le Jeudi 24 septembre 2026

La pièce, créée en 1996, a été jouée dans plus de 130 pays et traduite en 50 langues. Des militantes d’Accès sages-femmes Côte-de-Gaspé ont eu l’idée de la monter au bénéfice de leur cause.

Elles ont notamment été séduites par «le côté dérangeant des monologues», affirme Mathilde Gouin, la metteure en scène. «C’est parfois hilarant, et à d’autres moments, ça tombe dans le tragique. On parle de poils, d’agressions sexuelles, de prostitution, de jouissance féminine», illustre-t-elle.

123 fois le mot «vagin»

Le mot vagin est prononcé 123 fois pendant la pièce. Rien pour arrêter Korinne Leblanc, professeur d’éducation physique, qui interprétera un monologue intitulé «Mon vagin est en colère». «Le fait qu’on soit en équipe, il y a une solidarité et une aisance qui s’installe», dit-elle.

Marie Cassivi, 66 ans, la doyenne du groupe, affirme s’être jointe à l’aventure pour «la gang, le texte et la cause». Pour Mathilde Gouin, «la beauté, c’est qu’on se retrouve chaque semaine, entre femmes, à parler de réalité de femmes. C’est un moment où on peut se détendre et échanger sans tabous.»

Musique originale

Le Gaspésien Philippe Patenaude sera sur scène pour interpréter la musique qu’il a composée pour accompagner la pièce.

Les représentations ont lieu à 20 h à l’auditorium du Cégep de la Gaspésie et des Îles à Gaspé. Les adultes paieront leur entrée 20 $, et les étudiants, 5 $.
La présentation des Monologues s’inscrit dans le mouvement V-Day, qui lutte contre la violence faite aux femmes.

En 2007, des femmes francophones, anglophones et autochtones de la Baie-des-Chaleurs avaient présenté la pièce à Gesgapegiag.

Munis d’un équipement isolant pour plonger dans l’eau glacée et à l’aide d’une motoneige, Vincent Poirier et Patrick Martin, ont pris leur courage à deux mains et sorti de nombreux objets et deux cabanes abandonnées.

«Je demeure près du barachois et nous avions la vue sur les cabanes à tous les jours. Mon ami Patrick m’a appelé pour me demander d’aller les récupérer. On a bien fait. Jeudi, il aurait été trop tard», précise Vincent Poirier, qui a amassé tuyau de poêle, chaises et autres objets au fond de la baie en plus de deux cabanes en bons états.

«Tous les débris vont à la récupération. Je garde une des cabanes pour la pêche à l’éperlan. L’autre est à vendre pas chère pas chère», lance en riant Vincent Poirier.

Manque de civisme

Devant les plaintes de citoyens face au manque de civisme de certains amateurs de pêche blanche, la Ville de Bonaventure prendra des mesures pour éviter que cette situation se reproduise.

Sur la dizaine de cabanes installées sur la glace cet hiver, plusieurs ont été laissées sur place et d’autres ont été incendiées. Bien au fait du dossier depuis quelques jours, le maire, Serge Arsenault, déplore ce laisser-aller d’une minorité de pêcheurs. «C’est inacceptable que des gens qui possèdent ces cabanes ne les aient pas ramassés et laissés des objets qui n’ont pas d’affaire-là.»

Après avoir contacté le ministère de l’Environnement ainsi que Pêche et Océans Canada, M. Arsenault assure que la municipalité se penchera sur une façon de mieux contrôler l’accès à l’embouchure de la rivière en période hivernale. «Nous sommes à élaborer une façon de gérer cette activité-là. Il faut informer les gens et surtout savoir qui installe des cabanes sur la glace. C’est une belle activité, mais il faut mieux l’encadrer.»

La municipalité a formé un comité qui se penchera sur ce dossier au cours des prochaines semaines.

«On veut que les Gaspésiens aient accès à la richesse documentaire du Québec et de la Gaspésie, affirme l’une des organisatrices, Monica Normand. Ce n’est pas un genre hermétique. Tous les Gaspésiens peuvent y trouver leur compte.»

De la Gaspésie…

Sur onze films, cinq sont des productions de Gaspésiens ou concernent la Gaspésie. «On veut encourager la production de films dans la région, et donner priorité aux réalisateurs d’ici», affirme Mme Normand.

Harold Arsenault, cinéaste animalier de Gaspé, est président d’honneur de Vues sur mer. Il  viendra montrer son nouveau film Le renard arctique, un an après que L’amour au temps des orignaux ait fait salle comble au premier festival Vues sur mer.

Les cinéphiles pourront voir Le temps que prennent les bateaux, un documentaire contemplatif filmé au port de Matane par Johanne Fournier (ne pas confondre avec notre collaboratrice). Quais Blues, de Richard Lavoie, dénonce le piètre état des quais de l’est du Québec.

… à l’Afrique et l’Indonésie

Même si les films choisi sont tous québécois, ils sont bien loin de se regarder le nombril. Deux documentaires – Carnets d’un grand détour de Catherine Hébert et Les États-Unis d’Afrique de Yanick Létourneau — ont été tournés sur le continent noir. À bout de bras, de Carl Valiquet, montre le dur labeur de travailleurs indonésiens.

Sept réalisateurs seront sur place pour discuter de leur film avec le public, après les représentations ou lors d’une table ronde le samedi à 18 h. L’an dernier, le festival avait comptabilisé 313 entrées sur deux jours.

Avec une journée de plus, les organisateurs espèrent accueillir 500 personnes. Un jury formé d’amateurs éclairés remettra des prix. Les passeports — 25 $ pour les trois jours — et les billets – 5 $ par représentation et 4 $ pour les étudiants — seront vendus à la porte.

Les événements reprochés au suspect se seraient déroulés dans son véhicule à quelques reprises d’octobre à décembre 2011. Dans un autre dossier, Boutin est aussi accusé de voies de fait armées sur un mineur à l’aide d’un bâton télescopique et d’un couteau et d’avoir utilisé une arme de poing prohibée pour menacer une autre personne avec qui il était en conflit. Détenu, l’individu est attendu devant le Tribunal le 10 avril.

Témoin gênant
 
Originaire de la région, Gaston Cyr, 51 ans, est accusé d’avoir tenté de soudoyer un témoin. Alors que son fils était soupçonné dans une affaire de voies de fait, Cyr aurait contacté Éric Anglehart pour que ce dernier convainque le principal témoin de ne pas appuyer l’accusation contre son fils. Malheureusement pour Cyr, Anglehart, condamné à 6 ans de prison à la suite de l’opération Ghetto, qui a permis le démantèlement d’un important réseau de stupéfiants dans le secteur du Rocher-Percé, était sur écoute par la SQ.   

Rage au volant

Un individu de Gaspé, Christian Guimont, 36 ans, revient devant le Tribunal pour un affaire de rage au volant. En janvier, à la suite d’un accrochage, Guimont est sortie de sa voiture pour ensuite frapper et sauter sur le capot de l’autre véhicule conduit par une septuagénaire. Cette dernière a subi un choc à la suite de cette agression.

Qualifiant l’exercice de «mauvais», M. Toone affirme que le document du ministre Flaherty pénalisera les chômeurs avec l’élimination des mesures provisoires pour les travailleurs saisonniers dans les régions.

«Je ne comprends pas comment les conservateurs font pour nous dire que c’est un bon budget. C’est un mépris total pour les chômeurs», lance l’élu, qui ajoute que les quais gaspésiens, dans un état de délabrement honteux, n’obtiennent à peu près rien non plus.

M. Toone dénonce aussi que le fait que les domaines de la foresterie et du transport ferroviaire ont aussi vu leur budget amputé. «Il n’y a aucune ouverture du fédéral pour aider notre chemin de fer. En foresterie, Ottawa annonce 105 millions $ pour deux ans, comparativement à 170 millions $, et ils ont le culot d’annoncer ça comme une bonne nouvelle», s’insurge le néo-démocrate.  

Âge de la retraite

«Le plus gros problème est de loin le passage de 65 à 67 ans l’âge d’admissibilité à la Sécurité de vieillesse. Ce sont les provinces qui devront payer. Les transferts en santé seront également inéquitables pour les provinces les plus pauvres comparativement aux plus riches.»

L’inscription automatique à la Sécurité de la vieillesse, le retrait du sou noir et le transfert permanent de la taxe sur l’essence du fédéral aux municipalités sont les seules mesures conservatrices jugées intéressantes par M. Toone.  

Points positifs

Fiscaliste associé chez Raymond, Chabot, Grant et Thornton, de New Richmond, Michel Bernier, voit quelques points positifs pour la région dans le budget conservateur. «Deux budgets de suite, provincial et fédéral, sans augmentation de taxe et d’impôt, je n’ai pas vu ça souvent.»

Les mesures touchant le chômage pour garder les gens au travail sont une bonne action du gouvernement, selon lui. «Dans les exemples donnés, si un revenu d’emploi dépasse le montant des prestations, celles-ci sont coupées. Maintenant, ce ne sera que de 50%.»

Le fiscaliste ne voit pas non plus négativement la décision d’Ottawa de repousser de 65 à 67 ans l’âge d’admissibilité à la Sécurité de la vieillesse. «Avec le vieillissement de la population, cette mesure peut se comprendre. Ottawa s’est engagé à compenser les provinces. On va voir ce que le fédéral va faire avant de s’inquiéter.»

Néanmoins, M. Bernier se demande comment vont se traduire les compressions de 5,2 milliards de dollars sur les services à la population. «C’est un budget conservateur fait par des conservateurs qui rêvaient depuis longtemps de faire des coupures importantes dans la fonction publique. Le gouvernement fait le pari, un peu comme dans l’entreprise privée, qu’il sera en mesure de rendre des services à un coût moindre. On verra à l’usage au cours des prochaines années.»

Le pelletage de certaines responsabilités d’Ottawa vers les provinces inquiète aussi le fiscaliste. «Les ratios d’endettement entre le fédéral et les provinces sont déjà très élevés. Ottawa ne peut plus pelleter dans la cour des provinces.»

La firme voudrait ainsi «déménager» un projet prévu à  Clermont, dans Charlevoix, et auquel le milieu s’opposait. Le parc serait situé aux emplacements où la firme 3Ci projetait un troisième parc, soit au mont Porphyre et au mont York (près du lac York), ainsi que dans le prolongement des parcs existants du Mont Miller et du Mont Copper (voir carte).

Redevances

L’emplacement exact des 37 éoliennes REpower de 2 MW chacune n’est pas arrêté. Toutefois, EDF en érigerait une vingtaine sur le territoire de la MRC de la Haute-Gaspésie, et le reste dans Côte-de-Gaspé.

Les maires de la MRC Côte-de-Gaspé ont signé un accord de principe avec EDF à la mi-mars. Des redevances annuelles de 2500 $ par MW, indexées chaque année, seraient versées pendant  20 ans. La MRC de la Haute-Gaspésie compte signer un accord du même type en avril ou en mai.

Des redevances totales de 185 000 $ par an seraient donc réparties entre les deux MRC. Le promoteur devra aussi payer 159 000 $ pour ses permis lors de la construction du parc.

«On ajouté une clause pour que les pales soient construites chez LM Wind Power, et les tours chez Marmen, à Matane», affirme Gaétan Lelièvre, directeur général de la MRC Côte-de-Gaspé. L’accord vaut jusqu’en 2017.

Une part pour Murdochville?

Délisca Ritchie Roussy, mairesse de Murdochville, juge que sa ville doit obtenir «une grosse part» des redevances. «Même si c’est sur les territoires non organisés des MRC, c’est nous qui allons les voir, souligne-t-elle. Je n’accepterai jamais une autre fois qu’un parc visible de Murdochville s’installe ici sans redevance.»

Murdochville ne retire aucune redevance des 108 mégawatts éoliens des monts Copper et Miller, développés par 3Ci et désormais propriétés de la Florida Light & Power.

Dans Côte-de-Gaspé, la MRC dont fait partie Murdochville, les maires ont commencé à discuter du partage des redevances. «Il y a une ouverture pour en remettre une part à Murdochville», rapporte Gaétan Lelièvre.

En Haute-Gaspésie, le préfet Allen Cormier invite la mairesse Ritchie Roussy à se contenter de la part de Côte-de-Gaspé. «On n’est pas insensibles à la situation de Murdochville, mais en Haute-Gaspésie, on a plein de projets, et si on peut aller chercher un peu d’argent pour les réaliser…»

Le veto d’Hydro

Le parc éolien de Clermont était l’un des cinq projets raflés par EDF lors de l’appel d’offres de 2000 MW d’Hydro-Québec Distribution.

EDF a besoin de l’accord de la société d’État pour changer son parc d’emplacement. «On est au courant qu’EDF étudie différents scénarios, mais on n’a pas de demande officielle de transfert», affirme Louis-Olivier Batty, porte-parole d’Hydro-Québec.

«Relocaliser est une solution de dernier recours», dit M. Batty. Toutefois, la société d’État a déjà permis le transfert d’un projet de 80 MW d’Aguanish, sur la Côte-Nord, vers Saint-Robert-Bellarmin, en Estrie.

Hydro-Québec s’assurera notamment que le raccordement des éoliennes au réseau à Murdochville ne coûte pas plus cher qu’à Clermont. Le réseau est en mesure de supporter au moins les 54 mégawatts que 3Ci prévoyait développer.

EDF et 3Ci muettes

La firme 3Ci dispose d’un contrat de gré à gré d’achat d’électricité avec Hydro-Québec Production pour un parc situé à l’emplacement convoité par EDF. 3Ci n’a pas informé la société d’État qu’elle abandonnait son projet, et n’a pas retourné nos appels.

Chez EDF, on refuse de nous accorder une entrevue en l’absence du directeur des affaires publiques.

La MRC de Charlevoix-Est s’est opposée au projet d’EDF, notamment en raison de la proximité du parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie.

L’événement, qui devrait attirer plus de 200 cowboys et cowgirls du Québec, de l’Ontario et possiblement des États-Unis, se déroulera les 1er, 2 et 3 juin.

Tranche du circuit de l’Association des Cowboys de l’Est du Canada (ACEC), les compétitions promettent d’en mettre plein la vue aux spectateurs avec la prise de veau au lasso solo et en équipe, la montée de chevaux sauvages avec et sans selle, le terrassement du bouvillon, la course autour de baril et surtout la spectaculaire montée des taureaux sauvages.

«C’est fou. Les bêtes pèsent de 1 600 à 1 800 livres et le cowboy doit tenir durant huit secondes. La table de poker sera aussi spectaculaire. Trois cowboys sont assis sur des chaises et doivent le rester le plus longtemps possible face à un taureau sauvage», explique le producteur de rodéo, Joey Tardif, qui a bien hâte de partager sa passion aux Gaspésiens.

La programmation est disponible sur le site Web de l’événement et les billets en composant le 752-3668. Pas moins de 23 000 $ en bourses seront remis aux gagnants. Les compétitions seront disputées dans le Centre récréatif et un chapiteau sera érigé sur le stationnement.

«Je m’attends à ce que 3 000 personnes nous visitent durant le week-end», espère la responsable du comité organisateur, Isabelle Bélanger.  

Un service de raccompagnement sera offert durant l’événement de New Richmond à Chandler.  Plusieurs commanditaires du secteur se sont associés à l’événement qui nécessite un budget de près de 125 000 $.

Plus de 70 choristes, 10 solistes, 28 musiciens et plusieurs accessoiristes travaillent d’arrache-pied depuis déjà 18 mois pour la présentation de cette comédie musicale à grand déploiement.

«J’ai assisté à une représentation de la pièce en France en 2010 et je suis tombée sous le charme de cette adaptation. J’ai été émue. Ce qui est particulier, c’est qu’il y a une grande place pour le cœur [chorale]. Je me suis dit en revenant de là-bas, pourquoi pas! Nous avons ce qu’il faut pour le faire. Ce qu’il fallait, c’était une mobilisation de gens qui croient au projet», affirme la directrice artistique et musicale, Guylaine Fournier, qui indique que plusieurs abeilles travaillent dans ce projet. «Nous ne pourrons pas refaire ce type de spectacle tous les ans. C’est une masse de bénévoles impressionnante», admet Mme Fournier.

«Je suis emballé par ce projet. C’est sûr qu’il y a 25 ans, nous n’aurions pu faire ce type de spectacle. Ça tombe bien, nous avons les effectifs nécessaires. Je vous promets que ce sera beau», mentionne le responsable de l’orchestration, Yves Michaud, qui ajoute que le spectacle de près de 2 h 30 en donnera pour son argent aux spectateurs.

«L’utilisation des décors, costumes, accessoires, l’éclairage et le son reflètera vraiment le 19e siècle. La réussite résulte dans le dépassement de soi», indique la responsable de la mise en scène, Huguette Richard, qui occupe des fonctions similaires avec le théâtre de la Marée montante.

Avec un budget de 100 000 $, le responsable du financement, Martin Gagné, lance un appel aux bailleurs de fonds intéressés à participer à cette belle aventure. «Notre production implique un important financement. Les entreprises locales ont été ou seront sollicitées prochainement. Nous avons besoin d’un ou deux gros commanditaires.»

La mairesse emballée
 
Impressionnée par la courte prestation musicale de la chorale et par l’enthousiasme des organisateurs, la mairesse de New Richmond, Nicole Appleby, a spontanément offert son soutient à la troupe. «La culture est importante à New Richmond. Nous serons comblés avec ce spectacle. Je serai votre ambassadrice», a lancé Mme Appleby.

La Salle de spectacles Desjardins accueillera ce spectacle à grand déploiement en soirée les 16, 17 et 18 au coût de 30 $ par billet.

L’entreprise québécoise approvisionnerait les usines de bouletage du fer de la Côte-Nord, qui utilisent le calcaire dans leur procédé. «On veut extraire 25 000 tonnes cette année, pour démarrer la carrière, explique le président David Canuel. On a la volonté d’arriver avec une production commerciale de plus grande ampleur en 2013, et d’atteindre un million de tonnes par an en 2016.»

Bail d’exploitation demandé

L’entreprise a demandé un bail d’exploitation au ministère des Ressources naturelles et de la Faune en décembre. Elle détient depuis 2007 les claims du gisement Lefrançois, situé à 10 kilomètres à vol d’oiseau au nord-est de Murdochville.

«On a fait des compilations géologiques, des prises d’échantillons, des forages et des analyses chimiques pour valider les données antérieures, affirme M. Canuel. Il reste encore quelques travaux à faire pour augmenter les réserves prouvées.»

180 millions de tonnes au total

Ressources Pélican estime à 50 millions de tonnes la quantité de calcaire d’une pureté dite «élevée» (de 1 % à 1,8 % d’impuretés), soit la qualité nécessaire pour la fabrication des boulettes de fer. Au total, le gisement contiendrait 180 millions de tonnes de calcaire, dont 110 millions de tonnes recèlent moins de 3 % d’impuretés.

Destination : Côte-Nord

Ressources Pélican vise le marché de la fabrication des boulettes de fer, «à cause de la forte demande chinoise pour le fer», dit M. Canuel. Sur la Côte-Nord, Arcelor Mittal exploite une telle usine à Port-Cartier, qui utilise 500 000 tonnes métriques de produits du calcaire par an, sous forme de carbonate de calcium et de magnésium.

Cliffs Natural Resources exploite aussi une usine de bouletage à Sept-Îles, qui a besoin d’environ 40 000 tonnes de calcaire par an. Chez Cliffs, le calcaire est broyé avec le minerai de fer, au début du processus de production des boulettes.

Les minières Century Iron Ore et New Millenium projettent également de construire des usines de boulettes de fer à Sept-Îles.
Un gisement plus proche

Le calcaire utilisé dans ces usines vient de l’extérieur du Québec, notamment de l’Ontario et de Terre-Neuve. «L’avantage [du gisement Lefrançois], c’est la proximité du marché de la Côte-Nord, affirme M. Canuel. En plus, les gisements déjà exploités sont en train de s’épuiser, et il n’y a pas eu de découverte de gisements de qualité dernièrement.»

Par camion et barge

Ressources Pélican transporterait le calcaire par camion jusqu’au quai de Grande-Vallée ou de Gaspé, pour le charger sur des barges à destination de la Côte-Nord.  Au maximum de la production, ça voudrait dire une centaine de voyages de camions à dix roues par jour sur les routes gaspésiennes.

M. Canuel refuse de préciser le nombre d’emplois qui seraient créés et l’investissement nécessaire. «On est en montage financier» et une étude de marché «commencera bientôt», argue-t-il.

Outre David Canuel, un homme d’affaires de la région de Québec, les deux autres actionnaires principaux sont le géologue Claude Vachon et l’homme d’affaires Camil Boutin.

En Haute-Gaspésie

Le gisement est situé sur les territoires non-organisés du Mont-Albert, en Haute-Gaspésie. Le préfet Allen Cormier dit avoir rencontré le promoteur à deux reprises. «Ça semble intéressant, mais ce n’est pas très avancé. On nous a parlé d’une dizaine d’emplois.»

Ressources Pélican a acheté une maison à Murdochville. On accède au gisement via la route G-103 (La Craque).

Une étape de plus a été franchie mardi soir, alors que le conseil d’administration du CSSS a confirmé la mise en place d’un comité chargé d’analyser l’étude de faisabilité déposée en février.

Les conclusions du document, confectionné à la demande du centre de santé, sont d’ailleurs favorables à l’implantation d’un tel service sur le territoire.

Il s’agit d’une bonne nouvelle pour la porte-parole du Collectif Accès Sages-Femmes Baie-des-Chaleurs, Marie-Josée Racine. «C’est positif. On ne sait pas encore quelle décision va prendre le CSSS, mais il y a une volonté ministérielle et de l’Agence de santé et des services sociaux de la Gaspésie d’aller de l’avant.»

Bien qu’elle voit d’un bon œil les actions posées par les administrateurs du CSSS, un malaise des professionnels de la santé de la région est encore perceptible. «Certains médecins et infirmières du territoire sont un peu frileux. Oui, il y a une réticence qui s’explique peut-être par la peur du changement et de la reconnaissance du travail des sages-femmes. Ça implique des changements.»

Cette réticence, qui n’est présente dans le secteur de Gaspé, où un projet similaire va bon train souligne la porte-parole. «Le collectif de Gaspé profite d’une bonne ouverture et l’appui des médecins. Ça risque d’aller plus vite, mais nous sommes patients.»

Le groupe de la Baie-des-Chaleurs peut toutefois compter sur l’appui du ministre de la Santé Yves Bolduc, de l’Agence de santé et du député de Bonaventure, Damien Arsenault. Selon Mme Racine, la mise en place du service nécessiterait l’embauche de 3 sages-femmes pour couvrir le territoire.«Ça ne sera pas facile, mais nous sommes confiants compte tenu de la beauté de la région.»

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