Ces dernières années, Crevette du Nord Atlantique de L’Anse-au-Griffon et Pêcheries Marinard de Rivière-au-Renard envoyaient leurs 4000 tonnes de résidus de carapaces au dépotoir de Gaspé. Ils doivent payer 120$ la tonne pour les enfouir.
Un assaisonnement
Les deux nouvelles installations vont sécher et broyer ces résidus pour produire plus de 1000 tonnes de poudre de crevette par année. Destinée à l’alimentation humaine, elle sert comme assaisonnement dans des sauces, des soupes et d’autres mets.
Crevette du Nord et Marinard ont signé une entente de mise en marché avec Seagarden, une entreprise norvégienne qui produit déjà de la poudre de crevette. «On leur envoie notre poudre et ils s’engagent à la vendre au prix du marché», explique Gaétan Denis, président de Crevette du Nord.
À temps pour le printemps
La production de farine nécessite des investissements de 4,5 millions de dollars au total dans les deux usines. Une dizaine de personnes y travailleront.
Chez Pêcheries Marinard, les travaux d’agrandissement de l’usine sont commencés. À L’Anse-au-Griffon, la construction d’un bâtiment de deux étages à côté de l’usine existante doit commencer bientôt. Dans les deux cas, les installations devraient être prêtes pour la prochaine saison de pêche, qui commencera le 1er avril.
Il a d’abord été question que les deux entreprises construisent une usine de farine commune, mais l’idée a été abandonnée. «[Ce choix] aurait été plus coûteux, explique Gaétan Denis. Il aurait fallu prendre tous les bacs isothermes et les transporter à Rivière-au-Renard.»
Autres investissements
Crevette du Nord investit aussi dans son entrepôt frigorifique de Rivière-au-Renard, où le système de réemballage sera automatisé, des travaux de 700 000 $.
L’entreprise se dotera également d’un nouveau système de traitement d’eau potable, au coût d’environ 3 millions de dollars, pour alimenter son usine de transformation de crevette.
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La Cour d’appel a en effet donné la permission au ministère Public d’en appeler de la sentence prononcée à l’endroit de Nadeau.
Dans sa décision, le Tribunal a retenu quatre des sept motifs de contestation de la Couronne. Un banc de trois magistrats aura à déterminer si le juge Jacques J. Lévesque a commis une erreur en refusant la preuve d’écoute électronique, à savoir si l’absolution inconditionnelle sert les fins de la justice et si un prélèvement d’ADN de même que l’ajout du nom de l’individu au registre des délinquants sexuels pour une période de dix ans auraient dû être ordonnés.
Les deux parties feront valoir leur argumentaire dans ce dossier en mars. La cause sera entendue devant le tribunal d’appel le 26 avril à Québec. Si la Couronne obtient gain de cause, une nouvelle audience sur sentence sera entendue en Cour supérieure au cours des prochains mois.
Rappelons qu’en 1992, l’individu de 46 ans assurait un suivi auprès de la victime, étudiante dans l’institution scolaire.
Sylvain Nadeau, qui occupe un poste de cadre auprès de l’équipe jeunesse et en santé mentale au CLSC de Chandler, avait reconnu avoir eu une relation sexuelle avec l’adolescente quelque temps après avoir complété son intervention auprès de cette dernière. La Couronne prétendait plutôt que ces événements se sont produits à plusieurs reprises.
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En avril 2012, Pascal Bérubé, alors critique de l’opposition, avait questionné la ministre du Tourisme sur l’hébergement illégal. Il avait appris qu’aucune condamnation n’avait été prononcée depuis 2000.
M. Bérubé admet que sous les libéraux, Tourisme Québec n’est pas resté les bras croisés. «Ils avaient commencé un certain nombre d’actions. Dans les derniers mois, ils avaient accéléré leur stratégie et commencé à collaborer avec Revenu Québec.»
«Moins de patience»
Le ministre Bérubé promet que sous sa gouverne, «la patience va être moins grande et les outils, plus raffinés. […] Et la publication du nom des récalcitrants, c’est quelque chose que j’ai ajoutée», dit-il.
M. Bérubé ne s’engage toutefois pas à augmenter le nombre d’inspecteurs. «Il y a beaucoup de choses qu’on peut faire à distance. Je verrai si c’est nécessaire, mais on aura des coupures de budget nous aussi.»
Tourisme Québec dispose de deux inspecteurs sur le terrain pour toute la province. Ils sont épaulés par deux ou trois personnes qui travaillent par Internet ou par téléphone.
105 cas, 22 délinquants
Entre le 1er avril 2011 et le 31 octobre 2012, Tourisme Québec a traité 105 cas d’hébergement illégal sur le territoire de la Gaspésie touristique, surtout des résidences de tourisme. Les deux tiers ont été dénoncés par le public; le ministère a effectué des actes de dépistage dans les autres cas.
De ces 105 cas, 22 exploitent toujours leur hébergement sans attestation et sont «en suivi continu».
«La prochaine étape, affirme M. Bérubé, c’est qu’on va les visiter, leur donner un dernier avis et [s’ils ne se conforment pas], on va transmettre le dossier au directeur des poursuites criminelles et pénales.» Cette procédure était en vigueur avant l’arrivée du ministre Bérubé.
Les autres cas se sont déjà conformés ou ont retiré leur annonce. Un certain nombre détenaient déjà une attestation ou n’étaient pas assujettis.
Seulement en consultant deux sites Web l’été dernier, le journal GRAFFICI avait identifié 176 résidences de tourisme à louer sans classification.
Au noir
Pour louer une résidence à des touristes, il faut obtenir une certification de la Corporation de l’industrie touristique du Québec (CITQ).
M. Bérubé associe hébergement illégal et transactions au noir. Il juge que ce n’est pas plus acceptable en tourisme que dans la restauration ou la construction.
Le ministre estime que le système de certification est une question «de qualité». «Sinon, les touristes n’ont pas de garantie en cas d’incendie ou d’insalubrité.»
Les travaux d’environ 1 million de dollars seront payés par l’assureur. «C’était impensable de ne pas reconstruire, dit Francine Chouinard, directrice par intérim du Centre. On n’avait pas le droit de laisser tomber la mémoire de nos bâtisseurs.»
Le nouveau Centre sera presque identique à l’ancien. Les administrateurs en profiteront pour rafraîchir l’exposition sur le cuivre et sur l’histoire minière de Murdochville. La galerie souterraine où les visiteurs descendent habillés en mineurs sera à nouveau accessible.
Les 760 habitants de Murdochville avaient durement vécu la perte de leur principal attrait touristique le 8 mars 2012. Le sentiment d’appartenance est manifeste depuis le début des travaux de reconstruction, le 29 octobre, affirme Mme Chouinard. «On voit presque autant de gens autour du chantier que si le Centre était ouvert! Et les gens arrêtent au bureau pour savoir s’ils peuvent nous aider.»
Artéfacts recherchés
Mme Chouinard lance un appel aux anciens mineurs. «Si vous avez des objets et que vous voulez faire un don, on aura un espace exprès pour ça, et le donateur sera identifié.» Les documents et les photos sont aussi les bienvenus.
Les artéfacts du Centre étaient partis en fumée lors de l’incendie, causé par une défectuosité électrique.
La directrice s’attend à ce que les anciens de Murdochville viennent faire leur tour pour le 60e de la municipalité, à l’été 2013, et à ce que plusieurs n’arrivent pas les mains vides.
Murdochville a été fondée en 1953 pour exploiter un gisement de cuivre. La partie minière de son histoire a pris fin en 2002 lors de la fermeture de la fonderie de Noranda (devenue Xstrata).
4000 visiteurs
Le Centre d’interprétation du cuivre, qui date de 1988, accueillait 4000 visiteurs ces dernières années, mais en a déjà reçu plus de 7000. Il embauche une dizaine d’employés saisonniers et son budget de fonctionnement est de 138 000 $.
L’acheteur est une firme récemment créée, Gestion industrielle du Rocher-Percé, contrôlée par Jean Langlais et son fils Alain Langlais, des Entreprises Langlais et Fils. Cette dernière compagnie a comme principale activité la collecte des matières résiduelles dans la MRC du Rocher-Percé.
La scierie avait rouvert quelques semaines à la fin de 2009, après 26 mois de fermeture. C’est la dernière fois qu’elle a transformé du bois. Elle a déjà employé 40 personnes.
Pour l’entreposage d’abord
Une partie du bâtiment servira à entreposer la machinerie des Entreprises Langlais. «L’autre partie sera mise en location pour d’autres entreprises», affirme Alain Langlais. L’homme d’affaires, aussi ingénieur de procédés, ne cache pas qu’il caresse d’autres projets pour la seconde partie du bâtiment, mais refuse de les détailler. «On travaille sur différents procédés dans le domaine chimique», dit-il.
Le terrain de 300 000 mètres carrés contigu à la scierie, aussi acquis par sa firme, est zoné industriel, souligne M. Langlais. «Ça peut être développé plus tard», dit-il.
Et le bois?
Les 6000 cordes (21 000 mètres cubes) de bois encore entreposées dans la cour de la scierie sont incluses dans la transaction.
Ce bois servira en partie à chauffer le bâtiment à la biomasse. Une part sera déchiquetée pour entrer dans la fabrication du compost au site de compostage de Chandler. Une certaine quantité pourrait aussi être vendue comme bois de chauffage à des particuliers.
Le maire résigné
Le maire de Grande-Rivière, Bernard Stevens, s’était résigné depuis un moment à la fermeture définitive de la scierie. «On mise maintenant sur le projet d’Atlantic Fiber [projet de granules et de sciage] à Chandler. On a des garanties pour les anciens employés [de la scierie de G.D.S.].»
Fin 2011, le ministère des Ressources naturelles a transféré l’approvisionnement forestier de la scierie de Grande-Rivière aux autres usines de GDS à Grande-Vallée et à Pointe-à-la-Croix, à l’Association coopérative forestière de Saint-Elzéar et aux Micmacs de Gespeg.
Il s’agira d’un casse-tête pour les agglomérations du territoire qui devront composer avec cet alourdissement des dépenses dans la préparation de leur budget déposé en décembre.
Plusieurs municipalités se retrouvent avec une note particulièrement salée. À Chandler, la facture passe de 472 000$ à 600 000$ et à Gaspé de 1,5 à un peu plus de 1,8 million de dollars.
Les hausses seront de 37 000$ à Bonaventure, 60 000$ à Carleton-sur-Mer et de 35 000$ à New Richmond.
Dans ses calculs, la SQ se base sur la richesse foncière, le taux d’utilisation et le coût moyen d’un policier qui est passé de 153 570$ à 162 082$, pour expliquer cette augmentation.
Le préfet de la MRC de Bonaventure et maire de St-Siméon, Jean-Guy Poirier, n’en revient pas que le ministère évoque également l’augmentation des effectifs policiers dans certaines régions du Québec pour imposer cette majoration des tarifs.
«Je ne vois pas pourquoi on devrait payer pour ça. On ne prévoit même pas d’effectif supplémentaire en Gaspésie. On se réveille avec un cadeau de Noël prématuré.»
Et M. Poirier ajoute qu’encore une fois, ce sont les élus qui seront critiqués. «C’est le citoyen ordinaire qui va avoir à absorber la facture et ce sont, nous, les élus municipaux qui en subirons les conséquences avec des critiques.»
La Table des préfets de la Gaspésie-les-Îles se penchera sur ce dossier dès la semaine prochaine.
Outre les émanations de diesel et les vibrations, le bruit incessant du moteur de l’engin a considérablement réduit la qualité de vie des citoyens du secteur, qui doivent composer avec un niveau sonore élevé jour et nuit.
La situation s’est considérablement dégradée en deux ans, surtout depuis les importants travaux de réfection du rail gaspésien, alors que la locomotive fonctionnait de jour 33 heures par semaine, été comme hiver. La situation est devenue encore plus intolérable depuis la décision de Via Rail de couper la fréquence des trains, il y a deux semaines.
«Avec ce nouvel horaire, le train demeure en gare à New Carlisle 36 heures de suite, et la locomotive fonctionne jour et nuit. Il prend la route pour une journée avant de revenir ici pour un autre 36 heures. C’est intolérable», souligne le porte-parole du groupe, Michel Chouinard.
Ce dernier a entamé des démarches auprès de Via Rail afin que cette situation soit corrigée, mais n’a jusqu’ici reçu qu’un accueil poli.
«Le transporteur a reçu des plaintes et a avancé de quelques dizaines de mètre afin de se servir de la gare comme écran. Ça n’a rien changé.»
M. Chouinard a pourtant des suggestions pour le transporteur. Selon lui, l’ajout d’un antigel dans le système permettrait à la locomotive de cesser de fonctionner jour et nuit.
«Via ne le fait pas pour je ne sais quelle raison. De plus, à la gare centrale de Montréal, un groupe électrogène existe pour maintenir l’électricité dans la locomotive. Un système similaire est en place à New Carlisle. Il semble qu’il ne manque qu’une rallonge pour que ça fonctionne.»
Conscient de l’importance du train pour la Gaspésie, M. Chouinard a demandé l’appui de la municipalité dans ses démarches auprès du transporteur. «On veut avoir une relation harmonieuse entre les citoyens de New Carlisle et le grand citoyen corporatif qu’est Via Rail.»
Le conseil municipal s’est engagé à accompagner les citoyens dans ce dossier.
Pétrolia a obtenu en 2005 les titres pour chercher du pétrole et du gaz dans le sous-sol de Haldimand, souligne le ministre. «Quand [le gouvernement] attribue un territoire, il l’accompagne de l’obligation de faire des travaux exploratoires. Ce serait impensable de ne pas donner suite aux demandes de permis [de forage].»
Le comité Ensemble pour l’avenir durable du grand Gaspé avait attiré l’attention des médias sur un arrêté ministériel qui selon eux, invalide le permis de forage de Pétrolia pour Haldimand n° 4. Il espérait ainsi éviter le forage prévu en janvier à 350 mètres de certaines résidences.
«Réserve à l’État»
L’arrêté de l’ex-ministre libéral Clément Gignac «réserve à l’État la totalité du territoire québécois afin de permettre au gouvernement de mettre en place un nouveau processus d’attribution des droits relatifs à la recherche et à l’exploitation des hydrocarbures».
Le comité a mis la main sur un avis juridique selon lequel il était impossible pour le gouvernement du Québec d’émettre des permis de forage après la publication de l’arrêté, le 21 mars 2012. Or, Pétrolia a obtenu ses permis en juin pour Haldimand n° 4, et en mai pour les forages Bourque n° 1 et Bourque n° 2, près de Murdochville.
«Pas d’effet» sur le territoire de Pétrolia
Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune n’est pas du même avis. Il a envoyé sa réponse par courriel aux médias : «Les soustractions et réserves à l’activité minière n’ont pas d’effet sur les titres miniers émis antérieurement à l’arrêté ministériel créant la soustraction ou la réserve, écrit-il. Les permis de recherche de pétrole et gaz émis antérieurement ne sont donc pas affectés par une telle réserve.»
Selon Gaétan Lelièvre, «c’était sain de soulever la question» de la part du comité. Mais «les autorisations sont valides. Aucune information ne me permet de croire que les travaux [de forage] ne se feront pas.»
Pétrolia devra cependant demander de nouvelles autorisations si elle souhaite exploiter le sous-sol, ajoute le ministre.
Ce licenciement ramènera leur nombre à 200, soit un retour au fonctionnement normal, selon le syndicat.
La direction de LM Wind Power a informé les employés des mises à pied cette semaine. C’était loin d’être une surprise, rapporte le syndicat. L’usine avait embauché massivement pour pouvoir fabriquer trois pales à la fois pendant une période limitée qui s’est terminée en septembre. L’usine peut normalement accueillir deux moules de grande taille (40 et 45 mètres).
Le licenciement se fera en deux ou trois vagues, en novembre et en décembre. «C’est toujours dommage quand des gens perdent leur emploi, commente le président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine CSN, Éric Boulay. Mais c’était dur de travailler [à trois moules] dans une usine conçue pour deux, même que le risque d’accident était augmenté.»
À son ouverture en 2006, l’usine de LM Wind Power devait créer 140 emplois. À la fin de sa première année d’opération, elle en employait près de 200. Avant la crise financière de 2008-2009, elle avait même atteint un pic de 300.
Éric Boulay invite LM Wind Power à considérer un agrandissement de l’usine. «Ils ont formé des gens compétents, et maintenant, ils les mettent à pied. L’employeur a tout intérêt à analyser les besoins en éolien et à considérer Gaspé [comme un endroit stratégique]. C’est un développement vert et fort pour l’avenir.»
La vice-présidente de Pétrolia, Isabelle Proulx, se dit «très satisfaite» des résultats, même si le potentiel de production commerciale du puits est loin d’être attesté. «On a fait des essais aux tiges sur une courte période, explique Mme Proulx. Il faut maintenant valider avec des tests de production de longue durée pour voir si le volume de gaz est produit de façon constante.» La zone à valider se situe entre 1832 et 2746 mètres de profondeur.
Pétrolia indique que «le meilleur essai a livré un débit maximal de 1,4 million de pieds cubes de gaz par jour». Toutefois, l’essai a été beaucoup plus court que 24 heures et rien n’indique que ce débit se serait maintenu.
Du gaz, pour qui?
L’objectif de Pétrolia était de découvrir du pétrole, plus facile à transporter, déclare Mme Proulx.
Aucun client d’envergure pour du gaz ne se trouve à proximité du puits. La donne pourrait changer si les projets d’usine d’alumine métallurgique d’Orbite à Madeleine et de cimenterie à Port-Daniel se réalisent.
Mais Pétrolia n’en est pas là. La compagnie n’a «pas discuté depuis longtemps» avec les promoteurs d’Orbite, et pas du tout avec ceux de la cimenterie, affirme Mme Proulx. Il s’agit toutefois de «clients potentiels», admet-elle.
En route vers Bourque n° 2
Dans les prochains jours, Pétrolia commencera à forer le puits Bourque n° 2, d’une profondeur de 2850 mètres. La foreuse a été transportée sur place.
Le forage des deux puits dépassera les 12 millions de dollars, la somme prévue au départ, puisque le forage de Bourque n° 1 a pris plus de temps que prévu.
Respect de la vie privée