le Jeudi 24 septembre 2026

Les Murdochvillois se réuniront à 11h30 devant leur CLSC, a annoncé la mairesse Délisca Ritchie Roussy. Ils craignent la fermeture du service de nuit de l’urgence, malgré les dénégations du Centre de santé.

«Inadmissible»

Contacté par GRAFFICI.CA, Michel Roy, médecin à Murdochville, déclare qu’il serait «complètement inadmissible» de fermer le service de nuit. Il croit que la population  est inquiète avec raison».

«Je comprends qu’il y a des pressions ministérielles importantes à cause des problèmes financiers des établissements, mais je ne crois pas que ça justifie la fermeture d’urgences dans des communautés isolées.»

94 kilomètres

Murdochville et Grande-Vallée sont situées chacune à 94 kilomètres de Gaspé, où se trouve l’hôpital le plus proche. Le trajet prend 1 h dans le cas de Murdochville et 1 h 15 pour Grande-Vallée.

Des « conséquences graves »

L’achalandage est moindre qu’il y a dix ans au CLSC de Murdochville, admet le Dr Roy. «Mais les gens qui consultent pendant la nuit, ils ne viennent pas pour un toux, dit-il. Ils ont des douleurs thoraciques, des difficultés respiratoires ou viennent de faire un accident d’auto.»

«Une personne qui fait un infarctus et qui n’a pas droit, dans les 30 ou 60 minutes, aux traitements pour re-perméabiliser son cœur, ça peut avoir des conséquences graves», dit le Dr Roy.

«Un accidenté qui a une perforation du poumon pourrait mourir s’il ne peut pas être traité dans les 15 ou 20 minutes pour décomprimer son poumon», ajoute-t-il.

Le CLSC de Murdochville est aussi le théâtre d’un ou deux accouchements d’urgence par année.

Grande-Vallée aussi

Le 9 janvier, la mairesse de Grande-Vallée, Nathalie Côté, avait  convié la population à assister à une entrevue qu’elle accordait à CHAU-TVA sur l’urgence du CLSC local. Selon elle, 250 personnes sont venues manifester leur soutien.

Selon Mme Côté, la fermeture de l’urgence de nuit de Grande-Vallée est dans l’air depuis l’an dernier. «On veut être proactifs parce qu’il y a souvent des solutions pré-déterminées quand les études sont déposées.»

« Loin d’être prise »

«Je comprends les préoccupations des gens, mais la décision est loin d’être prise», affirme René Lepage, directeur général par intérim du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de la Côte-de-Gaspé, dont font partie les CLSC de Grande-Vallée et de Murdochville.

M. Lepage ne peut pas s’engager à maintenir les services de nuit. Il attend les recommandations d’un groupe de travail. «Je veux qu’on analyse objectivement, en fonction de considérations cliniques», dit-il. Le CSSS traîne un déficit d’opération de 1,5 million de dollars pour l’exercice financier se terminant le 31 mars.

L’Agence régionale de la santé a mis sur pied un groupe de travail pour évaluer les services offerts dans les milieux à faible densité de population. Les résultats seront connus à la fin mars.

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Le conseil municipal a adopté le 19 décembre un règlement qui interdit d’introduire «par forage ou par tout autre procédé […] toute substance susceptible d’altérer la qualité de l’eau souterraine ou de surface servant à la consommation humaine ou animale».

Cette interdiction s’applique dans un rayon de 10 kilomètres de tout lieu de puisement d’eau de surface de la municipalité. Or, le futur puits Haldimand n° 4 est situé à environ six kilomètres de distance de la prise d’eau potable qui approvisionne le centre-ville de Gaspé.

La foreuse de Pétrolia, déjà transportée sur le site d’Haldimand n° 4, devrait être prête à forer lundi. Même si aucune fracturation ne sera faite pour l’instant, les fluides utilisés pour ce forage contiennent des additifs chimiques en petite quantité.

Le maire silencieux jusqu’à lundi

Le maire François Roussy refuse de commenter le règlement avant une conférence de presse de la ville prévue lundi après-midi, sinon pour dire que le règlement vise à protéger l’eau potable.

«Illégal», selon Pétrolia

«C’est un règlement illégal», affirme quant à lui le président de Pétrolia, André Proulx. Il refuse de dire si ce règlement retardera ou empêchera le forage.

M. Proulx dit avoir pris connaissance du règlement seulement mercredi, lorsque la municipalité lui en a transmis une copie.

Les lois

L’article 246 de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme interdit aux municipalités d’adopter tout règlement ou plan qui pourrait empêcher l’exploration ou l’exploitation des hydrocarbures.

Toutefois, dans le préambule de son règlement, Gaspé cite trois autres lois qui octroient aux municipalités des compétences en matière d’environnement, d’eau potable et de santé publique.

Permis municipal nécessaire

L’interdiction de forer vaut aussi à moins de 6 kilomètres de puits desservant plus de vingt personnes, et à deux kilomètres de puits desservant moins de vingt personnes.

Même à l’extérieur de ces rayons, il devient nécessaire d’obtenir un permis de forage de la municipalité. La demande de permis devra inclure un exposé de la nature des substances et des procédés utilisés, une étude d’un hydrogéologue et un montant de sûreté d’un million de dollars pour remettre les lieux en état.

«Ça peut juste être bon pour nous autres. […] Ça vient nous dire qu’on ne travaille pas pour rien», commente le président de la Communauté, Benoît Lavoie.

Les Métis et les Indiens non inscrits (des personnes qui se déclarent indiennes, mais que la Loi sur les Indiens exclut) sont donc des Indiens au sens de la Loi constitutionnelle de 1867, selon un jugement rendu mardi par le juge Michael Phelan de la Cour fédérale. Toutefois, le juge ne s’est pas prononcé à savoir s’ils devaient être consultés de bonne foi par le fédéral, et si Ottawa a une obligation de fiduciaire envers eux.

Ce jugement sera lourd de conséquences, estime M. Lavoie, même si la bataille juridique est loin d’être terminée. «C’est gros ce qui s’en vient [pour Ottawa] au plan du financement et des responsabilités. Mais on n’en aura pas de facile. […] Il y a des chances que ça se retrouve en Cour suprême», croit-il.

Selon La Presse canadienne, il y aurait plus de 600 000 Métis et Autochtones hors réserve au Canada.

Bien des échelons

Les membres de la Communauté de la Gaspésie tentent d’être reconnus comme Métis. «Selon nos recherches, on est des Métis, et on devrait avoir les mêmes droits que les Indiens sur réserve», affirme M. Lavoie. Il leur reste toutefois «bien des échelons» à gravir, ajoute-t-il.

Le 18 janvier, un juge de la Cour du Québec dira si la requête d’un membre métis gaspésien, Éric Parent, est recevable ou pas. M. Parent est accusé d’avoir pêché plus de plies que la limite permise. Pour sa défense, il invoque son statut constitutionnel «Métis» et ses droits ancestraux de pêcher à l’année pour s’alimenter et faire du troc.

La Communauté métisse de la Gaspésie compte un peu plus de 6000 membres.

C’est Norbert Denis qui a découvert le jeune orignal, un veau du printemps. Ce travailleur saisonnier du parc fait de la photographie animalière pendant ses loisirs. Il passe régulièrement dans le sentier La Vallée, à L’Anse-au-Griffon. «Ça faisait deux matins que j’entendais une femelle orignal qui lâchait des cris de détresse, dit M. Denis. J’ai trouvé ça bizarre.»

Le troisième matin, M. Denis a quitté le sentier pour en avoir le cœur net. «J’ai fouillé presque une heure. Puis j’ai vu un trou noir, j’ai avancé et j’ai vu l’orignal dedans. Je suis retourné chez nous pour appeler. Mais avant de partir, j’ai parlé à l’orignal. Je lui ai dit : « Je te laisse pas là! « .»

En bonne santé

Alertés par M. Denis, six employés du parc Forillon se sont rendus sur les lieux, dont Mathieu Côté, gestionnaire de la conservation. «Même si l’animal était sans doute là depuis 48 à 72 heures, il était fringant, en bonne santé», a constaté M. Côté.

«On a mis une planche sur le trou pour qu’il soit dans le noir, pour le tranquilliser», poursuit M. Côté. Aidés par une tractopelle, les employés du parc ont creusé une tranchée perpendiculaire au trou pour que l’orignal puisse sortir. La tranchée prête, ils ont soulevé la planche. «L’orignal a vu sa voie de fuite et il est parti dans la forêt», rapporte M. Côté.

Ni le veau ni sa mère n’ont été revus depuis. «C’est bon signe», juge M. Côté.

Le trou de six à huit pieds de profondeur était probablement un ancien puisard, dans ce secteur habité avant l’expropriation de 1970. Les employés l’ont remblayé avant de quitter les lieux.

Le sauvetage s’est déroulé le 21 novembre.

La mairesse garde un bien mauvais souvenir des déchirements liés au référendum de 2002, alors que les Murdochvillois avaient voté à 65% en faveur de la fermeture de la ville. «Je ne voudrais jamais revivre ce qu’on a vécu, la division des gens», dit-elle.

Les Murdochvillois qui restent sont en grande majorité pour la survie de la ville, évalue Mme Roussy. «Il y a des gens qui pourraient encore proposer ça [la fermeture], mais c’est une petite minorité.»

Plus tôt cette semaine, le ministre Gaétan Lelièvre a affirmé que tous les scénarios sont sur la table pour Murdochville, y compris la fermeture.

Toutefois, c’est la population qui décidera, retient Mme Roussy des déclarations du ministre. «On va bien informer les gens, avec les vrais chiffres.»

La municipalité a commandé une étude sur les coûts de remise à niveau de ses infrastructures. Les résultats seront disponibles fin janvier. La première ministre Pauline Marois visitera Murdochville par la suite, a promis M. Lelièvre.

Discussions à venir avec Marois

Ces dernières années, la municipalité a demandé de l’aide financière aux gouvernements pour rénover son centre de ski et son aréna. La réponse a été non, note la mairesse.

La volonté de Mme Marois de visiter Murdochville dénote «une bonne écoute et un bon vouloir», croit Mme Roussy. «Au moins, il y aura des discussions, et des discussions fermes», ajoute-t-elle.

Pas de hausse de taxes

Par ailleurs, Murdochville a adopté mardi soir un budget équilibré de 1,87 million de dollars, sans hausse de taxes. En 2013, une maison moyenne évaluée à 28 898 $ paiera 1711 $ en taxes municipales. 

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La Société du chemin de fer de la Gaspésie (SCFG) a reçu 17 millions de l’ex-gouvernement libéral pour réparer le rail. Il manque 5,5 millions de dollars pour réparer tous les ponts problématiques jusqu’à Gaspé et permettre le retour du train de passagers de Via Rail, calcule la SCFG.

Pour que le rail demeure fonctionnel «à court terme» (dans les deux ou trois prochaines années), la somme manquante s’élève à 18 millions. Et il faudra un total de 94 millions pour remettre le rail à niveau pour les 25 prochaines années, indique la SCFG, une somme que le ministre Lelièvre arrondit à 100 millions.

Tout ou rien

M. Lelièvre refuse de considérer le dossier par étapes. «Je veux qu’on traite le train de manière globale. Je ne veux pas qu’on dépense 30 millions. Je veux qu’on investisse 100 millions!»

Selon le ministre, il ne servirait à rien de dépenser des millions pour rétablir le service «pendant 18 à 24 mois» si le rail est abandonné ensuite. «Je ne veux pas pelleter en avant pour mes successeurs. […] On va prendre les moyens de sauver le train ou on l’oublie.»

Quant aux 5,5 millions, «ça devrait être un montant réaliste, mais ce n’est pas moi qui vais me prononcer là-dessus», dit-il. «C’est sur les 100 millions que je veux qu’on travaille», insiste-t-il.

M. Lelièvre lance ce message à la SCFG. «Il faut me garantir qu’avec 100 millions, on assure la pérennité du chemin de fer pendant 25 ans.» En d’autres termes, que le rail tiendra le coup pour le prochain quart de siècle une fois la somme investie.

CRÉ : un surplus, mais plus modeste

La Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (CRÉGÎM) possède un surplus accumulé de 900 000 $, même une fois soustraites les sommes engagées, affirme le ministre, qui a rencontré des représentants de l’organisme la semaine dernière.

Un surplus, «c’est normal et c’est correct», admet M. Lelièvre. Mais dans le contexte où le gouvernement québécois traîne un déficit, la CRÉGÎM devra accepter des compressions, juge-t-il.

Ces compressions seront moindres que le million annoncé lors du dépôt des crédits budgétaires par le gouvernement Marois. «Il y a un 200 000 $ à 300 000 $ de jeu par an [à la CRÉGÎM]», croit le ministre.

Le député péquiste de Bonaventure, Sylvain Roy, avait suscité la colère de la CRÉGÎM en affirmant que l’organisme avait des surplus de 1,5 million. 

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«Le statu quo n’est plus envisageable. […] Je ne pourrai jamais cautionner un gouvernement qui laisse mourir à petit feu une communauté», a affirmé le député de Gaspé et ministre responsable de la région en conférence de presse lundi à Gaspé.

Le ministre constate «un recul des conditions de vie du milieu». La quincaillerie est fermée malgré l’aide qui lui a été apportée, note-t-il. Le propriétaire de la station-service lui a confié que ses réservoirs étaient «à maturité» et qu’il y penserait à deux fois avant de réinvestir, rapporte M. Lelièvre. Et des rumeurs circulent sur une éventuelle diminution des heures d’ouverture de l’urgence du CLSC, qui fonctionne actuellement 24 heures sur 24, sept jours sur sept.

Étude sur les coûts

La municipalité de Murdochville a commandé une étude à la firme BPR sur le coût de mise à niveau de ses infrastructures comme l’aqueduc, les égouts, l’aréna et le centre de ski. La première ministre Pauline Marois viendra en personne à Murdochville une fois l’étude déposée, promet M. Lelièvre.

La décision repose toutefois sur les épaules des résidants, souligne le ministre. «On va rencontrer les gens de Murdochville pour voir comment ils voient leur avenir. J’entends toutes les visions. Certains veulent l’amélioration des services, d’autres disent « oui, mais », d’autres aimeraient être relocalisés sur une base volontaire.»

Fruit mûr?

Lors d’un référendum en 2002, près des deux tiers des résidants s’étaient prononcés en faveur de la fermeture de leur ville. Le gouvernement du Parti québécois avait décidé de garder la ville ouverte, a rappelé GRAFFICI.CA au ministre. «En 2002, je ne crois pas que le fruit était mûr, répond-il. Il fallait laisser la chance au coureur. Fermer une ville mono-industrielle en quelques mois, ç’aurait un drôle de message à envoyer.»

Selon M. Lelièvre, «les 10 ans qu’on s’est donnés nous ont permis de poser un meilleur diagnostic.» La population de Murdochville a vieilli et pourrait voir les choses autrement, ajoute-t-il.

«Si la communauté s’entend [pour fermer la ville], c’est clair que des indemnités devraient être versées», a aussi déclaré M. Lelièvre.

La fermeture de la fonderie de cuivre a fait perdre 300 emplois à Murdochville en 2002. Depuis, la population est passée de 1400 à 760 résidants.

Pétrolia avait mobilisé plusieurs membres de son personnel, une firme de communications de Gaspé et quatre agents de sécurité. Trente-cinq panneaux d’information éclairés se dressaient dans la cafétéria de la polyvalente de Gaspé, au milieu des sapins et au son de musique de Noël.

 À 19h30, une demi-heure avant la fermeture, une cinquantaine de citoyens avaient visité la salle.

Haldimad n°4 sera d’une longueur totale de 2650 mètres. À partir de 500 mètres de profondeur, il sera dévié progressivement jusqu’à atteindre une trajectoire presque horizontale vers le sud-est. Le puits coûtera entre 7,5 millions et 10 millions de dollars.

La foreuse sera transportée en 60 voyages de camion répartis sur une semaine, possiblement d’ici Noël. Le forage durera 50 jours, 24 heures sur 24.

Pour forer, Pétrolia aura besoin de 130 mètres cubes (130 000 litres) d’eau, qu’elle prélèvera dans un puits près du forage.

6 ou 7 plates-formes

La compagnie a levé le voile sur ses intentions à long terme. Elle mentionne la possibilité de six ou sept plates-formes de forage à Haldimand, dont trois sont déjà réalisées. Ces plates-formes seraient reliées entre elles par un oléoduc de dix pouces de diamètre.

Pétrolia espère intercepter des fractures naturelles, qui lui permettront de produire du pétrole de façon commerciale. La compagnie répète que son objectif est de produire sans fracturer, mais que cette technique n’est pas exclue.

Moins d’un mois

La séance d’information se tient à moins d’un mois du forage, prévu début janvier. «On a toujours informé qu’on arrivait en janvier, répond Isabelle Proulx, vice-présidente de Pétrolia. On a envoyé des dépliants aux gens.»

Pétrolia avait annulé une première séance d’information le 4 octobre, sous prétexte que l’hydrogéologue René Lefebvre de l’INRS ne pouvait y être. Il n’était pas là hier soir non plus; un collègue le remplaçait.

Des craintes

Le groupe Ensemble pour l’avenir durable du grand Gaspé avait dressé une table à l’entrée de la polyvalente. Lise Chartrand, la porte-parole, déplore le moment choisi par Pétrolia. «Les gens sont dans les préparatifs des fêtes ou dans les examens de fin de semestre.»

Le groupe craint les émanations de méthane du puits. Mme Chartrand souligne aussi que sur son site Internet, dans une section destinée aux investisseurs, Pétrolia mentionne encore la fracturation comme une option à Haldimand.

Le forage sera à 350 mètres des maisons de certains résidants de la rue Forest, dont Pelope Adzakpa, un militant du groupe. «Ça me fait peur, dit-il. Je crains pour la sécurité et la qualité de vie de ma famille. J’ai l’impression qu’on nous met devant le fait accompli. On paie des taxes, mais on n’a pas de droits.»

Transparence

Patrice Quenneville, un conseiller municipal de Gaspé présent à la séance, juge que la compagnie fait preuve de «transparence». «Les résidants de la rue Forest craignent un impact, dit-il, mais quand on regarde la situation du puits sur la carte, c’est à plusieurs centaines de mètres. Ils ne le sentiront pas.»

Le conseil municipal de Gaspé s’est prononcé pour repousser hors des limites de la ville l’exploration et à l’exploitation pétrolière. Toutefois, «le permis [de forage], c’est le gouvernement du Québec qui l’a émis, c’est lui qui a la patate chaude, pas nous», remarque M. Quenneville.

Retombées

«Notre préoccupation, c’est de voir à mieux saisir les retombées économiques», a affirmé le président de la Chambre de commerce et de tourisme de Gaspé, Frédéric Côté. On sait qu’on est en début de processus, mais on a bien hâte d’en savoir plus.» Un cadre réglementaire moderne «aiderait la communauté et la compagnie», ajoute-t-il.

Les ponts de Haldimand, de la rivière Malbaie et de L’Anse-à-Beaufils, sur la pointe de la Gaspésie, seront réparés en priorité. Le train touristique pourra ainsi embarquer ses premiers croisiéristes à la mi-mai.

Trois voitures de passagers de L’Amiral – le nom du train touristique — sont en réparation chez Rail GD à New Richmond, et pourront circuler à vide jusqu’à leur destination.

Sécuriser Via jusqu’à New Carlisle

La SCFG réparera aussi les ponts de Cascapédia-Saint-Jules et Saint-Siméon pour sécuriser le trajet de Via jusqu’à New Carlisle.

La priorité suivante sera de réparer les deux ponts de Port-Daniel, parce que «Ciment McInnis a une volonté d’utiliser le rail pendant la construction et l’exploitation» de sa cimenterie, justifie le président de la SCFG et maire de Gaspé, François Roussy.

14 ponts pour 22,5 millions

Pour que Via circule sur tout le tronçon, il faudrait réparer 14 ponts entre Cascapédia-Saint-Jules et Gaspé, au coût de 22,5 millions de dollars. Or, la SCFG a reçu 17 millions du gouvernement du Québec.

L’organisme aurait eu assez d’argent pour réparer les ponts jusqu’à Chandler inclus. Il a choisi de prioriser le tronçon Gaspé-Percé.

De toute façon, les trains de Via peuvent faire demi-tour seulement à New Carlisle et à Gaspé, justifie M. Roussy. «Et avec un train touristique qui roule 10 ou 15 fois par an, on peut mettre de la pression sur le gouvernement [pour avoir des subventions]», ajoute-t-il.

Le maire se dit «confiant» que la clientèle du train de Via Rail sera de retour malgré un long arrêt. Depuis décembre 2011, les trains de Via Rail n’ont pas dépassé New Carlisle.

«Silence radio» d’Ottawa

La SCFG demande à Québec et à Ottawa de fournir les 5,5 millions manquants pour le retour de Via Rail à Gaspé. «Si on a une réponse positive des gouvernements en janvier, on aura Via Rail à Gaspé à l’automne», affirme M. Roussy. Il sent «de l’ouverture» du gouvernement québécois, mais dit être confronté à «un silence radio» de la part d’Ottawa.

Le rétablissement du service sur tout le tronçon permettrait aussi le transport par rail des pales d’éoliennes fabriquées par LM Wind Power à Gaspé.

Cliquez ici pour lire le dossier au complet dans l’édition du mois de janvier de votre journal GRAFFICI.

Source : Statistique Canada, Recensements 2011 et 2006

Note : La population de la réserve de Gesgapegiag n’a pas été recensée en 2006. Nous n’avons donc pas pu l’inclure dans le tableau. 

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