Le premier ministre Philippe Couillard doit dévoiler au cours des prochains jours la composition de son conseil des ministres.
Depuis septembre 2012, M. Lelièvre était ministre délégué aux Régions et responsable de la Gaspésie-Les Îles. « D’avoir un ministre responsable de la région qui est issu de la région et qui vit dans le milieu, ça fait toute une différence », estime M. Lelièvre.
Le député de Gaspé ne souhaite pas que l’épisode Yves Bolduc se reproduise. En septembre 2011, le député de Jean-Talon (une circonscription de Québec), alors ministre de la Santé, avait été nommé responsable de la Gaspésie-Les Îles après la démission de Nathalie Normandeau.
« Ce n’est pas que j’aie un parti pris [pour Germain Chevarie], mais il est le seul [libéral élu dans la région]! Je lui souhaite d’avoir un ministère. Ce serait une voix de plus pour la région. »
À l’exception des Îles, les circonscriptions libérales les plus à l’est sont celles de Rivière-du-Loup-Témiscouata, où Jean D’Amour a été réélu, et de Charlevoix-de-Côte-de-Beaupré, où Caroline Simard a raflé le siège de Pauline Marois.
En septembre 2012, M. Lelièvre avait été contrarié de trouver les classeurs vides à son arrivée au bureau du ministère des Affaires municipales et des Régions. À son départ, il s’engage à laisser en place tous les documents qui sont du ressort du ministère.
Par ailleurs, M. Lelièvre offre sa collaboration à Germain Chevarie advenant sa nomination comme ministre. Le député de Gaspé réitère sa demande faite au soir de la défaite péquiste : que les libéraux poursuivent les projets inscrits dans la stratégie d’intervention gouvernementale pour le développement de la Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine 2013-2018, annoncée par Pauline Marois en mai 2013.
Les dommages se chiffrent « à plus de 200 000 $ », estime Philippe St-Pierre, un administrateur du Club nautique Jacques-Cartier. « Le feu a pris dans l’entre-toit. La partie des salles de bain et de la réserve est détruite et le plafond est à refaire. Pour le reste, ça va être du nettoyage. »
La capitainerie abrite l’administration du Club nautique et constitue le lieu de rassemblement des amateurs de voile. C’est toutefois un autre bâtiment, intact celui-là, qui abrite les douches et les toilettes accessibles aux plaisanciers. « Il va y avoir des inconvénients, c’est sûr, mais je ne crois pas que ça affecte beaucoup la saison de voile », déclare M. St-Pierre.
Les activités de l’École de voile Le Cormoran, qui accueille entre 125 et 150 jeunes par été, ne sont pas compromises non plus. « On a un chapiteau qu’on monte pour eux », indique M. St-Pierre.
Au moment où l’incendie s’est déclaré, on s’affairait à dégeler l’alimentation en eau du bâtiment. Les responsables de la marina attendent toutefois la visite d’un ingénieur de la compagnie d’assurances pour confirmer la cause exacte de l’incendie.
La marina de Gaspé comporte 90 espaces à quai avec les services d’eau courante et d’électricité, mais peut accueillir jusqu’à 115 bateaux. L’été dernier, 185 embarcations différentes ont visité la marina, en plus des 70 plaisanciers qui paient leur place à l’année.
« J’étais sensible au fait que cette population de caribous est en danger de disparition, dit M. Arsenault. Je voulais faire quelque chose avant qu’il soit trop tard, sensibiliser le public aux efforts à faire pour conserver ce troupeau. »
Les caribous gaspésiens sont une population relique, demeurée sur place quand les glaciers se sont retirés. Alors qu’on en observait jusqu’à Gaspé dans les années 1930, il en reste aujourd’hui une centaine, menacés par la coupe des forêts matures en périphérie du parc de la Gaspésie.
M. Arsenault a tourné 200 jours au total entre le printemps 2011 et l’hiver 2013, sur les hauteurs du mont Jacques-Cartier et des environs. « Le caribou est un animal grégaire. Quand tu les vois, tu les vois tous en même temps, mais quand tu n’en vois pas, il n’y en a pas un seul! »
Le cinéaste a dû s’armer de patience. La scène dont il est le plus fier? « Une journée, j’ai réussi à filmer le groupe avec 16 petits. Vu la situation des caribous, c’était dur à accomplir. Ce n’est pas la scène la plus spectaculaire, mais c’est la plus valorisante pour moi. »
Tourner au froid
L’hiver est à l’honneur dans le film. M. Arsenault a notamment pu tourner des images aériennes du parc de la Gaspésie en hélicoptère pendant la saison froide.
Les conditions de tournage étaient difficiles. Le cinéaste a parfois couché dehors en hiver dans une tente, marché ou skié des kilomètres avec ses 75 livres de matériel sur le dos ou dans un traîneau. « Une fois, il est tombé 131 centimètres de neige en 48 heures. Je suis resté bloqué dans le refuge jusqu’à ce que la neige se tasse », se rappelle M. Arsenault.
Ses efforts pour approcher le caribou font d’ailleurs partie de la trame narrative de la version longue (75 minutes) qui sera présentée à Vues sur mer.
La dernière harde sera projetée à 19 h le vendredi 11 avril, à la P’tite Églize de Gaspé. Un entretien avec le réalisateur suivra
Vues sur mer présentera neuf autres longs métrages dont Québékoisie, de Mélanie Carrier et Olivier Higgins, sur les communautés autochtones de la Côte-Nord. Le programme complet est disponible à www.vuessurmer.com.
Au moment d’écrire ces lignes, le député sortant et ministre délégué aux Régions obtenait 52 % des votes et plus de 3000 voix d’avance sur la libérale Annie St-Onge.
« Je suis heureux que les Gaspésiens aient reconnu le travail des 18 derniers mois. C’est important parce que dans la vie, on doit être reconnaissant », a réagi M. Lelièvre. Le gouvernement du Parti québécois avait mis en place un plan de relance de la Gaspésie présidé par la première ministre, a-t-il rappelé.
Le député réélu promet de jouer un rôle de « chien de garde » pour que les projets gaspésiens se réalisent, notamment la mise à niveau du chemin de fer, la poursuite du développement éolien et la cimenterie de Port-Daniel. « Le gouvernement va avoir toute ma collaboration si je sens un intérêt pour le développement de ma région. Je serai un allié si je sens cette volonté. Sinon, je vais être un guerrier. »
M. Lelièvre considère que Philippe Couillard a été « très tiède » dans ses engagements pour la Gaspésie, dans le domaine éolien et la cimenterie entre autres. Ses déclarations n’étaient « pas assez rassurantes », juge le député. Il s’assurera que « le plan de relance soit respecté, un plan que le gouvernement et la population s’est donné. »
M. Lelièvre estime qu’il sera à l’aise sur les banquettes de l’opposition, même après 18 mois comme ministre. « Le rôle sera différent, c’est clair. Mais ça faisait 30 ans que je défendais ma région [avant d’être élu pour un premier mandat]. Je reviens dans mon ancienne vie, je vais continuer à pousser les dossiers de la région. »
Le thème de cette 40e semaine de l’action bénévole, tenue du 6 au 12 avril dans l’ensemble du Québec, est « Bénévole de la tête aux pieds », « parce que la passion habite les bénévoles, que leur engagement est entier », a expliqué le directeur général de la Fédération des centres d’action bénévole du Québec, Fimba Tankoano, de passage à Gaspé vendredi pour donner le coup d’envoi national de l’événement.
« La population de la Gaspésie est vieillissante et les bénévoles sont d’âge assez mûr, indique Jeanne Poirier, présidente du Regroupement des centres d’action bénévole (CAB) de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine. On essaie de faire de la promotion et de la valorisation pour aller chercher le plus de jeunes possible. »
C’est normal que les CAB recrutent davantage de bénévoles âgés, estime toutefois Anne Minville, intervenante au CAB de La grande corvée, à Grande-Vallée. « On est axés vers les services aux aînés, donc on a plus de retraités. »
Dans d’autres sphères d’activités, les jeunes bénévoles abondent, précise Mme Minville. « À l’école ou dans les maisons de la famille, ce sont des parents qui font du bénévolat. Et dans mon secteur, les adolescents font beaucoup de bénévolat culturel, au Café de la Vieille Forge [à Petite-Vallée] par exemple. »
Au Québec, 37 % de la population est impliquée dans une activité bénévole, selon des données de Statistique Canada. Parmi ces bénévoles, 56 % ont moins de 44 ans. Ce sont toutefois les 50 ans et plus qui font la majorité des heures de bénévolat. Les jeunes sont davantage portés vers le bénévolat ponctuel.
Seulement dans les neuf CAB de la région, 1800 bénévoles dispensent leurs services.
Accompagné des candidats du comté de Bonaventure et de Gaspé, Damien Arsenault et Annie Saint-Onge, M. Couillard, que les sondages placent tout près d’une majorité, avait un message clair pour les électeurs gaspésiens : « Notre plan pour le Québec c’est l’économie et l’emploi avec une équipe très solide. C’est pour ça que j’ai besoin d’une équipe solide en Gaspésie. »
La santé avec la réfection du centre hospitalier de Maria, l’éolien, le développement du chemin de fer, le plan Nord et surtout la cimenterie de Port-Daniel sont des dossiers régionaux auxquels M. Couillard entend porter une attention particulière.
Alors que la Coalition avenir Québec gagne en popularité auprès des francophones, Philippe Couillard a réservé ses principales attaques à l’endroit de la CAQ. Selon lui, le PLQ est le seul parti en mesure de défendre les intérêts gaspésiens. « Vous avez regardé les débats à la télévision, François Legault m’a chicané pour la cimenterie. Vous avez vu que j’ai défendu la Gaspésie. On a besoin d’un projet comme ça pour créer de la nouvelle économie et de nouveaux emplois. Pas question de reculer sur ce projet-là. Il va avancer », a martelé le chef libéral sous les applaudissements de la foule.
Accompagné des candidats du comté de Bonaventure et de Gaspé, Damien Arsenault et Annie Saint-Onge, M. Couillard, que les sondages placent tout près d’une majorité, avait un message clair pour les électeurs gaspésiens : « Notre plan pour le Québec c’est l’économie et l’emploi avec une équipe très solide. C’est pour ça que j’ai besoin d’une équipe solide en Gaspésie. »
La santé avec la réfection du centre hospitalier de Maria, l’éolien, le développement du chemin de fer, le plan Nord et surtout la cimenterie de Port-Daniel sont des dossiers régionaux auxquels M. Couillard entend porter une attention particulière.
Alors que la Coalition avenir Québec gagne en popularité auprès des francophones, Philippe Couillard a réservé ses principales attaques à l’endroit de la CAQ. Selon lui, le PLQ est le seul parti en mesure de défendre les intérêts gaspésiens. « Vous avez regardé les débats à la télévision, François Legault m’a chicané pour la cimenterie. Vous avez vu que j’ai défendu la Gaspésie. On a besoin d’un projet comme ça pour créer de la nouvelle économie et de nouveaux emplois. Pas question de reculer sur ce projet-là. Il va avancer », a martelé le chef libéral sous les applaudissements de la foule.
Les organismes gaspésiens et madelinots revendiquent une hausse de 8 M$ de leur financement (actuellement de 12 M$), via un budget réservé à leur mission. Pour l’ensemble du Québec, ils estiment leur manque à gagner à 225 M$.
Parti québécois
Le programme du PQ prévoit de « hausser le financement des organismes communautaires ». Dans les faits, le parti s’est engagé à l’augmenter progressivement dans les trois prochaines années pour un total de 162 M$ (54 M$ par an en moyenne). « Je vais m’assurer qu’un maximum de ces 162 M$ soit versé pour la région, qu’on tienne compte des distances, pas juste du per capita », promet Gaétan Lelièvre, candidat du PQ dans Gaspé.
M. Lelièvre reconnaît qu’il s’agit d’une fraction du montant demandé. « C’est un dossier qui ne se réglera pas dans la prochaine année. C’est du moyen et long terme. »
Parti libéral du Québec
La plateforme du PLQ ne définit rien sur le financement des organismes communautaires, reconnaît le candidat dans Bonaventure, Damien Arsenault. Il indique toutefois que sous le règne libéral de 2003 à 2012, le budget de ces organismes a augmenté de 80 % dans l’ensemble du Québec. « On a l’intention de continuer dans cet esprit, dit M. Arsenault. Je vais travailler à faire les représentations nécessaires pour qu’on se rapproche des objectifs [8 M$ de plus dans la région] ».
Option nationale
Rien dans le programme d’ON n’est mentionné sur le financement des organismes. Même s’« il n’y a rien de précis, la philosophie est là », estime Frédérick DeRoy, candidat dans Gaspé, qui prône « un vrai bon coup de main » aux groupes communautaires. « On doit investir massivement dans le secteur communautaire, dit-il, pour remettre la population sur les rails, qu’elle soit prête ensuite à aller chercher un DEP ou une autre formation. » L’aide alimentaire, les petits déjeuners et l’aide aux devoirs doivent être « la fondation » d’une stratégie de développement économique, croit M. DeRoy.
Québec solidaire
Québec solidaire est le parti dont les engagements sont les plus généreux envers le milieu communautaire. Son cadre financier prévoit une somme supplémentaire de 360 M$ pour ces organismes, au-delà de leurs revendications dites « d’urgence ». « Ce qu’ils demandent est le minimum, on pense qu’ils ont besoin de plus, déclare Patricia Chartier, candidate dans Bonaventure. On met l’accent sur la première ligne avec les organismes communautaires et les CLSC ouverts 24 heures sur 24. »
QS renforcerait les services publics et l’aide publique, notamment via un revenu minimum garanti, insiste Mme Chartier, ce qui enlèverait de la pression sur les groupes communautaires. La plateforme de QS parle d’un financement « à la mission », « et donc destiné aux activités de base des organismes et non pas conditionnel à une offre de services en particulier », précise la candidate.
Coalition avenir Québec
« C’est dans nos engagements d’abolir les agences de santé pour réinvestir des ressources sur le terrain », indique Jean-Marc Landry, candidat dans Bonaventure. La plateforme de la CAQ ne dit rien sur la destination de l’argent épargné, mais M. Landry précise qu’il irait en partie vers les organismes communautaires, « qui viennent en aide à différentes clientèles, à un coût extrêmement performant ». Le candidat n’est pas en mesure de préciser de quel montant serait haussé le financement.
Parti conservateur du Québec, Équipe Adrien Pouliot
« Le soutien aux organismes communautaires doit venir des dons des gens et des commandites, plutôt que seulement du gouvernement », dit Christian Rioux, candidat du PC dans Gaspé. Son parti ne couperait pas totalement les vivres de ces organismes, « mais ils doivent faire l’effort d’aller chercher un peu d’argent du public », dit-il. En diminuant les taxes et les impôts, le PC donnerait la marge de manœuvre aux particuliers et aux entreprises pour donner aux organismes de leur choix, ajoute M. Rioux, qui examinerait aussi la mission des organismes pour éviter les doublons.
Le programme du PC ne dit pas un mot du financement des organismes communautaires, mais indique que l’État pourrait leur déléguer la gestion d’hôpitaux.
Les organismes gaspésiens et madelinots revendiquent une hausse de 8 M$ de leur financement (actuellement de 12 M$), via un budget réservé à leur mission. Pour l’ensemble du Québec, ils estiment leur manque à gagner à 225 M$.
Parti québécois
Le programme du PQ prévoit de « hausser le financement des organismes communautaires ». Dans les faits, le parti s’est engagé à l’augmenter progressivement dans les trois prochaines années pour un total de 162 M$ (54 M$ par an en moyenne). « Je vais m’assurer qu’un maximum de ces 162 M$ soit versé pour la région, qu’on tienne compte des distances, pas juste du per capita », promet Gaétan Lelièvre, candidat du PQ dans Gaspé.
M. Lelièvre reconnaît qu’il s’agit d’une fraction du montant demandé. « C’est un dossier qui ne se réglera pas dans la prochaine année. C’est du moyen et long terme. »
Parti libéral du Québec
La plateforme du PLQ ne définit rien sur le financement des organismes communautaires, reconnaît le candidat dans Bonaventure, Damien Arsenault. Il indique toutefois que sous le règne libéral de 2003 à 2012, le budget de ces organismes a augmenté de 80 % dans l’ensemble du Québec. « On a l’intention de continuer dans cet esprit, dit M. Arsenault. Je vais travailler à faire les représentations nécessaires pour qu’on se rapproche des objectifs [8 M$ de plus dans la région] ».
Option nationale
Rien dans le programme d’ON n’est mentionné sur le financement des organismes. Même s’« il n’y a rien de précis, la philosophie est là », estime Frédérick DeRoy, candidat dans Gaspé, qui prône « un vrai bon coup de main » aux groupes communautaires. « On doit investir massivement dans le secteur communautaire, dit-il, pour remettre la population sur les rails, qu’elle soit prête ensuite à aller chercher un DEP ou une autre formation. » L’aide alimentaire, les petits déjeuners et l’aide aux devoirs doivent être « la fondation » d’une stratégie de développement économique, croit M. DeRoy.
Québec solidaire
Québec solidaire est le parti dont les engagements sont les plus généreux envers le milieu communautaire. Son cadre financier prévoit une somme supplémentaire de 360 M$ pour ces organismes, au-delà de leurs revendications dites « d’urgence ». « Ce qu’ils demandent est le minimum, on pense qu’ils ont besoin de plus, déclare Patricia Chartier, candidate dans Bonaventure. On met l’accent sur la première ligne avec les organismes communautaires et les CLSC ouverts 24 heures sur 24. »
QS renforcerait les services publics et l’aide publique, notamment via un revenu minimum garanti, insiste Mme Chartier, ce qui enlèverait de la pression sur les groupes communautaires. La plateforme de QS parle d’un financement « à la mission », « et donc destiné aux activités de base des organismes et non pas conditionnel à une offre de services en particulier », précise la candidate.
Coalition avenir Québec
« C’est dans nos engagements d’abolir les agences de santé pour réinvestir des ressources sur le terrain », indique Jean-Marc Landry, candidat dans Bonaventure. La plateforme de la CAQ ne dit rien sur la destination de l’argent épargné, mais M. Landry précise qu’il irait en partie vers les organismes communautaires, « qui viennent en aide à différentes clientèles, à un coût extrêmement performant ». Le candidat n’est pas en mesure de préciser de quel montant serait haussé le financement.
Parti conservateur du Québec, Équipe Adrien Pouliot
« Le soutien aux organismes communautaires doit venir des dons des gens et des commandites, plutôt que seulement du gouvernement », dit Christian Rioux, candidat du PC dans Gaspé. Son parti ne couperait pas totalement les vivres de ces organismes, « mais ils doivent faire l’effort d’aller chercher un peu d’argent du public », dit-il. En diminuant les taxes et les impôts, le PC donnerait la marge de manœuvre aux particuliers et aux entreprises pour donner aux organismes de leur choix, ajoute M. Rioux, qui examinerait aussi la mission des organismes pour éviter les doublons.
Le programme du PC ne dit pas un mot du financement des organismes communautaires, mais indique que l’État pourrait leur déléguer la gestion d’hôpitaux.
« Nous allons attendre que l’appel soit entendu », a déclaré la première ministre en entrevue mercredi à Radio-Gaspésie. Le contenu du jugement permettrait à Québec d’ajuster son règlement, a-t-elle expliqué.
« C’est surprenant, a réagi le maire de Gaspé, Daniel Côté. Les sons de cloche qu’on avait, c’est que le règlement serait adopté à très court terme après la période électorale. » Une procédure d’appel prend au minimum plusieurs mois, et parfois d’un à deux ans, indique le maire.
M. Côté réclame toujours l’adoption rapide d’un règlement provincial, qui remplacerait le règlement municipal de Gaspé sur l’eau potable. « Mais si le gouvernement souhaite reconnaître cette compétence [aux municipalités], qu’il nous le dise clairement et qu’il nous donne les moyens techniques et financiers pour le faire », ajoute-t-il.
« Pas le seul outil », dit Lelièvre
Le candidat péquiste dans Gaspé, Gaétan Lelièvre, a minimisé l’importance des déclarations de sa chef et d’un éventuel règlement provincial. « Ce que Mme Marois a amené hier a toujours été présent. […] Tous les gouvernements sont très hésitants à se prononcer quand un dossier est judiciarisé. »
« Si j’avais seulement le règlement sur l’eau, je serais très inquiet. On a d’autres outils pour gérer efficacement et sécuritairement le dossier », a ajouté M. Lelièvre. « Je suis d’accord pour qu’on attende le résultat de la Cour d’appel pour déposer un règlement à condition qu’on utilise d’autres mécanismes dont le gouvernement dispose pour qu’il n’y ait pas de reprise des activités [à Haldimand n° 4] avant, notamment, l’étude hydrogéologique », a-t-il déclaré.
Le règlement de Gaspé a pour effet d’empêcher Pétrolia de forer Haldimand n° 4. Il interdit d’introduire, par forage ou autre procédé, toute substance susceptible d’altérer l’eau souterraine, dans un rayon de deux kilomètres d’une source d’eau potable. Pétrolia a contesté le règlement et obtenu gain de cause en Cour supérieure, un verdict que Gaspé a porté en appel en mars.
Plus tôt cette semaine, le chef libéral Philippe Couillard a indiqué qu’il adopterait « d’abord une loi sur les hydrocarbures et “par la suite, [préciserait] le règlement sur l’eau potable”.
Respect de la vie privée