le Lundi 21 septembre 2026

Cette nouvelle technologie produira une diffusion des vagues courtes provenant du sud-ouest. Les brise-lames seront ancrés par des blocs de béton. L’atténuation de la houle rendra possible un réaménagement de la marina, tout en protégeant les bateaux. Au moins huit nouvelles places seront disponibles dès l’été 2014.

 

Le chargé de projet Danny Nadeau convient que ce n’est pas une solution parfaite mais qu’elle permettra d’améliorer les choses. « Nous avons une garantie de 20 ans sur les brise-lames. Nous pourrons à nouveau attirer les navigateurs de plaisance. Une clientèle qui délaissait la marina de Carleton parce que leur bateau pouvait être endommagé et qu’il y avait trop de mouvement pendant leur séjour à quai. »

 

De son côté, le président du club nautique, Réjean Allard, tient à observer le résultat final avant de réaménager complètement la marina, bien qu’il soit optimiste. « Les brise-lames sont conçus pour des vagues courtes d’une longueur d’onde de cinq secondes. En hiver, nous les déplacerons à l’intérieur du bassin puisqu’ils peuvent supporter la glace. »

 

Sept brise-lames à 35 000 $ l’unité et de nouveaux pontons 

 

Le coût total de la première phase du réaménagement s’élève à 320 000 $. La directrice générale du CLD d’Avignon, Hélène Bernier, explique qu’il manque environ 10 000 $ pour englober les dépenses prévues. « Nous pourrons obtenir ces fonds grâce aux commanditaires », lance-t-elle.

 

Outre le financement du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire, la MRC et le CLD d’Avignon, le Fonds de Soutien aux Territoires en Difficulté, la Caisse Populaire Desjardins et la Ville de Carleton participent au projet. Le Club Nautique prévoit acquérir un prêt d’environ 40 000 $.   

Hier, la station touristique Pin Rouge procédait au lancement de sa campagne majeure de financement. Avec Jean-Marie Perreault comme président d’honneur, les membres du cabinet de campagne insistent sur l’importance d’assurer la pérennité de l’infrastructure régionale. L’objectif demeure d’amasser un million de dollars, mais ils sont conscients que les derniers 300 000$ seront les plus difficiles à obtenir.

 

Le maire de New Richmond Éric Dubé n’a pas voulu se risquer à estimer le montant du déficit car il vient tout juste d’arriver à la mairie. Cependant, il est conscient que la station de ski n’est pas rentable. Il s’est engagé à faire un portrait global de la situation financière de Pin Rouge en janvier quand il connaîtra mieux le dossier. «La ville de New Richmond a mis 150 000$ cette année pour remédier au déficit d’opération. Nous continuerons à faire cette mise de fonds annuellement  pour consolider le projet», ajoute-il.

 

De son côté, l’ancienne mairesse de New Richmond et la Présidente des dons majeurs, Nicole Appleby, explique qu’une restructuration a été faite pour comprimer les dépenses et augmenter les revenus. Le plan de match est d’arriver à récupérer des bénéfices dès 2014.

 

La sollicitation se poursuivra jusqu’en avril. Au total, 775 000$ sont prévus pour les besoins de la station de ski. L’acquisition d’une dameuse neuve et une mise à niveau du télésiège pour remédier aux ennuis mécaniques et électriques sont les principaux investissements prévus pour la montagne de ski.

 

Les 225 000$ restants seront engagés dans la programmation estivale et devraient permettre le maintien esthétique du pavillon d’accueil et l’installation d’une climatisation. Le but est de pouvoir accueillir plus d’évènements comme des réunions d’affaires, des colloques, des mariages et d’autres activités rémunératrices. Un mur d’escalade et différents jeux pour enfants font aussi partie des plans de la campagne.

 

 

La régionalisation des coûts envisagée

 

Contacté lundi, le préfet de la MRC de Bonaventure Jean-Guy Poirier, explique qu’une régionalisation des coûts de l’infrastructure serait très complexe. «Il n’y a pas eu de demande depuis 15 ans et c’est le conseil des maires qui décide si l’on fait une demande.» Pour Éric Dubé, il y a du travail à faire avant de considérer cette avenue. «Nous devons premièrement développer le lien pour éventuellement en venir à un consensus avec les autres municipalités de la région.»

Le comité «Transformation» de la table de concertation bioalimentaire de la Gaspésie élargit ses horizons en ouvrant maintenant ses portes au secteur agroalimentaire. En effet, la table veut établir un partenariat entre la mer, la terre et la forêt pour que toutes les entreprises biolalimentaires de ces secteurs puissent bénéficier des services disponibles dans la région.

 

«Le but premier de l’évènement est de conscientiser les producteurs et les transformateurs de la région du mariage des différents secteurs bioalimentaires. De plus, nous voulons faire connaître l’ÉPAQ et Merinov qui sont complémentaires et qui peuvent propulser une entreprise grâce à leur expertise.» explique Johanne Michaud, coordonnatrice de la Table de concertation bioalimentaire.

 

Les gaspésiens au rendez-vous

 

La ferme Donald Roussy, à St-Siméon, produit principalement des framboises et des asperges. M. Roussy fait partie du conseil d’administration de la table de concertation. Selon lui, le laboratoire de l’ÉPAQ est sous-utilisé. Cette école possède, entre autre, une usine de transformation du poisson, des laboratoires de biochimie et une serre d’aquaculture. «L’idée est de faire connaître les services de transformation de l’usine pilote qui est à la fine pointe de la technologie. Avec les personnes ressources, les entreprises peuvent être aidées dans leurs efforts, à des coûts raisonnables, pour la mise en marché de leur produit.» M. Roussy convient que c’est à petite échelle, mais cela offre un bel exemple de ce qu’on peut retrouver industriellement.

 

Auparavant, les entrepreneurs devaient se déplacer à La Pocatière ou à St-Hyacinthe pour acquérir ce type de connaissances. «L’ÉPAQ veut se doter d’une clientèle pour offrir des cours et des formations, mais elle peut aussi amener une valeur ajoutée en développant des produits de qualité», souligne M. Roussy. Bref, pour l’ensemble des membres de la table de concertation bioalimentaire de la Gaspésie, tous les acteurs concernés en sortiraient gagnants.

 

Donald Roussy connaît bien les services offerts par l’ÉPAQ, mais c’est surtout la présence de Merinov à l’évènement qui le pousse à y assister. «Ce sont des experts méconnus». Jeudi sera donc une journée essentielle pour découvrir les détails du centre d’innovation de l’aquaculture et des pêches du Québec. C’est d’ailleurs avec les professionnels de Merinov que le Fumoir Monsieur Émile a su se moderniser tout en conservant son caractère artisanal.

 

De son côté, Daniel Deraiche, producteur de camerises au Gîte la Conche Saint-Martin à Port-Daniel, voit une opportunité pour recevoir des réponses à ses questions. Il tient à s’assurer de la bonne marche à suivre pour bâtir une entreprise de transformation, un projet qu’il envisage d’ici trois ans. Il voit l’usine pilote de transformation d’un bon œil. « La culture de la camerise n’est pas fréquente au Québec. Si l’ÉPAQ est intéressée à travailler avec des petits fruits, je crois que j’arriverai à un produit de qualité. » M. Deraiche est d’autant plus enthousiaste qu’il est situé dans le même secteur géographique.

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