le Jeudi 24 septembre 2026

Haldimand n° 4 sera le troisième puits de Pétrolia dans ce secteur. Il sera foré à l’ouest d’Haldimand n° 2, «loin de la zone côtière», affirme Pétrolia, et orienté vers le sud-est dans sa composante horizontale.

Le puits sera d’une longueur totale de 2650 mètres. À partir de 500 mètres de profondeur, il sera dévié progressivement jusqu’à atteindre une trajectoire presque horizontale. La profondeur totale du puits sera d’environ 1085 mètres.

Haldimand n° 4 devrait être foré cet automne, après les puits Bourque n° 1 et n° 2 (situés entre Murdochville et Grande-Vallée), des travaux qui commenceront à la mi-juillet.

En forant Haldimand n°4, Pétrolia espère «recouper le maximum de fractures naturelles ouvertes, dans le but de maximiser la production». Elle souhaite démontrer que les ressources en pétrole d’Haldimand, estimées à 7,7 millions de barils, peuvent être extraites de façon rentable.

L’entreprise ne prévoit pas de fracturation hydraulique pour l’instant. Le forage coûtera entre 7 et 9 millions de dollars.

Le Cégep de la Gaspésie et des Îles aura sa Chaire de recherche industrielle en valorisation des macroalgues marines grâce une subvention de 911 000 $ sur cinq ans du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada.

Merinov, le Centre d’innovation de l’aquaculture du Québec, dont les chercheurs sont à Grande-Rivière, Gaspé et Cap-aux-Meules, gérera la Chaire pour le Cégep.

Le Québec, un petit joueur

Le Québec a du potentiel dans le domaine des algues, juge Éric Tamigneaux, titulaire de la Chaire et enseignant à l’École des pêches et de l’aquaculture du Québec, à Grande-Rivière. «On a de belles biomasses d’algues d’eau froide, à croissance relativement rapide, dans des eaux pures.»

Pourtant, la belle province est un tout petit joueur à l’échelle mondiale. Cinq entreprises y récoltent moins de 100 tonnes d’algues par an, qui servent surtout à la fertilisation agricole. Dans le monde, 14 millions de tonnes d’algues sont produites chaque année, dont 94 % sont issues d’activités de culture.

Les chercheurs de la Chaire feront l’inventaire des ressources en algues des côtes québécoises, amélioreront les procédés de culture et développeront de nouveaux produits à base d’algues.

Les algues entrent dans la fabrication d’aliments, de cosmétiques et de produits pharmaceutiques, ou encore de biomatériaux et  de textiles.

Des entreprises partenaires

Cinq entreprises sont partenaires du Cégep au sein de la Chaire, et fourniront 600 000 $ en équipements et en infrastructures. Algoa, de Forestville sur la Côte-Nord, est l’une d’elles. Les neuf employés d’Algoa récoltent et transforment 20 tonnes d’algues par an.

Le gros des volumes d’Algoa entre dans la composition d’un engrais, «mais ce n’est pas là que je trouve de la plus-value», précise le président Dany Sénéchal. De petites quantités sont vendues à l’industrie cosmétique, et Algoa développe la filière alimentaire, pour des thés et tisanes.

M. Sénéchal compte sur les travaux de la Chaire pour déterminer les propriétés de ses algues. «Au Québec, on ne peut pas s’appuyer sur les recherches françaises, dit-il. J’aurai de l’information vérifiée et vérifiable pour dire que j’ai une algue unique.»

Les recherches de la Chaire encourageront la naissance de fermes de culture d’algues, souhaite M. Tamigneaux. Déjà, les chercheurs de Merinov mènent un projet aux Îles-de-la-Madeleine, où ils combinent la culture d’algues à la culture de moules, deux espèces qui en retirent un bénéfice mutuel.

Mardi dernier, les maires des agglomérations de la Baie-des-Chaleurs, sauf Bonaventure, avaient appuyé une résolution en faveur de l’implantation de l’entreprise à la demande de la MRC du Rocher-Percé.

Lors des conseils municipaux de lundi, les élus de Caplan, de Paspébiac, de St-Alphonse, de St-Jules/Cascapédia, de St-Elzéar, de Shigawake et de Bonaventure ont soit reporté leur décision ou demandé plus d’information sur le projet avant de prendre officiellement position. Pour sa part, le conseil municipal de Hope Town exige que le projet soit soumis à un BAPE.

«J’étais attristée à la réunion de la MRC Bonaventure. Je trouve toutefois intéressant que des municipalités remettent en question cet appui et qu’elles veulent étudier de plus près tout le projet», se réjouit la porte-parole  de la Coalition Éco-Vigilance Baie-des-Chaleurs, Cynthia Dow.

Cette dernière prévient que son groupe continuera à suivre de près le développement du projet de cimenterie. «Depuis 2010, les États-Unis mettent de plus en plus de pression sur les entreprises de ce genre pour qu’elles prennent des mesures pour améliorer leur bilan environnemental. On veut être certain que Gisement McInnis va satisfaire ces mêmes critères.»   

Hope, New Carlisle, New Richmond, St-Godefroi et St-Siméon ont néanmoins pris la même position que les maires de la MRC Bonaventure.

Dans la MRC d’Avignon, les municipalités de Carleton-sur-Mer, de Maria, de Matapédia et de Nouvelle vont attendre un complément d’information avant d’appuyer ou non le projet.

La MRC d’Avignon prendra position mardi prochain et la CRÉGÎM fera de même trois jours plus tard.

Pétrolia  verse 40 000 $ des 220 000 $ que coûte le forum. Certains jugent que ce financement discrédite le processus.

«Le propre de la démarche, c’est que les citoyens déterminent les sujets et l’ordre du jour. On peut difficilement accuser un des bailleurs de fonds d’influencer», affirme Joël Arseneau, maire des Îles et vice-président de la CRÉGÎM.

Toutefois, si les participants au forum demandent le retrait du financement de Pétrolia, «on prendra acte», affirme M. Arseneau.

Des experts, plus tard

La CRÉGÎM invitera des experts pour répondre aux questions des participants, mais pas avant l’automne. «On en est encore à la définition des préoccupations», dit Arseneau.

Les organisateurs n’ont pas encore décidé si les citoyens pourront s’exprimer en grand groupe. «On verra si c’est possible au plan technique. L’objectif n’est pas de cantonner les gens de chaque MRC», affirme M. Arseneau.

Les six MRC de la Gaspésie et des Îles sont réunies par vidéoconférence lors des forums. Toutefois, les participants discutent en petits groupes, des échanges qui permettent aux personnes favorables à l’exploitation des hydrocarbures de prendre elles aussi la parole, croit M. Arseneau. «Aux Îles, des gens trouvent que toute énergie non renouvelable est à proscrire. Le problème, c’est que d’autres personnes sont d’un autre avis et ne prennent pas la parole.»

Sur les audiences publiques du BAPE exigées par certains, M. Arseneau affirme que «ce n’est pas une responsabilité de la CRÉGÎM de faire un BAPE, mais [le forum] peut servir d’exercice préparatoire.»

Selon M. Arseneau, la CRÉGÎM a invité à son forum Junex et Gastem, les autres firmes actives en Gaspésie, sans nécessairement insister pour qu’elles se présentent.
Changements

Les forums seront désormais à 18 h plutôt qu’à 15 h, afin d’accommoder les travailleurs. L’ordre du jour sera disponible à l’avance sur le site web de la CRÉGÎM. Celui du prochain forum, le 19 juin, n’est pas encore fixé. Les forums suivants se tiendront le 26 septembre et le 29 novembre.

L’agglomération présentait lundi soir ses états financiers pour 2011 avec un déficit de près de 596 000 $, 130 000 $ de moins qu’anticipé dans son plan de redressement déposé en 2010.

Cette somme permet de résorber les 90 000 $ de dépassement de dépense de 2010 alors que la Ville avait enregistré un manque à gagner de 1,1 million de dollars.

«Ça nous donne une petite marge de manœuvre pour 2012», affirme la mairesse Nicole Appleby, qui a bon espoir d’atteindre l’objectif cette année aussi. «Je ne prévois pas de difficulté. Si on l’atteint cette année, nous aurons gagné notre pari.»

Les trois corporations de la Ville ont enregistré un manque à gagner cumulé de 173 000 $. Dans le cas de Pin rouge, les nouvelles sont toutefois excellentes. «Ça va beaucoup mieux. L’an passé, nous avons terminé l’exercice avec un déficit d’opération de 66 000 $. Cette année en mai, le surplus était de quelque 60 000 $. On pense que les finances de Pin rouge atteindront l’équilibre en 2012.»

La dette accumulée de la Ville devrait atteindre près de 10 millions de dollars en 2014, mais le budget sera équilibré. New Richmond a bon espoir de commencer à rembourser son passif dès 2015.

Le directeur général de la Société de chemin de fer de la Gaspésie (SCFG), Olivier Demers, estime à «50 % de chances» que le train touristique voie le jour cet automne, comme prévu.

La SCFG a déposé sa demande de subvention à la fin de l’été dernier au bureau régional de Développement économique Canada (DEC). La réponse n’est toujours pas arrivée, affirme M. Demers.

Le train touristique mènerait les touristes, dont les croisiéristes, de Gaspé à L’Anse-à-Beaufils. La SCFG demande 980 000 $ au fédéral, sur un projet de 2,1 millions.

«Pour l’instant, on ne peut pas commencer la rénovation des wagons, ni acheter la locomotive dont on a besoin, ni construire le quai de débarquement à Coin-du-Banc. Si on dépensait de l’argent avant l’annonce, ça deviendrait non admissible à l’aide fédérale», explique le directeur de la SCFG.

Des plans B

Il est maintenant trop tard pour espérer rénover les wagons d’ici la vague des croisières d’automne, en septembre. La SCFG examine deux plans B. «On pourrait utiliser des wagons partiellement rénovés, mais ce n’est pas nécessairement très intéressant pour nos clients, dit M. Demers. On vérifie si on pourrait louer des wagons au Chemin de fer de l’Outaouais, mais c’est plutôt coûteux, comme option.»

Les maires de la pointe avaient d’abord visé les fêtes du 475e [anniversaire de l’arrivée de Cartier, en 2009] pour mettre en branle le train touristique. «Les croisiéristes ne cracheront pas sur le train, même s’il y a un délai, assure M. Demers. Et si ce n’est pas prêt pour l’automne, ça le sera pour le printemps [2013].»

D’autres incertitudes

L’attente de l’aide fédérale n’est pas le seul facteur d’incertitude pour le train touristique. Le rail entre New Carlisle et Gaspé pourrait rouvrir aux trains de passagers en septembre, mais il s’agit d’un «calendrier très agressif», affirme M. Demers. «On fait des inspections détaillées [des ponts], et chaque fois qu’on gratte, on trouve plus [de problèmes].»

La gare intermodale de Gaspé est un chantier de construction, et le sera toujours à l’automne, ce qui compliquerait l’accueil des croisiéristes qui veulent prendre le train.

Gare intermodale : un oui officieux

Gaspé semble avoir obtenu certaines garanties d’Ottawa pour le financement de la gare intermodale. La ville sollicite un investissement fédéral de 2,9 millions de dollars dans ce projet de 6,7 millions. La contribution d’Ottawa «n’est pas annoncée, mais comme les travaux sont commencés, vous pouvez tirer vos conclusions», affirme Daniel Côté, coordonnateur municipal de Gaspé.

Berceau du Canada, une reconstitution historique au bord de l’eau à Gaspé, n’a pas encore fait l’objet d’une annonce d’Ottawa. «Les négociations sont conclues, déclare toutefois M. Côté. On n’aura pas tout le montant demandé, mais suffisamment pour réaliser le projet.» Gaspé demandait 7 millions de dollars à Ottawa, sur un projet de 16 millions. La ville espère démarrer les travaux en juillet.

Chandler en attente

Chandler attend aussi une réponse officielle du fédéral (2,7 millions sur un projet de 6,6 millions) pour le Circuit des bâtisseurs, un sentier de 3 kilomètres du centre-ville au parc du Bourg de Pabos. «Ça ne nous inquiète pas, affirme la mairesse Louisette Langlois. On a eu une garantie verbale du bureau régional de DEC.»

Nous avons demandé une entrevue à la directrice régionale de DEC. Au moment d’écrire ces lignes, nous n’avions pas obtenu de réponse.

Cet hiver, le gouvernement du Québec a annoncé des investissements de 11 millions de dollars pour le train touristique, la gare intermodale, Berceau du Canada et le Circuit des bâtisseurs. La part demandée à Ottawa pour ces projets dépasse les 13 millions de dollars.

La compétition, qui regroupait plus de 200 participants, a connu un succès monstre alors que plusieurs milliers de personnes ont franchi les tourniquets de vendredi à dimanche.

La popularité de l’événement a toutefois causé quelques maux de tête aux organisateurs, qui ont dû refuser l’entrée à de nombreux amateurs, le Centre récréatif de l’endroit affichant complet.

«Les gens ont été merveilleux et compréhensifs malgré le manque de places. Nous devrons revoir certaines façons de faire pour 2013. Nous ajouterons un estrade l’an prochain», a lancé entendre la responsable de la compétition, Isabelle Bélanger.

Mme Bélanger indique que malgré les pépins, l’organisation a livré la marchandise. «Les bénévoles ont été exceptionnels. Les participants du rodéo ont trouvé ça incroyable et ont été surpris par la chaleur des gens d’ici. Les gens d’affaires et les commanditaires ont aussi été étonnés de la popularité du rodéo.»

Le maire de la municipalité, Gino Lebrasseur, était fort heureux de la réussite du rodéo. «C’est fantastique. Les gens ont du plaisir à voir ça et ça fait parler de nous.»

L’organisation devrait rendre public sous peu le bilan des trois jours de festivités.

Outre ses classiques, le Camp Brûlé et le saut du 5, les organisateurs ajoutent cette année une spéciale sur l’asphalte dans le Parc industriel de New Richmond. L’événement se déroulera du 28 au 30 juin prochain.

«Les coureurs devront changer leurs pneus pour avoir la meilleure performance possible. La gomme est différente. L’asphalte ne pardonne pas comme le gravier. Ça prend une technique assez précise. On comblera un nouveau bassin d’amateurs avec ce nouveau parcours», précise le responsable des communications, François-Olivier Gagnon.

La compétition sera également ouverte aux talents locaux et aux débutants avec deux rallyes régionaux en parallèle avec 5 000 $ en bourse une première pour le rallye.  «On permet à des équipes qui débutent ou à celles qui sont classées en priorité d’obtenir de bons résultats, une chance de podium ou d’une première expérience positive», souligne M. Gagnon, qui ajoute que ces derniers seront soumis aux mêmes règles et utiliseront les mêmes parcours, gravier et bitume, que les professionnels.

Les principaux compétiteurs du championnat canadien, Antoine Lestage, Patrick Richard et Crazy Léo, seront sur place.

Une quarantaine d’équipes sont attendues à la compétition comptant pour le championnat canadien et nord-américain présentée du 28 au 30 juin.

L’homme de Gaspé, dont nous devons taire l’identité puisque des mineurs sont impliqués, a fait vivre un véritable enfer à sa famille durant 18 ans.

Sa conjointe a tout d’abord subi les affres de l’homme qui, outre les coups, l’a poussé à de nombreuses reprises dans les escaliers en plus de la plonger dans des bains d’eau glacée alors qu’elle dormait.

Les trois enfants, aujourd’hui âgés de 10, 12, et 14 ans, n’ont pas échappé aux sévices corporels non plus. Dès leur plus jeune âge, ces derniers étaient victimes de coups de pied, de  coups de poing et de claques au visage. Un pot de cuivre trônait sur la table du salon avec à l’intérieur une ceinture de cuir. L’homme n’hésitait pas à l’utiliser pour faire régner la discipline dans la maisonnée. Les enfants étaient parfois tellement battus que, pour éviter que les marques de violence suscitent des questionnements, la mère était obligée de vêtir les enfants avec des vêtements couvrants tout le corps et d’utiliser du fond de teint pour celles sur le visage.

Dépendante financièrement de son conjoint et sous l’emprise de ce dernier, la victime recevait aussi des coups si elle tentait d’intervenir. En juin dernier, la femme a décidé de mettre fin à son supplice en déposant une plainte à la police.

Autre condamnation

Un autre homme violent avec sa conjointe prend le chemin du pénitencier pour 40 mois. Au terme de trois jours de procès, Jean-François Bisson, 30 ans, a été reconnu coupable d’avoir molesté la victime à plusieurs reprises sur une période de près de deux ans dans la région montréalaise et à Chandler.

Après avoir dénigré son ex-conjointe durant l’audience, l’individu a ensuite tenté de se présenter sous un meilleur jour en faisant entendre des témoins qui lui étaient favorables.

Toutefois, le juge a plutôt opté pour le solide témoignage de la victime qui a raconté les sévices qu’elle a subis.

Grand consommateur de stupéfiants, Bisson frappait la victime et la projetait violemment au sol. À au moins une reprise, l’individu a appliqué cette médecine à la jeune femme alors qu’elle avait un poupon de 9 mois dans ses bras. Bisson avait été reconnu coupable d’infractions similaires en 2008 à l’endroit d’une autre femme. Il était d’ailleurs sous  probation relativement à cette affaire au moment de cette condamnation.   

Une trentaine de citoyens ont répondu à l’appel d’Éco-Vigilance et se sont présentés à St-Siméon afin de dénoncer la décision des élus.

Sous les cris de «démocratie» ou «un veut un BAPE» des gens présents, les maires ont majoritairement répondu favorablement à la résolution, malgré la demande du maire de Bonaventure, Serge Arsenault, de surseoir à la demande de sa voisine du Rocher-Percé en attendant d’obtenir des informations supplémentaires sur le projet.

Un des contestataires, Luc Potvin, croit que les dés étaient pipés d’avance. «Des personnes ont demandé l’ordre du jour de la réunion spéciale et on nous a dit que le dossier de la cimenterie serait traité, possiblement durant la période de question. Or, on se retrouve devant le fait que le point a été traité dans la correspondance. On voit que la résolution a été drôlement bien ficelée. On aurait souhaité pouvoir s’exprimer avant que la décision soit prise.»

Se disant en faveur d’un projet créateur d’emplois dans la MRC Rocher-Percé qui a bien besoin, une des portes-parole de l’organisme, Cynthia Dow, se dit toutefois très inquiète des conséquences du projet sur l’environnement.«Nous sommes préoccupés par les rejets atmosphériques surtout que l’usine pourrait être en opération 100 ans.»

La candidate de Québec solidaire dans Bonaventure, Patricia Chartier s’interroge sur les effets que l’usine pourrait avoir sur le tourisme et les pêches. «Nous sommes sensibles à la création d’emplois, mais allons nous en créer 100 pour en enlever 100 autres dans des emplois qui nous nourrissent. Soyons prudents dans ce dossier-là. On veut développer le tourisme par bateau. Vont-ils venir encore si Port-Daniel est une mine à ciel ouvert?»

Hélène Leclerc, de Maria, déplore de son côté que les maires aient souscrit au projet sans en connaître les conséquences sur l’environnement. «Je perçois le vote de ce soir comme un bulldozage.»   

Préfet

Le préfet de la MRC, Jean-Guy Poirier, a défendu le conseil des maires et balayé du revers de la main les récriminations des citoyens présents. «J’ai eu deux rencontres avec les promoteurs. Les informations que j’ai reçues nous ont permis de prendre la décision de ce soir. Au plan de l’environnement, des ministères sont en place pour faire ce travail.»

M. Poirier laisse le soin aux municipalités de déterminer elles-mêmes les suites à donner au projet. «Si les municipalités veulent appuyer un BAPE, elles le feront, elles sont autonomes.»

Et bien que la MRC a combattu l’implantation de l’incinérateur d’hydrocarbures de la Bennett à Belledure il y a quelques années, le maire refuse de faire un parallèle avec la cimenterie. «On s’était prononcé contre, car on avait assez d’information à l’effet que le projet posait un problème majeur à l’environnement»

Questionné à savoir s’il pourrait changer de position face à la cimenterie s’il était prouvé que l’usine pourrait poser des problèmes à la santé des Gaspésiens, le préfet a eu cette réponse plutôt surprenante.«Je n’irai pas jusque-là.»

Reste que M. Poirier ne s’est pas fait beaucoup partisans durant la rencontre.

«La cimenterie va émettre des dioxines, des furannes, des polluants organiques persistants», a lancé un des citoyens présents.

«T’as autant de problèmes quand tu manges une canne de pois qu’avec ce qui va sortir de là-bas», a rétorqué Jean-Guy Poirier Poirier suscitant la réprobation dans la salle.

Présente à la rencontre, la préfet de la MRC Rocher-Percé, Diane Lebouthillier a tenté de calmer le jeu assurant que le projet répondra de façon très stricte aux normes actuels.

«Ce sera un des projets qui sera à la fine pointe de la technologie au niveau mondial nous a assuré l’entreprise. Si les gens ont des questions particulières à poser, le Conseil régional de l’environnement sera l’interlocuteur privilégié.»

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