le Jeudi 24 septembre 2026

Les organisateurs ont parsemé les alentours de l’Hôtel de ville de pancartes «Oui au pétrole à Gaspé». Luc Desrosiers, un entrepreneur en déneigement, en avait mis une sur sa tractopelle. «On veut du pétrole à Gaspé, des emplois, pour que nos enfants reviennent, dit-il. Si on ne risque rien, on n’aura rien. Il faut développer, pas rester au même stade.»

David McCallum, l’un des organisateurs, a lancé à la foule que leur manifestation est la «première page» de l’histoire du développement pétrolier à Gaspé.

Une solution pour le cégep et le train

La municipalité a adopté un règlement sur l’eau potable qui empêche Pétrolia de forer Haldimand n° 4, a rappelé M. McCallum, qui est aussi administrateur et actionnaire de Pétrolia. «Ces gens-là [Pétrolia]  sont chez nous depuis 2005, ils ont investi des millions chez nous, et comment on leur dit merci?»

Selon lui, la Gaspésie tient une solution pour sauver son cégep, qui pourrait former des travailleurs du pétrole, et son chemin de fer, puisque le pétrole pourrait être expédié par train.

Les «vrais Gaspésiens» en veulent

M. McCallum juge que les «vrais Gaspésiens» souhaitent le développement pétrolier. Ils ne doivent pas laisser «des gens de l’extérieur, des gens qui n’ont pas des noms de famille comme les nôtres» l’empêcher.

M. McCallum craint que si Gaspé refuse ce développement, Pétrolia crée des emplois à Mont-Joli ou sur la Côte-Nord plutôt qu’à Gaspé pour exploiter le pétrole d’Anticosti.

Gaétan Lelièvre présent

Le député de Gaspé, Gaétan Lelièvre, était à la manifestation. «Il y a des gens qui ont des aspirations et des craintes. C’est mon rôle de les écouter. On s’en vient avec un règlement sur l’eau potable. Si on l’avait eu avant, on n’en serait pas là», a-t-il dit en blâmant le gouvernement libéral.

Les manifestants devaient marcher jusqu’au centre-ville. Vu le froid et la taille modeste de la foule, les organisateurs ont plutôt invité les manifestants à monter dans leur automobile et à rouler en procession sur le pont.

Les CPE de Gaspé et de la Haute-Gaspésie réagissent ainsi au projet de la Commission scolaire des Chic-Chocs, qui souhaite mettre sur pied des classes de maternelle 4 ans dès la rentrée 2013 dans les 12 écoles (sur 14) en milieu défavorisé de son territoire.

 «La cible est bonne, mais le moyen suggéré n’est pas le meilleur», dit Michel Rioux, directeur du CPE La Marée montante, qui gère des installations à Sainte-Anne-des-Monts, Cap-Chat et Murdochville, ainsi que des garderies en milieu familial en Haute-Gaspésie.

Apprendre en jouant

L’objectif de stimulation précoce des petits serait mieux atteint en CPE, font valoir ces organisations. «Un enfant de 4 ans risque d’avoir un milieu qui répond mieux à ses besoins en CPE, où il apprend par le jeu, où il y a moins d’enfants par éducatrice, où les éducatrices sont spécialisées dans la petite enfance et sont dans un système plus encadré», croit Annie Chouinard, directrice du CPE Le Voyage de mon enfance, à Gaspé.

Si des parents n’utilisent pas les CPE parce qu’ils ne veulent ou ne peuvent pas payer 7 $ par jour, le gouvernement pourrait les aider financièrement, suggère M. Rioux.

«Insécurité» des parents

Mme Chouinard dit avoir appris par les journaux que la Commission scolaire visait la rentrée 2013 pour la mise en place de la maternelle 4 ans. «Ça met les parents dans l’insécurité. Ils nous demandent si on va encore offrir le service.»

Selon la directrice de CPE, «il faudra collectivement se poser des questions» si on offre la maternelle 4 ans à temps complet, puisque deux services publics viseront la même clientèle.

Des services en péril

L’instauration de la maternelle 4 ans mettrait en péril certains services en milieu familial, remarque M. Rioux. «Certaines éducatrices ont trois enfants sur six qui auront l’âge de la maternelle 4 ans.»

Au CPE Le Voyage de mon enfance, 30 des 112 enfants ont l’âge de fréquenter la maternelle  4 ans. Ils sont 62 enfants sur 275 dans cette situation au CPE La Marée montante.

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Maternelle à 4 ans : dès la rentrée 2013 aux Chic-Chocs?

Dimanche et lundi, 61 centimètres de neige étaient tombés sur Gaspé, pour un bilan dépassant le mètre de neige cette semaine.

Des vents de 70 à 90 kilomètres à l’heure soufflent près de la mer et des rafales de 50 kilomètres à l’heure sont ressenties dans les terres.

Un avertissement d’onde de tempête est en vigueur jusqu’en début d’après-midi de Kamouraska à Grande-Vallée, à cause de hautes marées jumelées aux forts vents.

À 10h30, Sainte-Anne-des-Monts avait quant à elle reçu 25 centimètres de neige.

Routes ouvertes, mais…

Transports Québec incite les automobilistes à reporter leurs déplacements, même si la plupart des routes demeurent ouvertes. Partout en Gaspésie, la visibilité est réduite ou nulle et la chaussée, enneigée.

Seule une route locale, de Saint-Jogues à Paspébiac est fermée. La route 132 entre L’Anse-Pleureuse est interdite aux camions.

Fermetures

Les cours sont suspendus dans toutes les écoles de la Commission scolaire des Chic-Chocs, de Sainte-Anne-des-Monts à Saint-Georges-de-Malbaie, ainsi que dans les écoles de la Commission scolaire René-Lévesque (Matapédia à Val-d’Espoir).

À Gaspé, le Cégep de la Gaspésie et des Îles a fermé son campus et le Pavillon des sports pour la journée. Les cours sont suspendus pour la journée au campus de Carleton et son Centre sportif était fermé cet avant-midi.

Disparu dans le parc

Les recherches terrestres ont repris à 9h30 ce matin dans le parc de la Gaspésie pour retrouver Bertrand Marcotte, 36 ans, de Pont-Rouge, porté disparu depuis dimanche. Vingt policiers et quatre employés de la SÉPAQ sont à pied d’œuvre en forêt. Les recherches avaient cessé hier en après-midi à cause du mauvais temps.

Le parc de la Gaspésie a reçu 130 centimètres de neige entre dimanche et mardi. Les flocons tombent à nouveau, mais bien moins intensément. Environ 10 centimètres sont tombés depuis hier.

Même si la structure d’acier a tenu le coup, l’intérieur du bâtiment est dévasté. Une défectuosité électrique semble être à l’origine de l’incendie.  «Le chef des pompiers et le préventionniste de la MRC ont ciblé une plinthe électrique», rapporte la mairesse Jocelyne Huet.

Centre multifonctionnel

Les citoyens de Cloridorme et Grande-Vallée fréquentaient l’aréna, qui servait aussi de centre communautaire et de salle de concert. « Ce serait impensable de ne pas reconstruire», juge Mme Huet.

Le bâtiment qui date de 1975 est évalué à 573 400 $, mais les coûts de reconstruction seront sans doute beaucoup plus élevés, croit Mme Huet.

 «Il n’arrive rien sans raison»

Depuis plus de 15 ans, la municipalité songe à déplacer son aréna, situé en zone inondable et touché plusieurs fois par des inondations dans le passé. «Ma mère disait : « il n’arrive rien sans raison »», philosophe Mme Huet.

Les assureurs doivent se présenter à Cloridorme demain pour évaluer la situation.

Ironie du sort

Les pompiers ont été alertés vers 1h par un camionneur qui a vu des flammes sortir des fenêtres. Ironie du sort, cet homme était Jean-Pierre Côté, un résidant de Cloridorme dont la maison a été détruite par les flammes samedi dernier.

Le club de motoneige Les Sentiers blancs de Chandler accueillera la 4e édition de cet événement. Les organisateurs espèrent environ 1000 visiteurs de la Gaspésie et du Nouveau-Brunswick.

Courses de vitesse

Le Défi radar, qui a lieu le samedi 16 février, attire particulièrement les curieux. Les motoneigistes accélèrent jusqu’à une vitesse de pointe, mesurée par un radar après 660 pieds ou 1000 pieds, selon la piste.

«Des revendeurs de motoneiges modifient leur machinerie pour participer au Défi radar. On a en masse de « gosseux » de garage aussi!», rapporte Francis Rail, vice-président du club.

Luc Grenier de Saint-Godefroi détient le record à battre, soit une vitesse de 191,5 kilomètres à l’heure atteinte après 1000 pieds d’accélération sur le lac Vachon.

Une centaine de motoneigistes se sont inscrits l’an dernier dans l’une des sept catégories de courses.

Rallye

Un rallye Chandler-Gascons/Gascons-Chandler sera disputé le dimanche 17 février. L’an dernier, 48 personnes y avaient participé. Le député de Bonaventure, Sylvain Roy, sera de la partie.

Un souper moules et frites et un feu de joie lanceront les festivités le vendredi 15 février.

Les sommes proviennent de l’organisme «Réunir Réussir», financé moitié par une fondation privée et moitié par le gouvernement du Québec. Les partenaires du regroupement Complice – Persévérance scolaire Gaspé-Les Îles, dont les commissions scolaires, investiront un montant au moins équivalent dans la démarche.

Seulement pour l’année 2012-2013, 300 000 $ seront investis dans diverses initiatives. En Haute-Gaspésie, l’organisme Unis-Vers-Jeunes offre de l’aide aux devoirs et des ateliers de lecture. Dans la Côte-de-Gaspé, le Grand Défi Bâtir ma région!, un concours d’entrepreneuriat, bénéficie du fonds, qui finance aussi les maisons de jeunes de Bonaventure et Avignon.

Le moment d’encourager un jeune

Le regroupement Complice fait cette annonce à l’occasion des Journées de la persévérance scolaire, du 11 au 15 février.

La population est invitée à porter le ruban vert et blanc de la persévérance scolaire, disponible dans les bibliothèques publiques. Elle peut encourager les jeunes de son entourage à poursuivre leurs études par un mot ou un geste, ou envoyer un message dans ce sens via un site Web.

«L’impact de la sous-scolarisation et du décrochage est important, croit Gilbert Scantland, directeur général de la Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine. D’ici 2016, il y aura 9700 emplois à combler dans la région. Nos jeunes pourront aspirer à un bel avenir s’ils persévèrent.»

Moins de diplômés… mais plus vite

En Gaspésie et aux Îles, 64,6 % des jeunes de moins de 20 ans détiennent un diplôme (taux de diplomation en sept ans), comparativement à 72,3 % pour l’ensemble du Québec.

Par contre, la région réussit à diplômer plus rapidement la majorité de ses jeunes. Une proportion de 61,5 % des jeunes gaspésiens et madelinots diplôment en cinq ans, comparativement à 57,5 % dans la province.

D’ici 2020, le Québec se fixe comme objectif d’atteindre un taux de diplomation de 80 % des jeunes de moins de 20 ans.

Le ministère de l’Éducation veut implanter ce service progressivement, à au moins une classe par commission scolaire à la rentrée 2013.

La commission scolaire des Chic-Chocs veut aller plus vite, explique son directeur général Jean Letarte. «On a fait la demande au ministère pour que tous nos établissements [en milieu défavorisé] puissent offrir cette maternelle à 4 ans [en septembre].»

La commission scolaire a fait part de sa volonté par lettre à la ministre de l’Éducation, Marie Malavoy.

12 écoles sur 14, 180 enfants

La mesure toucherait environ 180 enfants dans 12 écoles de la Haute-Gaspésie, de la Côte-de-Gaspé et du Rocher-Percé. En fait, seules deux écoles sur 14 – Saint-Rosaire à Gaspé et Notre-Dame-du-Sacré-Cœur à Saint-Majorique – ne sont pas considérées en milieu défavorisé sur le territoire des Chic-Chocs.

La Commission scolaire travaille le dossier de la maternelle à 4 ans depuis sept ans, souligne M. Letarte, alors qu’un rapport avait relevé un déficit de stimulation chez une partie des enfants. À l’époque, le financement n’avait pas suivi, ajoute-t-il.

La place ne manque pas dans les écoles, précise M. Letarte, mais la commission scolaire évalue les besoins en personnel et en transport scolaire. «On ne sait pas encore quel sera le financement», avertit-il.

À temps complet dès 4 ans

Déjà, les enfants de 4 ans bénéficient du programme Passe-Partout à temps partiel. Dans certaines écoles, ils comblent à mi-temps les places disponibles dans les classes de maternelle 5 ans.

La maternelle à 4 ans serait à temps complet. Elle ne sera pas obligatoire, «mais on aimerait faire inscrire tous les élèves», affirme M. Letarte. «Si on réussit à leur donner le maximum dès le départ, ça aide, explique-t-il. Améliorer la persévérance, la réussite et le taux de diplomation, ça commence au primaire.»

Les parents des Chic-Chocs peuvent contacter leur école primaire pour inscrire leurs petits en vue de la rentrée 2013.

«Le temps est venu de demander au gouvernement de prendre ses responsabilités», a lancé le maire François Roussy aux personnes présentes.

Gaspé a adopté un règlement sur l’eau potable qui a pour effet d’empêcher Pétrolia de forer Haldimand n° 4. En faisant cela, le conseil municipal a simplement fait «ce que Mme Marois [la première ministre] a dit», estime le maire. «Le gouvernement veut voir se développer cette industrie, mais avec les plus hauts standards en matière d’environnement et d’acceptabilité sociale.»

Une goutte d’eau comme symbole

Les manifestants répondaient à l’appel du comité Ensemble pour l’avenir durable du grand Gaspé. «C’est non seulement pour rappeler notre appui au règlement si quelqu’un voulait le faire invalider, mais aussi pour lancer le mouvement de la goutte d’eau», a expliqué la porte-parole du comité Lise Chartrand.

Les personnes présentes ont épinglé une goutte d’eau en tissu bleu sur leur manteau. Mme Chartrand espère que ce symbole deviendra celui d’un mouvement québécois en faveur de la protection de l’eau potable.

Maintenant, 51 municipalités représentant 100 000 personnes ont un règlement du genre de celui de Gaspé, a affirmé la porte-parole. Aujourd’hui, des citoyens manifestent à Bécancour, a dit Mme Chartrand. Dans les prochains jours, a-t-elle ajouté, d’autres vont se présenter à la séance de leur conseil municipal à Ristigouche-Partie-Sud-Est, Bonaventure, Amqui et Trois-Rivières, pour demander une règlementation.

Des Églises en soutien

Par voie de communiqué, l’évêque anglican du diocèse de Québec (qui inclut la Gaspésie), Dennis Drainville, avait invité les anglicans à «se joindre au mouvement d’opposition pacifique aux projets de forage de Pétrolia jusqu’à ce qu’il puisse être clairement démontré que l’exploration pétrolière ne constitue pas un danger à la sécurité de l’approvisionnement en eau pour la région».

L’évêque catholique de Gaspé, Jean Gagnon, était présent à la manifestation avec plusieurs membres de son équipe diocésaine. «L’eau et l’air sont pour tout le monde, a-t-il déclaré. L’économie doit être au service des gens.» En cas de problèmes environnementaux, «ce sont les plus petits qui payent», estime-t-il.

Environ 400 personnes étaient réunies pour la prédiction, dont une majorité de résidants des villages de la MRC du Rocher-Percé. Pour eux, le Jour de la Marmotte est une occasion de se rassembler pendant la saison froide.

Jean-Eudes Caron, de Cap-d’Espoir, n’a pas raté une prédiction en quatre ans. «Moi, j’aime l’atmosphère que ça dégage. On voit du monde qu’on n’a pas vu depuis longtemps», dit-il en désignant sa tablée en train de manger des crêpes dans l’église de Val-d’Espoir. «Ça fait sortir le monde de leur hibernation», renchérit Annette Tremblay, de Newport.

De la visibilité pour Val-d’Espoir

«Le Québec a adopté son Jour de la Marmotte à lui, comme ailleurs en Amérique du Nord , se réjouit Roberto Blondin, l’initiateur de l’événement. L’an prochain, pour le 5e Jour de la Marmotte, «on veut faire quelque chose de plus gros», avertit-il.

Une marmotte «sans trou noir»

Le député fédéral de Gaspésie-les Îles, le néo-démocrate Philip Toone, a trouvé le moyen de faire un parallèle entre Fred et la réforme de l’assurance-emploi. Notre marmotte est «fière de travailler», a déclaré le député, mais il n’y a «pas assez de places pour que toutes les marmottes travaillent à l’année». D’où l’importance, selon lui, de protester contre le «trou noir» du printemps, une période sans prestation ni salaire pour certains travailleurs saisonniers.

La firme ABBA Quebec Resources, propriété à 81 % de l’Ontarienne Mundiregina Resources, projette de forer deux puits de 1500 mètres de profondeur et l’un de 2500 mètres.

Munidregina cherche du pétrole léger, affirme son directeur général, Jerry McCullough. La géologie du secteur indiquerait un gisement de type conventionnel, exploitable sans fracturer, dit-il.

«Notre modèle d’affaires consiste à poursuivre les forages, puis à intéresser une grande pétrolière à devenir partenaire pour développer nos permis de pétrole léger», explique M. McCullough.

Les trois puits coûteront entre 12 et 15 millions de dollars au total.

Cinq ans de recherche

L’entreprise possède ses permis d’exploration depuis 2008. Jusqu’ici, elle a dépensé 6 millions de dollars en travaux de recherche.

Mundiregina a notamment effectué de la télédétection (images par satellite), des prises d’échantillon de sol et 126 kilomètres de levés simisques.

En novembre 2009, elle a complété un forage d’exploration, le Mont Alexandre n° 1, d’une profondeur de 1625 mètres. Ce type de forage est effectué pour relever des données sur la géologie, et non dans l’espoir de produire du pétrole.

ABBA Quebec Resources possède 1914 kilomètres carrés de permis d’exploration pour les hydrocarbures en Gaspésie. Ses claims du secteur du mont Alexandre font 460 kilomètres carrés. Le reste est situé dans l’arrière-pays de la Baie-des-Chaleurs, à une cinquantaine de kilometres de la côte, entre Carleton-sur-Mer et Pointe-à-la-Croix.

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