le Mercredi 23 septembre 2026

Le CLD a récemment complété une étude de faisabilité sur l’idée de créer un transporteur contrôlé par la région qui aurait pu concurrencer Air Canada, le seul transporteur régulier à Gaspé. Début 2012, l’ex-directeur général du CLD, Gaétan Lelièvre (aujourd’hui député péquiste de Gaspé), avait justifié l’étude par des tarifs inaccessibles pour la majeure partie de la population et des gens d’affaires.

Aujourd’hui, le nouveau directeur du CLD, Bruno Bernatchez, déclare que le problème n’est pas tant le prix des billets d’Air Canada que la constance de ces prix. « Beaucoup de choses circulent, dit-il, mais des billets à 1600 $ ou 1800 $, ça n’arrive pas souvent. Et un billet à 680 $ pour un aller-retour Gaspé-Montréal, taxes et frais inclus, c’est un tarif raisonnable. »

« On ne se fait pas avoir »

Pour arriver à cette conclusion, le CLD a comparé les prix offerts par Air Canada en Gaspésie avec des trajets similaires au Québec. « On peut trouver ça cher, mais on ne se fait pas avoir », indique M. Bernatchez.

Sur les sites web consultés par GRAFFICI.CA mardi, un aller-retour Gaspé-Montréal se transigeait entre 742 $ (pour un vol dans deux mois) et 1616 $ (pour un vol le lendemain) sur les ailes d’Air Canada Jazz. Un aller-retour Gaspé-Québec variait de 677 $ (dans deux mois) à 1505 $ (le lendemain).

20 % de fonctionnaires

Gaétan Lelièvre avait estimé que 80 % de la clientèle d’Air Canada se composait de fonctionnaires. Or, ces derniers ne représentent que 20 % de la clientèle d’Air Canada, a réalisé le CLD, qui a maintenant bon espoir de s’entendre avec Air Canada sur des tarifs raisonnables et plus constants. « Il faut s’obliger à avoir cette discussion », affirme M. Bernatchez.

Plan B?

Si les discussions avec Air Canada ne donnent rien, « on devra se rasseoir pour établir un plan B », qui n’est pas encore défini. Le projet de coopérative régionale évoqué il y a un an et demi « n’est pas une option qu’on a regardée de façon sérieuse », indique M. Bernatchez.

Le CLD a échangé avec trois entreprises québécoises intéressées à desservir Gaspé. Elles posaient toutefois « des conditions » pour s’établir, précise M. Bernatchez, notamment d’obtenir de l’aide financière.

L’entreprise, qui visait le marché de la Floride pour sa pierre concassée, est victime de la faiblesse du marché américain.

«L’économie de la Floride ne va pas bien et la valeur du dollar canadien a augmenté, explique François Voisine, directeur de Construction DJL. Le dollar était à 0,70 $ quand on a commencé [l’expansion en 2007] et aujourd’hui, on a la parité.»

15 M $ investis

En 2007, Construction DJL a investi 15 millions de dollars dans des installations de transbordement et de concassage au port et à sa carrière de Gaspé, en plus de deux millions pour l’achat de camions et de chargeuses. À terme, l’entreprise souhaitait exporter 900 000 tonnes de granulat par an.

L’année d’expédition la plus intense a été 2009, alors que Construction DJL a chargé six navires à destination de la Floride, pour un total de 280 000 tonnes.

20 postes en moins

Aujourd’hui, la carrière n’alimente que la région de Gaspé. Dix personnes y travaillent, soit le même nombre qu’avant l’expansion. Les 20 postes créés par le développement ont disparu.

Pour Gaspé, l’arrivée de DJL avait signifié la relance de l’activité au port, après qu’Xstrata (anciennement Noranda) ait arrêté de transborder du concentré de cuivre en 2002.

En 2009, les quantités transbordé au port ont atteint 433 000 tonnes, en grande partie grâce à DJL, mais sont retombées à 140 000 tonnes en 2011.

Le 10 avril, l’ouverture d’une brèche dans un barrage quelques kilomètres en amont du boulevard a mal tourné. L’afflux d’eau a transformé en trou béant 30 mètres du boulevard et l’a endommagé sur un kilomètre. La crue a aussi inondé six résidences, une église et un centre communautaire.

Le lendemain, le chef Claude Jeannotte a affirmé qu’il détenait toutes les autorisations nécessaires, dont celle du Centre d’expertise hydrique du Québec, qui relève du ministère de l’Environnement.

Le ministère « évalue les actions à prendre »

Or, les travaux auraient dû obtenir un certificat d’autorisation en vertu de la Loi sur la qualité de l’environnement, indique le ministère. « Aucune demande d’autorisation n’a été reçue, a expliqué la porte-parole Mylène Delorme à GRAFFICI.CA. Le ministère évalue actuellement les actions à prendre. »

Quant au Centre d’expertise hydrique du Québec (CEHQ), il n’avait « ni à donner ni à refuser d’autorisation », nous a-t-on répondu par écrit. Le barrage du lac Denys n’était plus assujetti à la Loi sur les barrages depuis 2010, à la suite du démantèlement de la structure de contrôle.

« L’intervention a été réalisée par le propriétaire du site à la demande de la MRC de La-Côte-de-Gaspé, écrit le Centre. […] Le CEHQ a été informé préalablement à l’intervention par la MRC ainsi que par le propriétaire du site et aucune autorisation n’était requise. »

Le chef Jeannotte persiste et signe

Le chef de Gespeg, Claude Jeannotte, maintient que la nation avait toutes les autorisations nécessaires. « On était en constante communication avec le Centre d’expertise hydrique. Ils savaient ce qu’on faisait. Ils disaient : c’est tout correct, ce que vous faites. […] S’ils disent que nous sommes responsables, j’ai les courriels et les lettres. »

Le ministère de l’Environnement n’a pas contacté Gespeg depuis les événements pour préciser qu’un certificat d’autorisation aurait été nécessaire, affirme le chef.

Une rencontre entre toutes les instances concernées aura lieu « d’ici l’automne », indique M. Jeannotte, ce qui devrait permettre de tirer au clair les responsabilités de chacun.

Réparations de 272 957 $ en cours

Par ailleurs, l’entreprise Excavation Bernard et Gene Cahill a commencé à réparer le boulevard de York Ouest le 2 juillet et devrait terminer vers le 13 août. Les travaux coûteront 272 957 $, ce qui n’inclut pas les réparations d’urgence menées dans les jours qui ont suivi l’affaissement.

Deux ponceaux supplémentaires seront installés sous le boulevard de York Ouest en plus du ponceau déjà en place, afin de favoriser l’écoulement de l’eau.

Transports Québec n’a construit aucun chemin de déviation temporaire parce que « le profil de la route [de déviation] aurait été accidenté et non utilisable par le transport lourd », explique Anne-Sophie Lebel, porte-parole de Transports Québec. Les coûts supplémentaires et les délais nécessaires pour obtenir les permis militaient aussi contre le chemin de déviation.

La décision de forer ou pas en 2013 sera «essentiellement budgétaire», explique le vice-président aux affaires corporatives de Junex, Dave Pépin. «On est impatients de mener ces travaux. Les prochaines étapes sont cruciales, dit-il. Mais on essaie de gérer notre capital de façon prudente, dans un contexte de marchés financiers déprimés pour les petites capitalisations, et dans une juridiction où les investisseurs ont été échaudés.»

Autre facteur : les équipements de Foragaz, la division de forage de Junex, ne sont pas disponibles pour l’instant. «Notre équipe de forage est dans les Maritimes, indique M. Pépin. Ça nous fait des rentrées de fonds, mais on ne sait pas quand ce sera terminé.»

Deux forages horizontaux

Junex veut creuser un forage horizontal à partir de son puits Galt n° 4, sur sa propriété située à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Gaspé. L’entreprise souhaite aussi forer un second puits horizontal à proximité pour maximiser ses chances de rencontrer des fractures verticales susceptibles d’acheminer du pétrole. Ce programme coûterait environ 8 millions de dollars au total.

Aucune demande de permis de forage n’a encore été transmise au ministère québécois des Ressources naturelles, mais les travaux peuvent être réalisés «assez tard dans l’automne», indique M. Pépin.

Par ailleurs, le vice-président refuse de se prononcer sur le projet de règlement sur l’eau potable présenté par le ministère québécois de l’Environnement, même si Junex a transmis un mémoire sur la question à Québec, indique-t-il. Le projet stipule que les entreprises devront procéder à une étude hydrogéologique dans un rayon de deux kilomètres du site de forage.

Claude Allard, un regard vers l’autre traite de  « sa vie, de ses réalisations, qui permettent de parler de pans méconnus de l’histoire de la Gaspésie », résume la réalisatrice et productrice Andrée Allard, de Carleton.

Claude Allard est né à Carleton et a vécu à Gaspé. Il a cofondé la Société historique de la Gaspésie (l’ancêtre du Musée de la Gaspésie), ainsi que fondé et dirigé le service social diocésain.

Mme Allard est la nièce de son sujet et l’a côtoyé dès l’enfance. « Mon’oncle Claude trimballe le bonheur avec lui, dit-elle. Il laisse une empreinte sur les gens qu’il rencontre. Il a été ouvert à tout ce qui a pu se produire dans sa vie. C’est un homme accompli. Mais même ceux qui le connaissent ne savent pas tout ce qu’il a fait. »

Entrevues et archives

Le documentaire contient des entrevues avec Claude Allard et avec des personnes de son entourage. Des archives des années 1970, tournées par l’abbé Allard lui-même auprès de personnes âgées, sont intégrées au film.

Âgé de 90 ans, M. Allard vient tout juste de prendre sa retraite. Il verra le documentaire pour la première fois vendredi, lorsqu’il sera présenté en avant-première au Musée de la Gaspésie, à l’occasion du 50e anniversaire de la Société historique de la Gaspésie.

L’événement du Musée est sur invitation, mais le grand public pourra visionner le documentaire le 28 juillet à 19 h 30 au Quai des arts de Carleton.

Cinq usines de l’axe Cap-d’Espoir – Grande-Rivière épandent leurs résidus de crabe, de homard et de poisson dans les champs, comme fertilisant. Cette solution coûte entre 20 $ et 40 $ la tonne, comparativement à 125 $ la tonne pour enfouir des résidus marins au dépotoir de Gaspé.

«La valorisation agricole nous évite de payer pour enfouir les déchets, même si il y a certains coûts, dit Michael Cloutier, technicien de procédés et de qualité pour les Fumoirs Gaspé Cured, Poisson salé gaspésien et Lelièvre, Lelièvre et Lemoignan. Mais s’il y a moyen, avec les biotechnologies, de faire un produit lucratif, ce serait mieux.»

M. Cloutier est au fait de certaines possibilités : ces dernières années, son employeur a expédié un conteneur de carapaces de homard séchées en Chine. Le client voulait en faire de la glucosamine. Des résidus de turbot sont aussi envoyés en Chine, «où les méthodes d’extraction sont différentes».

La valorisation agricole a ses limites : quand les usines transforment en hiver, ce qui est de plus en plus fréquent, elles doivent entreposer les résidus en attendant de pouvoir les épandre.

Un guichet unique?

«Ça nous prend un plan B» admet aussi Henri Clapperton, d’E. Gagnon et Fils et Dégust-Mer à Sainte-Thérèse, deux usines qui épandent leurs résidus de crabe et de homard dans les champs.

«Mais dans nos activités habituelles de transformation, on n’a pas toujours l’expertise pour trouver une solution, ajoute M. Clapperton. Ça prendrait un guichet unique, avec toute l’information, pour nous guider et nous appuyer.»

«On commence à l’envisager [ce guichet unique] avec un outil qu’on a déjà, le créneau ACCORD», déclare Pierre Blier, professeur à l’Université du Québec à Rimouski et conseiller scientifique chez Ocean Nutrasciences.

Le créneau d’excellence «Ressources, sciences et technologies marines», partagé entre la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, le Bas-Saint-Laurent et la Côte-Nord, dispose d’employés et d’un programme de subvention, notamment pour des activités de recherche.

Un CIC flambant neuf a été inauguré jeudi, 15 mois après sa destruction par un incendie. La reconstruction du principal attrait touristique de Murdochville, au coût de 1,3 million de dollars, a été payée par l’assureur.

« Comme il a déjà été »

« On prévoit que le CIC va se repositionner comme il a déjà été, indique le président du CIC, William Hogan. On a un bon plan de communication et la réouverture grandiose va aider. »

Le CIC, qui date de 1988, accueillait 4000 visiteurs ces dernières années, mais en a déjà reçu plus de 7000. Il avait rouvert de justesse au printemps 2011, après que la municipalité ait épongé une dette de 60 000 $.

L’attrait rouvre à temps pour accueillir les anciens de Murdochville qui participeront aux fêtes du 60e de la fondation de la ville, fin juillet.

Le CIC a aussi obtenu à nouveau la permission d’Xstrata d’emmener ses clients sur le site de l’ancienne mine à ciel ouvert, indique M. Hogan, même s’il reste « quelques ficelles à attacher ».

L’expo rafraîchie

Le bâtiment neuf est presque identique à l’ancien. Les visiteurs pourront toujours descendre dans la galerie Miller habillés en mineurs. Quant à l’exposition sur la géologie, l’histoire de Murdochville et l’utilisation du cuivre, elle a été rafraîchie.

« On a réadapté le contenu en prenant en considération les commentaires sur le comportement des visiteurs », explique Mario Longpré, de Médialog, la firme qui a réalisé l’exposition.

Des souvenirs de famille

Le CIC a regarni sa collection d’artéfacts, partie en fumée, grâce aux souvenirs de famille des Murdochvillois. Jean-Pierre Chouinard a légué le casque de mineur de son père, qui a travaillé à la mine de  Murdochville de 1954 à 1991. « Le premier trou de drift en-dessous de la terre, c’est mon père [Félix Chouinard] et son frère Yvon qui l’ont fait. »

Quelques artéfacts retrouvés dans les cendres, dont une lampe de mineur et une lunette d’arpenteur, sont aussi exposés.

Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) a entendu mercredi les mémoires sur le projet de draguer environ 27 000 mètres cubes de sédiments contaminés au cuivre et aux HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) sur une surface de 50 000 mètres carrés au sud et au sud-est du quai industriel de Gaspé. 

Transports Canada ne sait pas encore si les sédiments seront traités sur place ou transportés ailleurs, par quel moyen, ni quel mode de dragage sera utilisé. Le ministère préfère laisser de la latitude aux soumissionnaires.

« Je ne vois pas comment de simples citoyens peuvent se prononcer sur autant de scénarios, a commenté le mariculteur Jean-Philippe Hébert, président de Fermes marines de Gaspé. L’entreprise qui remportera la soumission devrait créer son projet et venir nous le présenter. »

Pas contre, mais…

Aucun participant ne s’est prononcé contre la décontamination, mais certains se sont demandé si laisser les contaminants en place serait moins risqué.

Les mariculteurs de la baie de Gaspé craignent que le cuivre et les HAP contenus dans les sédiments marins, potentiellement remis en suspension, contaminent leurs élevages de moules et de pétoncles.

Un organisme indépendant doit surveiller la croissance et la mortalité des mollusques en élevage, juge M. Hébert. Une entente sur des dédommagements en cas de problème doit aussi être signée avec Transports Canada avant les travaux.

« Encapsuler » les sédiments

Le mariculteur Jacques Dufresne, de Moules de Gaspé, propose de déposer les sédiments asséchés sur la berge de Sandy Beach et de les enrober d’une membrane (un procédé appelé « encapsulage ») afin de créer un nouvel « espace-quai ».

« Ce n’est pas une solution de prendre [les sédiments contaminés] et de les envoyer ailleurs, a ajouté M. Dufresne. [L’encapsulage] serait plus économique et on pourrait profiter de l’argent pour faire plus. »

La Ville de Gaspé serait en faveur de l’encapsulage et préconise de traiter les sédiments sur place, pour assurer un maximum de retombées locales, ont fait valoir des représentants de la municipalité.

Le BAPE remettra son rapport au ministre de l’Environnement au plus tard le 20 septembre.

Lors du passage de GRAFFICI le 30 mai, seuls des travaux d’aménagement intérieur et de terrassement restaient à compléter. Le chantier d’environ 1 million de dollars est payé par l’assureur.

Les administrateurs du Centre tenaient à le rouvrir à temps pour le 60e anniversaire de fondation de Murdochville, cet été.

Le 8 mars 2012, un incendie causé par une défectuosité électrique avait détruit le principal attrait de la ville et les artéfacts qu’il contenait.

Le Centre présente une exposition sur le cuivre et l’histoire minière de Murdochville, en plus d’offrir aux visiteurs de descendre habillés en mineurs dans une galerie souterraine.

Pendant ses dernières années d’opération, il employait une dizaine de personnes de juin à septembre et accueillait environ 4000 visiteurs par an.

La réforme de l’assurance-emploi des conservateurs a mis fin aux cinq semaines supplémentaires de prestations grâce auxquelles plusieurs travailleurs saisonniers évitaient une période sans salaire ni prestations.

Roméo Sweeney, travailleur sylvicole de 66 ans, aurait pu croupir dans ce «trou noir» pendant un mois et demi. «J’ai manqué de [prestations] de chômage début avril», dit-il. Il travaille plutôt à l’usine de transformation du crabe E. Gagnon et Fils, à Sainte-Thérèse-de-Gaspé. Vers la mi-juin, il retournera faire du débroussaillage en forêt, son emploi habituel.

Annie Trudel gagne sa vie comme serveuse au Manoir de Percé l’été. Ses 14 semaines ne lui permettent pas de «faire le tour». Elle décortiquera donc du homard chez Lelièvre, Lelièvre et Lemoignan de Sainte-Thérèse pendant cinq semaines, avant la saison touristique.

Des secteurs qui se complètent

Pour assurer une transition en douceur, certains employeurs signent un «protocole de prêt de main-d’œuvre» avec le travailleur, qui garantit son retour à son travail habituel. De toute façon, à la mi-juin, la saison de pêche au crabe sera terminée, tout comme celle du homard local.

Le Regroupement des employeurs du secteur bioalimentaire, qui unit neuf usines gaspésiennes de produits marins, est à l’origine du système, même si plusieurs travailleurs ont accompli la démarche par eux-mêmes.

Le regroupement, qui recrute des travailleurs tous les ans pour le compte des usines, a concentré ses efforts auprès des victimes du trou noir cette année. Et ça a fonctionné. «C’est la première année qu’on ne manque pas d’employés», indique Jean-Paul Shannon, directeur du regroupement. Il évalue qu’environ 50 travailleurs du tourisme et de la forêt vont être employés dans les pêcheries, des secteurs qui se complètent. «Le tourisme et la forêt commencent vers la mi-juin. Nous, on a des emplois à partir du 1er avril.»

Prévenir l’exil

La partage de main-d’œuvre permettra de retenir les travailleurs sylvicoles en Gaspésie, estime Sylvain Réhel, directeur des Entreprises agricoles et forestières de Percé. Les compagnies

d’aménagement forestier n’ont pas les moyens de les employer plus que 14 ou 15 semaines par an, indique le directeur. Le trou noir aurait pu les forcer à s’exiler. «On n’a pas de relève, explique M. Réhel. Et chaque fois qu’on perd un employé, on perd ce qu’on a mis en formation.»

Les usines de pêche y trouvent leur compte. «Ça nous a permis d’ouvrir une deuxième section de l’usine durant le quart de nuit pendant notre rush de crabe. Les années d’avant, cette section était fermée [faute de main-d’œuvre]», indique Guillaume Dubé, d’E. Gagnon et Fils.

L’usine avait enclenché un processus pour embaucher des travailleurs étrangers ce printemps. Elle l’a suspendu: les travailleurs forestiers fournissent à la demande. «Les contremaîtres me rapportent que ce sont de bons employés, habitués de travailler dur», rapporte M. Dubé.

Respect de la vie privée

En acceptant de partager certaines informations de navigation avec nous, vous nous aidez à nous améliorer et à vous offrir une meilleure expérience.
Activez les catégories que vous souhaitez partager, merci de votre aide!
Nécessaires au fonctionnement du site web.
  • Google Analytics
  • Vidéo
  • Google Ads
  • Facebook Pixel
  • Conversion Linker
  • Google Tag Manager