le Jeudi 24 septembre 2026

Quelques facteurs amènent l’expert à poser ce diagnostic. Premièrement, les chercheurs ont découvert un procédé qui permet de créer un dérivé de fibre de bois, appelée nanocellulose cristalline, il y a quelques années. Cependant, il est maintenant possible d’en produire en quantité industrielle. La nanocellulose cristalline permet de rendre le bois plus fort et plus durable.

C’est d’ailleurs grâce à ce dérivé que l’usine de bois de Lebel-sur-Quévillon, dans le Nord-du-Québec, a pu devenir intéressante pour les entrepreneurs qui ont investi dans sa relance. «L’usine, que plusieurs croyaient condamnée, est un signe qu’il y a un renouveau et que nous sommes en train de passer à une utilisation de la ressource dans une économie verte», estime M. Bouthillier.

Ce nouveau produit fait que le bois deviendra au cours des prochaines années une matière qui pourra être utilisée de manière plus efficace dans la construction d’avions, d’automobiles ou de structures permanentes, comme les maisons ou les commerces, selon le professeur. «D’ici quelques années, cela deviendra un nouveau débouché», prédit-il.

Pour appuyer ses idées sur la relance du secteur forestier, Luc Bouthillier voit des indicateurs positifs dans l’économie de nos voisins du sud. «Les derniers chiffres sur le chômage aux États-Unis, dans la mesure où cela va se confirmer et se stabiliser, donnent à penser que les acheteurs vont se pointer», soutient-il. M. Bouthillier fait valoir que les États-Unis ne construisent pas assez de maisons par rapport à son augmentation démographique, et ce, depuis six ans.

Jusqu’en septembre, Gordon Garmaise, directeur technologie de Verifiedata, piochait sur son entreprise naissante à partir du salon de sa maison. Il offre maintenant ses services informatiques d’un bureau à loyer modique, situé dans la résidence du Centre de formation  C.-E.-Pouliot. «À Gaspé, les loyers sont chers et difficiles à trouver, dit M. Garmaise. D’être ici, c’est vraiment un cadeau.»

Un voisinage fructueux

M. Garmaise apprécie le voisinage de deux autres jeunes entreprises. «Nos voisins de bureaux vivent les mêmes étapes que nous, dit-il. De plus, leurs clients peuvent devenir nos clients, et nos clients peuvent devenir les leurs.»
L’entrepreneur a également accès aux conseils de trois enseignants. «J’obtiens des réponses sur mon entreprise, pas sur les entreprises en général», affirme M. Garmaise, qui obtiendra une attestation de spécialisation professionnelle «Lancement d’une entreprise».

Programme rafraîchi

Le programme existe depuis dix ans au Centre de formation. Toutefois, «la rigidité de l’horaire et la durée de la formation était un frein pour les entrepreneurs», affirme l’enseignant Guy Fortin.

Dans la nouvelle formule, la formation théorique s’échelonne sur dix semaines. Elle est dispensée sous forme de conférences sur des sujets comme la comptabilité, les ressources humaines ou le marketing. Les élèves-entrepreneurs peuvent démarrer la formation à n’importe quel moment. Par la suite, ils prennent le temps nécessaire pour compléter leur plan d’affaires, qui fait office d’examen.

Les bureaux des résidences ont été aménagés et équipés au coût de 15 000 $. Ils coûtent 250  $ par mois, incluant Internet haute vitesse et le téléphone. Les locataires ont accès aux conseils des formateurs pendant tout leur séjour, d’une durée d’un à deux ans.

«Ce projet avance tranquillement», souligne d’emblée le premier administrateur de la Chambre de Bonaventure. M. Quesnel a d’ailleurs rencontré, dans le mois de janvier, les élus de la MRC d’Avignon, dont le préfet Bertrand Berger, pour discuter du projet.

Le premier terrain d’entente à trouver sera au plan budgétaire. «Nous, à Bonaventure, bénéficions d’une entente avec la MRC qui nous rapporte des sous. Il n’est pas question d’utiliser l’argent de Bonaventure pour développer Avignon, ça c’est clair», affirme-t-il.

Maurice Quesnel cite en exemple les prix de la ruralité distribués lors du gala Reconnaissance, pour lesquels la Chambre de commerce organise la remise. «La Chambre retire des bénéfices de ça. Il faudrait qu’Avignon fasse quelque chose de semblable», suggère-t-il.

Inclure les Plateaux

Une Chambre de commerce de la Baie-des-Chaleurs doit inclure le regroupement des gens d’affaires des Plateaux, estime par ailleurs M. Quesnel. «Nous pouvons leur faire une place sur notre conseil d’administration. Nous pouvons travailler ensemble», plaide-t-il.  

M. Quesnel n’agit pas les yeux bandés dans ce dossier. Il donne l’exemple des Chambres de Shawinigan, Bécancour et Nicolet près de Trois-Rivières qui ont fusionné au cours des dernières années.

Ces dernières ont ouvert des bureaux satellites pour répondre aux besoins de leurs membres. «Nous ne pouvons pas passer à côté. Je ne vois pas pourquoi nous n’y arriverions pas cette année», conclut-il.

Les Îles seront les hôtesses de ces compétitions qui attirent  de 800 à 1 000 visiteurs par année. Le coordonnateur, Jean-François Beaudin, promet de nouvelles activités. «Nous offrons 22 disciplines, dont les cartes-mitaines, et 2 ateliers, soit l’initiation à la généalogie et l’initiation aux châteaux de sable», décrit-il.

L’organisme offre deux départs pour une croisière à bord du CTMA Vacancier vers les Îles au coût de 1 200 $, tout inclus sur le bateau. Un départ se fera de Sainte-Anne-des-Monts et l’autre de Chandler, le 31 mai, avec retour le 5 juin.

Les Jeux attirent aussi des participants de l’extérieur de la région. «Il y a plusieurs Gaspésiens qui sont partis vivre à l’extérieur qui viennent», précise M. Beaudin. L’an dernier, 1 350 personnes s’étaient réunies à Carleton-sur-Mer à l’occasion de la 8e édition de l’événement

L’organisme ne sera plus géré par le Centre d’action bénévole Saint-Alphonse-Nouvelle. La SAGÎM pourra donc posséder ses propres ressources et faire appel à ses bénévoles.

L’organisme a maintenant une direction générale à temps plein. Le directeur, Bernard Babin, confirme que les intervenants seront gérés par la SAGÎM. D’ici quelques mois, les heures travaillées par les intervenants seront augmentées. À long terme, Bernard Babin souhaite augmenter leur nombre sur le territoire.

Le défi du financement

La Société Alzheimer reçoit une aide récurrente de 120 000 $ par année de l’Agence de santé et des services sociaux, ce qui est nettement insuffisant pour boucler le budget d’environ 260 000 $.

Afin de trouver les fonds nécessaires, Bernard Babin espère que la générosité des Gaspésiens sera encore au rendez-vous à l’occasion de la marche de la mémoire qui aura lieu le dimanche 27 mai.  L’an dernier, la SAGÎM a récolté pas moins de 81 000 $ lors de cette activité.

Selon le RSEQ, ces chiffres prouvent que les jeunes Québécois consomment beaucoup trop de sucres. «Cela est sans compter le fait que 35 % des jeunes sont des consommateurs réguliers de boissons énergisantes. Et dans chacune de ces consommations, il y a entre 7 et 14 cuillerées à thé de sucre dans les formats populaires», informe la coordonnatrice aux saines habitudes de vie du Réseau, Valérie Beaulieu. Quant à eux, les grands formats peuvent contenir jusqu’à 18 cuillerées à thé.

Une partie de l’éducation doit être faite par les parents, croit Mme Beaulieu. Cette dernière remarque cependant que les parents ne s’y retrouvent plus entre les différentes appellations, comme «cocktail de fruits», «punch aux fruits» et «boisson énergisante», par exemple. «Les trois ont de grandes quantités de sucre. Le choix des parents devrait toujours s’arrêter sur les jus de fruits, qui ne contiennent que du sucre naturel», suggère-t-elle.

«Les jeunes n’ont pas conscience du marketing dont ils font les frais», souligne par ailleurs Mme Beaulieu. Un effort de sensibilisation sera déployé pour enrayer le phénomène de popularité des boissons énergisantes dans les cours d’école. Mais l’identification des dangers sur les cannettes serait appréciée par le RSEQ. «Nous aimerions que les étiquettes soient plus claires, que les boissons énergisantes soient déconseillées aux moins de 18 ans, et que la caféine soit revue à la baisse», espère-t-elle.

Le portrait de la situation n’est pas que noir, nuance cependant l’experte en rappelant que 60 % des jeunes ont exprimé leur désir d’interdire la vente des boissons énergisantes au moins de 18 ans.

En Gaspésie, la Polyvalente Mgr Sévigny de Chandler, l’École La Source de Paspébiac, l’École secondaire C. E. Pouliot de Gaspé et l’École Gabriel-Le-Courtois de Sainte-Anne-des-Monts ont participé à l’étude effectuée auprès de 10 000 élèves à travers la province.

Seul à avoir déposé sa candidature au poste de maire, Raymond Marcoux prend les rênes de la petite agglomération par acclamation.

M. Marcoux succède à Damien Arsenault qui a démissionné de son poste au début du mois de janvier après avoir été élu député de Bonaventure, un mois plus tôt, sous la bannière libérale.  

Retraité du ministère des Transports, le nouveau maire siégeait depuis plusieurs années à titre de conseiller du siège no 6.

Les électeurs de l’endroit devront toutefois exercer leur devoir de citoyen le dimanche 26 février. Trois candidates se sont manifestées pour occuper le siège laissé vacant par M. Marcoux à la fermeture des mises en candidature vendredi dernier. Lisa Bernatchez, Annie-Claude Arsenault et Mélanie-Maude Gaumont sollicitent la confiance des citoyens.

Le néo-démocrate soutient que les cinq provinces qui se partagent le golfe Saint-Laurent ne peuvent gérer l’exploitation selon leurs règles particulières. «Le fédéral doit chapeauter, sinon épauler les provinces, pour qu’elles trouvent un large consensus», plaide-t-il.

Cette commission fédérale serait en mesure de poser toutes les questions sur une éventuelle exploitation, ce qui n’est pas le cas de la commission terre-neuvienne Richard, affirme l’élu gaspésien. «Elle ne peut contraindre les gens à témoigner. Il n’y a rien dans la loi qui oblige qui que ce soit à aller devant M. Richard», décrie le député. Il ajoute que la commission ne possède pas les moyens financiers nécessaires pour effectuer son travail.

Compétence provinciale

Questionné à savoir si le gouvernement fédéral peut agir dans ce dossier, les ressources naturelles dont fait partie le pétrole étant de compétence provinciale, Philip Toone répond que «l’exploitation dans le golfe touche le domaine des pêches, qui est de juridiction fédérale. C’est une question multi-juridictionnelle qui touche en plus cinq provinces.»

Selon lui, le gouvernement fédéral pourrait jouer un rôle de médiateur avec cette commission d’examen.

M. Toone croit que les compagnies pétrolières seraient mieux servies par les lois fédérales dans le cas où il y avait de l’exploitation. «Les associations de compagnies pétrolières ne peuvent aller de l’avant avec cinq mesures réglementaires différentes. Ça n’a pas de sens!», lance-t-il.

La Société de commandite Gisement McInnis, propriété de la famille Beaudoin, la multinationale Bombardier, a en effet conclu une entente de partenariat avec les créanciers des hommes d’affaires Guy Rousseau et Bertin Castonguay le 14 décembre dernier. Ces derniers demeurent associés au projet en tant qu’investisseurs minoritaires.

«Je suis extrêmement fier de compter la famille Beaudoin parmi les principaux investisseurs de ce projet. Je suis heureux d’avoir trouvé des partenaires crédibles et engagés qui comprennent le plein potentiel du site de Port-Daniel ainsi son importance pour la communauté», a fait savoir Guy Rousseau.

Qualifié «d’investissement à long terme d’importance» par le vice-président de Finances Beaudrier Inc., qui contrôle Gisement McInnis, Jacques Lévesque, le projet de cimenterie pourrait enfin connaître son aboutissement après plusieurs années d’attente.

«Il est beaucoup trop tôt pour annoncer quoi que ce soit pour l’instant. Vous comprendrez que la transaction vient d’avoir lieu. Il y une évaluation du projet qui se fait et des études sont encore à approfondir. Au fur et à mesure que le projet va avancer, les gens en seront informés», indique le porte-parole du groupe, Denis Boucher, du cabinet de relations publiques National.

Achat de propriétés

À travers différentes sociétés, 24 résidences et plusieurs terrains ont été achetés depuis une quinzaine d’années de Cap d’enfer à Gascons, dont quelques-uns en décembre dernier, confirme la municipalité. Ces transactions ont d’ailleurs relancé les rumeurs sur le projet dans le village de Port-Daniel. Plusieurs millions de dollars auraient d’ailleurs été investis à cette fin.   

Le gisement de calcaire, de haute qualité à 97 %, sur le site est estimé à 450 millions de tonnes. La carrière serait en opération pour les 150 prochaines années selon des estimations. Outre l’achat des propriétés, la préparation du site, la route d’accès, le terminal portuaire, l’ingénierie, l’obtention des permis environnementaux ont été complétés.

Plus de 700 travailleurs seront nécessaires pour les 4 ans de construction des différentes infrastructures du complexe au coût de 1,2 G $.

Environ 200 travailleurs oeuvreraient dans la carrière par la suite.

Les données du ministère de l’Éducation dévoilées en juin 2010 démontrent que l’organisme se classe au 3e rang parmi les 72 que compte le réseau public avec un taux de décrochage de 9,6 %. En 2007, les établissements secondaires du territoire affichaient plutôt un taux de décrochage de 21,4 %. Il semble donc que la mise en place d’un plan stratégique pour contrer le décrochage dans les établissements rattachés à la Commission scolaire René-Lévesque rapporte.

Diverses actions ont été appliquées avec la création d’un plan stratégique d’intervention qui se terminera en 2013, explique la directrice générale, Chantal Bourdages. «Dans un premier temps, nous avons sensibilisé l’ensemble des intervenants qui tournent autour de l’élève pour connaître les raisons du décrochage.»

Des mesures ont par la suite été appliquées, et ce, dès le primaire. «Une fois le phénomène compris, nous intervenons de façon ciblée. Chaque cas est particulier. On travaille sur que qui fait que le jeune va rester à l’école. On sait qu’un élève qui persiste a au moins un lien significatif avec un adulte du monde scolaire. Donc, l’idée est de faire du dépistage au primaire et du tutorat au secondaire», déclare Mme Bourdages qui ajoute que différents volets touchant les nouvelles technologies, le sport, le théâtre et l’entrepreunariat sont aussi appliqués pour garder les jeunes accrochés.

Chic-Choc

La Commission scolaire des Chic-Choc se tire également bien d’affaire avec un taux de décrochage de 17,4 %, soit exactement le même pourcentage que la moyenne provinciale des 72 organismes que compte le Québec. Le directeur aux services éducatifs, Jean-Pierre Bernard, note une diminution de près de 6 % par rapport à juin 2008. «Faut pas oublier que nous fonctionnons avec des statistiques par rapport à un petit groupe. Un ou deux élèves vont faire une différence à l’intérieur de ça.»

La situation des garçons, avec un taux de décrochage de 24,8 % comparativement à 10,9% pour les filles, demeure préoccupante admet M. Bernard. «On s’inquiète de la réussite des garçons depuis les années 30. Ce n’est pas une préoccupation récente. Nous n’avons pas encore trouvé la recette magique.»

Différentes approches ont été mises en place pour diminuer le décrochage, souligne le directeur Bernard. Un programme du ministère, «La stratégie d’intervention agir autrement», est actuellement utilisé. «Un portrait de l’école est réalisé. Pour la lecture par exemple, les garçons ne sont pas nécessairement intéressés par les mêmes livres que les filles. Des études démontrent que certains volumes ont plus de succès chez ces derniers. L’apprentissage de la lecture est une solution au décrochage scolaire. La réussite en français écriture et lecture est tributaire de cet aspect-là.»

Eastern Shore

À l’autre bout du spectre, la Commission scolaire Eastern Shore a de sérieux problèmes avec le décrochage. Pas moins de 31,5 % des élèves quittent l’école sans avoir obtenu de diplôme. L’organisme est pratiquement en queue de peloton parmi les commissions scolaires de la province.

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