le Jeudi 24 septembre 2026

En 1992, l’individu de 46 ans assurait un suivi auprès de la victime étudiante dans l’institution scolaire. Nadeau a reconnu avoir eu une relation sexuelle avec l’adolescente quelque temps après avoir complété son intervention auprès de cette dernière.

La Couronne avançait plutôt que l’individu avait eu des contacts sexuels à plusieurs reprises avec la jeune victime d’avril à octobre 1992 durant le suivi et réclamait une peine de six mois de prison.

Le juge Jacques J. Lévesque a tranché en faveur de la défense en acquiesçant à sa demande d’absoudre Nadeau, qui n’aura donc pas de casier judiciaire.

Appel

Insatisfait de la décision du juge Lévesque, la Couronne envisage sérieusement de porter la sentence en appel. Le ministère public a trente jours pour déposer sa requête auprès du Tribunal d’appels. 

Rappelons que Sylvain Nadeau, qui occupe un poste de cadre au CLSC de Chandler, n’avait pas été suspendu durant les procédures qui ont duré presque deux ans.

Le conseil d’administration avait cependant procédé à sa suspension quelques jours avant le plaidoyer de culpabilité de Nadeau. Plus tôt cette semaine, ce même conseil a décidé de permettre à Sylvain Nadeau de réintégrer ses fonctions.

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La firme a terminé le forage de 2000 mètres de profondeur vers le 20 août, puis a effectué des tests de production. Le puits a permis de confirmer le potentiel pétrolier de la structure Galt, estime Jean-Yves Lavoie, chef de la direction de Junex.

«Ce n’est pas encore un champ pétrolier, précise M. Lavoie, mais c’est une découverte qui vaut la peine qu’on continue de regarder.»

Avec Galt n°4, Junex espérait confirmer le modèle d’un réservoir qui s’est développé à travers un réseau de fractures naturelles. «On a eu des preuves tangibles que ce modèle fonctionne», affirme M. Lavoie.

La formation de Forillon, la zone de fractures d’où Junex a sorti du pétrole, se trouve 400 mètres plus près de la surface que dans le forage précédent, Galt n°3, se réjouit M. Lavoie. Quant à la structure de Galt, Junex sait maintenant qu’elle s’étend 2,5 kilomètres plus à l’ouest.

Futur forage dévié

À Galt n° 4, «il n’y a pas assez d’écoulement pour rendre ça commercial, admet M. Lavoie. On cherche une zone où la nature nous aurait fait plus de fractures.»

L’été prochain, Junex prévoit donc creuser un forage dévié (ou horizontal) à partir de Galt n° 4 dans l’espoir d’intercepter des failles. Le forage sera dévié à partir de 1000 mètres de profondeur pour se poursuivre en arc de cercle sur 1000 mètres supplémentaires.

Le forage horizontal coûtera entre 2 et 3 millions de dollars, qui s’ajouteront aux 4 millions de dollars dépensés pour le forage vertical.

Fracturation si nécessaire

À Galt n°4, «si on voit qu’on n’est pas capables de produire de façon conventionnelle, on verra s’il y a possibilité d’augmenter la productivité avec de la fracturation. On verra où on en sera rendu dans le débat au Québec à ce moment-là», affirme M. Lavoie.

La méthode de la fracturation consiste à envoyer sous pression un mélange de liquide, de sable et de produits chimiques pour fracturer le roc et ouvrir la voie au pétrole.

La DPJ de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine dressait lundi son bilan annuel, en même temps que les autres directions régionales de la province. Elles en ont profité pour sensibiliser le nouveau gouvernement «à la priorité qu’il doit accorder aux enfants, aux jeunes et aux familles en difficulté et à l’importance d’agir rapidement pour les soutenir.»

En Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine, 29 % des signalements reçus à la DPJ concernent des enfants de 6 à 11 ans, souligne Linda Keating, directrice régionale de la protection de la jeunesse. «Tôt ou tard, à l’adolescence, ils vont développer des troubles de comportement. Ce sont souvent des jeunes qui ont vécu de la négligence [qui développent ces problèmes].»

La directrice croit qu’on peut «faire la différence» en aidant les enfants de niveau primaire et leur famille. Toutefois, il est «difficile» d’avoir accès à des services spécialisés dans les écoles, dit Mme Keating, un manque qu’elle qualifie de «criant.»

La DPJ elle-même en a plein les bras. «La pression sur nos effectifs est très forte, indique Mme Keating. On est confrontés à des coupures comme dans bien des organisations, et à la mobilité de notre personnel.»

Pour aider les familles, la région a également besoin de plus de logements salubres à prix abordable, a ajouté la directrice.

Appel à tous

Mme Keating insiste sur le fait que son organisation a besoin du soutien de tous. «On veut travailler avec les parents, avec des organisations de l’extérieur [de la DPJ] pour que la DPJ n’ait pas besoin d’être dans la vie des parents.»

La Gaspésie et les Îles comptent un peu moins de 15 000 enfants de 0 à 17 ans. Au cours de la dernière année, la DPJ a dû intervenir auprès de 500 d’entre eux.

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La DPJ régionale a reçu 1191 signalements au cours de l’année financière 2011-2012, une hausse de 12 % par rapport à l’année précédente. Le nombre de signalements retenus est demeuré à peu près le même, soit 582 cette année (environ 500 enfants différents) comparativement à 575 l’an dernier.

«D’avoir 500 enfants pris en charge par an, dans une population de 15 000 enfants, c’est beaucoup», commente Linda Keating, directrice de la protection de la jeunesse pour la Gaspésie-les Îles, qui a commencé sa carrière à la DPJ il y a 25 ans. Aujourd’hui, «les situations sont plus complexes, il y a davantage d’isolement, et les problèmes économiques sont apparus, notamment dans Rocher-Percé et à Murdochville», indique-t-elle.

L’analyse des chiffres provinciaux démontre que la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine compte pour 1,54 % des signalements au Québec, avec seulement 0,97 % des enfants de la province.

Des secteurs plus touchés

La MRC Rocher-Percé, la MRC Haute-Gaspésie et la réserve de Listuguj (près de Pointe-à-la-Croix) sont particulièrement touchées.

Avec 12 % des enfants de 0 à 17 ans de la région, la Haute-Gaspésie compte pour 18 % des signalements. Dans ce secteur, les signalements ont connu une hausse au cours de l’automne 2011, dans la foulée du suicide de la jeune Marjorie Raymond. «C’est ce qui arrive souvent dans une situation de ce genre, note Mme Keating. On sent la fébrilité du milieu.»

Quant à Rocher-Percé, elle héberge 17 % des enfants, mais représente 28 % des signalements à la DPJ. «Rocher-Percé est maintenant la MRC la plus pauvre au Québec, avec la Haute-Gaspésie en deuxième. Ça transparaît. Si je suis occupé à chercher à manger, à me loger, j’ai moins de temps pour mes enfants», indique la directrice.

Sur la réserve de Listuguj, on dénombre 51 signalements au cours de la dernière année, soit 9 % de ceux de l’ensemble de la région. «C’est difficile, c’est une communauté où il y a de sérieux problèmes, notamment de toxicomanie et de violence, explique Mme Keating. Par contre, il y a aussi une solidarité culturelle.» Un enfant en difficulté à Listuguj serait ainsi plus facile à reloger chez un proche ou de la famille qu’ailleurs en Gaspésie, note-t-elle. 

Chaque année, les agglomérations recevaient une somme d’argent pour la maintenance de leurs artères et procédaient alors aux réparations requises après en avoir fait la demande auprès du ministère des Transports.

Or, non seulement le gouvernement coupe 80 millions de dollars pour l’entretien des tronçons municipaux, mais renvoie aussi la balle aux MRC, qui auraient la lourde tâche de choisir  les projets prioritaires.

Dans ce contexte, le préfet Poirier craint la reprise des guerres de clochers entre les municipalités. «Un ingénieur subventionné par Québec aura la tâche de faire l’inventaire des routes municipales pour ensuite définir lesquelles devraient être prioritaires. Par la suite, le conseil des maires devra définir sur quelle route elle souhaite intervenir en priorité avec l’argent qu’elle a. Imaginez-vous qu’un maire va décider d’envoyer l’argent dans une autre municipalité alors qu’il en a besoin? À mon avis, on met le loup dans le poulailler», lance le coloré maire de St-Siméon, qui ajoute que la facture va s’alourdir pour les contribuables.

«Le 80 millions de dollars disparaît. On va avoir moins d’argent et plus de responsabilité avec toujours le même travail à faire.»

M. Poirier déplore également que les municipalités devront aussi assumer le salaire d’un autre ingénieur qui sera chargé de définir les coûts des réparations. Malgré un changement de gouvernement à Québec, M. Poirier a peu d’espoir que le ministère recule dans ce dossier.
 

Dans l’Anse du Nord, à Percé, un homme en salopette de jeans et bottes de caoutchouc  pousse une barque à l’eau. «Envouèye, Ti-loup, donnes-y une swingue!», lance-t-il à son compagnon. Il faut regarder entre la visière de la casquette et la barbe châtain touffue pour reconnaître les yeux verts de Kevin Parent.

L’auteur-compositeur-interprète et comédien s’est fait pousser une barbe «d’un mois et demi» pour se préparer au rôle de Gabriel. Ce Gaspésien de Miguasha n’a pas à feindre l’accent de la péninsule. Au contraire : «on va le tempérer dans les scènes où il y a du dialogue, pour que ce soit homogène», dit-il.

Né en 1972, Kevin Parent n’a pas eu connaissance du fameux été 69 à Percé, alors lieu de rencontre des quatre futurs  membres de la cellule Chénier du Front de libération du Québec (FLQ). «Je trouvais que c’est une partie de l’histoire du Québec importante à souligner. Et dans le scénario, il n’y a pas de propagande ni d’un bord ni de l’autre.»

C’est Mikhaïl Ahooja (voir vidéo) qui joue le rôle principal, celui de Bernard Lortie, un Gaspésien qui fera son apprentissage militant. «Dans le film, on voit la transformation de Bernard le pêcheur en Bernard l’homme engagé», dit le comédien de 25 ans.

Quant au conteur Jocelyn Bérubé, il campe Ti-loup, «un pêcheur bon vivant, accueillant, celui qui reçoit les jeunes de Montréal sans préjugés». Il est le seul du trio de comédiens présents sur la plage à avoir vécu Octobre.

Derrière la caméra

Lors du passage de GRAFFICI.CA, l’équipe de tournage a passé une bonne partie de l’avant-midi à travailler la scène où Gabriel pousse une barque à l’eau, aidé de Ti-loup et Bernard. Entre chaque prise, un tracteur stationné à quelques mètres remonte la barque sur la plage. Un accessoiriste jette du capelan décongelé à l’eau pour attirer les goélands.

Quant à Normand Sarrasin, il discute par cellulaire avec un homardier qui croise au large, pour qu’il passe au bon moment dans le champ de la caméra. M. Sarrasin, concepteur des décors, s’est aussi cassé la tête pour trouver un «flat» d’époque.

Il a reconstitué l’atelier d’ébénisterie de Gabriel et son bric-à-brac. «On a trouvé le plus gros des éléments au marché aux puces de M. Collin, à Barachois. C’est une mine d’or!», lance-t-il.

Le film sera en noir et blanc, affirme M. Sarrasin, la façon qu’ont trouvée ses concepteurs de donner un vernis d’époque à un Percé revampé depuis. «Ce qu’on voyait aujourd’hui était trop «clean». On voulait quelque chose davantage d’époque, plus gris. Le noir et blanc nous aidait esthétiquement, mais aussi budgétairement», ajoute-t-il.

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Les organisateurs se donnent jusqu’au 31 décembre prochain pour atteindre leur objectif.

La population, les milieux d’affaires et les fondations seront sollicités dans les prochains mois. Du million recueilli, un montant de 250 000 $ sera capitalisé et ses intérêts aideront à faire fonctionner la nouvelle salle.

Refait de A à Z

L’auditorium de l’école secondaire C.-E. Pouliot sera refait de A à Z au coût de 10 millions de dollars pour répondre aux standards actuels. «On est en train de réaliser un projet dont notre communauté discute depuis plus de 20 ans», rappelle le président de C.D. Spectacles, Michel Desjardins.

Le nombre de sièges passera de 400 à 554, la scène sera rehaussée et agrandie et la nouvelle salle aura «un vrai hall d’entrée avec une marquise pour annoncer les spectacles», décrit M. Desjardins. Les sièges avant seront amovibles, afin de transformer la salle en cabaret avec tables et chaises au besoin, ou de créer une piste de danse.

Et les 9 autres millions?

Outre les sommes recueillies par la campagne, le gouvernement du Québec (5,8 millions de dollars), du Canada (1,9 million), la Ville de Gaspé (1 million) et la Commission scolaire des Chic-Chocs (500 000 dollars) paieront pour les travaux.

Première pelletée en juin 2013

Les travaux s’échelonneront de juin 2013 au printemps 2014. C.D. Spectacles entend maintenir une programmation hors salle de spectacle pendant cette période en présentant des événements dans les différents villages de la municipalité de Gaspé.

L’auditorium accueille actuellement environ 95 spectacles par an, dont une quarantaine par C.D. Spectacles.  On vise à atteindre 125 activités par an avec la nouvelle salle, par la location pour des événements corporatifs et plus de spectacles», affirme Josée Roussy, directrice artistique et générale de C.D. Spectacles.

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Au départ, le quadragénaire avait opté pour un procès devant juge et jury, mais a finalement reconnu sa culpabilité la journée avant que les 250 candidats jurés soient été convoqués.

Cette affaire remonte à 1992 alors que l’individu assurait un suivi auprès de la victime. Nadeau a reconnu avoir eu une relation sexuelle avec l’adolescente quelque temps après avoir complété son intervention auprès de cette dernière.

Toutefois, la Couronne conteste cette version des faits. Elle avance plutôt que l’individu aurait eu des contacts sexuels à plusieurs reprises avec la jeune victime d’avril à octobre 1992 durant le suivi. Le juge Jacques J. Lévesque aura à trancher entre ces deux thèses avant de donner la sentence à Nadeau le 25 septembre.

Ce dernier qui occupe un poste de cadre auprès de l’équipe jeunesse et en santé mentale au CLSC de Chandler n’avait pas été suspendu durant les procédures qui ont duré presque deux ans.

Le conseil d’administration a finalement suspendu l’homme quelques jours avant son plaidoyer de culpabilité.

La queue d’un Dash 8 d’Air Canada Jazz a touché la piste au moment de l’atterrissage vers 14 h, causant un choc aux passagers.

Huit personnes qui se plaignaient de douleurs au cou et au dos ont été transportées à l’hôpital. Elles en sont ressorties quelques heures plus tard pour poursuivre leur voyage.

«Inhabituel»

«Pour un Dash 8 en exploitation commerciale, c’est inhabituel, et ça a un potentiel sérieux [de danger]. On veut voir si peut améliorer la sécurité», explique Pierre Gavillet, enquêteur du BST.

Son rapport sera publié dans environ un an.

Jazz Aviation mène aussi sa propre enquête, affirme la porte-parole Manon Stuart. Il s’agit d’un «incident très rare», dit-elle. Elle n’est pas en mesure de s’avancer sur ses causes.

L’avion légèrement endommagé est immobilisé sur le tarmac de l’aéroport de Gaspé. Les vols d’Air Canada Jazz ont repris normalement avec un autre appareil.

L’avion de 50 places en provenance des Îles-de-la-Madeleine comptait 32 passagers et trois membres d’équipage.

Les participants aux consultations tenues mardi à Gaspé ont proposé ce compromis à la Commission de délimitation des circonscriptions électorales pour le Québec.

Avignon «à cheval»

Selon la proposition de la Commission, la MRC d’Avignon serait scindée entre les nouvelles circonscriptions Gaspésie-les Îles et Rimouski.  Carleton-sur-Mer, Maria et Nouvelle feraient partie de Gaspésie-les Îles, et les huit municipalités à l’ouest, de Rimouski.

Il s’agit d’un non-sens, estime Bertrand Berger, le préfet d’Avignon. «Ça devient invivable de travailler sur deux comtés.» La Commission n’a pas obéi à son propre critère sur le respect des «communautés d’intérêts», ajoute-t-il.

«Nos liens d’appartenance sont le long de la Baie-des-Chaleurs, a plaidé le maire de Pointe-à-la-Croix, Jean-Paul Audy. Il ne faut pas que la MRC soit à cheval sur deux circonscriptions.»

D’autres incohérences

M. Berger fait aussi remarquer que des villages de la vallée de la Matapédia, comme Sainte-Marguerite ou Saint-Alexandre-des-Lacs, se retrouveraient dans Gaspésie-les Îles, alors que tout le reste de la Vallée serait dans Rimouski. «Je me suis dit : ils ont fait exprès!», a-t-il lancé.

Raynald Blais, ex-député bloquiste de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, estime qu’il s’agit d’une stratégie pour faire avaler la pilule du redécoupage aux Gaspésiens. «Vous nous avez présenté la pire des solutions pour qu’on accepte la moins pire, celle qui fait qu’on se retrouvera avec les six MRC [de la région administrative Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine]», analyse M. Blais.

Compromis

C’est d’ailleurs cette proposition qui est formulée par la Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (CRÉGÎM)  «à défaut d’infléchir les propositions de la Commission». La Haute-Gaspésie s’ajouterait au territoire de la circonscription actuelle.

La nouvelle circonscription, qui épouserait les limites de la région administrative Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, compterait 93 120 habitants, un peu sous la moyenne québécoise de 101 321 habitants, calcule la CRÉGÎM.

La région aurait ainsi «une voix unique à la Chambre des Communes pour représenter nos spécificités et notre communautés d’intérêts», a déclaré l’organisation.

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