le Jeudi 24 septembre 2026

Une seule caméra, fixe, filme la même chambre de motel tout au long de chaque épisode de huit minutes. Ce concept s’est imposé «par la force de choses», à cause du petit budget disponible, explique le réalisateur et producteur Jean-François Aubé. 

Toutefois, plan fixe ne veut pas dire monotonie. Au fil des épisodes, la chambre hébergera trois punks, un représentant pharmaceutique, une famille en vacances et un homme aux idées noires.

Dans le premier épisode, Le party des retrouvailles, des amis se revoient dix ans après la fin de leur secondaire. De leur chambre de motel, ils voient le parc et le terrain de basketball de leur enfance en train d’être démolis pour laisser place à Colossus, un magasin à grande surface.

Jean-François Aubé a voulu mêler la tragédie à l’humour qui fait l’ordinaire des séries web, et aborder les débats de notre époque. Mais qu’il réalise pour le web ou la télévision, pour lui, c’est du pareil au même. «J’ai procédé comme quand je fais des courts-métrages. Pour moi, ç’aurait été pareil si on l’avait fait pour la télé.»

Vers le web

Pour Télé-Gaspé, Motel Chevreuil s’inscrit dans un virage web. «La télé communautaire, ce n’est pas ce qui est le plus écouté, concède Marie-Claude Baril, coordonnatrice de production de Télé-Gaspé. De moins en moins de gens ont accès au câble; de plus en plus ont Internet. On veut pousser beaucoup vers le web.»

Une trentaine de personnes ont participé à Motel Chevreuil, comme comédiens ou membres de l’équipe technique.

Le premier épisode sera disponible le 13 octobre à minuit sur www.motelchevreuil.tv. Les suivants seront mis en ligne aux deux semaines, jusqu’au 22 décembre.

Les producteurs visent 2000 clics par épisode, et aimeraient que la série rayonne hors Gaspésie. Si l’auditoire est au rendez-vous, ils pourraient tourner une deuxième saison.

Motel Chevreuil est financé à 50 % par le Fonds indépendant de production. Le reste est assumé par des partenaires locaux. 

«Je ne vous cache pas que j’avais hâte de vous voir ici, a lancé d’emblée au ministre le maire de Gaspé, François Roussy, au début de la conférence de presse du ministre. Votre intervention est vraiment nécessaire pour le développement de la région.»

Le maire a l’impression que la région paie plus que sa part pour les suppressions de postes de fonctionnaires fédéraux. «On comprend la rationalisation de la fonction publique, dit-il, mais ces décisions ont un impact plus grand et ont été plus dommageables pour la Gaspésie [que pour les grands centres].»

«Décevant»

La rencontre avec le ministre a été «décevante et en même temps, il y a une perspective d’avenir», affirme Bertrand Berger, président de la Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (CRÉGÎM).

M. Berger n’a pas réussi à faire changer d’idée Denis Lebel sur les 11 projets auxquels Développement économique Canada (DEC) a refusé son aide. «Mais il nous a maintes fois répété qu’il fallait continuer à travailler avec le bureau de DEC dans la région.»

Le président de la CRÉ reste sous l’impression que DEC subit «un changement de cap inquiétant».

Planter des graminées sous la neige

Par ailleurs, la décision de DEC de maintenir la date butoir du 31 mars 2013 pour les investissements liés au développement des croisières est «préoccupante», selon Yvan Whittom, consultant en développement pour Chandler. L’aide fédérale pour le Circuit des bâtisseurs, un sentier d’interprétation, n’a été confirmée qu’à la fin mai, malgré  une première demande déposée un an auparavant.

Le temps de lancer  les appels d’offres pour la conception, de réaliser les plans et devis, puis les appels d’offres pour la réalisation, l’hiver est à nos portes. «Tout le monde va commencer à travailler en courant la semaine prochaine, dit M. Whittom. Mais si l’hiver arrive tôt, il va falloir tasser la neige pour planter les graminées!»

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Neuf des 15 projets touchent le développement des croisières internationales. La plupart sont déjà en cours, dont le projet Berceau du Canada (6 millions de dollars) à Gaspé qui consiste à construire une promenade et reconstituer des bâtiments historiques au bord de l’eau. La gare intermodale (2,63 millions de dollars de DEC), toujours à Gaspé, est aussi en construction.

Près d’un million de dollars vont au projet de train touristique entre Gaspé et Percé, et 2,76 millions de dollars au Circuit des bâtisseurs, à Chandler.

La municipalité de New Richmond reçoit 430 020 $ pour chercher des investisseurs dans les secteurs industriel et récréotouristique. Dans cette même ville, DEC donne 713 750 $ à Rail GD pour son atelier (déjà construit) de remise à neuf de wagons.

Trop occupé

M. Lebel a justifié sa longue absence de la Gaspésie par ses nombreuses fonctions. Il est ministre des Transports, de l’Infrastructure et des Collectivités, et responsable de l’Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec. «Trois fois, ce voyage a été remis. […] Il y a des maires partout au pays qui ont besoin d’argent pour leurs infrastructures», a lancé M. Lebel.

Ces dernières semaines, DEC a été critiqué pour son refus d’appuyer 11 projets dans la région. Le ministre a précisé que dorénavant, son organisme ne subventionnera plus les musées et les centres d’interprétation. «C’est du ressort de Patrimoine Canada», a-t-il déclaré.

«On finance encore les organismes à but non lucratif de développement économique, a ajouté M. Lebel. On réoriente nos services vers les technologies et le manufacturier.»

M. Lebel demeurera strict sur les échéances : les projets qui obtiennent l’aide de la stratégie de développement des croisières doivent être terminés le 31 mars 2013. Le ministre n’a pas pu dire si un nouveau programme remplacerait celui des croisières. 

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La pression est «énorme», affirme le nouveau directeur général de l’usine, mais le climat de travail est revenu au beau, assure-t-il, après une dernière année difficile.

Contrat bouclé pour GE

Le 10 septembre, LM a sorti de l’usine la dernière des 1635 pales de la commande de 1000 mégawatts (MW) pour GE, le contrat à l’origine de l’implantation de LM à Gaspé. La multinationale danoise s’y était établie en 2006 pour répondre aux exigences de contenu local de l’appel d’offres d’Hydro-Québec.

Les 270 employés de l’usine, actifs sur trois quarts de travail, sept jours sur sept, fabriquent maintenant les pales des éoliennes 2,05 MW de REpower. Elles sont destinées aux parcs de Lac-Alfred dans la Matapédia, de Saint-Robert-Bellarmin en Estrie et de Massif du Sud dans Bellechasse, construits dans le cadre de l’appel d’offres de 2000 MW d’Hydro-Québec.

Une dure année

La dernière année a été difficile pour LM à Gaspé, convient le directeur Alexandre Boulay, entré en poste le 23 juillet. «Ce qui a été dur, c’est qu’il a fallu finir la commande des 1000 MW en même temps qu’on était dans le peak du 2000 MW.»

L’usine n’est pas conçue pour accueillir trois moules différents (pales de 37, 40 et 45 mètres). Les employés étaient très à l’étroit pour travailler, et la productivité s’en est ressentie. «Avec trois moules, on n’avait même pas la productivité de deux moules», illustre M. Boulay.

Pour devancer la sortie du moule de 37 mètres (pour la commande de GE), l’usine de Gaspé a acheté 51 pales de l’usine de LM à Grand Forks, au Dakota du Nord. C’est pourquoi les Gaspésiens ont vu des pales entrer dans la cour de LM plutôt que d’en sortir ces derniers temps.

Motivation à la hausse

«Le niveau de motivation des employés a augmenté beaucoup depuis qu’on a sorti le troisième moule, affirme M. Boulay. Ils se sentent capables de faire leur travail adéquatement, en sécurité, et voient l’amélioration de semaine en semaine.»

Gaétan Fournier, un employé croisé dans l’usine, témoigne de sa bonne humeur retrouvée, et surtout, des problèmes passés, qui lui ont valu un arrêt de travail de six mois pour dépression. «On rentrait au travail enragés le matin. On avait des bouchons dans les oreilles en plus du masque. Essaie de former quelqu’un, arrangé comme ça!»

L’usine est restée sans directeur général entre le départ de Jean-Louis Loyer, en mars, et le retour d’Alexandre Boulay. M. Boulay, 31 ans, a été le premier employé de LM embauché à Gaspé, en janvier 2005, et a occupé le poste de directeur de production jusqu’en août 2011.

«L’un de mes défis, c’était de ramener la sécurité dans l’usine, dit-il. J’aurai aussi à stabiliser l’équipe de cols blancs et à avoir un mode de gestion à plus long terme.»

Des commandes jusqu’en 2015

Le carnet de commandes de l’usine est rempli jusqu’en 2015, grâce aux appels d’offres d’Hydro-Québec. De 2006 à 2010, l’usine a exporté des pales vers le Brésil, l’Espagne, les États-Unis et l’Ontario, mais l’exportation n’est plus à l’ordre du jour pour l’instant. «Le marché américain est en train de tomber», explique M. Boulay. Les deux usines de LM aux États-Unis ont dû diminuer leur production.

La vérité se trouve quelque part entre ces deux extrêmes. Et les choses étaient déjà en train de s’améliorer, avant même que le gouvernement Harper ne serre la vis aux chômeurs.

Une chose est sûre : la question est délicate, sinon taboue. «Comment je vous dirais ça?», répond d’abord Gino LeBrasseur, directeur d’Unipêche M.D.M. à Paspébiac, quand on lui demande s’il existe un syndrome des 14 semaines. «Ça a été un régime, et depuis deux ans, on essaie de changer les habitudes», dit-il finalement.

Jusqu’en 2010, les 200 travailleurs de l’usine transformaient du crabe pendant à peine une dizaine de semaines. Cette année, les employés feront jusqu’à 24 semaines grâce à l’ajout de la transformation du homard. Certains ont du mal à s’habituer : «les gens nous demandent : « quand est-ce qu’on va terminer? Pensez-vous qu’on en a encore pour longtemps? », rapporte M. LeBrasseur. Mais la mentalité change. Le coût de la vie augmente. Les gens ont besoin de plus de revenus.» Et le calcul est facile à faire : on va plus loin avec 100 % de son chèque de paie qu’avec 55 % de son salaire en prestations d’assurance-emploi.

Même constat chez LM Wind Power, à Gaspé : «les gens se sont habitués, financièrement, à travailler à l’année», affirme le directeur des ressources humaines, Marc Frenette.

À ses débuts en 2006, l’usine de fabrication de pales d’éoliennes recrutait dans un bassin de travailleurs saisonniers. «Nos gens sont vaillants», insiste M. Frenette, visiblement désireux de ménager ses employés. Mais pas tous, convient-il. «Certains, si on leur donnait le choix, ils prendraient le chômage. On se fait demander régulièrement s’il y a des possibilités de chômage, surtout à ce temps-ci [le temps de la chasse].»

Lisez la suite dans le dossier de l’édition du mois de novembre de votre journal GRAFFICI aux pages 15-16-17. 

Une passerelle a été construite à la pointe de Penouille. Cet automne ou le printemps prochain, des quais flottants y seront accrochés pour amarrer les navettes des navires de croisière.

Un véhicule électrique fera la navette sur les deux kilomètres entre la pointe et le centre d’information de Penouille.

Sur la presqu’île, Parcs Canada réalisera des reconstitutions sur l’histoire du lieu. Elles raconteront la présence autochtone, la pêche pendant le Régime français et l’époque où les chasseurs de baleine faisaient fondre la graisse de l’animal à Penouille.

Un nouveau sentier sera aménagé «pour que les visiteurs voient la partie en taïga, et aient une meilleure vue sur le marais», explique Stéphane Marchand, directeur de Parcs Canada pour la Gaspésie.

Un bâtiment de location de vélos a été construit à l’entrée de Penouille. Parcs Canada rénovera ou reconstruira aussi son centre d’information.

Régler le problème d’érosion

Parcs Canada souhaitait «renouveler l’expérience du visiteur» à Penouille et régler son problème d’érosion. Tous les ans, une partie du chemin asphalté était endommagé par la mer, et devait être réparé.

Ce chemin accentuait l’érosion, révèle une étude de l’Université du Québec à Rimouski. «Les vagues se jettent sur la route et emportent le sable. Cette section ne sera plus menacée si on ne met pas d’infrastructure solide», explique M. Marchand. Parcs Canada construira donc une passerelle de bois surélevée d’un pied sur la portion critique, environ 500 mètres près de l’entrée de la presqu’île.

Les travaux devraient s’échelonner jusqu’en 2014. La part de Parcs Canada s’élève à 4,5 millions de dollars. Escale Gaspésie a obtenu une somme de 900 000 $ de Développement économique Canada pour ce projet.

L’élue du nouveau gouvernement péquiste a présenté jeudi à Bonaventure, devant quelque 80 femmes et hommes d’affaires de la Gaspésie, les grandes lignes des orientations gouvernementales.

Développement d’une politique industrielle, augmentation de la productivité des entreprises et la mise en place d’un guichet unique pour les PME sont les trois axes centraux de la relance des régions du nouveau gouvernement.

«L’entrepreneur ne va s’adresser qu’à une personne qui va l’aider à structurer son entreprise, avoir accès à du financement et aux différents programmes. Ce sera un espèce d’agent de développement», précise Mme Zakaïb, qui cite en exemple Gaspésie Diesel de New Richmond qui a dû se débrouiller seule pour obtenir de l’aide.

«Pour la filiale GD Rail, [la démarche] a été longue et pénible pour l’entrepreneur qui a dû frapper à toutes les portes. Maintenant, on regroupe dans le même bureau Investissement Québec, le ministère des Finances et de l’Économie, le tout arrimé aux CLD.»

La ministre souligne que les coopératives et les entreprises d’économie sociale pourront aussi utiliser ce guichet unique.

ACCORD

La ministre Zakaïd a profité de son passage pour confirmer le soutien financier de Québec dans deux projets économiques de la Gaspésie.

Dans un premier temps, cette dernière a renouvelé l’entente du créneau d’excellence récréotouristique, ACCORD, pour la Gaspésie et les Îles. «Le programme est reconduit pour cinq ans. Nous visons une offre touristique quatre saisons de classe internationale.»

Mme Zakaïd ne cache pas souhaiter que la région devienne un chef de file au Canada. Une politique similaire touchant le secteur maritime devrait être mise en place l’an prochain.

Gaspésie Diesel

Le gouvernement injecte par ailleurs un peu plus de 1,5 million de dollars dans une filiale de Gaspésie Diesel, de New Richmond, Rail GD.

L’entreprise a investi quatre millions de dollars dans la construction d’une nouvelle usine pour la remise à neuf de véhicules ferroviaires. Pas moins de 25 emplois ont été créés avec cette nouvelle filiale.

Fort de deux contrats avec Via Rail et Rio Tinto en deux ans, le PDG de Rail GD, Gilles Babin, indique que la filiale commence à se faire un nom dans ce secteur d’activité. «C’est surprenant. On commence à se faire entendre en Gaspésie. On essaye de faire notre chemin à travers tout ça.»

«Ça correspond à nos attentes. On a trouvé des indices d’hydrocarbures, mais le puits n’est pas terminé», affirme la vice-présidente de Pétrolia, Isabelle Proulx. Le forage atteint à 3080 mètres de longueur (le puits est dévié dans sa partie inférieure), sur les 3200 mètres prévus.

À la fin du forage dans une semaine, Pétrolia décidera s’il vaut la  peine d’installer le dernier des coffrages, celui dit «de production», qui permettrait de faire des tests de longue durée sur le puits.  La firme entamera ensuite Bourque n° 2 pour des dépenses totales de 12 millions de dollars.

Séance publique annulée

Par ailleurs, Pétrolia annule la séance d’information de jeudi soir à Gaspé, sur le forage Haldimand n° 4 prévu en janvier à 350 mètres de certaines résidences.

«Il y a eu de nouveaux développements la semaine dernière, avec les questions sur [l’étude de] l’INRS et l’eau [souterraine], justifie Mme Proulx. C’est trop sensible comme questions, et moi, je ne peux pas y répondre.»

L’hydrogéologue de l’Institut national de recherche scientifique (INRS) René Lefebvre, qui collabore à l’étude, devait participer par vidéoconférence, mais Mme Proulx juge maintenant sa présence «trop importante» et préfère attendre qu’il soit disponible.

Une nouvelle date de rencontre sera planifiée « au plus tard en novembre», promet Mme Proulx. En attendant, un dépliant d’information est distribué ces jours-ci aux résidants du secteur.

Pétrolia serait-elle prête à éloigner le forage des résidences pour garantir son acceptabilité sociale? «Non, répond la vice-présidente. La loi prévoit une distance de 100 mètres, on est à l’extérieur du périmètre urbanisé actuel et projeté, c’est dans la forêt et ce n’est pas bruyant», dit-elle.

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Carolane Poirier, 19 ans, de Caplan, a été libérée sous promesse de divers engagements après sa comparution au Palais de justice de New Carlisle.

Elle a dû répondre à des accusations de délit de fuite causant la mort et d’entrave au travail des policiers. À bord du véhicule du principal suspect dans cette affaire,  Poirier reviendra devant le Tribunal le 28 octobre.

Les enquêteurs ont par ailleurs à nouveau arrêté, le 27 septembre, le conducteur du véhicule, Steven Gagné, 24 ans. Déjà accusé de délit de fuite causant la mort, l’individu devra également répondre à une accusation de conduite avec les capacités affaiblies par l’alcool.

«L’enquête a été longue et tous les détails entourant ces nouvelles accusations seront révélés lors des procédures», affirme le porte-parole du corps policier, Claude Doiron.

Le suspect devra répondre de ses actes le 15 octobre.

Rappelons que le corps de Donald Powell, 50 ans, avait été retrouvé sans vie par un automobiliste dans la nuit du 23 juillet. Gagné s’était rendu aux policiers plus de trois heures après la découverte de la dépouille de la victime.

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René Lefebvre, hydrogéologue à l’Institut national de recherche scientifique (INRS), donne ces précisions à la suite des déclarations du ministre Gaétan Lelièvre, qui avait affirmé que des «éléments nouveaux» justifiaient une révision du permis obtenu par Pétrolia.

M. Lefebvre collabore à une étude financée par Pétrolia, qui vise à évaluer l’impact potentiel des activités pétrolières sur l’eau souterraine à Haldimand. Jusqu’ici, des hydrocarbures pétroliers ont été détectés dans 2 des 11 échantillons venant de puits d’observation, dans l’un des six puits résidentiels analysés et dans les quatre ruisseaux échantillonnés. L’eau demeure potable, précise M. Lefebvre.

D’où ça vient?

L’INRS tentera de déterminer la provenance des hydrocarbures en analysant leur composition chimique, des résultats qui devraient être connus en janvier.

Pétrolia a foré deux puits à Haldimand depuis 2005. Le suintement de pétrole en surface a été documenté dès 1950 dans la région de Gaspé. Et sur la péninsule d’Haldimand, deux anciens puits datant des années 1800 ont été colmatés en 1999. «Ça complique le portrait», commente M. Lefebvre.

Un forage centenaire?

Il est trop tôt pour tirer des conclusions, mais les puits où l’on a trouvé des traces d’hydrocarbures sont en aval d’un forage des années 1800, remarque M. Lefebvre.

Il est «peu probable» que ces traces proviennent des forages réalisés par Pétrolia depuis 2005. «Les concentrations seraient plus importantes et on aurait détecté des composés caractéristiques des pétroles légers qu’on trouve à Haldimand. […] Mais on n’exclut rient et on va gratter davantage», affirme M. Lefebvre.

L’étude de l’INRS n’est pas assez avancée pour que l’hydrogéologue se prononce sur le niveau de risque d’une éventuelle fracturation des puits d’Haldimand. L’ensemble de l’étude, commencée en novembre 2011, s’étendra sur trois ans.

Séance publique jeudi

Par ailleurs, Pétrolia rencontrera les résidants de Gaspé jeudi le 4 octobre à 19 h à l’Hôtel des Commandants de Gaspé. M. Lefebvre prévoit y être présent par vidéoconférence.

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