le Lundi 21 septembre 2026

Que ce soit par la chanson, les poèmes, les contes, les récits, les slams ou l’animation, la prise de parole sera encouragée. Toutes les générations pourront profiter du Festival. Les aînés feront part de leurs mémoires et de leurs savoirs pour ensuite échanger avec les jeunes. Ces derniers auront la possibilité de s’exprimer et d’apprendre aux plus vieux comment fonctionnent leurs modes de communication.

« Cette année est particulière parce que nous voulons rapprocher les gens. La programmation est éclatée et tout le monde pourra prendre sa place. Nous aurons la chance d’en apprendre sur nos aînés, et ceux-ci verront comment les jeunes utilisent le langage web et les messages textes », explique Vincent-Olivier Bastien, le président du Festival.

Une édition variée et pour tous les goûts

La Gospel Chapel du Musée acadien du Québec à Bonaventure servira de lieu de rencontre fixe où les gens pourront assister à l’ouverture et à la fermeture du festival. « Nous irons dans les écoles, dans les centres de la petite enfance et directement dans les résidences pour personnes âgées des appartements Louisbourg à Bonaventure », ajoute M. Bastien.

Le Festival sera lancé le jeudi 15 mai à 17 h à la Gospel Chapel par Guillaume Arsenault, le porte-parole des Mots Parleurs, et par Rose-Hélène Tremblay, la romancière gaspésienne, qui sera d’ailleurs honorée. L’écrivaine de Saint-Siméon participera aux activités pour une première fois.

« L’an passé, on m’a invitée aux Mots Parleurs, mais je n’y ai pas participé. Pour une deuxième année consécutive, le Festival poursuit dans sa lancée avec son hommage aux écrivains vivants de la région. Ce sera toute une aventure d’avoir trois activités qui me sont dédiées », précise-t-elle. 

Le vendredi 16 mai à 20 h, « Une avalanche de mots » s’écroulera à la boulangerie La Pétrie de Bonaventure. Monologue théâtral et slams d’ados sont au menu. De plus, une scène ouverte sera à la disposition des artisans et des spectateurs par la suite. Samedi le 17 mai à 20 h, Les 8 Babins s’arrêteront au Centre Bonaventure dans le cadre de leur tournée Viva l’évolution. Le groupe pop/rock/reggae fera découvrir son tout nouvel album.

« Le lancement s’est très bien déroulé au Cercle. Nous étions une centaine de personnes lors du cinq à sept. À 20 h j’ai joué en duo avec René Talbot, en improvisation totale. J’étais à la batterie et René à la basse », explique M. Lebrasseur. Rappelons que c’est M. Talbot qui a enregistré Live en Studio!, un album qui s’est produit en seulement deux soirs.

Contrairement à Frank Zappa, la musique qui ressort de Live en Studio! est  expérimentale. « Zappa est toujours précis et à la perfection, tandis que mon album ne l’est pas. Je suis plutôt à la quête de spontanéité totale et de fraîcheur! Quand même, c’est toute une influence et une inspiration pour moi », précise le chef d’orchestre en improvisation qui aime travailler sans filet musical structuré.

Accompagné d’une guitare électrique, d’un violon électrique, d’une clarinette, de saxophones soprano, ténor, baryton, de deux saxophones alto, d’une batterie et de bruitages, Fred Lebrasseur arrive à faire ressortir le talent de chacun de ses musiciens avec beaucoup de couleur.

De la parole aux gestes

Grâce à sa quarantaine de signes manuels et de ses nombreuses expressions faciales, Fred Lebrasseur parvient à diriger les Improvisateux. Ceux-ci peuvent jouer librement sans avoir à apprendre de partitions. Ils doivent toutefois avoir une bonne écoute, être suffisamment ouverts aux sons qui les entourent et suivre les directives du maestro, qui sont parfois divulguées à la voix avant d’envoyer la musique. 

Pour Fred Lebrasseur, diriger des musiciens qui improvisent, c’est aussi ne jamais vraiment savoir à quoi ressemblera le produit final. « C’est toujours une question de perceptions. Est-ce qu’une musique que l’on peut qualifier de chaotique sera appréciée ou non? J’aime prendre des  »risques », mais est-ce que ce sont vraiment des risques? Il y a toujours de la place pour se mettre en danger. Maintenant, je le fais comme chef d’orchestre en improvisation. » 

Bref, Live en Studio! est une œuvre brute, qui nous amène dans une variété d’univers différents. Il touche parfois au rock progressif de King Crimson, passe à travers la surprise de Zappa, tombe dans le free-jazz de Coltrane, ou frôle la musique minimaliste de Glass, etc.

Pour M. Roy, de nouveaux défis s’offrent aux députés qui ont survécu à la vague rouge. « Je vais défendre le projet de la cimenterie. J’ai acquis une certaine crédibilité en politique, et ce, même auprès des libéraux. Gaétan et moi ne sommes pas diabolisés, ils devront nous aider à développer la région. Le projet est en ballotement, mais la caisse de dépôt est toujours là », explique Sylvain Roy.

Celui-ci ajoute qu’il travaillera pour que l’on priorise l’embauche gaspésienne. De plus, il précise que lorsqu’il faisait partie du gouvernement minoritaire péquiste, l’argumentaire était systématiquement bloqué quand il s’agissait d’instaurer des projets de loi.

Un rôle différent 

« Je devrai m’adapter à l’opposition. J’ai quand même une expérience de 18 mois en commission parlementaire. J’ai l’intention d’être poli, respectueux, mais incisif. Je suis avant tout un régionaliste. J’ai la volonté de développer ma région. » M. Roy ajoute qu’il tient à travailler avec le Parti Libéral. Il tient à travailler pour amener des projets structurants. Toutefois, il veut une solidarité, de l’entraide et du soutien entre les villages.

Malgré les résultats des élections, le député de Bonaventure ne pense pas que les libéraux ramèneront le Québec vers une crise sociale. « Ils ont eu leur leçon, j’espère et je souhaite qu’ils vont être à l’écoute des québécois. On a été capable de prendre Bonaventure dans un contexte de vague rouge. Les sondages mettaient les libéraux en avance. Ce que l’on a accompli est exceptionnel. »

De plus, M. Roy est convaincu qu’il y a un potentiel de croissance en mariculture et en pêche commerciale dans la Baie-des-Chaleurs. « Il faut déterminer les sites les plus profitables et établir une organisation  exemplaire. Cependant, il faut confier ça aux bonnes personnes. Cela ne doit pas être encore du copinage, et l’on doit démontrer un potentiel de développement performant », conclut-il.  

Sylvain Roy est arrivé à se faire réélire de justesse dans la circonscription de Bonaventure. Il défait Damien Arsenault, son principal rival, avec 45,6 % du suffrage contre 42,6 %. Le taux de participation à cette élection a été de 69,44 % des  36 179 électeurs inscrits.

Selon Damien Arsenault, même si le Parti libéral forme un gouvernement majoritaire, la Gaspésie « a perdu » en faisant élire deux députés péquistes.

« On va avoir des députés dans l’opposition. J’espère que les dossiers de la région pourront cheminer, qu’il y aura une bonne écoute à Québec. J’aurais tellement aimé être-là avec un gouvernement majoritaire pour défendre les intérêts de Bonaventure et de la région », a-t-il déclaré, quelques minutes après avoir livré un discours devant ses militants. 

M. Arsenault attribue sa défaite principalement au dossier de la cimenterie à Port-Daniel. « On a tenté de faire croire aux gens qu’avec un gouvernement libéral, le dossier ne se réaliserait pas. Et ça marché pour le Parti québécois », a-t-il déploré.

Chez les autres candidats, Patricia Chartier de Québec Solidaire n’a pu obtenir que 5,9 % des votes. Elle est définitivement déçue que les libéraux soient rentrés majoritaires pour ce qui est de l’ensemble du Québec, mais elle respecte le choix des citoyens.

Mme Chartier tient à garder espoir. Elle considère que son parti progresse encore, bien qu’il manque de visibilité. « Les gens ont peur de perdre leur vote. Le vote stratégique nous nuit beaucoup, mais il faut voir à long terme. Nous sommes comme des jardiniers. Nous avons semé des graines, il faut être patient. Je devrais être encore là lors de la prochaine élection », déclare-t-elle.

Jean-Marc Landry de la Coalition Avenir Québec arrive tout juste derrière QS avec 4,3 % des votes. Selon lui, les Québécois ont décidé de faire confiance aux vieux partis. M. Landry est déçu pour ses confrères, mais il se console en notant que la CAQ a reçu un appui similaire aux dernières élections.

D’autre part, M. Landry ne veut pas se projeter trop loin en ce qui concerne son avenir politique : « D’ici quatre ans, il peut se passer beaucoup de choses. Je crois que la position de la CAQ sur les dossiers de l’éolien et de la cimenterie de Port-Daniel n’a pas aidé ma campagne dans Bonaventure. Cela n’empêche pas que je considère que le plan d’affaires proposé est toujours trop élevé. On verra si le gouvernement libéral respectera sa promesse de poursuivre le projet », ajoute-t-il en faisant référence à la cimenterie.

Patrick Dubois, candidat pour le Parti Nul était à l’extérieur pour la soirée électorale. Contacté préalablement, il s’est contenté de nous rappeler que le candidat du Parti Nul n’est pas vraiment un candidat : « C’est seulement quelqu’un qui vient rendre possible l’annulation du vote dans sa circonscription. »

Néanmoins, M. Dubois est quand même parvenu à obtenir 1,1 % des votes et, du même coup, à devancer Louis-Patrick St-Pierre, le candidat d’Option Nationale qui a reçu un maigre appui de la population de Bonaventure. Ce dernier reste optimiste malgré sa récolte de 0,5 % des voix. Cela signifie une perte de 1,6 % comparativement à l’élection de 2012.

M. St-Pierre est encore jeune et refuse d’abandonner : « Je suis déçu c’est clair, mais je continue de croire en l’indépendance du Québec. Cela nous impose à la réflexion. Peut-être que le mouvement souverainiste aura intérêt à se consolider. Il va falloir se regrouper », précise-t-il. Le jeune candidat d’ON retournera maintenant à temps plein à ses études en histoire à l’Université Laval à Québec, et il prévoit même aller faire des études en Angleterre pour améliorer sa formation en relations internationales.  

(En collaboration avec Antoine Rivard-Deziel)

C’est à travers la reconstruction des infrastructures que les travailleurs des serres Jardins-Nature ont pu se remettre à travailler. La bâtisse qui avait été la proie des flammes est maintenant pratiquement complètement reconstruite.

 

« Nous avons 10 jours de retard pour l’année 2014. Les semis de tomate ont été plantés le 19 novembre. Nous commençons déjà à avoir de belles grappes de tomates. S’il fait beau comme prévu cette semaine, je suis confiant que nous pourrons avoir une bonne croissance », explique François Bouchard, directeur général et copropriétaire des serres Jardins-Nature.

 

M. Bouchard signale que lui et ses partenaires ont été chanceux dans leur malchance, puisque l’entreprise avait une bonne couverture d’assurance. De nouvelles serres similaires aux anciennes ont été reconstruites, la salle d’irrigation a été mise à jour et la salle de conditionnement d’emballage est dorénavant mieux adaptée aux normes de salubrité.

 

Impatients de retrouver leurs activités normales

 

Pour le moment, les bureaux se situent dans une roulotte de chantier, mais l’essentiel pour l’ensemble des travailleurs, c’est que les opérations des serres aient redémarré. Une dizaine d’employés ont été mis à pied. Normalement, les serres Jardins-Nature sont hors du marché trois mois durant l’année. Cette fois-ci, leurs clients ont dû attendre six mois. 

 

Toutefois, la période d’arrêt a permis la préparation du sol. Contrairement à l’habitude, plusieurs mois ont suivi le retrait des plants de tomates. Cela a permis d’enrichir le sol avec de l’engrais. La principale difficulté rencontrée lors de cette transition a été de coordonner l’automatisation du système de chauffage avec l’ouverture des toits et les différents types de systèmes d’informatiques qui gèrent les serres.

 

« Je suis passé il y a un mois, les plants n’étaient même pas encore transplantés. Cela a poussé! » raconte Christian Côté, le président du conseil d’administration et l’un des copropriétaires. Ce sont 90 à 95 % des travaux qui sont exécutés. Il restera le terrassement extérieur à faire. M. Bouchard est confiant qu’il pourra parvenir à s’entendre avec ses principaux clients : « c’est quand on va arriver sur le marché que l’on va savoir, mais tout le monde semble déjà répondre à l’appel. » 

En moyenne, il y a 1000 inscriptions par jeux. Cette année, les organisateurs des jeux espèrent attirer environ 1400 participants et 250 bénévoles. Trois nouvelles disciplines sont proposées : le badminton, le scrabble anglais et la voile. 

 

« Nous n’avons pas de confirmation pour la voile, car nous devons discuter avec Nelson Holmes, le président de la marina de Paspébiac, pour déterminer le parcours qui devrait passer dans d’autres marinas de la Baie-des-Chaleurs. Cette initiative nous permettrait de promouvoir notre belle marina », explique Christian Grenier, le coprésident des jeux. Normalement, cette discipline devrait se dérouler le samedi 14 juin de 9 h à 16 h.

 

Une ville qui s’implique

 

Audrey Bastien, la coordonnatrice des Jeux des 50 ans et plus, signale la contribution des partenaires financiers de l’évènement. Parmi eux, nous retrouvons le Carrefour 50 + du Québec, la Ville de Paspébiac, la MRC de Bonaventure, l’Unité régionale loisir et sport – GÎM, la Table de concertation des aînés – GÎM, Kino-Québec et l’Association des retraitées et retraités de l’enseignement du Québec.

 

« C’est ma deuxième année comme coordonnatrice. L’an passé, les jeux se déroulaient à Sainte-Anne-des-Monts. Nous avons eu 900 participants. Aucun problème d’autofinancement n’a été rencontré, même que cela a été l’une des meilleures années pour ce qui est du tirage de la voiture », précise Mme Bastien.

 

Cependant, il ne s’agit pas du même type d’organisation. Audrey Bastien explique que contrairement à l’année dernière, la municipalité qui accueille les jeux s’implique. « L’an dernier, c’était surtout le club des 50 ans et + qui a assumé l’organisation des jeux. Je suis optimiste pour cette année. Les gens de Paspébiac sont très accueillants et la saveur country typique de cette ville apportera de la couleur aux activités. » 

 

Le tirage d’une voiture sera effectué le 14 juin lors du banquet des jeux. Les billets seront en vente au coût de 5 $ dans les épiceries de la région. Ce moyen de financement permet généralement de recueillir 20 000 $ de profits nets par année.

 

La date limite d’inscription est le 27 avril 2014. Le dépliant des Jeux est disponible dans les Clubs des 50 ans et plus. Il est aussi possible de s’inscrire au www.urlsgim.com.

L’aide financière provient du Fonds d’aide aux initiatives régionales (FAIR). « C’est dans la foulée de la stratégie d’intervention gouvernementale pour le développement de la région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine. Nous nous sommes donné cinq ans pour réaliser des projets issus des priorités de développement de la région, que l’on qualifie de petits à moyens », explique M. Lelièvre. Six millions de dollars sont prévus pour ce fonds.

Le Naufrageur doublera sa production

La Microbrasserie Le Naufrageur est le principal bénéficiaire de cette aide financière. Au total, 100 000 $ ont été accordés à l’entreprise pour qu’elle puisse doubler sa capacité de production par l’agrandissement du bar et de l’espace dédié au brassage de la bière. L’investissement total est évalué à 770 000 $.

« À la suite de ces modifications, nous pourrons créer de nouveaux emplois pour faire la promotion de nos bières vers de nouveaux marchés et pour aider l’équipe de production. Cela nous permettra de doubler notre production en passant de 150 000 litres de bière par année à 300 000 litres d’ici 3 ans », précise Philippe Gauthier, l’un des propriétaires du Naufrageur.

30 000 $ pour la Sation piscicole Raymer

Pour Raynald Mercier, l’embauche d’un agent de commercialisation facilitera la mise en marché des produits de la Station piscicole Raymer, à New Richmond. Ce sont 202 000 $ qui seront investis au total pour les trois années de services d’un spécialiste en marketing. L’aide gouvernementale est de 30 387 $ la première année et elle prévoit couvrir 50 % de l’investissement final.

Un film sur l’Empress of Ireland

Aussi, l’Agence Gaspa reçoit une aide financière de 4 069 $ du gouvernement pour financer le film de Jean Guénette, « L’Empress of Ireland, 100 ans plus tard : le retour ». Le documentaire commémoratif de la tragédie maritime présentera des images à plus de 160 pieds de profondeur de l’épave qui a fait naufrage. C’est pour cette raison que la production a nécessité de l’équipement de tournage sous-marin.

De plus, la municipalité de Maria a reçu une aide de 11 318 $ pour l’embauche d’un coordonnateur pour le développement culturel et patrimonial de la municipalité. Enfin, Cascapédia-Saint-Jules et le village gaspésien de l’héritage britannique se sont vus accorder des sommes de 14 166 $ et de 17 820 $ respectivement pour l’embauche de coordonnateurs qui planifieront et organiseront des activités sociales, culturelles, sportives et de loisirs.

 

Mme Racine espère que la direction de l’établissement fera un compromis pour permettre l’accouchement à domicile ou dans une éventuelle maison de naissance à l’intérieur d’un rayon d’une distance raisonnable de l’hôpital.

 

À l’été 2012, le Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens (CMDP) de l’hôpital de Maria se dit contre l’accouchement à domicile, puisque le Collège des médecins du Québec (CMQ) ne l’autorise pas pour les médecins.

 

Selon Marie-Josée Racine, l’Ordre des sages-femmes du Québec n’acceptera pas que la future sage-femme engagée par l’hôpital de Maria se contente de faire des accouchements en milieux hospitaliers. « La sage-femme doit avoir un pouvoir décisionnel semblable à celui des médecins. Bien sûr, toutes les grossesses à risque sortent du champ de pratique de la sage-femme. »

 

Pour la Dre Christine Beaudet, gynécologue-obstétricienne au Centre hospitalier régional de Rimouski, dans un monde idéal, les sages-femmes devraient être intégrées à l’hôpital. « Nous avons des formations différentes, les sages-femmes ne sont pas formées pour déterminer quand il est nécessaire de procéder à une césarienne. » Elle ajoute qu’elle considère que la maison de naissance qui se trouve à Mont-Joli est trop loin de l’hôpital.

 

Catherine Doiron est une sage-femme qui pratique à Chicoutimi. Originaire de Newport, elle aimerait revenir travailler dans la région. Elle a d’ailleurs écrit à Jean-Philippe Legault, le directeur général du Centre de santé et des services sociaux (CSSS) de la Baie-des-Chaleurs, pour manifester son intérêt pour le poste qui sera créé d’ici un an. Mme Doiron se dit également intéressée à participer au comité de travail pour baliser et définir les modalités du projet.

 

« Je crois qu’il est possible de travailler en interdisciplinarité. Jusqu’à maintenant, je n’ai pas fait d’accouchements, mais j’ai assisté à de nombreux accouchements pendant mes stages. Bref, j’ai suivi une formation pour détecter les situations anormales » précise-t-elle.

 

Catherine Doiron estime le salaire annuel d’une sage-femme à 60 000 $ par année quand elle travaille à temps plein. Pour M. Legault, il est difficile de justifier l’implantation d’une maison de naissance à proximité de l’hôpital compte tenu du faible taux d’accouchements, de la superficie du territoire desservi par le CSSSBC, de l’absence d’un gynécologue-obstétricien à Maria et du déséquilibre budgétaire actuel.  

Les stations gaspésiennes ont, pour la plupart, dû fermer pendant le grand froid du 2 et 3 janvier. Néanmoins, une bonne dose de neige était au rendez-vous pour le sport de glisse. Ces dernières semaines cependant, la pluie a endommagé l’état des pentes.

 

Pour Bernard Lemieux, ce n’est pas catastrophique. Le Centre de plein air de Cap-Chat a déjà 15 ouvertures cette saison. « Normalement, on a seulement trois ouvertures à ce stade-ci de l’année. Nous avons eu 125 skieurs sans passe de saison depuis la journée d’ouverture. »

 

L’enthousiasme est similaire au Centre de plein air de la Haute-Gaspésie de Sainte-Anne-des-Monts. Bien que le centre de ski était fermé le dimanche 12 janvier, à cause des conditions climatiques, l’horaire normal a pu reprendre vendredi dernier.

 

À Gaspé, le Mont Béchervaise offre présentement des conditions de ski de printemps. Michel Smith, le directeur général, admet que la pluie a éliminé une bonne partie de la neige qui avait été accumulée, mais il reste une bonne base. « Nous travaillons pour maintenir notre horaire habituel. Nous sommes rendus à 30 % de nos ventes espérées pour cette année. »

 

La neige tombée dimanche soir était indispensable

 

Antoine Bazinet, le directeur du Mont-Miller à Murdochville, demeure réaliste. « Les conditions ne sont pas fantastiques. Nous avons eu beaucoup de monde, mais depuis la journée à -43 degrés Celsius, cela s’est calmé. La neige est nécessaire pour couvrir le verglas des derniers jours. »

 

Même constat au Petit-Chamonix. Geneviève Labonté estime que la pluie est venue tout gâcher. « Je suis satisfaite de la période des fêtes. Nous avons vendu 250 billets en 10 jours en plus des skieurs ayant une passe de saison. » Cependant, la météo a forcé la station à fermer la fin de semaine du 11 janvier pour préserver la neige.

 

La station touristique Pin Rouge se trouve dans la même situation que les autres stations gaspésiennes. La station a connu une bonne période des fêtes, mais depuis la pluie, ce ne sont plus toutes les pistes qui sont skiables. 

L’ensemble des membres du syndicat a voté en faveur du plan d’action. Jusqu’à maintenant, aucune sortie médiatique n’a été faite. Cependant, de nombreux courriels ont été envoyés au Conseil du Trésor pour désapprouver le nivèlement vers le bas de leur profession.

 

Ce moyen de pression consiste à envoyer un courriel au Conseil du trésor chaque fois qu’une ou un enseignant effectue une tâche autre que celles directement liées à l’enseignement. Des cartons indiquant « zone de travail non reconnu » ont aussi été envoyés.

 

« Présentement, le quart des enseignants collégiaux est remplacé à Carleton. C’est pour cette raison que la mobilisation de l’Opération dérangement 21 est toujours en phase 1. Nous aurons bientôt besoin d’une participation active de la part des professeurs », explique la présidente du Syndicat des enseignantes et des enseignants du Centre d’Études Collégiales de Carleton, Marjorie Dallaire.

 

Québec ne bouge pas

 

Le professeur d’histoire Michel Landry a rencontré le Député de Bonaventure, Sylvain Roy, pour obtenir son appui dans le dossier. Ce dernier aurait fait la promesse de faire des démarches, car « il s’est dit sensible à la question », assure M.Landry.

 

Cette semaine, Québec Solidaire a publié un communiqué pour appuyer les enseignants du Centre d’Études Collégiales de Carleton-sur-Mer pour qu’ils obtiennent : « la reconnaissance des tâches effectuées hors des salles de classe, la reconnaissance des diplômes de maîtrise et de doctorat et la reconnaissance de leur appartenance à l’enseignement supérieur. »

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