le Mercredi 23 septembre 2026

M. Lescelleur, un ingénieur de 51 ans, travaillait pour Roche depuis 2006. Il dirigeait une équipe d’une dizaine de personnes.

« C’est probablement un geste volontaire, alors dans ce temps-là, on ne commente pas, par respect pour la famille », a indiqué une porte-parole de la Sûreté du Québec.

La directrice des communications de Roche, Marie-Christine St-Pierre, dit n’avoir « absolument aucune raison » de croire que le décès de M. Lescelleur puisse être lié aux perquisitions de l’UPAC. « Toute spéculation demeure hautement malheureuse, dit-elle. Le bureau du coroner ne s’est même pas penché sur la cause du décès encore. »

Les employés de Roche à Gaspé reçoivent de l’aide, affirme Mme St-Pierre. « On ne néglige aucune mesure pour les soutenir dans cette épreuve. On est allés les rencontrer, on a échangé. C’est un petit bureau, tissé serré et M. Lescelleur était un homme apprécié. »

M. Lescelleur avait-il lui-même obtenu du soutien? Il y a eu « des échanges d’information constants la semaine dernière » entre la firme et son employé, répond Mme St-Pierre. « Dans toute situation qui survient, on s’assure d’un suivi approprié », dit-elle.

Le décès de M. Lescelleur est sous investigation par un coroner, confirme le Bureau du coroner, puisque la cause de sa mort est actuellement indéterminée. Une autopsie et des analyses toxicologiques ont été demandées, des expertises courantes dans ce type de cas.

Le Bureau du coroner déposera un rapport dans les prochains mois.

Les personnes en détresse peuvent contacter la ligne de prévention du suicide Gaspésie-les Îles, soit 1 8666 APPELLE (277-3553).

À l’abri dans le refuge de Grande-Grave, au parc Forillon, Marina Lançon et Mathieu Parent s’exercent à lire des cartes marines. Ils se préparent à partir en expédition de kayak sur la baie de Gaspé, dresseront leur campement sur l’autre rive et reviendront de nuit.

Ces deux guides d’aventure, diplômés du Cégep de la Gaspésie et des Îles, suivent une formation de quatre jours de niveau avancé en kayak de mer. Ils sont venus de Québec et de Montréal, leurs pied-à-terre, pour y assister.

Leur formateur, Sylvain Bédard, dispense des cours un peu partout au Québec, et parfois aux États-Unis. Selon lui, Gaspé a l’avantage d’offrir des conditions « intéressantes et excitantes » pour ce type de formation, grâce non seulement aux marées, mais aussi aux vents et aux vagues qu’ils créent.

Experts et débutants

Jusqu’à jeudi, une cinquantaine de pratiquants et de professionnels de haut niveau ont accès à environ 35 formations notamment en kayak, canot, canyoning, sauvetage en eaux vives et premiers soins en région éloignée.

Vendredi, des acteurs du tourisme d’aventure se réuniront en plénière pour discuter de l’avenir de leur industrie. En fin de semaine, le grand public, qu’il soit débutant ou expert, pourra lui aussi avoir accès à des formations, des ateliers et des conférences.

La Gaspésie, capitale du plein air?

Le responsable du symposium, Jeffrey Samuel-Bond, souhaite en faire un événement annuel, avec l’effet de « positionner la région », dit-il. « On veut que les gens aient comme référence que la Gaspésie, c’est la capitale du plein air. On a les institutions, les entreprises, les formateurs et le territoire pour le faire. »

Environ les trois quarts des participants proviennent de l’extérieur de la région, calcule M. Samuel-Bond.

L’événement est organisé par le Cégep de la Gaspésie et des Îles, le Groupe Collegia et Parcs Canada. Son budget est de 100 000 $.

L’étude a été menée ces derniers mois, dans un contexte où Québec présentait sa Stratégie de mise en valeur du Saint-Laurent touristique. « La réponse est oui, il y a une opportunité, c’est possible, indique le maire de Gaspé, Daniel Côté. La prochaine étape, c’est une étude de faisabilité pour calculer combien ça coûterait, si ce serait rentable. Et il faut un promoteur associé à ça. »

Du côté gaspésien, le traversier accosterait à Rivière-au-Renard. « Les infrastructures sont prêtes à recevoir un traversier, plaide le maire Côté. Quand Pêches et Océans Canada a refait le grand quai, vers 2001-2002, ils ont tenu compte de cette possibilité. »
Le projet de traversier est « intimement lié » à celui de réaménagement de Rivière-au-Renard, ajoute le maire. « Il faut avoir quelque chose à présenter, une capacité d’accueil. »

M. Côté serait « surpris » que la Société des traversiers du Québec s’engage dans l’exploitation de cette traverse. « Normalement, ça s’enlignerait vers un privé. »
Du côté d’Anticosti, le maire Jean-François Boudreault, estime qu’un traversier « démocratiserait l’accès à l’île, où l’on vient principalement par avion ». Le projet trouverait sa place dans la stratégie maritime du nouveau gouvernement libéral, dit-il.
Selon le maire d’Havre-Saint-Pierre, Berchmans Boudreau, le lien « permettrait de faire un circuit en boucle entre la Gaspésie et la Côte-Nord. Et ça ouvre une avenue intéressante pour nos propres gens qui veulent aller en Gaspésie. »

Un projet qui date

Le Nordik Passeur a déjà assuré la liaison Rivière-au-Renard – Île d’Anticosti – Havre-Saint-Pierre au milieu des années 1990. Il avait donné un coup de pouce majeur à l’économie de Rivière-au-Renard, se rappelle Jacques Dufresne, un résident du village. « Quand ça opérait, les hôtels et les restaurants étaient pleins. »

Un nouveau lien maritime avait été promis en mars 2003, dans le budget de Pauline Marois, alors ministre des Finances. Vingt-quatre millions de dollars devaient servir aux infrastructures d’accueil des touristes à l’île d’Anticosti, à aménager les ports de Havre-Saint-Pierre, Port-Menier et Grande-Vallée (l’escale gaspésienne prévue à l’époque), à promouvoir le traversier et à acheter le navire, qui devait être exploité par la Société des traversiers. Les péquistes ont perdu le pouvoir le mois suivant.

L’Office Canada-Terre-Neuve-et-Labrador des hydrocarbures extracôtiers a publié récemment la mise à jour de son évaluation environnementale stratégique (ÉES) pour la zone marine à l’ouest de Terre-Neuve, où Corridor Resources projette un forage exploratoire (projet Old Harry).

Le rapport conclut que « des activités d’exploration pétrolière peuvent généralement être entreprises dans la zone extracôtière de l’Ouest de Terre Neuve, avec la mise en place [de] mesures d’atténuation. »

Le porte-parole de l’Alliance Innu-Malécites-Mi’maq pour la protection du golfe du Saint-Laurent, Troy Jerome (un Micmac de Gesgapegiag), considère que les impacts environnementaux n’ont pas été suffisamment pris en compte. « Quel serait l’impact sur le zooplancton, sur le poisson qui en dépend, sur l’ensemble de la chaîne alimentaire? Ils n’ont pas considéré cela, remarque M. Jerome. Le saumon, une espèce qu’on pêche depuis 4000 ans, migre dans le golfe du Saint-Laurent », ajoute-t-il.

« L’ex-ministre [fédéral de l’Environnement, Peter] Kent, nous a dit qu’on n’a qu’à prendre l’ÉES du Québec, celle de Terre-Neuve, les coller, et qu’on aura une vue d’ensemble, dénonce M. Jerome. On dit : non, il faut une évaluation fédérale sur l’ensemble du golfe du Saint-Laurent. »

Droits autochtones

Le rapport ne tient pas compte des droits autochtones, estime l’Alliance. « Ce rapport permettrait l’exploration pétrolière dans les eaux que nos peuples utilisent depuis des temps immémoriaux, mais nos droits ancestraux et issus de traités ne sont même pas mentionnés », a réagi le chef de Gespeg, Claude Jeannotte, par communiqué.

Rassemblement de navires

« On essaie d’organiser une action d’envergure au milieu de juillet, indique M. Jerome. On aimerait rassembler vingt à trente bateaux de pêche à Old Harry, pour montrer que ces eaux sont importantes pour nous. On invitera les pêcheurs blancs à se joindre à nous. »

La Coalition Saint-Laurent a aussi critiqué la conclusion du rapport, la qualifiant « d’ouverture de principe à l’exploration pétrolière incompréhensible et fort décevante » étant donné les problèmes soulevés dans l’ÉES elle-même. Le périmètre étudié inclut de nombreuses zones sensibles, des espèces en péril, des activités humaines importantes comme la pêche, et les connaissances scientifiques sur le golfe comportent des lacunes, indique le rapport.

En octobre 2012, des Gaspésiens avaient participé à une consultation de l’Office Canada-Terre-Neuve-et-Labrador, qui était de passage à Gaspé. Leur message à l’époque : trop de lacunes demeurent pour permettre le développement des hydrocarbures dans le Golfe.

Le projet toucherait tout le centre du village avec la construction de bâtiments, de promenades, de places publiques, de stationnements et d’une piste cyclable.

Le plan inclut un économusée des pêches où les touristes pourraient goûter aux produits de la mer et toucher des organismes marins dans des viviers et des aquariums. Des bateaux de pêche seraient exposés à l’extérieur du bâtiment.

Une promenade serait construite en bord de mer et agrémentée de places publiques. Les visiteurs pourraient traverser sur un trottoir de bois le marais qui occupe le cœur du village. Le plan vise également à faire interagir les touristes et les pêcheurs qui s’activent sur les quais, ainsi qu’à améliorer la qualité de vie des résidents.

Plusieurs atouts

La Corporation de développement de Rivière-au-Renard a commandé ce plan de réaménagement. Selon l’un des administrateurs, Jacques Dufresne, le village compte déjà plusieurs atouts : « Nous avons des quais, des usines de pêche, des routes [refaites à neuf]. Environ 130 bateaux partent pêcher d’ici et y débarquent leurs prises. » Le village compte plusieurs bâtiments historiques dédiés aux pêches ainsi que le Moulin des Plourde, une ancienne scierie.

« On arrête entre 2000 et 3000 touristes par été, estime M. Dufresne. On espère en arrêter 50 000 une fois le plan complété. Ça créerait des retombées de 10 millions de dollars pour Rivière-au-Renard. »

La municipalité maître d’œuvre

« C’est un plan ambitieux, mais réaliste, qui pourrait se réaliser d’ici huit à dix ans. On l’endosse entièrement, déclare le maire de Gaspé [dont fait partie Rivière-au-Renard], Daniel Côté. Rivière-au-Renard est la capitale des pêches du Québec, poursuit-il, mais il n’y a pas eu grand-chose de fait jusqu’ici pour lui donner une réelle apparence de capitale. »

La Ville se lancera dans la recherche de financement au cours des prochains mois. « On espère obtenir au moins 85 % de financement de la part de Québec et d’Ottawa », dit Daniel Côté. La municipalité superviserait les travaux, serait propriétaire des infrastructures et les entretiendrait. Leur gestion serait toutefois confiée à un organisme du milieu.

Dans le cas de l’Hôtel de ville, la municipalité a elle-même averti les journalistes de la visite de l’UPAC, qui voulait se procurer des documents et informations pour une enquête qu’elle mène actuellement.

« On ne peut pas vous divulguer ça touche quel dossier, les dates ou le genre de personnes visées parce qu’une enquête de nature policière est en cours », a déclaré le maire de Gaspé, Daniel Côté. Les enquêteurs sont repartis avec des documents écrits et électroniques, confirme-t-il.

La Ville a « donné son entière collaboration » à l’UPAC, a ajouté le maire. « On n’a rien à cacher, à se reprocher ou à craindre. Personne n’avait le « shake » à l’Hôtel de ville hier. » Aucun employé municipal n’est visé par l’enquête, précise M. Côté. « [Les enquêteurs] nous ont dit que si des personnes de la Ville avaient été visées, ils auraient mis tout le monde dehors et fermé les portes », ce qui n’a pas été le cas.
« Des gens ont été rencontrés, confirme la porte-parole de l’UPAC, Anne-Frédérick Laurence mais il n’y a pas eu d’arrestations. » Une quinzaine de policiers étaient impliqués dans l’opération, qui touchait un « deuxième endroit » à Gaspé, ajoute la porte-parole, sans vouloir divulguer de quel endroit il s’agit.

Chez Roche aussi

Le « second endroit » ayant fait l’objet d’une perquisition de l’UPAC est les bureaux de Roche à Gaspé, a confirmé à GRAFFICI.CA la directrice des communications de la firme, Marie-Christine St-Pierre. La porte-parole refuse de dire à quoi s’intéressait l’UPAC.
Un enquêteur de l’UPAC, Jean-François Rail, a déjà déclaré sous serment que « dans l’est du Québec, la firme Roche obtenait 50 % des contrats avec de l’influence politique ». Cette déclaration était contenue dans un document présenté à un juge de paix pour obtenir un mandat de perquisition chez Marc-Yvan Côté, ancien ministre libéral et ex-cadre de Roche, une frappe réalisée le 27 février, selon le journal Le Soleil.

L’ex-maire pas contacté

L’ex-maire de Gaspé de 2005 à 2013, François Roussy, dit n’avoir « aucune idée » du sujet de l’enquête. « Je n’ai pas été contacté par l’UPAC, mais j’ai dit à Daniel [Côté] que si l’UPAC voulait me rencontrer, je suis à leur entière disposition. »

Le ministre responsable de la Gaspésie et des Îles, Jean D’Amour, a annoncé lundi qu’Annie St-Onge et Damien Arsenault seront ses conseillers politiques dans les circonscriptions où ils ont perdu leur élection le 7 avril.

« Je vais les suivre de près pour m’assurer qu’il n’y ait pas de partisanerie politique, réagit M. Lelièvre. Sylvain [Roy, député de Bonaventure] et moi avons été élus par la population. Je souhaite être respecté dans mon rôle de député. »

Il est d’usage d’embaucher des personnes de sa propre allégeance politique comme conseillers, souligne M. Lelièvre. Il ne peut pas dire si c’est la première fois qu’un candidat défait est nommé dans une circonscription occupée par le parti d’opposition.

« Tout sera dans la façon de faire, dit le député de Gaspé. S’ils veulent prendre une place exagérée pour mousser leur campagne de la prochaine élection, ça va être moins intéressant. Mais ça peut très bien aller. On peut jouer deux équipes sur une patinoire et se respecter. »

Sylvain Roy a « bon espoir qu’Annie St-Onge et Damien Arsenault ne vont pas faire de petite politique et s’occuperont des besoins des gens. Si ça devient des bureaux qui défendent la partisanerie, on réagira. »

M. Roy se sent à l’aise d’avoir affaire à M. Arsenault. « Si on s’est crêpé le chignon [en campagne], c’est sur des enjeux, pas sur nos personnalités. »

La vraie question, selon M. Lelièvre, c’est le niveau d’écoute qu’obtiendront les nouveaux conseillers au sein du cabinet D’Amour, puis du conseil des ministres. « Réussiront-ils à vendre les dossiers de leur région? […] Il n’y a pas de ministre délégué aux Régions. On n’a pas vu ça depuis longtemps. »

Annie St-Onge, défaite dans Gaspé, et Damien Arsenault, défait dans Bonaventure, seront « basés » dans ces circonscriptions et « occasionnellement à Québec », indique M. D’Amour, interviewé par GRAFFICI.CA au début d’une tournée de deux jours en Gaspésie, entamée ce matin.

Ils seront « le lien entre la Gaspésie et moi » et assureront « une présence soutenue en Gaspésie », déclare M. D’Amour. Lui-même s’engage à venir sur la péninsule une dizaine de fois par année.

Le ministre libéral ajoute qu’il n’est « pas là pour se substituer aux députés ». La Gaspésie a réélu les péquistes Gaétan Lelièvre et Sylvain Roy. « Je vais outrageusement bien respecter la démocratie, déclare M. D’Amour. Les portes des cabinets sont grandes ouvertes aussi pour les députés de l’opposition. » Les « dossiers de comté » demeureront aux députés tandis que comme ministre, il s’attardera aux grands enjeux, dit-il.

Axé sur la stratégie maritime

Lundi, M. D’Amour rencontrera notamment les préfets et des représentants de la Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine. Sa tournée se fera aussi sous le signe de la stratégie maritime dont il est responsable, avec des visites à Escale Gaspésie, le Chantier naval Forillon et l’École des pêches et de l’aquaculture du Québec (ÉPAQ) à Grande-Rivière.

« On ne peut pas balayer [tous les autres enjeux] parce qu’on a une stratégie maritime, dit le ministre. Mais on parle de nous, dans cette stratégie [de la Gaspésie-les Îles et du Bas-Saint-Laurent]. Ça touche les pêches, la formation, la main-d’œuvre. C’est la toile d’araignée qu’on dépose sur la table. » La stratégie contient un « engagement clair » de sauvegarder l’ÉPAQ, remarque M. D’Amour.

Sa tournée est « exploratoire », avertit M. D’Amour. « Je ne prendrai pas d’engagement, sauf celui de travailler de tout mon cœur pour la Gaspésie. »

Concernant le règlement québécois sur l’eau potable attendu avec impatience par Gaspé, M. D’Amour estime qu’il serait « sage » d’attendre le jugement de la Cour d’appel sur le litige entre Pétrolia et Gaspé. En campagne, il s’agissait aussi de la position de Pauline Marois et du député péquiste de Gaspé, Gaétan Lelièvre.

« L’état du tronçon était jugé préoccupant, dit le directeur du parc, Stéphane Marchand. La surface asphaltée est lézardée en beaucoup d’endroits, et relativement endommagée, surtout sur les côtés. Ça fait au moins trente ans que la route n’a pas été reconstruite, poursuit-il, même si on s’assurait, chaque année, de faire le « patchage » nécessaire. »

Les travaux commenceront en juin et s’échelonneront jusqu’en 2016. L’emprise de la nouvelle route sera de la même largeur, « mais la surface pavée sera plus large pour permettre aux cyclistes de rouler de façon plus sécuritaire sur l’accotement », décrit M. Marchand.

Tracé modifié

La partie la plus élevée du tracé, vis-à-vis l’accès au sentier Les Crêtes, accueillera un stationnement pour les randonneurs et les visiteurs qui s’arrêtent pour observer le paysage. La route pourrait être déviée ou rehaussée près des étangs du sentier Le Castor, où les barrages causent parfois des inondations printanières.

La partie nord du tronçon, en forêt, pourrait être rapprochée de la mer et remplacer la route du Banc, qui longe la plage, mais est sujette à l’érosion. Une solution de « compromis », indique M. Marchand. « On vise à avoir un tronçon plus durable, moins sujet aux intempéries, mais d’où le visiteur voit la mer plutôt que la forêt. »

Le tronçon relie les parties nord et sud du parc, mais sert aussi de voie de communication entre les villages de Cap-aux-Os et Cap-des-Rosiers.  Il est propriété de Parcs Canada et est entretenu par Transports Québec en vertu d’un contrat renouvelé annuellement depuis 1971.

Les soins à domicile sont « nettement insuffisants » et la situation des centres hospitaliers de soins de longue durée (CHSLD) est « préoccupante », selon un portrait dressé par les membres du SIIIEQ, 17 ans après le « virage ambulatoire » entamé par Québec.

Ce virage préconisait de transférer une partie des ressources des hôpitaux vers les soins à domicile. Depuis, le nombre de lits dans les CHSLD a bel et bien été réduit d’au moins 25  % dans chaque MRC de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent, calcule le SIIEQ.

Toutefois, les soins à domicile n’ont pas été rehaussés en conséquence, explique la présidente du Syndicat, Micheline Barriault. Les infirmières ont trop de patients répartis sur un vaste territoire et l’aide domestique manque, ce qui entraîne souvent une détérioration de la santé des aînés.

« On demande une vraie réallocation dans les soins à domicile, dit Mme Barriault. C’est ce qui devait se faire, mais l’argent dégagé par les fermetures de lits s’est plutôt transformé en économies lors de compressions budgétaires. »

CHSLD : des cas lourds

Dans les CHSLD, les normes d’admission ont été resserrées et les cas hébergés sont de plus en plus lourds. « Pourtant, les ressources humaines et financières n’augmentent toujours pas », indique Mme Barriault.

Le Syndicat rapporte que des clients n’ont droit qu’à un bain par semaine, qu’ils doivent aller aux toilettes à heure fixe, se lever à 5 heures pour déjeuner à 8 h et que leurs prescriptions médicales ne sont pas respectées.

Ce ne sont pas des cas isolés, affirme la présidente. « C’est le fonctionnement habituel dans les CHSLD. […] On essaie de nous faire croire que les CHSLD sont des milieux de vie. Mais quand tu en es là, c’est que tu as un grand besoin de soins et il faut que ces soins soient adaptés à ton état. »

Le SIIIEQ exige davantage de personnel dans les CHSLD pour dispenser les soins et la réouverture d’une partie des lits fermés, afin d’enrayer les listes d’attente.

Le Syndicat compte 1410 membres en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent.

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