le Dimanche 20 septembre 2026

Actuellement en Gaspésie, selon Jacinthe Leblanc du Collectif gaspésien, sur environ 9 000 personnes vivant sous le seuil de la pauvreté (ou sous le seuil du faible revenu). De ce nombre, 40 % travaillent au salaire minimum ou dans des emplois précaires et 50 % inclue les retraités, les étudiants, les personnes handicapées ou malades. C’est donc seulement 10 % des personnes vivant sous le seuil de la pauvreté qui bénéficient de l’aide social, tout en étant aptes à l’emploi.

« Faut arrêter avec les préjugés, d’autant plus que dans ce 10 %, il y a des personnes victimes de discrimination et de préjugés et il y a le manque d’emplois qui justifient que certaines personnes n’arrivent pas à se trouver de l’emploi », expose Jacinthe Leblanc.

« N’oublions personne : Réfléchissons, décidons et agissons ensemble contre l’extrême pauvreté » est le thème 2014 de la Journée mondiale pour l’élimination de la pauvreté, célébrée chaque année depuis 1993 à travers le monde.  

« Aujourd’hui, on a reçu 45 personnes à diner au local de Centr’Elles à St-Omer et une déclaration commune a été lue ici comme un peu partout au Québec, pour dénoncer le fait qu’il y a 842 000 personnes au Québec qui ne couvrent pas leur besoin de base », de dire Mme Leblanc qui invite les gens à aller lire cette déclaration sur le site pauvrete.qc.ca.

Dans un communiqué émis plus tôt cette semaine, le Collectif gaspésien pour un Québec sans pauvreté affirme aussi que le gouvernement du Québec a un rôle important à jouer. « Ce n’est pas par des économies de bout de chandelle  dans les programmes sociaux que le gouvernement bouclera son budget et combattra l’extrême pauvreté. C’est en faisant preuve de cohérence et d’intelligence que l’État québécois saura trouver l’équilibre budgétaire tout en répondant à sa mission de justice, d’équité  et de solidarité » d’ajouter Mme LeBlanc rejointe par Graffici.ca.

« Depuis le début du mois d’octobre, plusieurs médias ont révélé la volonté de la présente administration de couper dans les mesures d’aide sociale et d’emploi pour épargner 200 M$. Ces mesures s’ajoutent à l’abolition d’alternative Jeunesse, aux restrictions dans l’accès au programme, à la fermeture de points de service, etc. Les personnes assistées sociales pourraient faire face à de nouvelles coupures pour partage de logement notamment, sans parler de nouvelles abolitions de poste au MESS », fait remarquer Mme Leblanc.

Combattre les préjugés

« Pour justifier ces coupures, le chef du gouvernement et ses ministres font le choix de nourrir les préjugés existants sur les personnes assistées sociales, dont ceux voulant qu’il soit facile de vivre sur l’aide sociale, que les prestataires soient des paresseux et des paresseuses et que les fraudes y soient courantes », déplore Mme Leblanc qui rappelle qu’il y a 10 ans, l’aide sociale couvrait 60 % des besoins de base. Selon les dernières données de Statistique Canada fournies par le Collectif, cette proportion est passée à 49 %.

Elle ajoute que, « selon les données récentes, les fausses déclarations constitueraient à peine 3 % des cas. Et rappelons que moins de 10 % des assistés sociaux sont aptes à l’emploi. Ainsi, lorsqu’on compare les sommes ainsi perdues à celles de l’évasion fiscale, on prend la mesure du dérisoire de ces préjugés persistants. En effet, selon Revenu Québec, l’évasion fiscale nous ferait perdre collectivement 3,5 milliards par année », déplore Mme Leblanc.

L’aide sociale n’atteint pas le seuil de faible revenu

Selon des chiffres de Centraide du grand Montréal énoncés par le collectif dans son communiqué, vivre sous le seuil de faible revenu (SFR), c’est vivre avec moins de 1531 $ pour une personne seule, 1863 $ pour une mère de famille monoparentale avec un enfant et 2895 $ pour un couple avec deux enfants. Or, être assisté social au Québec, c’est vivre avec 612 $ par mois pour une personne seule apte au travail (40 % du SFR), 1454 $ par mois pour une mère de famille monoparentale avec un enfant (78 % du SFR) et 1853 $ par mois pour un couple avec deux enfants (64 % du SFR)

Dans la lettre signée par son président Jean-Marie Fallu, Patrimoine Gaspésie se dit inquiet de l’état d’abandon de ce bien patrimonial classé d’importance nationale en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel. On dénonce aussi le piétinement de ce dossier depuis près de vingt ans et du non-respect de l’engagement du propriétaire à rendre la maison accessible aux employés du ministère pour fins d’expertise. Aussi, recommandent-ils à la ministre d’intervenir afin que cet immeuble patrimonial puisse être restauré dans les plus brefs délais.

Ce n’est pas la première fois que Patrimoine Gaspésie interpelle Québec dans le dossier. La dernière demande avait été adressée au prédécesseur de Mme David, le ministre péquiste Maka Kotto, en novembre 2013.

Ce dernier avait d’ailleurs rencontré le propriétaire chez-lui en août 2013 et avait obtenu son engagement à permettre aux experts du ministère d’avoir accès à la maison afin de réaliser un carnet de santé (état architectural de la maison, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur afin de définir les travaux de restauration à faire et d’effectuer un inventaire des biens relatifs à la période où René Lévesque y a passé son enfance, soit de 1925 à 1938).

Depuis plus d’un an,  et après plusieurs tentatives, les officiers du ministère n’ont toujours pas eu accès à la maison.

La lettre résume l’historique du dossier qui est parsemé d’embûches et de résistance du propriétaire qui refuse toujours l’accès à la maison bien qu’il ne l’habite pas et qu’il la laisse à l’abandon malgré le fait qu’il ait dit qu’il allait faire les travaux de restauration lui-même et ce, depuis 1995.

Créée en 1989, la Fondation de la Maison René-Lévesque n’a jamais réussi – après des années de négociation – à s’entendre avec le dit propriétaire afin de restaurer la maison et de la rendre accessible au public. La dernière tentative de la Fondation (2012-2013) qui a échoué, consistait à négocier avec le propriétaire une entente locative de la maison.

Devant cette impasse, plusieurs personnes en sont venues à la conclusion que le gouvernement devrait se porter acquéreur de la maison.

Aussi, dans sa lettre, Patrimoine Gaspésie demande à la ministre d’agir et, à défaut d’une entente avec le propriétaire, de faire une offre d’acquisition « convenable » ou même de procéder à une expropriation de l’actuel propriétaire si une entente de gré à gré n’est pas possible.

Sur une centaine de dossiers reçus, dont la majorité provenait des Îles-de-la-Madeleine, deux élèves de la formation professionnelle au secondaire, quatre de la formation technique au collégial, cinq du baccalauréat et un en la maîtrise ont reçu des bourses de 500 $ à 5 000 $.

Les bourses du Fonds Gérard-D.-Levesque visent de plus à encourager les jeunes à poursuivre leurs études dans un secteur susceptible d’avoir des retombées pour le développement de la région et à soutenir ceux qui en ont besoin. Les comités de sélection des boursiers portent finalement attention aux possibilités d’établissement en Gaspésie ou aux Îles-de-la-Madeleine des candidats et au choix de ces derniers d’étudier dans la région lorsque leur programme d’études y est offert.

Boursiers 2014

Émile Bernard, de New Richmond est étudiant à la maîtrise en physiothérapie à l’Université Laval (Québec). Il a reçu une bourse de 5 000 $ des mains du président du Fonds, Fabrice Bourque.
 
Jean-Philippe Cormier de Havre-Aubert (Îles-de-la-Madeleine) est étudiant au doctorat en pharmacie, niveau baccalauréat, à l’Université Laval (Québec), Jean-Philippe a pris les moyens afin de se faire connaître auprès de ses futurs employeurs en faisant ses stages d’études sur l’archipel. Il n’a pu être présent à Carleton-sur-Mer ce vendredi mais recevra sa bourse de 1 500 $ par la poste.

Sadie Gallibois de New Carlisle est étudiante au baccalauréat des arts à l’Université du Nouveau-Brunswick (Fredericton), Sadie croit à l’impact de l’implication pour une communauté. Après ses études, elle souhaite revenir enseigner dans son milieu et s’engager auprès des jeunes afin de leur permettre de réaliser leur plein potentiel. Elle a reçu une bourse de 1 500 $ des mains du président Bourque.

Tout comme Stéphanie Leblanc, de New Richmond, qui est étudiante en génie civil à l’Université de Sherbrooke. Stéphanie désire, une fois son diplôme en poche, mettre à profit ses compétences en travaillant à des projets afin de contribuer à l’essor de la région. Elle a reçu une bourse de 1 500 $.

Matthew Legrand de New Carlisle est étudiant au baccalauréat en génie des bioressources à l’Université McGill (Montréal), Matthew présente un dossier académique parfait! Avec sa formation en ingénierie spécialisée dans le développement de l’environnement et de l’agriculture, Matthew souhaite revenir travailler dans la région, lui qui fait actuellement une session d’études à Édimbourg en Écosse. Son père était présent pour recevoir son prix de 1 500 $.

Mitchell Syvret-Caplin de Cascapédia–St-Jules est étudiant au baccalauréat des arts libéraux (majeures en psychologie et en criminologie) à l’Université de Saint-Thomas (Fredericton), Mitchell est passionné par son domaine d’études, ce qui se reflète dans ses résultats scolaires. Mitchell est très actif dans sa communauté autochtone, notamment, en organisant différents événements. Il souhaite d’ailleurs y revenir pour oeuvrer au sein de sa communauté en prévention de la toxicomanie et du suicide. Mitchell était sur place pour recevoir bourse de 1 500 $.

Côté collégial technique, quatre bourses de 1 000 $ ont été remises à Émilie Barriault, de Saint-Siméon, Molly Bujold, de Bonaventure, Alexandra Cummings, de Fatima (Îles-de-la-Madeleine) et Suzie Jomphe, de Bassin (Îles-de-la-Madeleine).

En formation professionnelle, deux bourses de 500 $ ont été remises à Pierre-Luc Cyr, de Havre-Aubert (Îles-de-la-Madeleine) et Camille Parisé, de Saint-François-d’Assise

Chaque printemps, les élèves et les étudiants de 35 ans et moins de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine peuvent déposer leur dossier de candidature à la Fondation Gérard-D.-Levesque pour tenter d’obtenir une bourse. Pour plus d’information, vous pouvez consulter le www.portailjeunesse.ca.

Rappelons que le Fonds Gérard-D.-Levesque, dont le capital est de 500 000 $, a été créé en 2007 grâce à la collaboration du Secrétariat à la jeunesse, de la Fondation communautaire Gaspésie–Les Îles, de la Fondation Gérard-D.-Levesque et de la Commission jeunesse Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine.

Selon Tache d’huile, ce transit de millions de barils de pétrole comporte son lot de risques graves et de conséquences inévitables. « N’oublions pas Mégantic! Et que dire d’Exxon Valdez? Acceptons-nous de risquer la baie, les rivières, la sécurité des communautés? Tout ça pour permettre l’expansion de l’exploitation des sables bitumineux? Ce sont là des questions légitimes que nous devons nous poser pour ensuite agir en conséquence, car ni la compagnie ni les gouvernements ne se sont donnés la peine de nous considérer », affirme Pascal Bergeron, co-organisateur des assemblées publiques.

 »Les communautés qui courrent les risques tout au long du trajet n’ont même pas été
convenablement informées, voire pas du tout, de l’arrivée de ce projet qui menace pourtant
de transformer leur milieu de vie de façon dramatique insiste Maude Prud’homme, porte-
parole de Tache d’huile. On voit une approche similaire à la multiplication des superpétroliers sur le fleuve Saint-Laurent : l’approche du fait accompli. Heureusement, la vigilance de certaines personnes nous permet ici de se saisir du dossier de Belledune Chaleur Terminals. Avant sa mise en oeuvre : profitons-en pour défendre nos droits et nos millieux de vie! « , complète-t-elle.

Une première vague d’assemblées publiques se tiendra dès ce soir, 2 octobre, à Bonaventure à compter de 19h00 à la Salle Bona Arsenault de l’Hotel de ville (127 ave. Louisbourg, 2e étage).

La semaine prochaine, une rencontre aura lieu à New Richmond le 7 octobre à 18 h 30 à L’Appétit Café (154 boulevard Perron ouest).

Une autre rencontre se déroulera à Carleton-sur-mer le 8 octobre, 19h00, au Foyer du Quai des arts (774 Boulevard Perron).

Le projet

Dans une première phase, huit réservoirs d’une capacité de 150 000 barils de pétrole seraient construits au port de Belledune. Le projet prévoit aussi la construction d’un pipeline de 3 km entre le terminal ferroviaire et le terminal 2 du port de Belledune. Chaleur Terminals projette aussi d’aménager 12 autres réservoirs dans une deuxième temps. Les navires qui transporteront le pétrole auront une capacité de chargement variant entre 250 000 et 600 000 barils.

Quelque 200 personnes seraient embauchées lors de la construction. La gestion du terminal entraînerait la création de 20 à 30 emplois permanents.

« Ce n’est pas une campagne de type porte-à-porte. On ne refusera aucun don, mais on vise les commerçants de la région et les corporations nationales en échange d’un plan de visibilité sur le site », mentionne le président du conseil d’administration du Bioparc, Aurélien Bisson.

Cette campagne de financement vise à compléter la mise de fonds du Bioparc pour la réalisation de la deuxième phase de son plan de développement évalué à 5,5 M$ et dont les premiers travaux sont prévus dans quelques semaines.

Vers l’autofinancement

« Avec ce projet, on veut faire passer le temps de visite de 3 h à 5 h et plus, ce qui permettra de garder le touriste chez-nous plus longtemps et de favoriser les impacts sur les revenus croisés, c’est-à-dire l’achat dans la boutique et le restaurant par exemple », explique la directrice générale du Bioparc, Marie-Josée Bernard qui entend bien voir ainsi l’autofinancement du Bioparc passer de 75 % qu’il est aujourd’hui à 100 %.

Aussi, la phase deux du plan de développement du Bioparc bonifiera ses infrastructures animalières et de services. Un nouveau pavillon sera construit et abritera une collection vivante d’amphibiens et reptiles du Québec. Quatre nouvelles espèces de mammifères, dont le castor, s’ajouteront sur le site. Le bassin des phoques communs sera complètement réaménagé. Des excursions nautiques dans le barachois de Bonaventure seront offertes. L’aire d’accueil subira des transformations importantes, de même que la boutique et le restaurant.

« C’est sans hésitation que j’ai accepté d’agir comme président d’honneur de la campagne, a lancé Marie-Louis Bourdages, personnage bien connu dans le monde des affaires en Gaspésie (…) Moi j’ai mis 5 000 $ au début du Bioparc, c’était de l’argent pour moi à cette époque, mais je n’ai jamais regretté parce que c’est majeur comme impact pour l’industrie touristique régionale ».

Le président du conseil d’administration du Bioparc, Aurélien Bisson, précise aussi que le Bioparc est l’attrait touristique le plus populaire en Gaspésie après les parcs nationaux (plus de 26 000 visiteurs cet été). Il ajoute que le Bioparc génère actuellement une trentaine d’emplois.

Profitant de la conférence de presse de lancement de campagne ce matin à Bonaventure, le député péquiste Sylvain Roy a confirmé qu’il irait d’une donation de 5 000 $, un bon début pour l’organisation.

Le comité de campagne s’est donné jusqu’en mars 2015 pour atteindre son objectif. « La campagne sera une excellente occasion pour une entreprise de s’impliquer dans le développement du parc animalier tout en profitant d’un plan de visibilité qui fera amplement connaître l’association avec le Bioparc. De plus, le Bioparc est en mesure de remettre des reçus aux fins d’impôts en ce qui a trait aux dons », précise la directrice général de l’établissement.

Voici la lettre dans son  intégralité :

Par Christian Gagnon, ing., président et directeur général de Ciment McInnis

Dernièrement, beaucoup a été dit sur le volet environnemental de la cimenterie de Ciment McInnis en cours de construction à Port-Daniel–Gascons, en Gaspésie. Il importe aujourd’hui d’amener dans le débat public des précisions incontournables pour la bonne compréhension du dossier.

Cimenterie ultra-moderne de nouvelle génération

Dotée d’une technologie de pointe conçue par des ingénieurs allemands, l’usine de Ciment McInnis utilisera 33 % moins de combustible par tonne de ciment et 40 % moins d’énergie que les cimenteries existantes dans l’Est du Canada et des États-Unis, largement désuètes. Elle n’émettra ainsi que 0,79 tonne de CO2 par tonne de ciment produit, contrairement à 1 tonne pour la moyenne des cimenteries de l’Amérique du Nord, soit 20 % de moins.
En introduisant dans le marché une usine aussi performante et à moindre coût de production, le jeu de la concurrence fera en sorte que l’équivalent de sa production sera retiré d’usines moins performantes, où qu’elles se trouvent dans l’Est du continent, contribuant ainsi à la lutte au changement climatique.

Pour répondre aux exigences ministérielles, la mise à jour de l’étude de répercussions analyse, comme il se doit dans le cadre d’un tel projet, le pire des scénarios, celui d’une utilisation annuelle de 175 000 tonnes de coke de pétrole sans autre combustible et d’émissions de 1,76 millions de tonnes de GES par an (et non pas 2 millions). Ces données sont issues d’hypothèses qui ne se matérialiseront jamais dans la réalité pour deux raisons principales : aucune nouvelle installation ne produit à pleine capacité à sa première année d’exploitation, et les quantités indiquées ne tiennent pas compte de l’introduction graduelle de la biomasse après la période de rodage.

Ces chiffres ne seront jamais atteints par la cimenterie en exploitation et Ciment McInnis fera tout pour diminuer à la fois sa consommation de coke de pétrole et ses émissions de GES.

Des chiffres à préciser

Il est faux d’avancer que la cimenterie produira 10 % des GES industriels du Québec. Le Québec produit environ 80 millions de tonnes de GES par an. L’usine en produira donc moins de 2 %, et environ 6 % de ses GES industriels.

Ciment McInnis participera au marché du carbone. Pour 2015, 459,8 millions de tonnes de droits d’émission de GES seront mis en circulation. La cimenterie émettra moins de 0,4 % de ce total. Elle sera de plus la seule au Canada et une des seules en Amérique du Nord à respecter les normes américaines de polluants dangereux qui entreront en vigueur en 2015 pour les nouvelles usines, beaucoup plus strictes que celles actuellement en vigueur au Québec et au Canada.

Coke de pétrole et biomasse

Par ailleurs, notre technologie offre le débouché le plus écologique qui soit pour le coke de pétrole, un résidu presque impossible à utiliser pour générer de l’énergie domestique. Sans la cimenterie, il irait contaminer les sites d’enfouissement ou l’atmosphère à la suite de procédés beaucoup moins performants. Les fours et le système de précalcination de la cimenterie à très haute température permettent d’utiliser le pouvoir calorifique supérieur du coke de pétrole, tout en réduisant les émissions de polluants atmosphériques grâce à une filtration hautement performante des gaz de combustion.

La cimenterie remplacera graduellement une partie du coke de pétrole, jusqu’à 50 %, par la biomasse abondante disponible en Gaspésie, permettant ainsi d’atteindre une réduction des GES d’un autre 20 %, pour un total de 40 % par rapport aux autres usines nord-américaines. Des résidus de coupe de bois importants produits par les scieries gaspésiennes sont actuellement enfouis, faute de débouché rentable.

Bref, nous avons des réserves très abondantes de calcaire de grande qualité, un accès maritime immédiat qui nous permettra d’expédier facilement et écologiquement nos produits (1 bateau = 1 500 camions), de même que la meilleure technologie disponible mondialement. C’est un projet visionnaire, ambitieux et moderne, mené par des gens d’ici, qui génère d’importantes retombées économiques pour les Gaspésiens et les Québécois, tout en étant à l’avant-garde mondiale en matière d’environnement. Nous en sommes fiers à tous égards.

Ce centre de crise qui offre de l’hébergement temporaire pour les plus démunis de notre collectivité, clientèle en santé mentale et en toxicomanie, n’a tout simplement plus les moyens de poursuivre son œuvre pour les MRC d’Avignon et de Bonaventure.

Le Centre Accalmie aurait besoin de 650 000 $ pour être en mesure d’être ouvert à l’année. Actuellement, l’Agence de la santé et des services sociaux financent à hauteur de 397 000 $.

Dans la dernière année, Accalmie a reçu 251 personnes, soit un taux d’occupation de 90 %. « Ça ne va pas bien dans la population. On est le dernier filet de sécurité pour les gens en difficultés. On ne veut pas les abandonner, mais l’argent qu’on reçoit ne nous permet de fonctionner que 8 mois par année », soutient la directrice générale du Centre, Dominique Bouchard.

La situation du Centre Accalmie n’est pas unique. Le Sentier de l’Espoir de Ste-Anne-des-Monts, un autre centre de crise, est fermé actuellement pour manque de financement et le Centre Émilie Gamelin de Chandler risque la fermeture en décembre.

« Nous avons tout fait. Nous avons écrit au ministre de la Santé, mais la réponse a été négative », déplore Mme Bouchard. « Ça fait des années qu’on crève de faim. Pourtant, on coûte moins cher que l’hôpital où notre clientèle se ramasse quand nous sommes fermés », précise la directrice.

« Une hospitalisation coûte à l’état plus de 800 $ par jour alors que l’on héberge ici pour 250 $ par jour et on demeure une alternative beaucoup moins traumatisante que l’hospitalisation pour les gens qui ont simplement besoin de faire le point et de venir chercher des outils pour reprendre leur vie en main », ajoute la directrice qui craint par ailleurs de perdre son expertise avec cette fermeture.

« On a une belle équipe stable et efficace, des gens qui se retrouvent au chômage. Seront-ils encore disponibles lorsque nous allons rouvrir? », s’inquiète la directrice.

Ce n’est pas la première fois que le Centre doit fermer. Une première suspension de quatre mois en 2012-2013 était venue surcharger les CLSC et hôpitaux qui répondent aux clientèles en santé mentale et en toxicomanie lorsque le centre de crise est fermé.

Clientèle à risque

Cyndie Leblanc est coordonnatrice des services au Centre Accalmie où elle travaille depuis 18 ans maintenant. La fermeture lui fait craindre le pire pour sa clientèle fragile. « Il y a bien les lignes d’écoute, le CLSC, l’hôpital. On a préparé certaines personnes à cette fermeture-là parce qu’on les sent fragiles, mais on craint certain passage à l’acte [suicide] c’est clair », opine Mme Leblanc.

« Ce n’est pas la première fois qu’on vit une fermeture et ça créer de l’engorgement chez nos partenaires, l’hôpital et les CLSC. Ce que ça fait, ça fait des listes d’attentes. Mais quand t’as besoin, t’as besoin là… pas dans six mois et c’est ce qui met des gens à risque », déplore Mme Leblanc.

« On est heureux d’avoir réussi d’abord, mais là, avec le résultat final qu’on a là, on va être sur un nuage quelques semaines », a déclaré Gaston Berthelot juste après avoir reçu sa médaille d’or avec son coéquipier Michel Bujold. Le but au départ pour ces deux athlètes de la Baie était de participer. Mais ils ont rapidement su qu’ils avaient le calibre pour bien se classer. « Après la première étape jeudi, on a vu qu’on était très bien classé, on a vu nos capacités, on a vu sur quoi qu’on allait travailler, comment on allait chacun s’aider à mieux performer », s’enthousiasme Michel Bujold.

L’expérience des deux raideurs n’a pas été sans difficulté. « La première journée, avec la descente en canot, on a terminé presque derniers. Mais on s’est rattrapé après avec les autres épreuves », dit M. Bujold. Sur la fin du parcours, une crevaison et une attache brisée sur la pédale du vélo de Gaston Berthelot leur ont donné chaud dans le dos. « Il y avait de la pression, on savait qu’on était dans les premiers et on n’a pas lâché », dit M. Berthelot, tout sourire.

Dans leurs échanges avec les autres raideurs au cours de la fin de semaine, nos GalopeuXtreme disent que ce qui a été le plus remarquable pour ceux venus de l’extérieur, c’est le décor et la gentillesse des gens de la place, l’accueil.

Un franc succès

La première édition du Raid international Gaspésie s’est sans aucun doute avérée un franc succès. Les 88 athlètes de 11 pays différents et les 14 reporters spécialisés dans les sports d’aventure venus de partout dans le monde sont repartis avec le sourire. “Vous avez un terrain de jeu extraordinaire et les gens sont formidables ici”, s’est exclamé le photo journaliste sud africain Jacques Marais qui a suivi le Raid toute la fin de semaine.

“Ça vraiment bien été, dit d’entrée de jeu dimanche soir Jean-Thomas Boily organisateur pour le groupe Endurance Aventure, promoteur de l’événement.  Du début à la fin les participants ç’a bien été. On a eu une belle course. Et ce qui a fait toute la différence, c’est l’accueil. Les gens d’ici, ça fait toute la différence, j’en ai entendu parler pendant toute la course. On a vu des gens qui se déplaçaient sur tout le parcours c’était vraiment génial. Les raideurs sont habitués d’évoluer dans des endroits isolés, loin des regards. Ici, les foules les encourageaient à différentes étapes du parcours, c’est impressionnant pour eux”, raconte l’organisateur enchanté de sa fin de semaine et qui voit déjà poindre une deuxième édition pour l’an prochain.

La France à l’honneur

La France était à l’honneur lors du gala de remise des médailles puisque ses deux équipes, un quatuor masculin et un duo masculin ont toutes les deux remporté la victoire dans leurs catégories respectives. Il s’agit de l’équipe Trails Endurance Mag et Cahors Lot Orientation. Après s’être contentée de la troisième place lors des trois premiers jours du Raid, l’équipe de l’olympienne Lyne Bessette, la Mundial St-Raymond a fait une remontée spectaculaire aujourd’hui pour finalement remporter la victoire dans la catégorie quatuor mixte. L’équipe de Simon Côté, porte-parole du Raid International Gaspésie a terminé en troisième position dans la catégorie quatuor masculin.

Tous les raideurs s’entendent pour dire que ce raid a été très rapide, les équipes de têtes étant tellement rapprochées même après 3 jours, qu’elles se mettaient de la pression l’une l’autre, mais ceci a aussi permis de faire en sorte que plusieurs équipes aient eu l’impression de faire le raid ensemble, ce qui a eu pour effet de les rapprocher. Lors du banquet final, les différentes équipes n’avaient que de bons mots pour les équipes adverses avec qui ils s’étaient retrouvés tout au long du raid. Les bons mots allaient aussi à l’organisation, aux bénévoles et à la population qui ont marqué de belle façon le premier Raid International Gaspésie.

Cette somme est consentie dans le cadre de la nouvelle entente fédérale-provinciale relative au Fonds fédéral de la taxe sur l’essence et de la contribution du gouvernement du Québec pour les cinq prochaines années, et ce, pour la réalisation de travaux d’infrastructures.

Lors d’un premier point de presse tenu à Gaspé ce matin, le ministre Moreau a annoncé la répartition des montants pour quinze municipalités de la circonscription de Gaspé qui se présente comme suit : Cap-Chat (1 016 343 $), Cloridorme (594 384 $), Gaspé                   (4 417 538 $), Grande-Rivière (1 209 910 $), Grande-Vallée (687 323 $), La Martre                   (483 128 $), Marsoui (496 922 $), Mont-Saint-Pierre (471 821 $), Murdochville (600 263 $), Petite-Vallée (466 847 $), Rivière-à-Claude (455 766 $), Sainte-Anne-des-Monts                         (2 018 206 $), Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine (499 862 $), Sainte-Thérèse-de-Gaspé    (667 424 $), Saint-Maxime-du-Mont-Louis (682 801 $) pour un total de 14 768 538 $ dans Gaspé.

En après-midi à Bonaventure, le ministre a fait connaître la répartition des montants pour les 26 municipalités de la circonscription de Bonaventure qui se présente comme suit : Bonaventure (1 060 212 $), Caplan (899 207 $), Carleton-sur-Mer (1 346 945 $), Cascapédia–Saint-Jules (598 907 $), Chandler (2 233 512 $), Escuminac (562 952 $), Hope (569 284 $), Hope Town (511 168 $), L’Ascension-de-Patapédia (469 108 $), Maria    (1 002 775 $), Matapédia (578 555 $), New Carlisle (738 429 $), New Richmond (1 297 196 $), Nouvelle (821 645 $), Paspébiac (1 151 794 $), Pointe-à-la-Croix (760 137 $), Port-Daniel–Gascons (982 875 $), Ristigouche-Partie-Sud-Est (465 490 $), Saint-Alexis-de-Matapédia (550 062 $), Saint-Alphonse (586 243 $), Saint-André-de-Restigouche (463 229 $), Saint-Elzéar (536 269 $), Saint-François-d’Assise (583 756 $), Saint-Godefroi (526 093 $), Saint-Siméon (700 439 $), Shigawake (500 314 $) pour un total de 20 496 596 $ dans Bonaventure.   

Rejoint par GRAFFICI.CA sur la route entre les deux points de presse, le ministre Moreau s’est dit satisfait de la rencontre avec la presse locale et avec les maires. « On a passé une bonne heure ensemble et ils ont pu parler de leurs préoccupations. Ç’a été une rencontre constructive et pour moi une bonne occasion de prendre contact avec les réalités régionales et locales qui ne sont pas toujours prises en comptes par les programmes provinciaux, constate le ministre. On devra insuffler un peu plus de souplesse dans les programmes pour aider des communautés qui vivent des situations particulières. »

Ce qui a été annoncé aujourd’hui est la troisième entente du type entre le gouvernement fédéral et provincial. Il s’agit d’une entente de dix ans, mais les sommes annoncées aujourd’hui sont réparties sur les cinq premières années de l’entente.

« Ça donne aux municipalités un élément de prévisibilité. L’entente annoncée aujourd’hui est plus généreuse que les précédentes et pour les 5 années suivantes, ça va augmenter encore », assure le ministre qui précise que 20 % des montants accordés pourront être utilisés à d’autre fin que les infrastructures d’aqueduc et d’égout, par exemple pour l’amélioration de bâtiments.

Interrogé sur le fait que ces montants sont loin de satisfaire les besoins de la plupart des municipalités bénéficiaires, le ministre assure que c’est le mieux qu’il peut faire dans les conditions économiques actuelles.

« On est en négociation avec le gouvernement fédéral pour un autre programme “Chantier Canada”, qui devrait rendre disponible d’autres sommes pour les infrastructures, mais j’ai 1 133 municipalités au Québec et on n’imprime pas de l’argent… », conclut le ministre.

« Certains de ces jeunes en provenance de Grande-Rivière à Matapédia feront jusqu’à quatre heures d’autobus pour participer au prologue. L’objectif d’inspirer de saines habitudes de vie est atteint », se réjouit Daniel Labillois du Comité organisateur.

Les jeunes courront le long de la plage du camping pour ensuite prendre les vélos dans la grande courbe de l’avenue du Phare jusqu’au sentier de l’éperlan à l’est de Carleton. Ils parcourront ensuite à pied le sentier de l’Éperlan et reviendront à vélo, vers 14 h 30, au Parc Germain-Deslauriers pour un total d’une vingtaine de kilomètres de parcours.

« C’est certain que les coureurs du grand Raid prendront rapidement de l’avance sur les jeunes, on a du gros calibre en course, mais c’est le plaisir de se voir tous sur la même ligne de départ qui est inspirant pour les jeunes », commente M. Labillois.

Évidemment, le parcours des raideurs adultes sera plus ardu ce premier jour du Raid. Après la course sur la plage et le vélo jusqu’au sentier, ils atteindront le sommet du Mont-St-Joseph où ils auront une section escalade à effectuer. Leur arrivée est prévue en fin de journée jeudi à partir de 16 h 30 au Parc Germain-Deslauriers.

Ça, c’est pour le prologue, la première journée, mais chaque jour aura ses points de rencontre entre le public et les participants du Raid. Les organisateurs ont su d’ailleurs identifier clairement les endroits ou l’observation des concurrents sera possible. Un document complet précisant ces endroits est d’ailleurs disponible sur le site du Raid International Gaspésie.

« C’est une première. On ne sait pas ce qui va se produire, mais on espère que les gens seront nombreux sur le parcours. On veut en faire un véritable “happening” », souhaite M. Labillois.

Pour Endurance Aventure, organisateur du Raid, l’accessibilité est d’ailleurs ce qui caractérise l’évènement de Carleton-sur-Mer. « Ce qui fait la grosse différence, c’est la population, c’est les gens, les Raid ont l’habitude de se faire dans des secteurs éloignés, inaccessibles, mais ce n’est pas le cas ici », signale Jean-Thomas Boily d’Endurance Aventure.

Autre élément qui saura certainement attirer les curieux, c’est le Raid Artistique, qui se déroulera surtout aux environs du Barachois de Carleton-sur-Mer en même temps que le Raid sportif qui se déroulera sur le territoire de Cascapédia à Nouvelle.

En effet, à partir de demain, douze créateurs de la Gaspésie, du Saguenay, de Moncton et de Québec s’affaireront à réaliser une œuvre éphémère mettant en valeur le territoire à partir de matériaux naturels, pour la plupart glanés sur place.

Après deux jours de repérage et de conception in situ, les participants à l’Aventure Vaste et Vague disposeront de trois jours et demi, soit du 11 au 14 septembre, pour la réalisation de leur projet. Leur départ coïncidera aussi avec le départ des équipes sportives.

Les deux manifestations artistiques et sportives se termineront aussi au même moment que le Raid intergénérationnel qui se déroulera pour sa part le dimanche matin au tour du Parc Germain-Deslauriers. Encore là, l’organisation espère attirer les foules pour encourager les raideurs en fin de course et les équipes intergénérationnelles qui s’initieront à l’aventure dans un mini Raid participatif. Il est d’ailleurs encore temps de s’inscrire entre amis ou en famille pour prendre part à l’expérience.

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