Le Regroupement interrégional gaz de schiste de la vallée du Saint-Laurent regroupe 117 comités de citoyens. Lors de leur assemblée générale, fin octobre, ils ont adopté une résolution pour appuyer le comité Ensemble pour l’avenir durable du grand Gaspé.
De passage à Gaspé la semaine dernière, le coordonnateur du Regroupement, Jacques Tétreault, a dit avoir obtenu « une partie de gain » avec le moratoire sur le gaz de schiste dans la vallée du Saint-Laurent. Toutefois, « si c’est dangereux pour nous, ça l’est pour l’ensemble des résidants de la province et pour le pétrole de schiste aussi. »
Le Regroupement craint les nouvelles méthodes d’extraction, dont la fracturation. Ses membres ont fait signer à 62 000 propriétaires fonciers de la vallée du Saint-Laurent un formulaire signifiant aux gazières qu’elles n’étaient pas les bienvenues chez eux, note M. Tétreault. « On peut faire peser la force du nombre et celle de nos contacts politiques », a-t-il déclaré.
Bénéfice à double sens
« Le règlement de la Ville de Gaspé nous a galvanisés, nous a donné un essor, une motivation pour poursuivre notre combat », souligne M. Tétreault.
Ce règlement sur l’eau potable adopté en décembre 2012 a pour effet d’empêcher Pétrolia de forer Haldimand n° 4. Il avait été adopté par plus de 40 municipalités du sud du Québec avant Gaspé, mais sans grandes retombées médiatiques. Une trentaine de plus l’ont adopté après Gaspé.
Ces règlements municipaux seront supplantés par le règlement provincial en préparation, trop permissif selon M. Tétreault. « On va sensibiliser les nouveaux élus au fait qu’ils vont perdre la possibilité de protéger leur eau si une gazière ou une pétrolière s’installe chez eux. »
Les représentants du Regroupement ont rencontré les maires de la MRC d’Avignon et le maire de Gaspé la semaine dernière.
Selon Tourisme Québec, le taux d’occupation de l’hébergement gaspésien a baissé de 2,7 % en juillet 2013 par rapport à 2012. Une diminution de 1,4 % est aussi notée en août, révèlent ces données récoltées dans les établissements hôteliers et les résidences de tourisme.
Le mois de septembre, « vital » pour l’industrie, a connu une baisse de 8,2 %, a indiqué Jean Bouchard, consultant marketing de l’ATR-Gaspésie. M. Bouchard qualifie de « décevants » ces résultats présentés aux membres de l’ATR réunis jeudi et vendredi en colloque à Gaspé.
Des chambres plus chères
Une analyse plus fouillée des chiffres de Tourisme Québec montre toutefois une hausse marquée du prix moyen de location des unités en septembre, qui est passé de 79,90 $ en 2012 à 97,50 $ en 2013, un bond de 22 %. Les hausses de prix en juillet et août (11 % et 17 %) sont moindres mais tout de même significatives.
Plus de campeurs
Les campings gaspésiens ont cependant connu une bonne saison, avec une augmentation de 4,8 % de la fréquentation en 2013 par rapport à l’année précédente. Olivier Nolleau, directeur de la Chambre de commerce et de tourisme de Gaspé, observe cette tendance vers le camping, et plus seulement avec des roulottes récentes et luxueuses.
« On a vu des gens avec des vieux « campeurs » des années 70 ou 80. C’est devenu un mode alternatif de voyage », estime M. Nolleau.
Les campeurs dépensent évidemment moins que les touristes hébergés dans des hôtels ou des gîtes, a fait remarquer Jean Bouchard.
Promotion à revoir
L’enveloppe de promotion de l’ATR a fondu, passant de 1,1 million de dollars il y a quelques années à 650 000 $ en 2013, déplore M. Bouchard. Dans ce contexte, la Gaspésie devra faire des choix, insiste-t-il. « Nos visiteurs vieillissent. Est-ce qu’on leur offre des services [adaptés à leurs besoins] ou est-ce qu’on renouvelle notre offre pour attirer des jeunes? Il faudra qu’on ait cette réflexion. »
En 2013, l’ATR a concentré sa campagne de promotion en avril-mai, puis en septembre. « On aurait dû re-cogner tout de suite sur le clou après la grève de la construction [en juin] », a fait remarquer Jean-François Gagné, du Pic de l’Aurore à Percé. L’horaire de la promotion est sans doute à revoir, a convenu l’ATR.
Le projet de règlement publié en août fixait les échéances aux 1er décembre 2017 et 2018; ces dates sont ramenées fin 2016 pour 100 MW et fin 2017 pour 350 MW. « C’est important pour nos usines, ça assurera une continuité dans le carnet de commandes », réagit Frédéric Côté, directeur du TechnoCentre éolien.
Les promoteurs devront investir 35 % du coût des éoliennes en Gaspésie et dans la MRC de Matane, comparativement à 30 % lors des derniers appels d’offres.
Dans un domaine où la machine compte pour deux tiers des coûts d’un parc, ce 5 % fera une différence, croit M. Côté. « Par exemple, un turbinier pourrait devoir travailler avec deux usines de notre territoire plutôt qu’une seule. »
Quant aux dépenses au Québec, elles devront représenter 60 % des coûts du projet, la même proportion que dans le passé.
Des pièces « stratégiques »
Québec incite l’industrie à fabriquer en Gaspésie des « composantes stratégiques » comme des convertisseurs électroniques, des génératrices ou des systèmes de freinage. Hydro-Québec devra accorder « un poids très significatif » à ce critère dans la grille de sélection, commande le règlement.
Pour l’instant, la plupart des emplois manufacturiers en Gaspésie sont liés à la fabrication de pales et des tours, même si une partie des convertisseurs d’éoliennes est assemblée à New Richmond et Matane.
Lignes de transport : pas réglé
Les communautés locales pourront se contenter de contrôler 50 % des projets. Au-delà, les règles imposées aux municipalités auraient compliqué les choses, avaient plaidé les élus de la Gaspésie.
La Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine continue toutefois de craindre que la capacité limitée du réseau de transport d’électricité de la région nuise aux projets gaspésiens. L’organisme se dit « inquiet » que ce problème, qui a « désavantagé » la Gaspésie dans le passé, ne soit toujours pas réglé.
Le règlement fixe à 5000 $ par MW la somme à verser à la municipalité ou à la MRC où les éoliennes s’élèveront. C’est plus de deux fois les meilleures redevances versées en Gaspésie dans les derniers parcs éoliens construits.
Prix plafond : moins d’incertitude
Le prix plafond imposé aux promoteurs est abaissé de 9,5 ¢ à de 9,0 ¢ du kw/h, mais exclut maintenant les coûts d’équilibrage, c’est-à-dire les coûts des services qui compensent la variabilité de la production éolienne. Un détail qui « enlève une incertitude » pour les promoteurs, croit Jean-François Nolet, de l’Association canadienne de l’énergie éolienne.
M. Nolet estime que l’appel d’offres « envoie un signal important », mais son association recommande à Québec de commander de 350 à 500 MW par an entre 2018 et 2025 pour « favoriser la croissance et l’enracinement » de l’industrie éolienne au Québec
Des 450 MW de parcs communautaires, 300 seront érigés au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie. Les 150 MW restants pourront l’être dans l’ensemble du Québec. Hydro-Québec devra lancer l’appel d’offres au plus tard le 31 décembre.
Côté élu à Gaspé
Daniel Côté remporte la mairie de Gaspé avec 59 % des voix. Il a obtenu 3803 votes comparativement à 2550 (39%) pour sa principale adversaire, Mélissa Plourde. Le nouveau maire, un avocat de formation âgé de 34 ans, a été coordonnateur municipal de la Ville de Gaspé jusqu’à la fin septembre. « Dès demain matin, je commence le travail », a déclaré M. Côté, après les salutations d’usage aux nouveaux conseillers et à Mme Plourde. Cowboy Jay (un nom d’artiste), le troisième candidat, qui a fait campagne sur les médias sociaux, a obtenu 115 voix.
Petite-Vallée : Brousseau par 11 voix
Le maire sortant de Petite-Vallée, Rodrigue Brousseau, conserve son poste avec 11 voix d’avance. Son seul adversaire, l’ancien maire et ancien préfet de la Côte-de-Gaspé Noël-Marie Clavet a amassé 66 voix. Les électeurs de Petite-Vallée sont allés voter dans une proportion de 79 %.
Murdochville : Délisca Roussy réélue
La mairesse de Murdochville depuis neuf ans, Délisca Ritchie-Roussy, a obtenu près des deux tiers (64 %) des votes, ce qui correspond à 120 voix d’avance sur son seul adversaire, Fabrice Cotton.
Pas de changement à Cloridorme
À Cloridorme, la mairesse sortante Jocelyne Huet est réélue avec 43 % des voix devant quatre autres aspirants maires. Son plus proche poursuivant, Jean-Louis Clavet, a récolté 25 % des voix.
La mairesse de Grande-Vallée, Nathalie Côté, avait déjà été réélue sans opposition. Le seul nouveau à la table des maires de la Côte-de-Gaspé sera donc le maire de Gaspé, Daniel Côté.
Le président de Pétrolia, Myron Tétreault, et la vice-présidente au développement des affaires, Isabelle Proulx, ont été les instigateurs de ces rencontres. Selon le compte-rendu de Mme Plourde, ils ont présenté un historique de leur présence sur le territoire et leur vision de l’exploitation.
« J’ai échangé avec eux sur les différentes positions et inquiétudes de la population », dit-Mme Plourde. « C’était pour expliquer : voici où on est rendus et on est tous en attente [du règlement de Québec] », poursuit la candidate.
Le conseil municipal sortant a déposé un règlement sur l’eau potable qui a pour effet d’empêcher le forage d’Haldimand n° 4. Pétrolia poursuit la Ville pour faire invalider le règlement. Québec devrait adopter d’ici les Fêtes son propre règlement, qui supplantera celui de Gaspé.
Mme Plourde précise qu’elle a aussi rencontré, à sa propre demande, le comité Ensemble pour l’avenir durable du grand Gaspé. Le comité lui a présenté sa position contre le développement pétrolier sur le territoire de Gaspé et les expertises qui l’appuient.
Discussions « franches et correctes »
Selon Daniel Côté, ses discussions avec Pétrolia ont été « franches et correctes ». Il estimait important de parler aux représentants de l’entreprise « dans le blanc des yeux » puisque les relations ont été tendues dans le passé. Il dit avoir insisté pour que la rencontre se fasse dans un lieu public, soit un restaurant de Gaspé.
M. Côté rapporte avoir réitéré sa position à Pétrolia : « Je suis en faveur du développement pétrolier, en respect de l’environnement et de la population. »
Le président de Pétrolia, Myron Tétreault, n’était pas disponible pour répondre à nos questions.
Les rumeurs ont éclos au grand jour dans une lettre publiée dans le journal Le Pharillon et signée par Jean-François Spain, un citoyen de Gaspé qui enseigne au cégep. « La rumeur que des gens se présenteraient avec un seul objectif, favoriser le développement d’une industrie, a circulé énormément autour de moi », dit-il.
Les listes de donateurs fournies par les candidats (voir tableaux plus bas) à GRAFFICI.CA ne permettent pas de confirmer cette rumeur.
Plourde
Mélissa Plourde a reçu des contributions de 2539 $. L’homme d’affaires Brent Simpson, l’un des porte-parole du Regroupement économique pour l’avancement de la Gaspésie (pro-pétrole) lui a donné 200 $.
Son don n’aurait « pas du tout d’influence » sur ses décisions si elle était élue, affirme Mme Plourde. La politique « est une passion depuis que je suis toute jeune, réagit la candidate. Ce ne sont pas des gens qui sont venus me chercher et qui m’ont mise là. »
Le domaine des pêches est bien représenté parmi les donateurs de Mme Plourde. Elle a reçu un don de 300 $ de Gaétan Denis (Gesco-Crevette du Nord Atlantique), 200 $ de Benoit Reeves (Pêcheries Marinard) et 100 $ de Luc Reeves (Pêcheries Gaspésiennes).
Côté
Le candidat Daniel Côté a amassé 2600 $ en dons. Deux personnes lui ont donné le maximum autorisé de 300 $, soit Alexandre Boulay, le directeur de l’usine de LM Wind Power, et Allan Adams, du Motel Adams. Dan Gleeton, des Résidences funéraires Valère Fortin, a contribué pour 250 $.
Peu importe qui le finance, « je ne suis la marionnette de personne, et je ne serai jamais la marionnette de quiconque », dit M. Côté.
Le candidat Cowboy Jay, qui fait campagne via les médias sociaux, a indiqué à GRAFFICI qu’il n’avait « aucun donateur, ni de plus de 100 $, ni de moins de 100 $ ».
Roussy : pas d’appui public, mais…
Réagissant à la rumeur, le maire sortant, François Roussy, a déclaré : « Je souhaite que les gens qui se présentent représentent les intérêts supérieurs des citoyens. J’espère que personne n’est là pour les intérêts d’une entreprise. »
Lors de l’annonce de son départ, François Roussy avait averti qu’il n’appuierait aucun candidat. Il n’apparaît pas parmi les donateurs de M. Côté mais son père (Jean-Paul Roussy), sa mère (Jeannette Lemoignan) et son oncle (Joseph Lemoignan) ont donné chacun 200 $ à la campagne de ce candidat.
« Par reconnaissance pour le travail fait par Daniel pour le développement de la Ville, je le soutiens et je l’aide dans sa campagne terrain, réagit M. Roussy. Mais je ne dirai pas publiquement aux gens de voter pour lui. »
Un ex-employé de Pétrolia se présente comme conseiller
Par ailleurs, Yvon Caron, candidat dans le quartier 4 (Wakeham–Saint-Majorique–Pointe-Navarre–Corte-Real) a travaillé pour Pétrolia pendant huit mois, jusqu’en juillet dernier, comme coordonnateur technique. Il n’a eu « aucun contact » avec Pétrolia par rapport à sa candidature, dit-il.
M. Caron se dit favorable au développement pétrolier : « si ça se fait dans les normes, je ne vois pas pourquoi on n’irait pas de l’avant. » Il fait face à Patrice Quenneville, le conseiller sortant du quartier.
Dons d’entreprises interdits
Les entreprises n’ont pas le droit de faire un don aux candidats; seuls les électeurs le peuvent, rappelle un porte-parole du Directeur général des élections. Des entreprises comme Pétrolia ou Junex ne pourraient donc pas financer un candidat directement.
Les candidats doivent déposer leur rapport financier (incluant la liste des donateurs) au plus tard 90 jours après la date de l’élection, soit au début du mois de février.
Donateurs à la campagne de Daniel Côté
Alexandre Boulay (LM Wind Power) : 300 $
Allan Adams (Motel Adams) : 300 $
Dan Gleeton (Résidence funéraire Valère Fortin) : 250 $
Angèle Bélanger (retraitée) : 200 $
Jean-Paul Roussy (Habitats Honguedo) : 200 $
Jeannette Lemoignan (retraitée) : 200 $
Deslilas Fournier (Commission scolaire des Chic-Chocs) : 200 $
Joseph Lemoignan (retraité) : 200 $
Jimmy Francoeur (Intelisoft) : 150 $
Lucie Caron (Estpharm) : 150 $
Mylène Francoeur (CFE Desjardins) : 150 $
Dr Michel Desjardins (travailleur autonome) : 100 $
Dr Christian Mainville (travailleur autonome) : 100 $
Blandine Poirier (retraitée) : 100 $
Donateurs à la campagne de Mélissa Plourde
Gaétan Denis (Gesco-Crevette du Nord Atlantique) : 300 $
Roger Denis (Hôtel des Commandants) : 200 $
Gervais Pigeon (retraité) : 200 $
Georges O’Connor (retraité) : 200 $
Benoit Reeves (Pêcheries Marinard) : 200 $
Brent Simpson (Simpson Automobiles) : 200 $
Bruce Jones (Cégep de la Gaspésie) : 200 $
Dan Gleeton (Résidences funéraires Harris Gleeton) : 150 $
Luc Reeves (Pêcheries gaspésiennes) : 100 $
Joëlle Paradis : 100 $
Réjean Bernatchez (SFL) : 100 $
James David Morris (Assurexperts Clovis Morris) : 100 $
André McInnis (Forest MC) : 100 $
Yves Bernatchez (retraité) : 100 $
Mélissa Plourde (Québec en forme) : 100 $
Richard Cronier (IGA Cronier) : 99 $
O’Neil Dumaresq (Construction O’Neil Dumaresq) : 90 $
Note : Ces électeurs ont contribué à titre personnel. Leur employeur ou leur entreprise est nommé à titre d’information.
Ils souhaitent que leur premier élu les écoute, manifeste de l’ouverture pour leurs projets et leurs idées et leur donnent un coup de main pour les réaliser. Si le maire est visible sur le terrain, c’est encore mieux, indique une série d’entrevues réalisées par GRAFFICI à quelques semaines des élections municipales du 3 novembre.
Propos recueillis par Geneviève Gélinas, Ariane Aubert Bonn, Antoine Rivard-Déziel et Johanne Fournier.
C’est le ministère québécois de l’Environnement, appuyé par l’Institut national de recherche scientifique (INRS), qui réalise l’étude. Les techniciens du ministère échantillonnent environ 70 puits résidentiels et 14 puits d’observation dans le secteur exploré par la firme Pétrolia.
« Ça donne une image initiale de la qualité de l’eau. C’est intéressant pour le propriétaire du prélèvement d’eau, pour l’entreprise et pour le gouvernement », indique Michel Ouellet, chef de l’équipe des eaux souterraines au ministère.
« Bonifier » l’étude de Pétrolia
Selon René Lefebvre, hydrogéologue de l’INRS, l’étude du ministère viendra « bonifier » l’étude hydrogéologique lancée par Pétrolia en 2011. « On échantillonne un plus grand nombre de puits résidentiels. Et plus de paramètres seront analysés, y compris les gaz dissous comme le méthane, ce qui n’était pas le cas [du projet Pétrolia]. »
L’étude permettra de mieux comprendre l’hydrogéologie du sous-sol pour déduire les risques environnementaux d’un forage, explique M. Lefebvre.
Le rapport sera déposé au plus tard le 31 mars 2014 et présenté au public au printemps. L’étude ne vise pas à prédire les risques en cas de fracturation, une technique que Pétrolia n’a jamais exclue.
L’étude est l’occasion d’échantillonner à nouveau un puits d’observation situé près du forage Haldimand n° 1. Le ministère avait détecté du gaz dans ce puits en septembre 2012, et il en émettait toujours au printemps dernier.
Une exception, prévient le ministère
La Ville de Gaspé demandait depuis 2011 une surveillance indépendante de l’eau souterraine d’Haldimand. L’étude en cours, au coût de 300 000 $, demeurera une exception. « On n’a pas l’intention de faire [une étude indépendante] systématiquement, dit M. Ouellet. On ne le fait pas pour les autres secteurs de l’activité humaine. On prend connaissance des études [de l’entreprise] et on demande de compléter si nécessaire. »
Le projet de règlement sur l’eau potable publié en mai par Québec impute aux entreprises la responsabilité des analyses.
Le ministre Gaétan Lelièvre, responsable de la Gaspésie, « recommande fortement » à Pétrolia d’attendre les résultats de l’étude avant de forer Haldimand n° 4, un puits prévu à 350 mètres de résidences et à 850 mètres de puits artésiens. L’entreprise détient son permis de forage. Le règlement sur l’eau potable devrait être publié « dans les prochaines semaines », dit M. Lelièvre. Pétrolia n’a pas rappelé GRAFFICI.CA.
André Boudreau et Owen Bouchard conviennent que le quai est essentiel. Mais la municipalité de 3300 habitants n’a peut-être pas les reins assez solides pour se charger d’une telle infrastructure, ajoutent-ils.
Début septembre, le maire sortant Bruno Cloutier s’est entendu avec des hauts fonctionnaires de Pêches et Océans Canada, propriétaire du quai. La Ville s’engageait à prendre en charge l’infrastructure une fois réparée. Une façon d’éviter que le quai tombe en ruines, avait justifié M. Cloutier, qui ne se représente pas aux élections du 3 novembre.
Le quai doit générer des revenus, dit Boudreau
M. Boudreau préférerait qu’un autre organisme, comme l’Office de tourisme du Rocher-Percé, la MRC ou la SÉPAQ, acquière le quai. Et les croisiéristes qui l’utilisent pour embarquer des passagers vers l’île Bonaventure devront partager leurs revenus avec l’acquéreur, estime-t-il.
Cet argent servirait à l’entretien du quai et si possible, à un « fonds touristique ». « Personnellement, je n’embarquerais pas le reste de la municipalité, non-touristique [hors de Percé-centre], dans des frais pour l’entretien du quai », indique M. Boudreau.
Décision « prématurée », croit Bouchard
Quant à Owen Bouchard, il qualifie la décision d’acquérir l’infrastructure de « prématurée », alors que Percé est à veille d’élire un nouveau conseil. « Les citoyens sont inquiets, ils n’ont pas été informés et ne savent pas combien ça va coûter. […] Il faut un quai, mais il faut négocier. »
La Ville a besoin de garanties financières pour l’entretien du quai, croit M. Bouchard, qui s’engage à réviser le dossier s’il est élu.
« Le pied dans la porte »
Le maire Cloutier admet que le prochain conseil pourra défaire l’entente avec Ottawa. « On a un pied dans la porte, ajoute-t-il toutefois. On le laisse aller ou on le prend. »
En mai, Pêches et Océans Canada avait fermé le quai pour des raisons de sécurité. La Ville avait bataillé ferme pour que le ministère fasse des réparations d’urgence avant la saison touristique.
Cette initiative du Groupe d’entraide à l’allaitement maternel de la Côte-de-Gaspé vise à développer une culture de l’allaitement sur le territoire. Il s’agira d’une première en Gaspésie.
Le taux d’allaitement à la sortie de l’hôpital est passé de 40 % il y a dix ans à 70 % cette année au Centre de santé et de services sociaux de la Côte-de-Gaspé. Pour obtenir la certification « Amis des bébés », l’établissement doit augmenter cette statistique à 75 %.
Les vignettes participeront à l’atteinte de cet objectif, croit la Dre Émilie Dupuis-Riendeau, médecin de famille et médecin accoucheur. « On veut décloisonner l’allaitement, montrer que c’est facile et que ça se fait partout, dit-elle. Si la population voit le logo, ça va faire jaser, faire changer les mentalités. Chaque petite initiative permet de convaincre quelques femmes. »
Les commerçants qui affichent la vignette devront avoir informé leur personnel et s’assurer qu’ils accueillent favorablement les femmes qui allaitent, même si elles ne consomment pas. Ils n’ont pas besoin d’aménager un coin spécial, mais devront fournir une chaise à la demande.
Le projet correspond aux objectifs de la politique familiale de la Ville de Gaspé, qui fournit les vignettes.
Défi allaitement
Toujours dans le but de promouvoir l’allaitement, le 7e Défi allaitement se tiendra samedi au Musée de la Gaspésie, à Gaspé. L’événement a réuni jusqu’à 35 participantes dans le passé. À 11h, les femmes qui allaitent mettront leur bébé au sein en même temps. Le Défi allaitement de Gaspé est le seul dans la région, mais il se tient ailleurs en province.
Respect de la vie privée