Steven Gagné a été formellement accusé de délit de fuite causant la mort par le ministère public. Le suspect a été libéré pour la suite des procédures sous de sévères conditions dont le retrait de son permis de conduire.
Vers 4h18 du matin dans la nuit de dimanche à lundi, les policiers ont reçu un appel d’un citoyen à la suite de la découverte du corps de la victime, Donald Powell, 50 ans, de New Richmond, sur le boulevard Perron dans le secteur du quai. Appelés sur place, les ambulanciers n’ont pu que constater le décès de la victime. Le suspect de 24 ans de New Richmond s’est rendu aux policiers un peu plus de trois heures après la découverte du corps. Steven Gagné revient devant le Tribunal le 10 septembre prochain.
Pétrolia a commencé en fin de semaine le forage de Bourque n°1, un forage de 3200
mètres de profondeur à mi-chemin entre Murdochville et Grande-Vallée. La firme
entamera ensuite Bourque n°2 (2850 m), pour des dépenses de 12 millions de dollars
au total. Les travaux s’échelonneront jusqu’à la fin octobre.
Les 30 travailleurs de Precision Drilling, une firme de Calgary, habitent un
campement forestier sur le site du forage, à 48 kilomètres de route de
Murdochville, dont 22 kilomètres de chemins forestiers rudimentaires. C’est une
question de sécurité sur ce type de chemin, explique Bernard Granger, chef
géologue de Pétrolia. « C’est une longue route après avoir travaillé 12 heures en
ligne. Et on évite une perte de temps d’une heure de transport le matin, et une
autre heure le soir. »
Séance publique
Environ 25 personnes ont participé à une réunion publique d’information à
Murdochville le 18 juillet. « Je considère que Pétrolia fait un bon travail
d’information, a dit la mairesse Délisca Ritchie Roussy à l’issue de la séance.
Ils ont rencontré des entrepreneurs d’ici et certains me disent que ça fait
travailler leurs gars. » Selon la mairesse, Pétrolia « n’a pas le choix » de loger
ses employés dans un camp plutôt qu’à Murdochville, mais elle s’attend à des
changements si l’entreprise atteint la phase d’exploitation.
William Hogan, un résidant de Murdochville, qualifie le projet « d’extrêmement
intéressant ». « Il faut faire attention, ajoute-t-il. Il y a un bout de chemin
entre exploration et exploitation. Mais économiquement parlant, Murdochville a
besoin de quelque chose comme ça. »
Les citoyens ont posé des questions sur les dangers de fuites de gaz et de
contamination de la nappe phréatique, les redevances aux municipalités et les
emplois pour les résidants de Murdochville.
Pétrolia n’était pas en mesure de chiffrer la proportion d’emplois locaux, mais a
promis de faire le calcul dans l’avenir. La vice-présidente de l’entreprise,
Isabelle Proulx a affirmé qu’elle songe à mettre sur pied un comité de suivi avec
des représentants du milieu. Pétrolia espère trouver du pétrole dans le secteur
Bourque, qui a fait l’objet de levés sismiques en 2008.
Les travailleurs de Precision Drilling ont monté la foreuse mobilisée par Pétrolia
au cours des derniers jours sur le site de Bourque n°1.
Les cinq propriétaires-pêcheurs de l’entreprise
puiseront les 13,1 millions $ restants à même leurs goussets.
L’entreprise de transformation se dotera également d’équipements à la
fine pointe de la technologie afin de mieux se positionner dans
l’exigeant marché asiatique.
« Nous faisons affaires partout dans le monde et les normes de qualité
ont augmenté. Nous aurons aussi la possibilité de faire de la 2e et de
la 3e transformation. Nos équipements actuels nous permettent de
récupérer 50 % de nos produits avec nos nouvelles installations, ce taux
passera à 95 %.
Maire de Paspébiac et aussi directeur-général de M.D.M, Gino Lebrasseur
souligne que cette année, l’entreprise devrait traiter environ sept
millions de livres de produit marin, principalement du crabe des neiges,
du homard et du maquereau.
«Notre marché principal reste les États-Unis mais celui de l’Asie se
développe rapidement».
Cet important investissement aura aussi un impact majeur pour les
quelques 250 travailleurs à l’usine, majoritairement saisonnier.
« L’an dernier, ces derniers ont fait 16 semaines en moyenne. Avec nos
nouvelles installations, ce taux passera à 26 », confirme M. Lebrasseur
Les travaux devraient débuter en octobre. L’entreprise construira ses
nouvelles installations sur le site actuel ou à un autre endroit mais
toujours sur le site du Banc.
Pré-campagne
Un peu plus de 200 personnes, majoritairement des employés de l’usine
ont d’ailleurs assisté à l’annonce sous un grand chapiteau blanc en
présence d’élus de la région, le député du comté de Bonaventure, Damien
Arsenault, le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de
l’Alimentation, Pierre Corbeil et le Premier ministre Jean Charest. Ce
dernier a spécialement fait le voyage en Gaspésie afin de confirmer
l’aide de Québec dans ce qui avait tout l’air d’un événement à saveur
pré-électorale. Talonné par les journalistes alors que les libéraux
multiplient les annonces en Gaspésie depuis deux semaines, M. Charest se
défend bien de faire campagne avec les deniers publics alors que les
rumeurs d’élections déclenchées le 1er août s’intensifient.
« Nous sommes le gouvernement du Québec. Nous prenons des décisions qui
sont appuyées et soutenues par la population. Ce dossier-là a cheminé
sur une période de temps et quand arrive le moment de la décision, on ne
se prive pas de la rendre publique ».
M. Charest poursuivait son périple hier après-midi aux
Îles-de-la-Madeleine et sera à Gaspé ce vendredi pour une autre annonce
dans le domaine de l’éolien.
L’aide de Québec à l’usine M.D.M. consiste en un prêt sans intérêt de 9
millions $, un autre avec intérêt de 4,5 millions $ et un subvention de
1,4 millions $.
Québec, via son Programme d’appui au secteur manufacturier,
contribue à la hauteur de 700 236 $ pour l’installation de dispositifs
de récupération de chaleur des compresseurs. Déjà des équipements ont
été installés pour récupérer la chaleur et pour ensuite la redistribuer
à l’aide de puissants ventilateurs vers l’aire d’appoint d’une des deux
chambres de peinture, l’unité de sablage de même que l’espace de
travail des employés. Les travaux dans une autre chambre de peinture
seront complétés sous peu.
«C’est une grosse économie d’énergie. Une unité de peinture, c’est de 27000 $ à 40 000 $ en coût de propane par mois pour le chauffage. Nous serons en mesure de diminuer la facture de 20 %,»
précise le président de l’entreprise, François Arsenault.
Énergie verte
Outre les 228 000 litres de propane et 130 000 $ économisés par an par l’entreprise avec l’implantation de ces mesures, les émissions de CO2 seront considérablement diminuées.
«Si on veut rendre nos entreprises concurentielles, il faut donner les moyens et les outils pour le faire. Sans compter l’économie d’énergie qui sera importante, une valeur majeure dans notre société», ajoute le ministre de la santé et responsable de la région Gaspésie/les-Îles, Yves
Bolduc.
Chaque année depuis 30 ans, ce forum rassemble des professionnels et des amateurs d’architecture nord-américains, qu’ils soient historiens, architectes, muséologues ou ethnologues. L’événement se tiendra au Canada pour la deuxième fois, après Ottawa en 1995. Le dernier forum était à Madison, au Wisconsin, et le précédent, en Jamaïque.
L’architecture du peuple
L’architecture vernaculaire réfère au «patrimoine domestique», par opposition à la «grande architecture» et à celle des «maisons de riches», explique Jean-Marie Fallu, président de Patrimoine Gaspésie.
«Dans le grand Gaspé, on a classé le Manoir LeBoutillier, on reconnaît la Maison Wakeham, mais qui va s’intéresser à des vieilles granges ou à des maisons plus ordinaires?», illustre M. Fallu.
Maisons gaspésiennes sous la loupe
Patrimoine Gaspésie organise le Forum en collaboration avec la Chaire de recherche du Canada en patrimoine religieux bâti de l’Université Laval.
Les participants feront la tournée des villages du grand Gaspé et du grand Percé. Ils visiteront notamment de la cave au grenier la maison aux Lilas de L’Anse-au-Griffon, la Maison Le Page de Bougainville et la maison LeGros de Pointe-St-Pierre. Ils rencontreront des gens du cru et goûteront des mets du terroir.
Les congressistes tiendront aussi une journée d’étude pour échanger avec les responsables du patrimoine de la région.
À l’origine : un cours d’été
Depuis 2007, Tania Martin, professeur à l’Université Laval, dirige un cours d’été à Percé et Gaspé où ses étudiants documentent l’architecture et l’histoire des bâtiments du secteur.
Leur travail et celui de l’année à venir servira à préparer des livrets à l’intention des participants au forum. «On voit ça comme un catalyseur, indique Mme Martin. Le projet ultérieur, c’est de se servir de la documentation pour faire un livret par village.»
Pourquoi en Gaspésie?
Mme Martin est membre depuis 1994 de l’organisme américain Vernacular Architecture Forum (VAF), qui chapeaute le forum. «Le VAF m’a aidée à mettre le cours d’été sur pied, et m’a suivie depuis 2007», explique-t-elle.
Si le Forum se tient en Gaspésie, c’est aussi que son patrimoine vaut le déplacement. «Chaque vague de peuplement a laissé sa trace», rappelle Mme Martin.
Les participants passeront cinq jours à Gaspé en période de basse saison touristique. Le forum coûtera 400 000 $, et les organisateurs espèrent obtenir 175 000 $ en subventions. Ils estiment les retombées à 250 000 $.
Propriétaire de la franchise depuis 12 ans, M. Desbiens confirme que des travaux majeurs seront effectués au cours des prochains mois afin de faire passer la surface de 17 000 à 26 000 pieds carrés.
Une maison située à l’arrière de l’établissement à été acquise et sera déménagée afin d’éviter aux véhicules lourds de passer par le stationnement du centre d’achat.
«Dans l’alimentation, si tu ne te renouvelles pas, tu vas être deuxième. On va se doter d’un magasin moderne avec la nouvelle image IGA. Non seulement on améliore les services aux clients, avec un comptoir sushi entre autres, mais nos employés vont aussi en profiter avec de nouvelles facilités», souligne Marc Desbiens, qui ajoute avoir obtenu la collaboration de la Plaza Paspébiac dans son projet.
Important employeur
Déjà un des plus importants employeurs de la municipalité avec 76 travailleurs à temps plein et à temps partiel, M. Desbiens ajoute que près d’une centaine d’employés devraient œuvrer dans le supermarché agrandi. «Nous avons une nouvelle convention collective avec les employés depuis la semaine dernière et bonne jusqu’en 2019. Non seulement nous devrons embaucher du personnel supplémentaire, mais nos travailleurs actuels auront plus d’heures de travail.»
Le magasin restera ouvert pour la durée des travaux qui débuteront sous peu. Les citoyens du grand Paspébiac devraient avoir accès au tout nouveau IGA dès février.
«Au début juin, on a commencé à observer des poissons malades, avec des petites plaques blanches de champignons autour de la tête et des nageoires. Et les mortalités ont commencé à la mi-juin», rapporte Valérie Bujold, biologiste au ministère des Ressources naturelles et de la Faune. Le 21 juin, on dénombrait une quinzaine de saumons morts.
Les poissons meurent du Saprolegnia, un champignon présent dans l’eau. Toutefois, ce champignon n’affecte que les saumons déjà atteints par une maladie, un stress ou des blessures. La cause première du problème reste donc à déterminer.
Pas la première fois
L’an dernier, les gardiens de rivière avaient retrouvé 121 saumons morts sur la York entre la fin juin et le début d’août. La Société de gestion des rivières de Gaspé, qui gère la pêche au saumon, évaluait à 300 le nombre de poissons affectés. En 2009 et en 2010, les saumons de la rivière voisine, la Saint-Jean, avaient souffert du même mal, mais le phénomène n’y est pas réapparu depuis.
Trouver pourquoi
Les tests menés dans le passé n’ont permis d’identifier aucun virus, ni de problème de qualité de l’eau. «Ça ne se transmet pas d’un poisson à l’autre, et ce n’est pas dangereux pour l’humain s’il mange [un poisson affecté]», précise Valérie Bujold.
Une vétérinaire du MRNF est attendue à Gaspé dans les prochains jours pour effectuer des prélèvements sur les saumons et former à cette technique les personnes sur place. «On va prélever des organes sur des poissons moribonds pour faire certains tests spécifiques», explique Mme Bujold.
Le problème vécu à Gaspé s’apparente à un syndrome appelé UDN (nécrose dermique ulcéreuse), qui a été déjà été observé ailleurs dans le monde, notamment dans les rivières de Grande-Bretagne à la fin des années 60. Mais l’UDN «n’explique rien», affirme Mme Bujold. Il s’agit d’une description de symptômes, et non d’une maladie.
«Inquiétant»
Environ 2000 saumons (grands saumons et madeleineaux) remontent la York chaque année. La population de cette rivière n’est donc pas menacée. Les mortalités inquiètent tout de même Mme Bujold. «De voir 150 à 200 saumons mourir, c’est vraiment anormal et c’est inquiétant parce qu’on ne sait pas pourquoi.»
«La plupart des morts sont des grands saumons, ajoute la biologiste, ceux qui se reproduisent et assurent la survie de la population. Ça augmente le problème.» Si le phénomène apparaissait sur une rivière dont la population de saumons est plus modeste, les conséquences des mortalités seraient plus graves.
Qualité de l’eau?
Les gestionnaires de la rivière ont interpellé le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs pour qu’il effectue un suivi de la qualité de l’eau en lien avec la santé des saumons.
En décembre 2010, la Ville de Gaspé a déversé des centaines de mètres cubes de lixiviat (jus de poubelle) en provenance du dépotoir, après de fortes pluies. Toutefois, ce déversement «n’est pas examiné comme une cause, affirme Valérie Bujold, parce que les mortalités se présentent comme sur la rivière Saint-Jean, où il n’y avait pas eu de déversement.»
Prélèvements permis
Les pêcheurs peuvent garder leurs prises sur la rivière York à partir du 22 juin, comme à l’habitude. «La seule différence, c’est qu’on va faire un dénombrement des saumons le 2 juillet, un mois plus tôt que d’habitude», rapporte Jean Roy, directeur de la Société de gestion. L’organisme réévaluera ses règles à la lumière des résultats de ce décompte.
Le directeur Jonathan Laflamme accuse les partenaires financiers de ne pas avoir tenu les promesses faites lors de la relance de l’école en 2008. «Chaque année, on court après l’argent au lieu de se développer. On nous dit : on est en mode solution, mais la solution n’arrive pas.»
L’École aurait besoin d’un fonds de roulement de 250 000 $ pour repartir du bon pied cet automne, affirme M. Laflamme, en se basant sur un diagnostic de gestion commandé l’automne dernier à une firme comptable. La dette pourrait être remboursée à long terme, ajoute-t-il.
La Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine devrait «prendre le lead», croit M. Laflamme. L’École demande 225 000 $ sur trois ans à l’organisme. Les ministères québécois des Affaires municipales et de la Culture sont aussi sollicités.
7 000 jeunes
L’École de cirque, basée à Gaspé, dessert 7 000 jeunes, surtout dans les MRC Côte-de-Gaspé, Haute-Gaspésie et Rocher-Percé, ainsi que dans les écoles françaises de la Saskatchewan. Elle le fait via des cours payés par les parents, des activités dans les écoles et de l’animation dans certains événements.
Espoir «élevé»
M. Laflamme entretient un niveau d’espoir «élevé» que l’école puisse redémarrer normalement cet automne. Il s’attend à ce que la population la soutienne. «Ce serait insensé que ce projet arrête, dit-il, quand on regarde toutes les réalisations des dernières années et le nombre de jeunes qu’on fait bouger.»
Cette année, l’école a obtenu 66 000 $ en subventions au fonctionnement. Lors de son redémarrage, elle en avait reçu un peu plus de 500 000 $, affirme M. Laflamme.
Les revenus autonomes de l’école s’élèvent à 250 000 $ pour l’année 2011-2012. Le directeur Laflamme croit que l’École peut devenir autonome financièrement si on lui donne le coup de pouce souhaité. Il souhaite notamment développer les services dans la Baie-des-Chaleurs.
La parole aux employés et aux parents
La dette de l’École inclut plusieurs semaines de paie des employés, qui ont vu leur paie retardée à plusieurs reprises au fil des ans, et plus souvent cette dernière année.
Christian Ferland, un instructeur, garde tout de même le moral. Artiste de cirque depuis 20 ans, il a déménagé à Gaspé avec sa famille il y a quatre ans pour travailler à l’École de cirque. «L’École a un potentiel extraordinaire, on n’est pas loin de réussir et je suis sûr que c’est possible. Mais c’est comme si on était sans cesse en train de mettre les freins, puis de peser sur le gaz. (…) Et le taux d’incertitude et d’insatisfaction, c’est sûr que ça a un impact sur l’équipe.»
Lucie Fauteux, mère d’un adolescent de 14 ans qui participe au programme cirque-études, tient à ce que l’École poursuive ses activités. «À mon fils, ça apporte de la fierté, de la confiance, de belles valeurs et un sentiment d’appartenance à un âge où c’est important. Ça prend des structures pour retenir nos jeunes en région, et celle de cirque remplit bien ce rôle.»
L’équipe tourne derrière la maison d’un particulier, à Newport. Caméramans, preneurs de son, comédiens et assistants-réalisateurs y piétinent le gazon. Mais le silence s’abat sur tout ce monde chaque fois qu’on commence à tourner.
Dans Ressac (le titre de travail), trois générations de femmes, Dorine, Gemma et Chloé, partagent la maison. Elles ont perdu «leur» homme, parti travailler à l’extérieur après la fermeture de l’usine de pâtes et papiers.
La comédienne Nico Lagarde (la psychologue dans Monsieur Lazhar) joue Gemma, qui doit faire le deuil de son mari et de son mode de vie. «Ce n’est pas une pauvreté comme dans Hochelaga-Maisonneuve [un quartier pauvre de Montréal]. Ces gens-là ont eu des moyens, et là, tout s’écroule.»
Entre deux scènes, la réalisatrice Pascale Ferland vient échanger quelques mots avec GRAFFICI.CA. «Le tournage se passe très bien, dit-elle. Ma seule frustration est de manquer de temps et d’argent pour mieux travailler mes scènes.» Le film indépendant a un budget de 1,2 million de dollars.
L’héritage industriel de Chandler a éveillé l’intérêt de la cinéaste lors d’un séjour en 2008. Les restes de la papeterie Gaspésia et le Bistro Cyr, ancien lieu de rencontre des travailleurs, serviront de lieu de tournage lors de scènes de nuit.
Les Gaspésiens participent
Environ 25 Gaspésiens de 15 à 82 ans, résidant de Maria à Gaspé, joueront dans Ressac. Rencontrée sur le plateau : Marie-Ève Galaise, jusqu’à récemment employée du Cégep de la Gaspésie et des Îles. «J’avais passé une audition, mais j’avais dit à Pascale : j’aimerais encore mieux être sur le plateau». La voilà troisième assistante-réalisatrice de Ressac.
L’équipe loge au camp Bellefeuille de Pabos Mills du 11 mai au 16 juin. «C’est un cadeau de venir tourner en Gaspésie, dit Nico Lagarde. Je suis comme dans une bulle. C’est très riche pour mon travail, d’être immergée comme ça.»
Un comité mis en place par le conseil d’administration à la suite du dépôt d’un rapport de faisabilité en mars dernier avait le mandat d’étudier les trois options mises de l’avant dans le document.
Après l’analyse de ces alternatives, le groupe a écarté l’implantation de trois sages-femmes sur le territoire et de deux sages-femmes assistées par un professionnel permettant l’accouchement à la maison.
«Nous ne pouvons pas créer une maison des naissances dans le contexte actuel. Le territoire est trop grand. Pour l’accouchement à domicile, le comité considère qu’il reste à baliser plusieurs choses. Un ordre professionnel au Québec nous dit non et un autre nous dit oui. Depuis 2004, il se fait des accouchements avec les sages-femmes dans les centres hospitaliers. C’est la voie que nous voulons emprunter», précise le directeur général du CSSS, Jean-Philippe Legault.
Une sage-femme sera donc graduellement intégrée au Centre hospitalier de Maria afin d’offrir le service à la communauté. «Il reste encore beaucoup de travail à faire. Un comité sera formé pour baliser le terrain et s’assurer que toutes les modalités sont prévues en terme de qualité et de sécurité», indique le directeur général, qui ajoute que l’arrivée du service devra s’accompagner des budgets nécessaires du ministère de la Santé.
Déception
Bien que satisfaite de l’ouverture affichée par le CSSS, la porte-parole du collectif Accès Sages-Femme Baie-des-Chaleurs, Marie-Josée Racine, estime que la décision du conseil d’administration d’intégrer une sage-femme dans l’équipe d’obstétrique de l’hôpital de Maria a peu de chance de fonctionner.
«Une sage-femme qui viendrait pratiquer ici seule et qui ne peut pas procéder à des accouchements à la maison restreint son champ d’action. La démarche ne sera pas acceptée par l’Ordre des sages-femmes du Québec et du Regroupement des sages-femmes du Québec.»
L’étendue du territoire couvert par le Centre hospitalier de Maria pourrait causer des difficultés en cas de complications durant un accouchement à la maison, selon le comité.
Nicole Babin, également du collectif, explique que la problématique existe dans d’autres régions du Québec où le service de sages-femmes est offert. «Si le CSSS veut être créatif et inventif, il y a moyen d’instaurer le service. Ça existe ailleurs et ça se passe très bien.»
Respect de la vie privée