de 8 h à 17 h au 1 855 8 LAPPUI (852-7784). Un portail internet est également à leur disposition, au www.lappui.org, pour permettre aux proches aidants, en un clic, d’accéder aux ressources disponibles et aux documents de référence qui les aideront à mieux vivre leur rôle de proche aidant.

Président de la Conférence régionale des élus et maire de Gaspé, Daniel Côté était très heureux au terme de deux heures de témoignages sur l’utilité de ces instances de développement régional et d’appels à la mobilisation pour empêcher le gouvernement de sabrer dans ce qui a été appelé  « le coffre à outil du développement régional ».

« On ne s’attendait pas à avoir autant de monde aujourd’hui pour témoigner leur soutien aux instances régionales que sont la CRÉ, les CLD et les Carrefours Jeunesse-emploi. La salle était plus que comble et on sent qu’il y a un mouvement citoyen, un mouvement des organismes et des gens d’affaires de la région qui est en train de s’organiser et qui devrait à tout le moins montrer au gouvernement qu’en Gaspésie et aux Îles on a besoin de ces instances-là. On a besoin d’une instance régionale comme outil de développement. Peut-être qu’ailleurs ça n’a rien donné, mais ici, ça donne quelque chose et les gens sont venus nous le dire aujourd’hui », a affirmé le président de la CRÉGIM.

Philippe Garon est auteur et entrepreneur, natif de Sainte-Anne-des-Monts. Il habite Bonaventure aujourd’hui. « La CRÉ c’est notre outil de développement. En faire table rase c’est aberrant. C’est un des pires affronts qu’on peut faire à une région comme la Gaspésie. Et dans chaque secteur (MRC), les CLD c’est vraiment nos partenaires, autant sur le plan technique que financier pour nous aider nous les entrepreneurs. Peut-être que la population n’est pas au courant, mais c’est extraordinaire tout ce qui se fait par ces instances-là avec des moyens qui sont relativement limités », opine M. Garon.

Fleurdelise Dumais, désigner graphique à New Richmond, était là ce matin parce que la majorité de ses clients bénéficient de de près ou de loin de l’aide de la CRÉ, par exemple des événements culturels financés en partie par la CRÉ. « Cette décision, si elle se concrétise, va influencer les gens, mais aussi le moral de la Gaspésie. Je ne voudrais pas qu’on revienne à l’esprit de clocher d’antan. On avait un bel air d’aller en développement régional et je veux que ça reste », dit Mme Dumais.

Antoine Audet est directeur de la Régie intermunicipale des transports de la Gaspésie et des Îles (RéGIM). « La CRÉ est vraiment à la base de la RéGIM. Ça été l’organisme qui a été à l’origine de ce projet là, un projet qui aurait difficilement vu le jour sans une structure régionale forte avec des expertises aussi spécialisées en transport et qui a permis de développer un modèle qui est unique au Québec », explique M. Audet.

Au terme de la rencontre, le président de la CRÉ a annoncé les couleurs de son organisme. « Quelle que soit la décision qui sera prise à Québec, notre objectif ultime est de préserver une instance de développement régional. Tous les élus de la CRÉ sont d’accord et on ne va pas laisser Québec briser notre mobilisation. Et cette mobilisation n’en est qu’à son début. Les annonces gouvernementales ne sont pas encore faites officiellement. Mais le message était clair ce matin. Les Gaspésiens n’ont pas l’intention de se laisser dépouiller sans rien faire », de conclure M. Côté.

Lors d’un point de presse tenu à Gaspé ce matin et dans un communiqué diffusé dans les médias ensuite, le député de Gaspé et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’affaires municipales et de développement des régions, M. Gaétan Lelièvre, s’est dit extrêmement déçu des sept (7) premiers mois au pouvoir du gouvernement libéral. Le député de Gaspé déplore notamment l’absence d’annonce structurante pour la Gaspésie depuis le 7 avril 2014.

« Pire encore, plusieurs annonces officielles du gouvernement du Parti Québécois on été annulées ou reportées », dénonce M. Lelièvre en citant quelques exemples dont les 174 places en centres de la petite enfance, l’investissement de 1 M$ au Parc de l’Île Bonaventure et celui de 10 M$ au Parc de la Gaspésie qui auraient été suspendus sous le règne libéral.

 « De concert avec l’ensemble des acteurs de la région, le Parti Québécois avait développé pour 2013-2018 une stratégie d’intervention gouvernementale porteuse de dossiers moteurs pour l’ensemble de la région. Bouder pour des considérations partisanes cet outil de planification conçu avec et pour le milieu est un affront à l’égard des leaders et de la population de la région », soutient le député péquiste qui déplore aussi que le principe d’ « occupation dynamique du territoire » semble complètement avoir été évacué par les libéraux.

Le député de Gaspé dénonce aussi l’absence de préoccupation véritable et de vision globale du gouvernement Couillard à l’égard de la Gaspésie et des régions ressources du Québec qui se caractérise selon lui par un retour à la centralisation des pouvoirs vers les ministères; le refus de consulter et d’impliquer les acteurs du milieu dans les décisions majeures les concernant; la fragilisation des régions, des territoires et des communautés dans leur capacité d’auto développement et de la prise en main de leur avenir (diminution majeure des ressources professionnelles et des budgets affectés en région) et l’intégration de 2 régions distinctes, soit la direction régionale du ministère de la Culture et des Communications (Bas-Saint-Laurent et Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine).

« C’est comme si ce gouvernement, réfugié dans ses grandes tours, était le seul à décider de ce qui est bon pour le citoyens et citoyennes des régions », déclare Gaétan Lelièvre qui perçoit que le gouvernement libéral semble vouloir museler les régions.

« En plus de couper les budgets de la région, l’attaque en règle contre les organismes du milieu a pour conséquences de diminuer notre expertise sur le territoire et d’éliminer beaucoup des porte-paroles traditionnels de la région (CRÉ, CLD, MRC, CJE, etc.) On peut donc se demander qui défendra les régions dans le futur? Combien de personnes seront mises à pied, combien devront quitter la région pour chercher du travail ailleurs? », s’inquiète le député.

« Cet exode et ce musèlement  de nos leaders d’aujourd’hui et de demain, de notre jeunesse est une forme sournoise d’attaque à la démocratie en brisant le fragile, mais essentiel, équilibre entre la dynamique du «pouvoir» et du «contre-pouvoir» », conclut le député qui se demande où sont les efforts de rationalisation financière demandés à la machine gouvernementale centrale? « Est-ce seulement les organismes et les forces vives porte-paroles des régions qui doivent être coupés de leur budget? »

GRAFFICI.CA vous propose, dans son intégralité, le tableau synthèse des impacts des sept (7) premiers mois du gouvernement libéral par secteur d’intervention préparé par le bureau du député Lelièvre et présenté en annexe du communiqué de presse:

Transport

•    Absence de vision globale dans l’important dossier des transports en Gaspésie (période cruciale).
•    Manque de leadership dans le dossier d’Orléans Express en laissant la CTQ accorder une diminution de services sans précédent au seul transporteur par autocar en région: 50% de coupure du service et abandon du tronçon Grande-Rivière/Gaspé (Percé = capitale touristique?) tout en lui laissant son exclusivité sur le tronçon Montréal/Québec.
•    Réseau routier du MTQ : Coupure de 30% du budget annuel 2014-2015, qui passe de 84 à 60 millions de dollars, soit le plus faible budget de l’histoire de la région. Où est l’équité? Région de Montréal : augmentation de près de 10%.
•    Transport ferroviaire : Première année 2014 sans investissement sur le réseau gaspésien, en attente d’une réponse pour une aide de 1,8 million de dollars pour notre réseau. Pourtant, une annonce de 20 millions de dollars pour une étude relative à la construction d’un 3e chemin de fer pour le Plan Nord.

Santé

•    Un recul de 40 ans au plan de la régionalisation des services de santé et retour à la centralisation des pouvoirs à Québec.
•    Remplacement de 60 administrateurs bénévoles issus du milieu des 4 CSSS de la Gaspésie par 7 administrateurs nommés directement par le ministre et qui recevront une rémunération (voir le projet de loi).
•    Qui défendra les besoins de la population en matière de santé et de services sociaux sur l’immense territoire gaspésien? Qu’arrivera-t-il aux sous-centres de services du territoire tels que Murdochville, Grande-Vallée, Marsoui, Barachois et Cap-Chat?
•    Nouvelle approche de financement des services de santé et de services sociaux basée sur le per capita, extrêmement dommageable pour les régions comme la Gaspésie (faible population étalée sur un grand territoire).

Éducation

•    Outre la mention de l’École nationale des Pêches et de l’Aquaculture de la Gaspésie (EPAQ) au sein de la stratégie maritime, concrètement de quelle façon cette stratégie permettra-t-elle la relance de l’EPAQ? Aucune proposition du ministre régional lors de sa venue à l’EPAQ le 10 octobre 2014.
•    Une timide volonté gouvernementale à l’égard de l’EPAQ, un sursis de 2 ans accordé à l’EPAQ sans aucune majoration de budget ni de ressources, laissant les dirigeants et le personnel de l’établissement aux prises avec l’énorme défi de sauver cette institution nationale unique au Québec.
•    Aucun développement dans le dossier de la formation postsecondaire et professionnelle dans la région depuis avril 2014 (heureusement qu’il y avait la coupure du ruban du Centre de formation professionnelle réalisé par le Parti Québécois en Haute-Gaspésie le 10 octobre dernier pour donner un peu de visibilité au gouvernement libéral).

Municipal, développement local et régional et occupation du territoire

•    Abolition ou réduction massive des organismes de développement local et régional (CRÉ, CLD, CJE) :

–    Diminution des enveloppes budgétaires pour les projets en région (de 40 à 60%).
–    Diminution des ressources professionnelles présentes sur le territoire (Appauvrissement de la région au niveau des connaissances).
–    Combien de jeunes professionnels perdront leur emploi et devront quitter la région?

•    Advenant le transfert des responsabilités des CRÉ et CLD aux MRC, est-ce que les budgets actuels seront au rendez-vous? Les élus municipaux auront-ils l’odieux de dire non à la plupart des dossiers et des promoteurs en raison d’enveloppes budgétaires largement diminuées? Les élus municipaux doivent être extrêmement vigilants afin de ne pas servir de bouc émissaire dans l’opération de coupures en région du gouvernement Couillard. Qu’adviendra-t-il de l’expertise interdisciplinaire déployée par les représentants de la société civile siégeant au CLD et à la CRÉ?

•    Coupure des programmes Réno-Village et PRU

–    Coupure de 2 millions de dollars qui affectera plus de 300 familles, des entrepreneurs et des quincailleries du comté de Gaspé.
–    Augmentation des besoins en logements sociaux pour le gouvernement (incohérence et absence de vision globale).
–    Va à l’encontre de la volonté de maintenir les personnes le plus longtemps dans leur milieu naturel (incohérence et absence de vision globale).

Avenir de Murdochville ?

–    Première année sans versement d’une aide financière gouvernementale spécifique pour soutenir Murdochville dans ses opérations municipales.
–    Aide financière gouvernementale de 1 million de dollars pour les 4 prochaines années présentée par la ville de Murdochville, en attente d’une décision gouvernementale.
–    Aide financière gouvernementale de 900 000 $ requise pour la conversion du système de réfrigération de l’aréna, qui permettrait une économie annuelle récurrente à la municipalité de 125 000 $ et le maintien d’une infrastructure jugée prioritaire par la population.
–    Nécessité d’un positionnement gouvernemental à l’égard de l‘avenir de Murdochville.

•    Le pacte fiscal : toujours en attente de son dépôt par le gouvernement

–    Pourtant, adoption des budgets municipaux et MRC en novembre et décembre 2014, essentiel pour les municipalités de connaître les aides financières gouvernementales versées en matière de péréquation d’en lieux de taxes, budgets voiries locales, etc.
–    Essentiel pour déterminer le compte de taxes des citoyens.

•    Projet de loi 10, ministère de la santé

–    Remplacement de 60 bénévoles représentants de la population par 7 administrateurs nommés par le ministre.
–    Abolition de postes en région et processus de reclassement des employés vers les grands centres, contribue à l’exode de la population et à la perte d’expertise en région.

•    Menace de transfert des bâtiments et du service de transport scolaire aux municipalités et MRC: Est-ce que les budgets nécessaires seront au rendez-vous? Ou est-ce que, comme lors du transfert d’une partie du réseau routier gouvernemental vers les municipalités (réforme Ryan), les contribuables devront une fois de plus assumer ces coûts supplémentaires?

Jeunesse et immigration

•    Les Carrefours jeunesse emploi : diminution majeure de leur rôle à l’égard de la clientèle jeunesse.
•    Recul à l’égard des efforts des 20 dernières années afin d’obtenir un seuil migratoire positif au niveau des jeunes en région.
•    Abolition des bureaux régionaux du ministère de l’Immigration du Québec: quel sera l’impact sur les enveloppes budgétaires allouées aux régions pour favoriser l’immigration et l’intégration des nouveaux arrivants?

Éolien: quel avenir pour ce créneau d’excellence gaspésien?

•    Retard dans l’adjudication des contrats suite à l’annonce du 800 mgw du Parti Québécois en juin 2013. Conséquences sur les emplois des usines de la Gaspésie.
•    Aucune décision quant à la poursuite des achats d’énergie éolienne par Hydro-Québec pour la période 2014-2025, 2025 étant le début de la période de renouvellement naturelle des composantes des parcs éoliens existants.

Tourisme, faune et parc

•    Report à une date indéterminée l’investissement majeur annoncé en février 2014 par le gouvernement du Parti Québécois:

–    10 millions de dollars pour le Parc national de la Gaspésie (tourisme hivernal).
–    1,2 million de dollars pour le Parc national de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé.

Lorsqu’elle a reçu son prix, Mme Pouliot a rendu un témoignage vibrant à sa mère avec qui elle a développé sa fibre entrepreneuriale dès sa sortie du cégep en fondant leur compagnie de techniciennes en architecture.

« Ma mère ne voit que le bon dans chaque personne et elle est capable de transmettre des valeurs comme le don de soi », témoigne Magalie encore empreinte d’émotions au lendemain de la cérémonie de remise du prix Reconnaissance qui s’adresse aux femmes entrepreneures de la région qui excellent dans leur secteur d’activité et contribuent au développement socioéconomique du territoire par leurs réalisations et leur rayonnement.

Originaire de Rimouski, Magalie a développé un attachement profond à la Gaspésie il y a de cela une vingtaine d’années.

« Je suis venue travailler en Gaspésie après mes études techniques en architecture. J’ai eu le coup de foudre pour la région, mais je suis repartie pour une question de manque d’emploi en me disant que je reviendrais très certainement à ma retraite », lance l’entrepreneure enjouée.

Entre temps, elle a été en affaires avec sa mère et deux autres techniciennes en architecture.
« On avait une belle synergie, chacune nos forces, c’était agréable et je me suis donné à plein là-dedans plusieurs années, mais j’en suis venue un moment donné à une étape de ma vie ou je voulais plus de défis, plus de responsabilités et je suis retournée aux études à l’UQAR en génie électromécanique », raconte-t-elle.

C’est là que la destinée de Mme Pouliot a complètement changé. Elle y a rencontré l’amour qui l’a ramené en Gaspésie, puis qui, éventuellement, l’a attiré dans l’entreprise familiale de son conjoint Étienne Loubert qu’elle dirige aujourd’hui en sa compagnie.

Depuis maintenant 30 ans, Exploitation Jaffa, une entreprise qui a pignon sur rue à Maria, est spécialisée dans la gestion des matières résiduelles. On parle ici de collecte, de location de conteneurs pour la rénovation ou le commercial, de transport ou de traitement pour les matières recyclables ou pour les déchets destinés aux lieux d’enfouissement. « On commence à avoir des contrats de transformation aussi. La compagnie pivote actuellement vers ça… », annonce la lauréate.

Lorsqu’elle a emménagé avec son conjoint, Étienne Loubert, à Maria, Magalie Pouliot a d’abord accepté de travailler hors de son champ d’études pour la Corporation de développement économique de Carleton sur le projet rue principale. « C’était plus lié à l’architecture qu’au génie, mais ça m’a fait découvrir le monde municipal, ce qui me sert aujourd’hui dans l’entreprise. »

Au bout du contrat, son beau-père, propriétaire et fondateur d’Exploitation Jaffa, Jacques Loubert, lui a offert une place dans l’entreprise qu’il s’apprêtait à transférer à son fils Étienne.

« J’ai dit, on va essayer 6 mois, pis si on voit que ça n’a pas de conséquence sur le couple et la vie familiale, quelque part je me disais que ce n’était peut-être pas si facile que ça de travailler dans une entreprise familiale où tu es la conjointe du fils de. Mais finalement, tout s’est bien passé. On se complétait très bien les trois et ça faisait une belle équipe.
D’un six mois à l’autre, ça fait maintenant 8 ans que l’aventure perdure », raconte Mme Pouliot qui, depuis un an et demi, est devenue copropriétaire de l’entreprise avec son conjoint.

« On a fini les étapes de transfert à la relève. Ça s’est bien passé. Jacques nous a vraiment donné une belle latitude pour bien structurer et faire avancer l’entreprise, pour lui donner notre couleur », explique celle qui est aujourd’hui directrice générale de l’Entreprise alors que son conjoint en a pris la direction des opérations.

« Mon rôle consiste à prendre les décisions stratégiques pour l’entreprise et de faire de la recherche et du développement », explique Mme Pouliot.

Une histoire de famille tissée serrée

Depuis leur arrivée en Gaspésie, tout en s’investissant à plein dans l’entreprise familiale, le couple Loubert-Pouliot a donné naissance à un garçon qui a aujourd’hui 9 ans et à une fille qui a maintenant 7 ans.

« Au début, ça pas été facile, mais on essaie de ne pas ramener l’entreprise dans notre nid familial et on y arrive de plus en plus. Des fois, c’est difficile, mais on a organisé notre horaire de travail pour être en mesure d’accompagner les enfants dans leurs activités. Ma mère l’a toujours fait pour moi et mes sœurs et c’est important pour moi de le faire. C’est un juste retour des choses », assume la mère-entrepreneure qui a toujours pu compter sur la sienne.

« Quand j’étais jeune, ma mère m’a toujours dit d’arrêter d’avoir peur d’avoir peur et de me faire confiance. Elle l’a tellement répété que ça finit par rentrer et j’ai appris à prendre de beaux risques », témoigne Mme Pouliot une larme dans les yeux.

« Je dis souvent, c’est ma petite maman, parce que je mesure six pieds et qu’elle est plus petite que moi, mais son cœur est plus grand que grand et je peux toujours compter sur elle », ajoute celle qui aura 40 ans en janvier.

« D’ailleurs, elle est venue s’établir avec nous. On a une maison bi générationnelle maintenant et sans elle, je ne sais pas ce que je ferais. J’arrive souvent pis mon lavage est fait. Elle est très importante dans ma vie », dit la dame avec beaucoup d’émotion partagée par celle qui l’accompagnait d’ailleurs durant l’entrevue accordée à GRAFFICI.CA.

« Ça m’a touchée énormément que Magalie reçoive ce prix, dit Andrée Plourde sa mère. En plus qu’elle m’a fait un témoignage. C’était vraiment émouvant. J’ai une fille d’exception et je fais un clin d’œil à mes deux autres filles qui sont aussi des êtres d’exception et puis je sais que Magalie va aller loin. Elle a le potentiel pour le faire, l’énergie et l’imagination qu’il faut. Une reconnaissance de ses pairs, je crois que c’est quelque chose qui va lui donner des ailes. »

L’Importance de Femmessor

Pendant l’entrevue, Magalie Pouliot a tenu à souligner l’apport de Femmessor dans sa vie. « Femmessor pour moi, c’est arrivé dans une période de ma vie ou j’étais un peu découragée et je ne voyais plus clair et j’avais juste le goût d’abandonner, mais je suis venue au Colloque pour voir une conférence sur l’intelligence émotionnelle. Je voulais absolument entendre cette conférence. C’est ce qui m’a amenée à Femmessor et je n’en manque pas un [colloque] depuis”.

« J’ai toujours dit que d’être une femme en affaire, on vit des émotions intérieures que les hommes ne vivent pas de la même façon. Peut-être que certaines femmes sont capables d’être plus rationnelles… Mais moi, pour ma part, je suis très émotive, y’a des choses qui me brassent. Quand ça vient toucher mes valeurs profondes, ça fait un motton. Ben, chaque année, quand je viens à Femmessor, ben je le défais, le motton », lance la lauréate.

Prix reçus

En plus de la reconnaissance de ses pairs, la lauréate se mérite le trophée Femmessor Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (œuvre créée par Jü, une artiste de la Haute-Gaspésie); une bourse de 750 $ (offerte par les SADC de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine); un plan de visibilité médiatique d’une valeur de 2 500 $ offert par la radio CHNC et réalisé par Audace; un placement publicitaire d’une valeur de 1 000 $ offert par la radio CHNC; un placement publicitaire d’une valeur de 2 500 $ offert par CHAU TVA; une publicité d’un quart de page dans le journal Transgaspésien, d’une valeur de 621 $, offert par Transcontinental; une campagne publicitaire d’un mois sur graffici.ca, d’une valeur de 540 $, offerte par le journal GRAFFICI; une publicité couleur d’une demi-page dans l’hebdomadaire Le Radar, d’une valeur de 500 $, offerte par Imprimerie Le Radar.

“Le plan de visibilité, c’est un prix qui arrive à point parce qu’on a de gros projets chez Jaffa et ça va nous prendre une visibilité à l’échelle régionale. Faire du développement, ça demande de l’investissement aussi et quand on arrive à la publicité, c’est des couts qui sont parfois difficiles à assumer”, explique la lauréate du Prix Reconnaissance.

Pour le 750 $, j’ai le goût de le prendre pour moi, pour réaliser un rêve. Celui d’aller aux Îles de la Madeleine en avion.

Selon un communiqué émis par la Sûreté du Québec, l’enquête a été initiée grâce à un signalement du public, à la suite de la découverte de pornographie juvénile sur du matériel informatique appartenant au suspect.

Une perquisition a été réalisée à son domicile, ainsi qu’à son lieu de travail où du matériel informatique a été saisi pour analyse.

Ce matin, le Cégep de la Gaspésie et des Îles a également diffusé un communiqué pour réagir à cette affaire. La direction du Cégep a tenu à souligner que dès qu’elle a été au fait de l’enquête, elle a garanti une entière collaboration au service de police. Le Cégep confirme qu’une perquisition, sous présentation d’un mandat, a été menée au siège social.
 
Selon Marie-Christine Fortin, conseillère en communication pour le Cégep, affirme que ledit employé, qui faisait parti du personnel administratif, a été suspendu de ses fonctions et qu’il ne peut accéder aux terrains et aux biens du Cégep de la Gaspésie et des Îles pour toute la durée de l’enquête.
 
« Toutes les mesures ont été mises en place dans l’intérêt du personnel, des étudiants et des personnes utilisant les services du collège. Notons que le Cégep met les services de l’équipe psychosociale à la disposition des élèves qui souhaitent parler de la situation à un intervenant. Le personnel peut avoir recours au programme d’aide aux employés », conclut Mme Fortin dans le communiqué.
 
Quant à la SQ, elle invite la population à transmettre toute information pertinente sur cet individu ou ses agissements à la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec, au 1 800 659-4264.

Il est aussi signalé que le public est invité à signaler toute situation d’exploitation sexuelle des jeunes sur Internet à l’adresse suivante : cyberaide.ca.

Issues du Fonds d’aide aux initiatives régionales, les contributions gouvernementales appuieront la réalisation de projets d’investissement totalisant 1 662 960 $ et consolidant plus de 100 emplois.
 
Lors de la conférence de presse tenue au Club Nautique de Carleton-sur-Mer, entouré du maire Denis Henry et du président du Club Nautique, Olivier Guité, le ministre a d’abord annoncé une contribution de 75 000 $ de Québec dans la deuxième phase d’amélioration du bassin (réduction de l’agitation) de la marina de Carleton-sur-Mer qui totalisera 190 000 $ avec la participation notamment du CLD D’Avignon et des Caisses populaires Desjardins.

La première phase, réalisée cet été au cout de 328 000 $ avait permis l’installation de brises lames et de pontons. Pour la deuxième phase, trois brises-lames additionnels seront ajoutés et la marina verra son nombre d’emplacements passer d’une quarantaine qu’il était l’an dernier à une soixantaine l’an prochain.

Les autres entreprises et organismes bénéficiaires de cette annonce sont la Société de Gestion des rivières de Gaspé pour 110 000 $, le Regroupement des employeurs du secteur bioalimentaire 2011 pour 125 000 $, la municipalité de Saint-Siméon pour 40 000 $, la Société de gestion de la rivière Madeleine pour 62 000 $, Gaspé sur mer pour 18 523 $, Raymer Aquaculture pour 17 569 $, Exploramer pour 49 500 $, la Table de concertation bioalimentaire de la Gaspésie pour 25 116 $ et le Domaine des chutes du ruisseau creux pour 22 200 $.

Tournée provinciale

La visite du ministre s’inscrivait dans une tournée des 17 régions du Québec, l’occasion pour le ministre Girard d’aborder, entre autres, la mise en place d’Entreprises Québec, un guichet unique destiné aux entreprises. Il présente également les nombreuses mesures pour les PME, lesquelles ont été annoncées à l’occasion du discours sur le budget 2014-2015.

Enfin, devant les entrepreneurs gaspésiens réunis à Carleton-sur-Mer, le ministre Girard a fait état des réalisations découlant du rapport Audet sur l’allègement réglementaire, de même que de la mise en place d’un comité permanent de suivi. « Ce plan pour les PME du Québec permettra de faciliter la tâche des entrepreneurs et de mieux les soutenir dans la croissance de leur entreprise », de souligner le ministre qui a invité les entrepreneurs de la Gaspésie à déposer leurs projets au gouvernement. « Donnez-vous le droit de rêver et nous serons derrière vous », a dit le ministre en conférence de presse.

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