le Jeudi 24 septembre 2026

Les prêts à la consommation ont augmenté de 4,7 %, ceux aux entreprises de 2,3 % et les prêts hypothécaires de 11 %. Le secteur de l’épargne a aussi progressé de 5,1 % passant de 1,3 à 1,4 MM $ de 2010 à 2011.

L’actif des établissements gaspésiens approche les 2 MM $, en augmentation de 8,5 %. Finalement, les ristournes aux membres, les fonds d’aide et les commandites ont atteint 8,5 M $, 200 000 $ de plus qu’en 2010.

Les caisses du secteur du Grand Gaspé sont en progression et celle du Grand Littoral gaspésien Rocher-Percé, également. «Cette dernière a d’ailleurs reçu un prix pour ses performances en 2011», souligne directrice principale pour le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie, Marie-Alice Desmarteau.

Aucun changement n’est prévu dans le réseau de distribution avant 2015, mais la directrice principale ajoute que le groupe poursuit sa réflexion. «À long terme, il pourrait y avoir des changements. Par contre, avec les nouvelles approches que nous regardons, nous pourrons maintenir les points de service, mais de façon différente. Nous pourrions, par exemple, partager les locaux et les ressources avec les municipalités. Un projet existe à Biencourt où le point de service est dans l’édifice municipal.»

La première de dix séances a eu lieu hier dans six villes de la Gaspésie et des Îles, unies par vidéoconférence.

La Conférence régionale des élus de la Gaspésie-les-Îles, (CRÉGÎM), initiatrice du Forum, veut dégager un consensus sur les conditions pour exploiter, ou non, les hydrocarbures sur terre et en mer. La position de la région sera transmise au gouvernement du Québec pour qu’il en tienne compte dans sa future loi sur les hydrocarbures.

Du monologue au dialogue

Selon le directeur de la CRÉGÎM, Gilbert Scantland, la polarisation du débat oblige à discuter différemment. «Les gens ne se font plus confiance, ne dialoguent plus. On est face à des monologues», dit-il. Après la présentation, les participants ont donc été conviés à se répartir en petits groupes pour discuter. Plusieurs ont refusé de se disperser avant d’avoir commenté la démarche.

«Ailleurs au Québec, ils ont eu un moratoire, un BAPE et une évaluation environnementale stratégique, a lancé Luc Potvin. Ici, pendant que nous irons jaser, Pétrolia va continuer à forer.» Plus tôt cette semaine, le groupe Environnement Vert Plus a d’ailleurs exigé des audiences publiques du BAPE, et un moratoire sur tout forage avant et pendant ces audiences.

Le chanteur Kevin Parent a aussi fait une sortie remarquée à Carleton. «On a su [qu’il y aurait un forum] vraiment à la dernière minute. Arrêtez de nous forcer dans la tête, comme des caves, que 150 personnes, c’est la Gaspésie!»

Financement de Pétrolia

Plusieurs ont questionné le fait que Pétrolia finance en partie le forum. La firme, qui cherche du pétrole à Gaspé, verse 60 000 $ dans la démarche, qui coûtera 230 000 $. «On n’est pas à la solde de Pétrolia, s’est défendu M. Scantland, mais on est très content qu’elle soit là, parce qu’elle sera liée aux résultats du forum.»

Tables rondes et crayons de couleur

Certains participants ont décidé de partir après la présentation initiale, mais la grande majorité est restée pour les ateliers. Ils se sont assis en petits groupes autour de tables rondes couvertes de feutres multicolores et de cartons blancs. Ils devaient répondre à des questions comme «Quelles informations vous manquent sur le développement des hydrocarbures» ou «Pourquoi devrait-on (ou ne devrait-on pas) produire des hydrocarbures?»

Simon-Philippe Lalonde s’est présenté avec une pancarte «Non à la fracturation». Il a espoir que le forum, «un bel exercice de démocratie participative», ait du poids, mais conserve des doutes. «Est-ce que ça aura une vraie valeur politique et citoyenne, ou est-ce que ce sera un outil pour l’industrie qui veut montrer qu’elle est de bonne foi?»

Micheline Boulet, une citoyenne de Gaspé, est sortie de l’atelier en jurant qu’elle ne reviendrait plus. Le processus arrive trop tard, estime-t-elle, puisque Pétrolia s’apprête à forer un nouveau puits à Haldimand. Quant à la consultation en petits groupes, «c’est diviser pour régner», dit-elle.

Pas que des mécontents

Clermont Plante, un homme d’affaires de Gaspé, juge la démarche pertinente, même si «elle n’a pas été assez publicisée, ni assez expliquée». Il est venu parce que les hydrocarbures, «c’est un domaine qui me préoccupe, dit-il. Je travaille en décontamination, et on a eu à récupérer du pétrole dans la baie de Gaspé à deux ou trois reprises dans le passé.»

Des navires pétroliers transbordent du pétrole raffiné au port de Gaspé. Selon M. Plante, le transport du pétrole importé est autant, sinon plus risqué qu’une exploitation contrôlée du pétrole local.

David McCallum, de Gaspé, un administrateur de Pétrolia, qualifie la démarche du forum de «très intéressante et très transparente». «Ce que je cherche depuis le début, ajoute-t-il, c’est des retombées pour ma région.»

Au total, 140 personnes se sont présentées au Forum dans les six villes. La prochaine séance aura lieu le 19 juin.

Les tours de 120 mètres seront construites à l’été 2013, à proximité des deux éoliennes REpower 2,05 mégawatts. Elles seront dotées d’équipements pour mesurer la pression atmosphérique, les précipitations, la vitesse du vent et le givrage.

Les données recueillies permettront aux chercheurs du TechnoCentre de mieux comprendre l’impact du climat nordique sur la performance des éoliennes.

Le site compte déjà un mât de mesure de 126 mètres mis en fonction l’hiver dernier. Les deux nouvelles tours «vont permettre d’étudier l’écoulement du vent et son interaction avec les éoliennes dans plus de secteurs de ce terrain complexe, avec des montagnes, de la neige et du couvert forestier, affirme Frédéric Côté, directeur du TechnoCentre. On viendra enrichir nos données, leur donner plus de perspective.»

Subvention fédérale

Le Fonds collège-industrie pour l’innovation, issu d’une fondation canadienne, a accordé une subvention de 480 556 $ au Cégep de la Gaspésie et des Îles, propriétaire du SNEEC, pour l’érection des deux tours.

Une aide équivalente de Québec devrait suivre, croit M. Côté. «On attend une confirmation de Québec, mais comme c’est une entente fédérale-provinciale, la contrepartie québécoise s’appuie en général sur l’analyse de la fondation canadienne.»

Le TechnoCentre éolien administre le SNEEC pour le Cégep.

La semaine dernière, les 16 employés de la radio maritime de Rivière-au-Renard ont appris que leur centre sera fermé en 2014 ou en 2015, comme celui de Longueuil. Dans la province, seuls les centres de Québec et des Escoumins (près de Tadoussac) demeureront.

À la Garde côtière, on a refusé de nous accorder une entrevue avec un responsable. On nous a plutôt répondu par courriel.

Les centres comme celui de Rivière-au-Renard offrent les services «avec une technologie désuète». Ces services seront «consolidés avec ceux d’un centre plus grand, mieux équipé et avec plus de ressources qui sera modernisé en [sic] Québec.»

Selon la Garde côtière, la technologie actuelle limite la capacité des centres de se relayer ou de répartir la charge de travail en cas d’urgence ou d’événements imprévus, comme des pannes d’électricité.

«Les installations modernisées pourront capter tous les signaux des autres installations, écrit la Garde côtière. Certains seront chargés d’un plus grand territoire et recevront en conséquence du personnel et des ressources supplémentaires.»

De 44 centres, à 22… à 12

Le nombre de centre de communication passera de 22 à 12 dans l’ensemble du Canada. Dans les années 90, rappelle la Garde côtière, ce nombre a déjà diminué de 44 à 22.

Le centre de Rivière-au-Renard couvre le golfe du Saint-Laurent. Il reçoit les appels de détresse des pêcheurs, des plaisanciers et des pilotes de la marine marchande et diffuse des renseignements pour assurer leur sécurité.

Au Québec, seulement 15 des 34 postes supprimés dans des centres de communication seront créés ailleurs. Des pêcheurs et des élus craignent que les employés basés aux Escoumins connaissent moins bien le golfe du Saint-Laurent, et que les appels d’urgence soient mal compris.

Il en veut notamment pour preuve la fermeture annoncée de la radio maritime de la Garde côtière à Rivière-au-Renard.

M. Paillé était de passage à Gaspé mardi matin dans le contexte d’une tournée de la péninsule, en compagnie du député de Haute-Gaspésie-La Mitis-Matane-Matapédia, Jean-François Fortin.

«Ça montre à quel point les conservateurs ne comprennent pas l’impact de ce qu’ils proposent, renchérit M. Fortin. Quand les gens appellent [la Garde côtière], ils sont dans le trouble, énervés, ils veulent être servis rapidement.  S’il faut traduire ou que les gens n’ont pas la connaissance [du terrain], ça met en péril la sécurité.»

Les bloquistes craignent aussi qu’Ottawa permette à des entreprises de transformation de posséder des permis de pêche. «Si les quotas de pêche s’en vont aux enchères, qui va les prendre? De très grosses compagnies, et ça va être transformé sur les bateaux», croit le chef du Bloc.

«Centralisateur», le NPD

Le député néo-démocrate de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Philip Toone, a repris le flambeau de plusieurs dossiers défendus par l’ex-député bloquiste Raynald Blais, comme le chemin de fer ou l’assurance-emploi. Les bloquistes estiment tout de même avoir quelque chose à apporter au débat politique gaspésien.

«Les politiques mises de l’avant par le NPD sont centralisatrices, juge M. Fortin. Par exemple, le Bloc veut rapatrier la caisse de l’assurance-emploi à Québec […] pour éviter le pillage. Le NPD dit que ça prend une caisse nationale.»

Bloquistes et néo-démocrates peuvent néanmoins travailler de concert, ajoute M. Fortin, entre autres dans le dossier de la réforme de la carte électorale fédérale.

Le Bloc souhaite influencer le projet de carte qui sera présenté cet automne, pour éviter que l’Est-du-Québec perde une circonscription. «C’est une bataille importante à mener pour le territoire», dit M. Fortin.

L’Est-du-Québec compte quatre circonscriptions fédérales pour environ 300 000 habitants.

En marge de la conférence de presse pour annoncer la confirmation de l’aide de 17 millions de dollars sur deux ans du gouvernement du Québec pour la réfection du rail entre Matapédia et Gaspé, qui s’est tenue dimanche à New Carlisle, en présence du ministre responsable de la Gaspésie, Yves Bolduc, et des élus libéraux de la région, Damien Arsenault et Georges Mamelonet,  M. Roussy souligne que l’organisme a quatre mois pour mettre en place le service avant l’arrivée des navires de croisière à Gaspé.

«Nous allons nous attarder au tronçon Gaspé-Chandler pour s’assurer que le train touristique soit sur les rails à l’automne. Nous avons une obligation de résultat envers les compagnies de croisière qui attendent ce produit touristique», assure le président.

M. Roussy souligne toutefois que son organisme a déjà un plan B si la mise aux normes des ponts et du rail de ce secteur n’est pas complétée dans les temps. Actuellement, le tronçon entre Matapédia et New Carlisle a été complètement rénové.

Les travaux se poursuivent sur la portion Gaspé-New Carlisle, qui n’est toujours pas accessible pour Via Rail, précise le président Roussy.

Quant à la rénovation des 10 wagons offerts gratuitement par l’Agence métropolitaine de transport à la Société, les travaux de rénovation de 2 millions de dollars devraient débuter sous peu.

Les appels d’offres ont été lancés et Gaspésie Diesel, de New Richmond, est l’une des deux entreprises soumissionnaires.

«C’est un choc», a lancé à GRAFFICI.CA un employé du Centre des services des communications et trafic maritime de Rivière-au-Renard (le nom officiel), informé jeudi de la fermeture.

Le centre de Rivière-au-Renard couvre le golfe du Saint-Laurent. Il reçoit les appels de détresse des pêcheurs, des plaisanciers et des pilotes de la marine marchande.

Les stations de radio de la Garde côtière les plus proches sont aux Escoumins, dans Charlevoix, et à Sydney, en Nouvelle-Écosse.

Une décision «risquée»

«Le Centre de Rivière-au-Renard, c’est la porte d’entrée du golfe, illustre Jean Bourdon, directeur régional du syndicat des TCA. Ses employés reçoivent les appels initiaux des bateaux étrangers, poursuit-il. Ils prennent les appels de détresse ou d’urgence de pêcheurs qui ont une voie d’eau, ou un pêcheur tombé à l’eau.»

La fermeture de la station de Rivière-au-Renard «met à risque des vies humaines et toute la navigation dans le golfe, croit M. Bourdon. Il y aura une perte mesurable de connaissances locales.»

«Des employés auront à quitter avec leur famille», dit M. Bourdon. Moins de la moitié des emplois seront transférés ailleurs, possiblement au centre des Escoumins.

«Catastrophe»

«C’est toute une catastrophe pour nous, réagit Réginald Cotton, pêcheur de Rivière-au-Renard. On est abasourdis, on ne comprend pas.»

Pendant la saison de pêche, «on appelle [les employés de Rivière-au-Renard] presque tous les jours pour avoir des avis aux navigateurs, rapporte M. Cotton. Certains de ces gens-là ont déjà pêché, ils connaissent le territoire. Quand tu pars du quai en bateau, tu te sens épaulé.»

«Ce ne sera pas pareil du tout» d’appeler plutôt aux Escoumins, croit le pêcheur. «Aux Escoumins, tu es rendu dans l’Estuaire, plus dans le golfe. Ça ne se compare pas.»

Les pêcheurs seront moins bien compris, estime M. Cotton, surtout en situation de panique. Le pêcheur a appelé la station de Rivière-au-Renard en 1983 quand le feu a pris à son bateau. «Tout ce que j’ai eu le temps de dire, c’est « On est en feu, dans les trous d’eau au nordet du banc des Américains! « . On n’a pas besoin de leur donner notre position, ils comprennent!»

Un espoir?

Le député néo-démocrate de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Philipe Toone, dénonce lui aussi la fermeture. «On risque la vie de nos pêcheurs et de nos marins, et on risque de perdre des familles qui vont quitter la région.»

M. Toone espère faire renverser la décision des conservateurs d’ici la fermeture, prévue en 2014 ou 2015. Il compte sur l’échéance électorale. «En 2014, les conservateurs vont commencer à être mal pris, dit-il. On va mettre de la pression pour que ça reste ouvert.»

Le député a déposé une pétition à la Chambre des Communes, vendredi, pour dénoncer les compressions à la Garde côtière.

Autres compressions

Les employés du centre de communication de Longueuil ont aussi appris que leur station sera fermée. Seuls 15 des 34 postes abolis à Rivière-au-Renard et Longueuil seront créés ailleurs, rapporte Jean Bourdon.

La fermeture de la station de Rivière-au-Renard s’ajoute à celle du Centre de sauvetage maritime de Québec, annoncée l’an dernier. Ce Centre prenait le relais de la station de Rivière-au-Renard pour trouver les effectifs afin de réagir aux situations d’urgence.

La Garde côtière n’a pas retourné nos appels.

«J’ai fait part à Sébastien Lévesque [directeur du Musée de la Gaspésie] de notre ouverture à explorer des options de partenariat éventuel», affirme Michel Boivin, directeur exécutif de Parcs Canada pour le Québec.

Parcs Canada pourrait-il aller jusqu’à se dessaisir des artéfacts au profit d’une autre organisation? «On va initier les discussions», répond M. Boivin.

De Québec à Gatineau?

Les artéfacts du parc Forillon, conservés dans un hangar de Québec, sont autant des ustensiles de cuisine que des poêles à bois, des tables et des barges de pêche.

Parcs Canada se donne entre un et trois ans pour déménager ses artéfacts. Il s’agit d’une mesure d’économie, explique M. Boivin. «Nos artéfacts sont répartis dans quatre localités au Canada. On centraliserait dans un seul endroit.» Cet endroit pourrait être Gatineau, une ville québécoise, laisse-t-il entendre.

Projet de réserve

«La région peut-elle accepter qu’une partie de sa mémoire collective ne soit pas ici? Non, la Gaspésie doit se réapproprier ce qui lui appartient», déclare Sébastien Lévesque, directeur du Musée de la Gaspésie, à Gaspé.

Le Musée prône la création d’une «réserve régionale», un bâtiment à environnement contrôlé, où l’on pourrait rapatrier non seulement les artéfacts de Forillon, mais aussi d’autres trésors du patrimoine gaspésien.

«Les églises sont pleines d’objets d’une grande rareté et d’une grande richesse, faits main en Gaspésie, illustre M. Lévesque. Si une église ferme, on fera quoi, avec ça?»

Un «porteur de ballon»

Le Musée de la Gaspésie peut être «le porteur de ballon» du projet de réserve, croit M. Lévesque, mais «pas tout seul», précise-t-il. «On n’aurait pas la capacité financière.» Et les réserves du Musée sont déjà «pleines à 75 %».

M. Lévesque n’a aucune idée du coût du projet. Il précise que la réserve ne serait pas nécessairement à Gaspé, et glisse le nom de Murdochville, qui a récemment vu son centre d’interprétation du cuivre partir en fumée.

Bon accueil des expropriés

«Je suis très heureuse que le milieu prenne la situation en mains et profite de la période de flottement de deux à trois ans [avant le déménagement] pour mettre sur pied une solution régionale» affirme Marie Rochefort, porte-parole du Regroupement de personnes expropriées de Forillon et leur descendance.

«Le fait que le Musée de la Gaspésie reprenne les artéfacts, ça donnerait vie à l’ensemble du corpus d’objets, estime Mme Rochefort. Les musées de la région vont pouvoir mettre sur pied des expositions.»

La plupart des expropriés ne se doutaient pas que Parcs Canada conservait une telle quantité d’objets, rapporte Mme Rochefort. Elle-même a été «estomaquée» d’apprendre par une animatrice de radio que Parcs Canada songeait à déménager ces artéfacts.

Un projet qui date…

En 2007, un diagnostic de la situation des musées rapportait que la région avait besoin d’espace d’entreposage sécuritaire pour les collections. Le rapport de la firme Mauger, Rastoul et associés recommandait «d’évaluer la pertinence d’une mise en commun de réserves et d’archivistes professionnels, sur une base régionale et sous-régionale».

Par ailleurs, le gouvernement libéral a refusé mercredi à l’Assemblée nationale une motion déposée par le Parti québécois visant à arrêter le processus de transfert des artéfacts de Forillon.

Les forages Bourque 1 et 2 permettront de savoir si le sous-sol contient du pétrole et de calculer les ressources disponibles. Ces forages verticaux, sans fracturation, mesureront 3200 mètres et 2850 mètres de profondeur.

Pétrolia veut forer «cette année», mais ne sait pas encore quand, affirme Isabelle Proulx, la vice-présidente de l’entreprise. Elle promet une séance d’information un mois avant le forage.

Exploration entamée en 2008

La poursuite de l’exploration sur la propriété Bourque est rendue possible par l’acquisition récente de 15 millions de dollars d’actions de Pétrolia par Investissement Québec, Valeurs mobilières Banque Laurentienne et la Financière Banque nationale.

En 2008, Pétrolia avait fait des levés sismiques dans ce secteur en partenariat avec Pilatus Energy, qui n’avait pas poursuivi en raison de difficultés financières. Pétrolia avait repris le contrôle de la propriété et cherchait depuis un nouveau partenaire.

Actuellement, Pêcheries Marinard de Rivière-au-Renard et Crevette du Nord Atlantique de L’Anse-au-Griffon envoient tous leurs résidus au dépotoir de Gaspé, pour un total de 4000 tonnes et une facture qui dépasse les 400 000 $.

Il n’en a pas toujours été ainsi. Marinard Biotech, une filiale de Pêcheries Marinard, a produit du chitosane à partir des carapaces de crevette jusqu’en 2010. Jusqu’à récemment, Crevette du Nord vendait ses résidus à une entreprise de compostage de Rivière-du-Loup,  qui a toutefois cessé sa production.

Projet d’usine

«On cherche un équipement plus moderne pour refaire du chitosane ou faire de la farine de crevette», explique Benoit Reeves, directeur général de Pêcheries Marinard.

Une nouvelle usine serait construite dans le parc industriel de Rivière-au-Renard pour transformer les résidus. Éventuellement, elle pourrait traiter aussi des résidus de crabe et de homard d’autres usines gaspésiennes, ajoute M. Reeves.

L’homme d’affaires répondrait à deux préoccupations : les coûts et la réglementation environnementale. «Sera-t-on toujours autorisés à enfouir nos résidus au dépotoir municipal? Et les coûts vont-ils devenir inacceptables un jour?», demande M. Reeves.

De la poudre de crevette?

Selon Bastien Denis, de Crevette du Nord, la solution la plus plausible consiste à produire de la poudre (farine) de crevette pour l’alimentation humaine (comme base de soupe, par exemple).

Des représentants de Crevette du Nord et de Pêcheries Marinard s’envoleront vers la Norvège d’ici la fin du mois pour visiter les installations de l’entreprise Seagarden.

«Seagarden fait déjà de la poudre de crevette et n’arrive pas à fournir le marché, rapporte M. Denis. On n’inventera pas le bouton à quatre trous. On sècherait et on moudrait les résidus à Rivière-au-Renard. La dernière étape de mouture se ferait en Norvège et Seagarden nous garantirait un prix.»

L’investissement totaliserait environ 4 millions $ et créerait une dizaine d’emplois à partir de 2013.

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