L’organisme qui offre du dépannage alimentaire et divers services d’aide de Port-Daniel à Saint-Siméon n’a plus d’argent dans ses coffres et suspend ses opérations jusqu’au 23 août.
La directrice Cindy Delarosbil affirme que le collectif n’obtient que 45% de son financement nécessaire de l’Agence de santé et des services sociaux Gaspésie-les-Îles.
«Notre seuil plancher que nous devrions recevoir est 150 000 $ selon le cadre de financement de l’agence. Nous n’en obtenons que 68 000 $», déplore Mme Delarosbil.
Plusieurs dizaines de personnes seront touchées par cette décision et la réforme de l’assurance-emploi inquiète particulièrement Cindy Delarosbil.
«Les gens se retrouvent encore avec le trou noir. Je me demande sincèrement ce qu’ils vont pouvoir faire», déplore la directrice.
L’an dernier, une vingtaine d’organismes avaient dû suspendre leurs activités durant la période estivale. La coordonnatrice du Regroupement des organismes communautaire de la Gaspésie, Geneviève Giguère, craint le pire : «Au mieux, le même nombre d’organismes sera affecté cette année».
À l’été 2012, Pétrolia a effectué deux forages dans cette zone. Depuis, la firme a confié à Sproule Associates Limited le mandat d’analyser les données recueillies dans quatre zones prospectives des puits Bourque n° 1 et Bourque n° 2.
Résultat : l’estimation moyenne du gaz initialement en place s’élève à 1041 milliards de pieds cubes, ce qui correspond grosso modo à la consommation de gaz naturel du Québec pendant cinq ans.
Il s’agit de gaz naturel «humide», soit du méthane associé à d’autres gaz dont le pouvoir calorifique est plus élevé, comme le propane et le butane, note le président de Pétrolia, André Proulx.
Tests de production prévus
«On pense que cette quantité-là est en place mais on ne sait pas combien on peut en récupérer», précise M. Proulx. Normalement, la proportion récupérable varie entre 20 % et 50 % dans les réservoirs de gaz naturel, dit-il.
Pétrolia ne sait pas si l’extraction de ce gaz peut se faire de manière rentable, ni s’il faudra utiliser le procédé de fracturation. Des tests de production seront menés cet été et permettront de répondre à ces questions, affirme M. Proulx.
Pas de client
La Gaspésie ne compte aucun client d’envergure pour du gaz naturel. Toutefois, une découverte pourrait attirer des industries sur la péninsule, croit le président. Des entreprises de transformation minière, «par exemple Orbite», qui souhaite établir une usine d’alumine métallurgique non loin du secteur Bourque, pourraient être intéressées, dit M. Proulx.
Après presque 10 ans de travail des administrateurs, les deux paliers de gouvernement ont finalement accepté de débourser 637 000 $ pour restaurer et réaménager le bâtiment, construit en 1867 à Caplan et déménagé à New Richmond en 1987. Les citoyens, organismes et entreprises de la région seront sollicités afin d’amasser les 93 000 $ manquants afin de compléter le montage financier.
«L’administration sera, entre autres, relocalisée au 2e étage, actuellement inaccessible. Deux salles d’exposition pour nos objets patrimoniaux et pour des activités communautaires et culturelles seront aménagées au 1er et tout le revêtement extérieur et l’isolation refait», précise le président du conseil d’administration de la Corporation du Village gaspésien, Mike Geraghty, qui ajoute que l’édifice sera sous peu accessible à l’année.
Les travaux de restauration et de réaménagement du magasin général, le seul classé bâtiment historique sur le site, devraient débuter en juillet pour être complétés en décembre.
Le Village accueille environ 5000 visiteurs annuellement, principalement durant la période estivale. Le site compte une vingtaine de bâtiments dont plusieurs ont aussi besoin de rénovation.
La restauration du magasin général se veut, pour les administrateurs, une 1ère phase dans le plan de mise à niveau du patrimoine bâti.
Le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs était de passage aux Îles vendredi pour annoncer qu’il confie un mandat au BAPE sur les effets potentiels de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures sur les nappes phréatiques de l’archipel.
«Je n’ouvre pas la porte à un BAPE sur la Gaspésie», a précisé M. Blanchet, en entrevue à GRAFFICI.CA. Un BAPE doit se tenir «en amont», alors qu’en Gaspésie, «le projet est enclenché, on doit le gérer tel qu’il existe».
Québec prépare un projet de loi sur les hydrocarbures et un règlement sur l’eau potable, rappelle le ministre. Ces deux démarches répondront aux préoccupations des Gaspésiens, croit-il.
La Gaspésie aussi, demande la CRÉGÎM
La Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (CRÉGÎM) a applaudi l’annonce d’un BAPE pour les Îles. Les élus demandent maintenant une «étude de la même envergure» sur la Gaspésie.
«Il est rassurant d’entendre le ministre parler de précaution dans le cadre de la mise en valeur des ressources naturelles, a déclaré le directeur de la CRÉGÎM, Gilbert Scantland, par voie de communiqué. Nous espérons maintenant que cette logique soit appliquée également en Gaspésie, où des activités d’exploration ont cours à plusieurs endroits sur le territoire et qu’elles semblent dégager des perspectives intéressantes pour l’industrie.»
Aux Îles, Gastem veut forer un puits d’exploration de 2500 mètres de profondeur, sans fracturation, sur l’île du Cap aux Meules, dans le secteur de Fatima, en espérant trouver du gaz naturel.
En Gaspésie, les firmes Pétrolia et Junex ont déjà foré plusieurs puits d’exploration ces dernières années. Junex envisage la fracturation et Pétrolia ne l’exclut pas.
Les crevettiers ont commencé à pêcher lundi, comme prévu. Le petit crustacé frais sera sur les comptoirs des poissonneries ce matin.
La trentaine de capitaines qui livrent leurs prises chez Pêcheries Marinard de Rivière-au-Renard et Crevette du Nord Atlantique de l’Anse-au-Griffon ont accepté une baisse du prix au débarquement de 15 % à 16 %.
Le prix s’établit à environ 0,64 $ la livre comparativement à 0,76 $ l’an dernier, soit un retour au niveau de 2011.
Résignation
Les pêcheurs ont accepté l’entente avec les usines dans une proportion de 70 % vendredi matin. « Ça a été plus une résignation qu’une acceptation, affirme le directeur général de l’Office des pêcheurs de crevette du grand Gaspé, Sylvain Samuel. On parle de perte de revenus moyenne de 100 000 $ par entreprise de pêche. C’est important. »
« La grande explication, poursuit M. Samuel, c’est la baisse anticipée des marchés en 2013 dû à des inventaires élevés de crevette nordique et à la faiblesse des marchés américains et européens. »
Une féroce compétitrice
La crevette d’aquaculture fait toujours une rude compétition à la crevette nordique, y compris sur le marché intérieur. «Il y a beaucoup d’efforts à mettre sur la promotion, surtout sur le marché québécois et canadien, estime M. Samuel. Il faudra développer en Alberta et en Ontario.»
En 2006, les Canadiens consommaient dix fois plus de crevette d’eau chaude (importée) que de crevette nordique pêchée dans leurs eaux.
Négociations dans l’harmonie
Même si « ce ne sera pas la meilleure année du siècle », les négociations se sont « très bien passées », commente Jean-Paul Gagné, directeur général de l’Association québécoise de l’industrie de la pêche et négociateur des usines. « Le principe qui a prévalu a été de partager la baisse des prix 50/50 [entre les pêcheurs et les usines]. »
Dur départ
Par ailleurs, lors du passage de GRAFFICI.CA à Rivière-au-Renard, Bernard Packwood, capitaine du Sawakman, rentrait au quai avec un premier voyage décevant de 12 000 livres de crevette pêchée près de l’île d’Anticosti. L’an dernier, il avait ramené 107 000 livres dans ses filets à sa première sortie. « La crevette n’est pas au rendez-vous », dit M. Packwood. De forts vents lui ont aussi compliqué la vie.
Les deux usines du grand Gaspé transforment 12 à 13 millions de livres de crevette chacune, prise par environ 120 pêcheurs. Elles emploient 350 travailleurs d’usine pendant 20 à 25 semaines chaque année.
Les totaux autorisés de capture sont équivalents à l’an dernier pour les pêcheurs gaspésiens.
Environ 70 personnes se sont présentées au forum de mardi soir à Gaspé.
«Je trouverais tout à fait inacceptable qu’il n’y ait pas de redevances sur le territoire où l’exploitation a lieu, a commenté Pierre Michaud, un citoyen de Gaspé. Les régions-ressources ont droit [à des redevances] pour faire leurs propres choix de développement.»
Éric Boucher a reproché aux élus d’être «très frileux à demander des redevances pour un fonds de diversification» et les appelle à en réclamer «haut et fort». Il précise que bien d’autres aspects, dont le droit à un environnement sain et les droits des Micmacs, devront être considérés avant d’aller de l’avant.
La fracturation inquiète
La fracturation, que Pétrolia et Junex n’excluent pas dans les secteurs Haldimand et Galt, a suscité bien des questions. L’industrie prétend que le sous-sol gaspésien est truffé de fractures naturelles. «Comment peut-on me garantir qu’une fois la poche de gaz ou de pétrole fracturée, il n’y aura pas de cheminement de la pression vers les fractures naturelles?», a demandé un citoyen.
Maude Prud’homme, porte-parole du mouvement gaspésien Tache d’huile, a réitéré l’importance d’étudier l’eau de la Gaspésie dans son ensemble. «On apprécie l’effort pour réglementer au plan municipal, mais si on ne réfléchit pas en termes de bassins versants, on va mettre en danger les sources d’eau potable», dit-elle.
Le directeur général de la Conférence régionale des élus Gaspésie-les-Îles (CRÉGÎM), Gilbert Scantland, a promis que son organisme «reviendra à la charge» pour faire évaluer les eaux souterraines de la Gaspésie. «LA CRÉGÎM avait amorcé une démarche auprès de l’INRS-Eau, a-t-il rappelé. Ils n’ont pas retenu notre projet en prétextant qu’il n’y a pas beaucoup de population.»
Les fournisseurs de services représentés
Les Pétrolia et Junex, actifs dans le secteur de Gaspé, étaient absents du forum. Cependant, Mario Lévesque, président de l’Association québécoise des fournisseurs de services pétroliers, y était. «Les retombées locales sont importantes pour les municipalités, mais elles devraient aussi recevoir un pourcentage de redevances», a-t-il déclaré. La réglementation est désuète et doit être revue, a-t-il ajouté.
«Je vois l’obligation d’avoir une évaluation environnementale pour chaque projet», a indiqué M. Lévesque à GRAFFICI.CA, sans préciser quel type d’évaluation, et si le BAPE devait d’en charger. «Les municipalités peuvent avoir des règlements de zonage» qui soustraient des zones au développement des hydrocarbures, estime-t-il aussi.
M. Lévesque a plusieurs fois pris le micro pour répondre à des questions des citoyens, notamment sur la fracturation, une technique qui devrait être permise selon lui. Un participant lui a reproché d’être «probablement payé» pour être au forum, avant d’être rappelé à l’ordre par l’animateur.
Des citoyens et des représentants de groupes environnementalistes d’un peu partout en Gaspésie ont convenu d’unir leurs forces après une rencontre à Bonaventure à la mi-février.
L’exploration et l’exploitation du pétrole et du gaz est «un enjeu qui concerne l’ensemble de la péninsule, dit Maude Prud’homme, une porte-parole de Tache d’huile. À s’occuper d’enjeux locaux, on a peur d’oublier le milieu de la péninsule, ce qui se passe en tête des bassins versants » Pétrolia, Junex et Mundiregina Resources explorent le centre de la péninsule.
La position commune de Tache d’huile reste à raffiner. Une chose est sûre : «La fracturation ne passe absolument pas. C’est une technique considérée trop dangereuse», affirme Mme Prud’homme. Et dans le dossier des hydrocarbures en général, «il n’y a pas assez d’information ni de consultation», ajoute Mme Prud’homme.
Des stratégies communes
«Les compagnies se parlent entre elles, il faut aussi qu’on se parle, croit Michel Goudreau, porte-parole d’Éco-vigilance Baie-des-Chaleurs. Chaque groupe garde son indépendance, mais on va développer des stratégies coordonnées», ajoute-t-il.
Environnement Vert-Plus fait aussi partie de Tache d’huile, mais pas le Comité Ensemble pour l’avenir durable du grand Gaspé. «On est solidaires de leurs positions», dit toutefois Mme Prud’homme.
Premiers forums
Les premiers forums gaspésiens sur les hydrocarbures auront lieu le 25 mars à Bonaventure et le 26 mars à Gaspé. Ils sont organisés par la Conférence régionale des élus Gaspésie-les-Îles.
Tache d’huile souhaite qu’on y parle notamment du manque de données hydrogéologiques sur les bassins versants de la Gaspésie, de la menace possible à d’autres volets de l’économie et des risques une fois l’exploitation terminée.
Sur cette rivière à saumon, un embâcle atteint 1,6 kilomètre de long et compte 60 000 mètres cubes de bois, l’équivalent de 1620 camions-remorques. Elle s’allonge de 105 à 110 mètres tous les ans.
Quatre fois depuis 2006, un passage pour le saumon a dû être ouvert à la tronçonneuse. L’an dernier, la brèche existante est restée intacte. «Cette année, ça dépendra des crues», affirme le directeur de la Société de gestion des rivières de Gaspé, Jean Roy, qui gère la pêche au saumon sur la Saint-Jean.
La situation se complique, note M. Roy. Jusqu’à l’an dernier, le bois encombrait l’embouchure de la Saint-Jean. Depuis les crues de 2012, l’embâcle s’étend plus en amont, où les berges de la rivière se resserrent.
1,1 million pour le démantèlement
Les travaux de démantèlement coûteront 1,1 million de dollars. La machinerie lourde doit attendre l’hiver pour embarquer sur la glace et démanteler l’embâcle.
Les plans et devis sont prêts. Des délais légaux pour obtenir les autorisations repoussent le projet. M. Roy se demande aussi quoi faire avec les 60 000 mètres cubes de bois, en partie mouillés, qui seront transportés à proximité.
«Faire de brûlage pendant deux mois, quel impact ça aurait pour les résidants alentour?», se demande-t-il. «Peut-on le traiter, le vendre, même si ce n’est pas de la biomasse de première qualité?»
Pas que le saumon
«C’est une richesse d’avoir conservé le saumon de la St-Jean. Il va disparaître s’il n’a plus accès à ses frayères», dit M. Roy. Mais le saumon n’est pas seul en cause, souligne-t-il.
Des chalets pourraient être menacés par la montée des eaux. À plus long terme, la nouvelle source d’approvisionnement en eau potable de la municipalité et le pont de la 132 qui enjambe la Saint-Jean sont aussi à risque.
M. Roy s’attend à ce que tous les paliers de gouvernement contribuent. «[1,1 million], ça ne se trouvera pas dans les programmes régionaux. Il faut asseoir les décideurs et leur dire : voilà les risques.»
Pétrolia répète depuis plusieurs mois que son objectif est de produire sans fracturer à Haldimand. La firme n’exclut toutefois pas de recourir à cette technique, qui consiste à injecter sous haute pression un mélange d’eau (ou d’un autre liquide) de sable et de produits chimiques pour fracturer la roche en profondeur et libérer le pétrole.
«Clairement» possible
Il est «clairement dans le domaine des possibilités» que le pétrole gaspésien puisse être extrait sans fracturation, juge Denis Lavoie, chercheur en géologie sédimentaire à la Commission géologique du Canada.
Dans des réservoirs «conventionnels» comme ceux d’Haldimand ou de Bourque (entre Murdochville et Grande-Vallée), dit-il, un réseau de fractures naturelles pourrait permettre au pétrole de se déplacer librement vers le tube de production. Le forage horizontal prévu à Haldimand n° 4 vise d’ailleurs à «intercepter à angle droit un maximum de ces fractures», explique Denis Lavoie.
Certains réservoirs sont toutefois «à la limite» d’une production commerciale sans fracturer. Est-ce le cas d’Haldimand? «C’est ce que les prochains forages vont nous donner comme info», répond Denis Lavoie. Un débit économiquement viable pour Pétrolia serait moindre que pour une grande compagnie comme Shell, fait remarquer le chercheur.
Denis Lavoie travaille depuis 25 ans à évaluer le potentiel en hydrocarbures de l’Est du Canada. «Les grès évalués par Pétrolia [à Haldimand] faisaient partie de notre évaluation», dit-il.
«Peu de chance» sans fracturer
Le chef de la direction de Junex, Jean-Yves Lavoie, estime au contraire que la fracturation sera nécessaire à Haldimand. «D’après les essais faits, les données recueillies, il n’y a pas tellement de chance de produire de façon commerciale sans fracturer», affirme l’ingénieur.
«Il y a toujours un bémol, on est dans un secteur exploratoire, ajoute-t-il. Quelqu’un d’autre peut faire une autre analyse que nous.»
Jusqu’en décembre 2011, Junex possédait 36 % des droits dans le projet Haldimand. La firme a repris ses billes pour se concentrer sur son projet de Galt, à une vingtaine de kilomètres de Gaspé.
Et à Galt?
Les premiers forages de Galt sont situés dans une zone où Junex a fini par conclure qu’on «ne peut pas produire de façon commerciale sans fracturer, la roche est trop « serrée »», affirme Jean-Yves Lavoie.
Mais en forant Galt n° 4 l’été dernier, 2,5 kilomètres plus à l’ouest, «on s’est approchés d’une zone de failles. Peut-être qu’on peut produire de façon conventionnelle», croit le chef de la direction de Junex. Cet été, Junex réalisera un ou deux forages horizontaux à partir de Galt n° 4 pour vérifier cette hypothèse.
Malgré ses espoirs pour Galt, Jean-Yves Lavoie appelle Québec à permettre la fracturation. «Ce qui a mis le Québec sur la carte, c’est la découverte des shales de l’Utica et la fracturation hydraulique.» Interdire la fracturation reviendrait à soustraire une trop grande partie du territoire à l’exploitation, juge-t-il.
Selon Jean-Yves Lavoie, il faut «un projet de démonstration» de fracturation en Gaspésie ou à Anticosti pour «voir si on est capables de casser la roche». Le projet devrait être doublé d’une surveillance environnementale pour identifier d’éventuels dommages.
Mi-Chemin emploie un coordonnateur, Jean-François Samuel, 23 heures par semaine, dans un local remis à neuf. «Les gens pourront m’appeler et venir me rencontrer la journée même, alors qu’en première ou deuxième ligne [au CLSC] les rendez-vous sont hebdomadaires ou aux deux semaines», affirme M. Samuel.
Mi-Chemin existe depuis 1984. Il a déjà offert de l’hébergement sous le nom d’Accueil Père-Watier et de l’écoute 24 heures sur 24. Toutefois, ces dernières années, l’organisme se limitait à offrir un espace pour les rencontres des groupes locaux d’Alcooliques ou de Narcotiques Anonymes.
Sortir de l’isolement
Rachel Audet, travailleuse sociale au Centre de santé et de services sociaux de la Côte-de-Gaspé, voit des avantages à la relance de Mi-Chemin. «Des personnes mal à l’aise de se rendre au CLSC pourront faire une première démarche à Mi-Chemin», dit-elle.
«Souvent, ces gens-là se retrouvent très isolés [quand ils veulent arrêter] parce que leur environnement est consommateur. À Mi-Chemin, ils pourront venir tous les jours», ajoute Mme Audet.
Les services de Mi-Chemin sont confidentiels, adaptés aux besoins de chaque personne, précise M. Samuel. Des ateliers de groupe et des activités sociales seront organisés «pour montrer qu’il est possible de faire des sorties sans consommer».
Plus de service?
Le coordonnateur réalise entre 10 et 15 interventions par semaine, mais espère que la demande augmentera au fur et à mesure que la relance des services sera connue.
Afin d’offrir une présence à temps plein, Mi-Chemin demande une hausse de son financement de 38 000 $ à 63 000 $ à l’Agence de santé et de services sociaux de la Gaspésie et des Îles.
Les personnes qui ont besoin de soutien peuvent se présenter le lundi, les mardi et mercredi matin ou le vendredi après-midi aux locaux au 189, rue Jacques Cartier. Ils peuvent aussi téléphoner au 368-6676.
Respect de la vie privée