Dans un premier temps, vous affirmez que « lorsque vous regardez la période couverte par les CLD, vous notez que leurs actions en développement économique n’ont eu aucune incidence positive sur la réduction du taux de chômage dans les régions ». Une telle affirmation révèle une profonde méconnaissance du rôle et de l’action des CLD, qui plus est, est contraire à la réalité.
Cependant, la coalition ne souhaite pas amorcer un débat stérile. L’incertitude créée par votre gouvernement depuis le 7 avril 2014 fait en sorte que les acteurs locaux et régionaux doivent travailler sans relâche, afin de minimiser les impacts de vos décisions sur la vitalité des milieux ruraux.
Par ailleurs, vos propos blessants à l’endroit du maire de Gaspé témoignent d’un manque de respect flagrant et n’ont pas leur place dans le débat public, surtout qu’il a agi à plusieurs occasions, à titre de porte-parole de la coalition. Ce n’est certainement pas en personnalisant ce débat que votre gouvernement parviendra à défendre l’attaque en règle qu’il inflige aux régions et à leur développement. De plus, nous estimons que ce genre de discours est condescendant, méprisant et inacceptable de la part d’un ministre.
En terminant, nous vous rappelons que la coalition « Touche pas à mes régions! » est un regroupement non partisan qui représente des élus, des représentants de la société civile, des organisations et des municipalités de régions du Québec. Nous souhaitons que le gouvernement entame rapidement un dialogue sérieux et durable avec des représentants des régions en vue de trouver des solutions qui permettront d’atteindre l’équilibre budgétaire tout en contribuant à la vitalité et au développement des régions du Québec.
Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, nos respectueuses salutations.
c.c M. Philippe Couillard, premier ministre du Québec
Source : Touche pas à mes régions
J’ai également profité de l’occasion pour vous adresser en leur nom une question. Je vous ai demandé de prendre le temps de bien y réfléchir et d’en discuter avec vos collègues du cabinet. Je vous rappelle cette question : « Quels sont, à votre avis, les impacts réels des mesures d’austérité qui ont été adoptées au cours des derniers mois pour les Gaspésiennes et les Gaspésiens? » Je vous faisais également remarquer que la société civile vous tend la main, qu’elle veut travailler avec vous.
Plus de deux mois plus tard, nous voulons une réponse à notre question SVP. Et avant de communiquer avec nous, je vous invite à prendre connaissance, si ce n’est déjà fait, des propos du prix Nobel d’économie 2001, Joseph Stiglitz, et d’autres experts comme Karl Polanyi ou Thomas Piketty. Ces économistes chevronnés démontrent tous la même chose; les mesures d’austérité ne fonctionnent pas. N’en déplaise aux tenants de l’école de Chicago, les preuves sont accablantes. Pour contrer les inégalités, redresser les finances publiques et stimuler l’économie, votre approche est vouée à l’échec. Mais il n’est peut-être pas trop tard pour limiter les dégâts. Votre gouvernement est-il prêt à changer de cap?
Merci de votre attention et à très bientôt.
Philippe Garon
« DES ARGUMENTS QUI REPOSENT SUR DU VENT«
M. Dubuc,
Dans votre chronique du 14 mars 2015 « L’éolien, une industrie qui repose sur du vent »
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, vous dressez un portrait de l’énergie éolienne produite au Québec.
Le hic – et c’en est tout un – est que votre argumentaire est, à mon avis, incomplet et inexact à plusieurs égards. En cette période de grands questionnements quant à l’avenir énergétique du Québec, il m’apparait important de rectifier certains faits.
Premièrement, vous soutenez que l’énergie éolienne coûte en moyenne 10 cents le kilowattheure, soit plus que la filière hydroélectrique. Il aurait été intéressant que vous mentionniez dans votre analyse le dernier contrat d’achat d’énergie éolienne accordé en 2014, qui établit à 6,3 cents le kilowattheure le coût lié à cette production. Un coût moindre, donc, que le projet La Romaine, estimé à 6,4 cents le kilowattheure.
D’ailleurs, tout comme la majorité des méga projets publics, il ne serait pas surprenant que le coût final de La Romaine soit malheureusement supérieur à cette prévision. De plus, il aurait été pertinent que vous souligniez le fait que les frais d’amortissement de l’industrie éolienne s’étalent seulement sur 25 ans, alors que ceux liés à la filière hydroélectrique s’échelonnent sur plus de 100 ans.
Deuxièmement, sur le plan environnemental, vous attribuez l’expression énergie verte à l’hydroélectricité, mais sans développer davantage cet aspect. Ceci m’apparait un peu gratuit. En effet, la plus élémentaire des comparaisons des impacts environnementaux des deux modes de production d’énergie ferait ressortir hors de tout doute le net avantage de l’éolien comparativement aux barrages hydroélectriques.
Enfin, vous induisez que la dernière hausse tarifaire d’Hydro-Québec constitue une
« sorte de taxe spéciale pour le développement de la Gaspésie ». Ces propos sont faux et frôlent carrément le mépris.
Sur les quelque 5000 emplois créés par l’industrie éolienne québécoise, 1200 se trouvent sur le territoire gaspésien. Faites le calcul. La filière éolienne bénéficie directement à 4 fois plus de travailleurs et travailleuses situées ailleurs au Québec, majoritairement dans les grands centres.
S’il y a « taxe spéciale au développement », comme vous le dites, elle profite à l’ensemble du Québec, et non seulement aux Gaspésiens. Force est de constater que vous en faites porter beaucoup sur les épaules de la Gaspésie.
Nous pouvons donc convenir, M. Dubuc, qu’il n’y a pas seulement que l’éolien qui repose sur du vent, mais également certaines de vos affirmations.
Gaétan Lelièvre,
Député de Gaspé
Porte-parole de l’opposition officielle en matière d’affaires municipales
et de développement des régions
ÉGALEMENT ENVOYÉE CETTE SEMAINE:
UNE LETTRE ADRESSÉE AU GOUVERNEMENT PAR LES MAIRES DE GASPÉ, NEW RICHMOND ET MATANE.
LADITE LETTRE CONCERNE LA POLITIQUE ÉNERGÉTIQUE DU QUÉBEC… ET, PARTICULIÈREMENT, « L’IMPORTANCE DE MAINTENIR LE DÉVELOPPEMENT DE LA FILIÈRE ».
À l’aube de l’élaboration de la future politique énergétique du gouvernement du Québec, prévue pour 2016, et au moment où un changement de garde se produit du côté d’Hydro-Québec, les villes de Gaspé, Matane et New-Richmond s’unissent pour transmettre leurs recommandations au gouvernement, en ce qui a trait à l’importance de maintenir le développement de la filière éolienne au Québec.
Pour Gaspé, Matane et New-Richmond, cette industrie représente une part majeure des emplois manufacturiers, contribuant grandement à leur vitalité et à leur diversité économiques. La filière éolienne est littéralement ancrée dans les communautés de l’Est-du-Québec et c’est tout le Québec, incluant la métropole, qui bénéficie de ses retombées économiques.
L’éolien, en chiffres, c’est :
– 1200 emplois directs en Gaspésie et dans la MRC de la Matanie, générés directement par la filière éolienne;
– 4000 emplois ailleurs au Québec;
– Parmi ces 4000 emplois, 1000 emplois dans la région de la métropole!
– 150 entreprises spécialisées, en seulement 15 ans de déploiement de la filière;
– Plusieurs centres et chaires de recherche partout au Québec.
Qualitativement, la filière éolienne représente la chaîne d’approvisionnement la plus complète au Canada, une véritable réussite pour nos régions et pour le Québec en entier.
L’éolien, c’est le meilleur exemple d’une industrie génératrice de richesses partout sur le territoire québécois!
Marge de manoeuvre et non surplus d’énergie
Depuis l’arrivée de la filière éolienne, les gestionnaires d’Hydro-Québec, qui sont pour la plupart réticents au développement de cette filière, ont changé de vocabulaire pour exprimer ce qu’ils appelaient à l’époque leur marge de manoeuvre. Afin de projeter une image négative de l’éolien, les biens pensants d’Hydro-Québec parlent maintenant de surplus énergétiques. Plusieurs médias et commentateurs de tout acabit – et parfois même, Hydro-Québec – ont analysé la situation énergétique du Québec en attribuant à la filière éolienne les coûts engendrés par les surplus d’énergie. Cette marge de manoeuvre est nécessaire et elle est de plus en plus mince. D’ailleurs, un nouvel appel d’offres de 500 mégawatts vient d’être lancé par Hydro-Québec Production pour augmenter cette marge de manoeuvre.
Les calculs véhiculés dans les médias nous apparaissent simplistes dans la mesure où ces mégawatts disponibles, en période de faible consommation, représentent également une opportunité formidable pour le Québec de développer différents projets ou grappes d’entreprises diverses (électrification des transports, serveurs informatiques énergivores, aluminerie, etc.) contribuant ainsi à la création d’une richesse économique tout en améliorant notre bilan environnemental grâce à nos énergies propres que sont l’hydroélectricité et l’énergie éolienne.
De plus, le réel problème ne serait-il pas de tomber en pénurie d’électricité au Québec ? Et à quel prix ? Nous pouvons prendre pour exemple le prix payé par Hydro-Québec en période de pointe hivernale! Il ne suffirait que d’un ou deux projets majeurs s’implantant au Québec pour que nos surplus soient épuisés!
Le coût réel de l’énergie éolienne
Contrairement à ce que prétendent les opposants à la filière éolienne, le coût d’un kilowattheure obtenu par Hydro-Québec est de plus en plus compétitif et se situe à environ 6,3 cents, tarif comparable au coût de l’énergie fournie par les nouvelles centrales hydroélectriques qui seront construites par Hydro-Québec. C’est ce que démontre le dernier appel d’offres, dont les résultats ont été dévoilés en décembre dernier.
À ceux qui prétendent que les coûts de l’énergie éolienne sont exorbitants ou de l’ordre de 15 cents le kilowattheure, nous répondons : ces données sont désuètes! N’oublions pas que les meilleures rivières du Québec ont déjà été pillées pour les barrages actuels d’Hydro-Québec et que l’industrie éolienne diminue continuellement ses coûts depuis 15 ans : alors, nous savons que l’avenir de la filière éolienne représente à la fois LE choix le plus économique et LE choix le plus écologique pour notre approvisionnement énergétique!
La nécessité d’offrir une vision à long terme et structurée pour l’industrie éolienne
Comme toutes les industries, l’éolien a besoin d’un signal fort et à long terme de l’appui du gouvernement du Québec. C’est en offrant aux entrepreneurs un environnement réglementaire clair et une vision d’avenir structurée que ceux-ci seront en mesure de fournir le meilleur prix possible à Hydro-Québec et davantage d’emplois de qualité aux Québécois et aux Québécoises.
Le développement des villes de l’Est-du-Québec est directement relié à cette industrie d’avenir, verte, économique et créatrice de richesse pour tout le Québec. Avec une volonté ferme du gouvernement du Québec et la participation de tous les acteurs de l’industrie, il est possible d’attirer encore plus d’emplois manufacturiers dans notre région en plus d’exporter l’expertise de nos centres de recherches, le savoir-faire de nos travailleurs et l’équipement de haute qualité de nos manufacturiers.
Il faut à tout prix saisir l’opportunité de devenir les meilleurs en Amérique du Nord et s’engager fermement dans cette industrie d’avenir, verte, économique et écologique! Nous sommes convaincus que le Québec a tout à gagner en offrant une Politique énergétique pour les 10 prochaines années.
Daniel Côté, maire de Gaspé
Jérôme Landry,maire de Matane
Éric Dubé, maire de New-Richmond
Dans son projet de loi 10, le ministre de la Santé Gaétan Barrette a choisi d’exclure les conseils des sages-femmes des conseils d’administration des futurs établissements de santé, les CISSS. Ce faisant, il fait subir à la profession sage-femme un recul inacceptable qui aura des répercussions sur l’accès des femmes à leurs services.
En 1999, la profession a été légalisée à la suite d’une mobilisation massive des Québécoises et des Québécois. D’autres avant nous ont milité pour que les femmes puissent bénéficier de suivis de grossesse adaptés à leurs besoins, accoucher dans le respect et la dignité et là où elles le souhaitent en maison de naissance, à domicile ou en centre hospitalier). En 2010, une enquête menée auprès des femmes en âge d’avoir un enfant indiquait que 26 % d’entre elles désiraient accoucher à l’extérieur de l’hôpital. Or, à ce jour, seulement 3 % des Québécoises ont accès aux services de sages-femmes, les seules professionnelles qui les accompagnent hors centre hospitalier.
Dans la politique de périnatalité 2008-2018 publiée sous Philippe Couillard, le Parti libéral s’était donné comme objectif de rendre accessibles les services de sage-femme et les maisons de naissance dans les différentes régions du Québec. Au lieu de répondre à la demande croissante des femmes et des familles du Québec, le ministre Barrette est en train de saboter l’intégration des sages-femmes dans le réseau public de la santé. Il se trouve aussi à renier leur expertise en termes d’organisation de soins et de services. Est-il besoin de rappeler que la pratique sage-femme répond à la fois aux besoins de la population, mais aussi aux enjeux actuels d’organisation du réseau de la santé?
Un recul inacceptable
Lors de la légalisation en 1999, le législateur a jugé essentiel que les conseils des sages-femmes siègent aux conseils d’administration des centres de la Santé et des Services Sociaux (CSSS) et ce, en raison de leur haut niveau de responsabilité et d’autonomie professionnelle, enchâssées dans la Loi sur la Santé et les Services sociaux. Aujourd’hui, le ministre Barette veut leur enlever ce droit. Avec cette exclusion, le conseil des sages-femmes deviendrait le seul conseil professionnel sans représentation aux CA des CISSS.
La contribution des sages-femmes permet de désengorger les salles d’accouchement des hôpitaux, de diminuer les taux d’interventions obstétricales de même que les hospitalisations, le tout se traduisant par des économies substantielles pour notre système de santé. En assurant les suivis de grossesse à bas risque, elles accordent également aux médecins une plus grande disponibilité pour les femmes qui nécessitent leur expertise médicale. Dans un contexte où le manque de ressources pour les femmes enceintes et qui accouchent se fait cruellement sentir, la décision du ministre Barrette, cautionnée par le premier ministre Couillard, est incohérente en regard de tous les engagements du gouvernement en matière de périnatalité.
L’exclusion des sages-femmes aura comme conséquence de les isoler des lieux d’orientation et de planification stratégique. Elle viendra aussi alimenter la méconnaissance d’une grande partie de la population et des professionnels du réseau de la santé. Beaucoup de préjugés perdurent à leur égard et les bâillonner en diminuant leur présence dans le réseau de la santé contribuera à maintenir cette situation.
Il n’est pas trop tard
Nous avons encore ici une illustration concrète de l’attaque envers les femmes à laquelle le gouvernement se livre dans son plan d’austérité, dont le projet de loi 10 constitue un morceau important. Le ministre Barrette doit honorer les engagements de son parti et reconnaitre concrètement l’importance de soutenir l’intégration des sages-femmes en tant que professionnelles de la première ligne dans le système de santé public.
Nous soutenons et souhaitons plus de services de sage-femme et de maisons de naissance au Québec et sommes convaincues que l’exclusion de sages-femmes des CA des futurs CISSS va à l’encontre du développement de l’accès à ces services. Par conséquent, nous lui demandons de maintenir la présence des sages-femmes aux CA des CISSS et de respecter ainsi la volonté de choisir de milliers de femmes du Québec.
Pendant ce temps, dans la Baie-des-Chaleurs
Le comité de travail visant l’intégration d’un service sages-femmes pourrait déposer, au prochain CA du CSSSBC et sans que cela ne fasse l’unanimité au sein même du comité, un projet d’entente qui limiterait les sages-femmes à travailler exclusivement à l’intérieur des murs de l’hôpital de Maria, ce qui ne correspond pas aux normes de la pratique sage-femme ni ne répond aux besoins de la population. En effet, la pratique sage-femme vise notamment à donner le choix du lieu de naissance (hôpital, maison de naissance ou domicile) aux familles accompagnées. L’accouchement à domicile accompagnée d’une sage-femme demeure par ailleurs l’option privilégiée pour de nombreuses familles de notre territoire : elles ont été près de 40% à mentionner que ce serait leur premier choix dans un sondage réalisé au printemps dernier par le collectif Accès sages-femmes Baie-des-Chaleurs.
Catherine Landry
pour le collectif Accès sages-femmes Baie-des-Chaleurs
qui revendique depuis sept ans un service sages-femmes dans la Baie-des-Chaleurs
Par une gouvernance décentralisée et à notre image. Par la mobilisation de toutes les forces vives de nos territoires, composés de citoyens, d’élus, d’entrepreneurs, de représentants des secteurs communautaires, culturels, de la santé, de l’éducation ou des institutions publiques. Nous voulons avant tout un développement durable de nos territoires, au bénéfice de l’ensemble des Québécois.
Nos origines influencent nos façons de faire, notamment par la culture du consensus, par le partage de nos savoirs et par le travail acharné. Notre but est de créer ensemble une richesse collective. Nous refusons un mode de gouvernance qui prive les régions du Québec de leurs pouvoirs décisionnels.
Nous sommes fortement attachés à nos territoires, que nos prédécesseurs ont construits avec bravoure, audace, ingéniosité, créativité, et ce, toujours dans un esprit de collaboration. Notre savoir-faire dans les domaines de l’agroalimentaire, de l’énergie, des pêcheries, des forêts et des mines a souvent traversé nos frontières.
Nous voulons des régions où tous les citoyens s’unissent pour faire en sorte que l’on demeure des moteurs de développement social et économique, qui contribuent à la prospérité de l’ensemble des Québécois.
Avec ses décisions, le gouvernement du Québec brise l’élan que nous nous sommes donné en entamant une démarche de centralisation sans précédent, privant par le fait même les régions de leviers de développement essentiels à notre épanouissement, tant économique que social et culturel.
Aujourd’hui, nous nous adressons d’une seule voix au gouvernement du Québec pour lui demander de sursoir aux décisions qui concernent le développement régional. Les régions veulent s’engager dans un dialogue avec le gouvernement et être notamment entendues dans le cadre des auditions sur le projet de loi n° 28 : Loi concernant principalement la mise en œuvre de certaines dispositions du discours sur le budget du 4 juin 2014 et visant le retour à l’équilibre budgétaire en 2015-2016. Par ailleurs, nous exigeons que le gouvernement entame une réflexion sérieuse, en collaboration avec l’ensemble des acteurs concernés, pour convenir d’une vision de développement durable des régions du Québec.
Nous croyons en un avenir prospère pour nos régions. Nous croyons aussi à la solidarité qui unit les acteurs de notre développement. Nous voulons protéger nos réussites. Nous voulons avoir le droit d’adapter les programmes pour que les gens des régions s’y retrouvent et participent à leur tour au développement d’une société forte et en pleine possession de ses moyens. Nous souhaitons la reconnaissance de l’expertise des intervenants d’ici, de ceux qui travaillent ensemble pour le bien-être des populations des régions du Québec afin que celles-ci puissent continuer de rayonner à l’extérieur de leurs frontières.
Nous revendiquons un avenir pour les régions, un avenir dont nous pourrons décider des couleurs, un avenir à bâtir collectivement.
La coalition Touche pas à mes régions! est née d’une volonté citoyenne de mobilisation pour dénoncer les mesures d’austérité du gouvernement du Québec. Elle est jusqu’à présent composée des régions Abitibi-Témiscamingue, Bas Saint-Laurent, Côte-Nord, Gaspésie Îles-de-la-Madeleine, Nord-du-Québec, Outaouais et Chaudière-Appalaches. La coalition a fait une demande pour être entendue en commission parlementaire et est en attente d’une réponse positive. Elle invite tous les citoyens préoccupés par la vitalité des territoires ruraux à joindre les signataires déjà inscrits en adhérant au mouvement à Touche à pas à mes régions! www.touchepasamesregions.ca
Micheline Anctil, mairesse de Forestville et préfet de la MRC Haute-Côte-Nord
Anodajay, auteur-compositeur-interprète
Marie-Pier Arthur, auteure-compositrice-interprète
Christian Bégin, acteur, réalisateur, animateur
Adam Bélanger, acteur, réalisateur, animateur
André Bélisle, président de l’Association québécoise de la lutte contre la pollution atmosphérique
Me Guy Bertrand, avocat
Jacques Bérubé, scénariste et chroniqueur, fondateur du journal le Mouton Noir
Emmanuel Bilodeau, comédien et humoriste
Michelle Blanc, femme d’affaires et conférencière
Julie Boivin, directrice générale du Carrefour de la littérature, des arts et de la culture de la Mitis
Claire Bolduc, présidente de Solidarité rurale
Ludovic Bonnier, compositeur
Serge Bouchard, anthropologue, écrivain et animateur de radio
Daniel Bouchard, homme d’affaires
Berchmans Boudreau, maire de Havre-Saint-Pierre
Stéphanie Boulay (les Sœurs Boulay), auteure-compositrice-interprète
Daniel Boyer, président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Geneviève Brisson, professeure au Département sociétés, territoires et développement de l’Université du Québec à Rimouski
Marc-Alexandre Brousseau, maire de Thetford Mines
Rodrigue Brousseau, maire de Petite-Vallée
Manuel Brault, auteur-compositeur-interprète
Jean-Raymond Châles, comédien
Suzanne Champagne, comédienne
Édith Cochrane, actrice, animatrice
Pierre Corbeil, maire de Val-d’Or
Louis-Jean Cormier, auteur-compositeur-interprète
Kim Cornelissen, consultante en développement régional et liens avec les pays nordiques
Daniel Côté, maire de Gaspé
Philippe Dancause, homme d’affaires
Dr Michel Desjardins, médecin, régionaliste impliqué
Jean-Guy Desrosiers, préfet de la MRC de Montmagny
Boucar Diouf, scientifique, humoriste, chroniqueur
Frédérique Dubé, humoriste
Jean Dubé, professeur à l’École supérieure d’aménagement du territoire et de développement régional, Université Laval
Patrick Duguay, directeur général, Coopérative de développement régional Outaouais-Laurentides
Sandra Dumaresq, comédienne, chanteuse
Nicolas Falcimaigne, président du journal Ensemble
Michel Faubert, chanteur et conteur
Marie-Josée Fortin, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en développement régional et territorial à l’Université du Québec à Rimouski
Jacques Gagnon, ancien maire de Les Bergeronnes et régionaliste engagé
Vincent Gagnon, musicien
Yves Galipeau, directeur général du Cégep de la Gaspésie et des Îles
Philippe Garon, auteur
René Gauthier, homme d’affaires
Julie Goyette, professeure au Département des lettres et humanités à l’Université du Québec à Rimouski
Alain Grenier, président de la Commission scolaire de la Côte-du-Sud
Marcel Groleau, président de l’Union des producteurs agricoles du Québec
Mario Handfield, professeur en développement social et territorial à l’Université du Québec à Rimouski
Karine Hébert, professeure au Département des lettres et humanités à l’Université du Québec à Rimouski
Stéphanie Hein, présidente du Forum jeunesse de l’Abitibi-Témiscamingue
Jocelyne Huet, mairesse de Cloridorme
Laurence Jalbert, chanteuse
Johanne Jean, rectrice de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
Michel Jetté, réalisateur
Randy Jones, maire de Gros-Mécatina
Bruno Kistabish, chef du Conseil de la Première Nation Abitibiwinni
Alain Lagacé, coordonnateur en développement régional et liens avec les pays nordiques
Michel Lagacé, maire de Saint-Cyprien et préfet de la MRC de Rivière-du-Loup
Nicole Lagacé, femme d’affaires
Paulette Lalande, maire de Plaisance et préfet de la MRC de Papineau
Jérôme Landry, maire de Matane
Jonathan Lapierre, maire des Îles de la Madeleine
Réal Laverdière, ancien maire de Saint-Pamphile et ancien préfet de la MRC de L’Islet
Nicole Leblanc, comédienne
Gaston Lepage, comédien
Guy Lessard, président du Conseil régional de l’environnement Chaudière-Appalaches
Claude Martel, maire de Baie-Comeau et préfet de la MRC de Manicouagan
Jonathan Martel, président de la Corporation de protection de l’environnement de Sept-Îles
Rémi Massé, directeur général du Cégep de Matane
Jean-Maurice Matte, maire de Senneterre et préfet de la MRC de la Vallée-de-l’Or
Patrice Michaud, auteur-compositeur-interprète
Nelson Minville, chanteur, parolier et compositeur
Claude Morin, maire de Saint-Georges-de-Beauce
Gabriel Nadeau-Dubois, chroniqueur, écrivain et militant
Alex Nevsky, auteur-compositeur-interprète
Luc Noël, préfet de la Minganie
Nathalie Normandeau, ex-ministre des Régions
Jean-Pierre Ouellet, recteur de l’Université du Québec à Rimouski
Fred Pellerin, conteur et auteur-compositeur-interprète
Micheline Pelletier, mairesse de Sainte-Anne-des-Monts
Stéphanie Pelletier, écrivaine
Marnie Perreault, mairesse de St-Fabien
Réjean Porlier, maire de Sept-Îles
Jacques Proulx, paysan et ex-président de Solidarité rurale
Délisca Ritchie-Roussy, mairesse de Murdochville et préfet de la MRC Côte-de-Gaspé
Yvon Rivard, professeur retraité de l’Université McGill et écrivain
Gaétan Robert, président de la Commission scolaire de l’Or-et-des-Bois
Martin Roch, maire de Saint-Mathieu-d’Harricana et préfet de la MRC d’Abitibi
Josée Roussy, artiste et metteure en scène
Claudine Roy, chevalière de l’Ordre national du Québec, femme d’affaires et présidente de la Traversée de la Gaspésie
Gaëtan Ruest, maire d’Amqui
Louise Sabourin, productrice
Maurice Sénécal, maire de Lotbinière et préfet de la MRC de Lotbinière
Monique Spaziani, actrice
Marc Tétreault, directeur général de l’Union des producteurs agricoles de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine
Véronique Thibeault, coordonnatrice de la Table régionale des organismes communautaires du Bas-St-Laurent
Suzanne Tremblay, présidente de la Coalition urgence rurale
Rémy Trudel, ex-ministre des Régions
Bernard Vachon, professeur retraité de l’Université du Québec à Montréal, Développement local et régional
Sylvain Vachon, président de l’Union des producteurs agricoles de l’Abitibi-Témiscamingue
Gilles Vigneault, poète et auteur-compositeur-interprète
Laure Waridel, écosociologue et auteure
Norman Young, maire de Kipawa
Respect de la vie privée