Confirmée vendredi dernier sur le blogue Les Bobards d’une Babin, la nouvelle a eu l’effet d’une bombe à Bonaventure et même dans l’ensemble de la Baie-des-Chaleurs.
En entrevue exclusive avec CHNC/GRAFFICI.CA, le copropriétaire Joël Dallaire confie que la réaction des clients du Fou l’a fait reculer sur la fermeture totale et sans appel. M. Dallaire continuera d’ouvrir son bar les jeudis pour le très fréquenté 5 à 7. «Le bar a une vocation sociale très importante qui s’est développée au fil des ans», explique l’entrepreneur qui a consacré la majeure partie de ses temps libres des 16 dernières années à l’administration de ce lieu de rencontres et de spectacles.
«C’est le rendez-vous hebdomadaire des gens de la Baie-des-Chaleurs qui bougent et qui ont le goût de se jaser!», clame-t-il, conscient de l’importance de l’établissement dans la vie sociale de ses mordus.
Mais la réalité le rattrape. Le Fou du Village opère à perte depuis plusieurs années, explique-t-il. «À la suite de deux ou trois processus de vente qui ont échoué, les affaires continuaient à se dégrader de telle sorte que la rentabilité en a pris pour son rhume», résume-t-il. Il dit également ignorer combien de temps le Fou pourra opérer les jeudis.
La fermeture permettra à Joël Dallaire et son partenaire, Denis Blanchette, de concentrer leurs efforts sur la vente de l’entreprise plutôt que sur son administration. M. Dallaire espère d’ailleurs que cette décision amènera des gestionnaires à vouloir s’impliquer pour conserver l’institution.
De bar à pub?
Une des solutions envisagées par M. Dallaire pour faciliter une relance serait de transformer la vocation de l’entreprise de bar à pub. Cependant, le propriétaire ne souhaite pas être la pierre angulaire de ce virage. «Nous savons qu’il y a un gros potentiel pour en faire un pub tout en conservant une vocation culturelle. Sauf que nous ne sommes pas les personnes que ça prend. Nous ne connaissons rien en restauration», commente-t-il.
En mai 2010, Accès Sages-femmes Baie-des-Chaleurs a présenté une pétition de 2000 noms au CSSS. Depuis, l’institution a commandé une étude pour déterminer s’il était possible, opportun et utile d’intégrer des sages-femmes à son équipe de périnatalité.
«Le ministère de la Santé s’est déclaré en faveur de tels services, et la profession de sage-femme est reconnue au plan législatif, reconnaît d’emblée Jean-Philippe Legault, directeur général du CSSS. C’est au plan organisationnel qu’il y a des questions, ajoute-t-il. On a un grand territoire éclaté, et organiser les services en fonction de cela est un défi.»
L’étude sera présentée en mars aux administrateurs du CSSS, qui prendront leur décision par la suite.
Trois sages-femmes à temps partiel
Selon les informations obtenues par GRAFFICI.CA, le scénario envisagé dans l’étude consiste à embaucher trois sages-femmes à temps partiel, basées au centre, à l’extrémité est et à l’extrémité ouest de la Baie-des-Chaleurs. Ces sages-femmes seraient plus près de leurs patientes pour le suivi des grossesses. Elles travailleraient aussi en prévention auprès des familles défavorisées.
Les couples suivis par une sage-femme auraient le choix entre un accouchement à la maison, à l’hôpital de Maria ou dans des locaux aménagés au CLSC de Paspébiac et dans un CLSC de l’ouest (Matapédia ou Pointe-à-la-Croix).
Dernier sprint de revendications
Marie-Josée Racine, porte-parole d’Accès Sages-femmes Baie-des-Chaleurs, a l’impression d’approcher du but, mais estime que la partie n’est pas gagnée. «On sent qu’il y a une réticence de la part de certains médecins et infirmières [de l’hôpital de Maria]. C’est normal, il y a la peur de l’inconnu.»
Toutefois, les désirs des parents doivent primer, juge Mme Racine. Pour s’assurer l’appui des administrateurs du CSSS, des parents membres d’Accès Sages-femmes comptent se présenter à leur réunion du 1er février. «On va faire un résumé de l’étude et leur parler des avantages d’avoir accès à une sage-femme», indique la porte-parole.
Question de sécurité?
Si le service de sage-femme n’est pas offert, «j’ai peur que les parents qui désirent accoucher à la maison le fassent quand même [sans l’aide d’une sage-femme] et que ça crée une pratique non sécuritaire», affirme Mme Racine. Elle connaît trois couples qui ont choisi d’accoucher sans aide à domicile, récemment dans la Baie-des-Chaleurs. «Heureusement, ça s’est bien passé, mais c’est risqué», dit-elle.
Environ 210 accouchements par an se pratiquent à l’hôpital de Maria. Un certain nombre de femmes de la Baie-des-Chaleurs accouchent aussi aux hôpitaux de Campbellton et de Chandler.
M. Blais croit que les jeux de coulisse autant que les sorties publiques contre la chef du Parti québécois nuisent à tout le mouvement souverainiste. «Les seuls qui profitent de notre division actuellement, ce sont nos adversaires», clame-t-il.
Le sondage CROP-Le Soleil-La Presse publié mardi matin donne 3 % de plus que le précédent coup de sonde au PQ. Selon l’ex-député, cette légère remontée prouve «que les militants doivent plus que jamais se rassembler et s’unir», en vue des prochaines élections générales qui pourraient survenir à tout moment d’ici décembre 2013.
Pointe envers la CAQ
Le souverainiste en profite pour critiquer au passage la Coalition avenir Québec (CAQ) dirigée par François Legault. Selon M. Blais, la CAQ est loin des intérêts des régions et le prouve avec la nomination d’un exécutif national composé uniquement de gens provenant de Montréal et une seule de Québec. «Cela prouve quels sont leurs préoccupations et leurs intérêts!», raille-t-il.
Retour sur l’affaire Duceppe
L’ex-député ne cache pas sa hargne envers le quotidien La Presse, qui a publié samedi un texte selon lequel Gilles Duceppe avait illégalement utilisé des fonds alloués dans le cadre de ses fonctions à la Chambre des communes pour payer le directeur général du Bloc québécois, Gilbert Gardner.
Le Devoir soutient, dans un article publié mardi matin, que le geste n’avait rien d’illégal selon le règlement. «Ce n’est pas parce qu’un article est basé sur des sources anonymes qu’il fait foi de la vérité. […] J’ai déjà été journaliste et la première chose que je faisais c’était de vérifier et même de revérifier» déplore-t-il.
Au cours des derniers jours, plusieurs médias nationaux ont fait état de la tentative de rapprochement du PQ avec les solidaires pour la mise en place d’une alliance entre les deux formations politiques pour le prochain scrutin.
«L’intérêt commun prime avant mon intérêt personnel. J’aurais tout de même des craintes de décevoir des gens qui ont enfin une alternative avec nous. Je serais hésitante, mais je me rangerais avec la majorité», affirme Mme Chartier qui croit tout de même qu’une union n’aurait pas nécessairement les résultats escomptés pour les péquistes.
«Je connais beaucoup de gens qui votent pour Québec solidaire, mais qui ne choisiraient pas le PQ. Je pense toutefois que toute cette affaire d’alliance relève de la crise interne du PQ. C’est inquiétant pour eux.»
Avec la tenue de ce forum qui aura lieu le 23 février prochain à Carleton-sur-Mer, le CLD souhaite doter la MRC d’un plan pour mieux attirer des gens afin de combler les départs à la retraite et les postes dans les nouvelles entreprises.
Selon la directrice générale du CLD, Élaine Bernier, les entreprises doivent prendre part à l’exercice. «Nous nous attendons à vivre un boom d’emploi. Il y a sûrement des entreprises intéressées à savoir comment elles peuvent aller chercher des gens, comment s’organiser ensemble. Ça va être le moment de le savoir à ce forum», explique-t-elle.
Immigration et intégration
Ce n’est pas tout d’attirer les immigrants dans la région, soutient Mme Bernier, il faut aussi s’assurer qu’Avignon sera en mesure de garder cette nouvelle main-d’œuvre dans la région. «Nous voulons mettre la table pour voir comment nous pouvons être attirants comme région, mais aussi comment retenir ces gens-là pour réussir leur intégration», fait-elle valoir.
Mme Bernier souhaite que la réflexion débouche sur la création de services d’accueil, comme Rue de la Cité qui œuvre dans Bonaventure.
L’organisation de ce forum, dont le CLD est le promoteur, est rendu possible grâce à la collaboration entre le Cégep de la Gaspésie et des Îles, la Commission scolaire René-Lévesque, la MRC d’Avignon, la Conférence régionale des élus, Emploi-Québec, Femmessor et Place aux jeunes Baie-des-Chaleurs/Les Plateaux.
Le regroupement Accès Sages-femmes Côte-de-Gaspé a lancé récemment une pétition pour demander ce service à leur Centre de santé et de services sociaux (CSSS).
«Le CSSS est très ouvert à entendre les demandes d’Accès Sages-femmes. Encore faut-il amorcer les discussions», réagit Michelle Sinnett, conseillère aux communications du CSSS. Le projet cadre avec les orientations du CSSS, qui prônent les services de proximité, si possible à domicile, précise-t-elle.
Émilie Dupuis-Riendeau, omnipraticienne (médecin de famille), suit des grossesses et pratique des accouchements à Gaspé. «On réagit très favorablement à la demande, dit-elle. On est loin d’être contre l’inclusion d’une sage-femme. Ça nous ferait plaisir de travailler avec elle.»
Une sage-femme à l’hôpital?
Selon le Dr Dupuis-Riendeau, «le problème, c’est qu’il faut en trouver, des sages-femmes.» La loi les oblige à travailler en duo, note le médecin. Selon les statistiques, 10 % à 15 % des femmes souhaitent accoucher en maison de naissance ou à la maison (et donc avec une sage-femme). Dans la Côte-de-Gaspé, on dénombre au total 150 naissances par an. Il pourrait donc être difficile d’intéresser des sages-femmes et de leur permettre de garder la main avec un si petit nombre de naissances.
Un scénario plus réaliste consisterait à intégrer une sage-femme à l’équipe de l’hôpital, croit le Dr Dupuis-Riendeau. «Ce serait un modèle de pionnier au Québec» si ce modèle était mis en place, ajoute-t-elle.
Une sage-femme d’expérience qui s’établira bientôt à Gaspé a d’ailleurs pris contact avec l’équipe de périnatalité. Contactée par GRAFFICI.CA, cette sage-femme confirme qu’elle s’est informée des services offerts à Gaspé. «Pour l’instant, je ne songe pas à reprendre sa pratique», ajoute-t-elle toutefois.
Du chemin parcouru
La politique de périnatalité du ministère de la Santé et des Services sociaux stipule qu’une grossesse normale devrait être suivie par un omnipraticien ou une sage-femme.
Avant 2009, l’hôpital de Gaspé référait automatiquement les femmes enceintes à l’une des deux gynécologues-obstétriciennes. On leur donne maintenant le choix entre ces spécialistes ou l’une des deux omnipraticiennes qui pratiquent des accouchements.
«Éventuellement, les services des sages-femmes devront être offerts dans toutes les régions du Québec», indique aussi la politique. Aucune sage-femme ne pratique en Gaspésie. La maison de naissance la plus proche se trouve à Mont-Joli, au Bas-Saint-Laurent.
C’est ce qu’a appris cette semaine le député néo-démocrate de la région, Philip Toone. Ce dernier explique que les centres d’Halifax et de Trenton, en Ontario, n’auraient pas le personnel bilingue nécessaire pour répondre adéquatement aux francophones en détresse en mer.
«On sait que les deux centres choisis desservent mal les francophones de la Gaspésie et des Îles. Trenton a de la difficulté à trouver des gens suffisamment bilingues», avance le député Toone qui accuse le gouvernement de jouer avec la sécurité des gens.
«Dans une situation d’urgence, les gens dont la vie est en péril ne devraient pas se préoccuper de savoir si leur prononciation ou leur articulation est à 100 % claire pour ceux qui oeuvrent dans un centre de sauvetage. Nous avons demandé au commissaire aux langues officielles d’enquêter. On se demande d’ailleurs si les conservateurs considèrent que la vie d’un francophone vaut moins que les autres.»
Philip Toone qualifie la décision des conservateurs de fermer le centre de Québec d’idéologique. «Pour eux, c’est sauver une piasse. Je leur pose la question. Combien ça vaut la vie d’un Gaspésien»?
Dès février, Le NPD, le syndicat de Pêche et Océans et celui de la Garde côtière vont crier fort confirme Philip Toone. Le silence des députés conservateurs du Québec dans ce dossier est aussi dénoncé par le néo-démocrate. «Le Parti conservateur est la machine de Harper qui est le seul à avoir le droit de parole. Tant qu’il n’a pas donné de mot d’ordre, les députés restent cois. Ils sont incapables de penser par eux-mêmes. Un gouvernement idéologique comme ça, c’est sûr qu’il va se planter. J’ai hâte à dans 4 ans», lance Phillip Toone.
Le centre de Québec répond en moyenne à 1 422 appels de détresse par an. Neuf personnes y travaillent.
Le 2 août dernier, Normand Synnott, 38 ans, se retrouve en liberté illégale après avoir pris la fuite de la Maison du père, de St-Elzéar. En état d’ébriété quelques heures plus tard, l’individu dérobe une bouteille de vin au IGA de Bonaventure.
L’homme prend ensuite la fuite au volant d’une voiture volée sur le stationnement du supermarché. Les victimes, des touristes des Îles-de-la-Madeleine, contactent les policiers qui, une fois sur place, voient le véhicule circulant dans le village.
Une poursuite d’une soixantaine de kilomètres dans le secteur de Bonaventure à St-Elzéar s’entame par la suite. Intoxiqué par l’alcool, l’individu a d’ailleurs évité de justesse plusieurs collisions avec des véhicules venant en sens inverse durant la poursuite.
Synnott a finalement été coincé dans un cul-de-sac sur un chemin forestier non sans avoir causé des dommages importants au véhicule.
Détenu depuis les événements, l’individu purgera 37 mois supplémentaires et voit son permis de conduire suspendu pour 10 ans. Depuis 1993, Synnott a été condamné à un total de 131 mois de détention dans 48 dossiers portant, entre autres, sur des fraudes, vols, voies de fait, menaces de mort, bris d’engagement et de conduite avec les facultés affaiblies.
Cette décision des membres, qui mûrit depuis plusieurs mois, n’affectera en rien le nombre de travailleurs de la Coop puisque ceux-ci seront affectés à d’autres tâches. Selon le directeur général, Gaston Gagné, les coopératives de Caplan, Amqui, St-Fabien et du Bic ont décidé de regrouper ce type de production dans les installations du Bic.
«De 40 à 50 % des 400 tonnes nécessaires annuellement pour les animaux étaient déjà fabriqués à l’extérieur. Les recettes maison étaient produites ici. Purdel, qui possède toutes les certifications requises avec des standards de qualité très élevés, sera maintenant chargé de ce travail. On regroupe nos forces», soutient M. Gagné, qui ajoute que cette nouvelle façon de faire va permettre aux coops de mieux contrôler les coûts.
«Les clients ne verront pas la différence. Il y a beaucoup de spéculation dans le domaine. Nous aurons le maximum de contrôle avec cette façon de faire. À travers le Québec, ce sont 30 millions $ qui seront économisés par la Fédération. L’argent sera réinvesti entre autres dans des services-conseils auprès des membres. Il faut se positionner vis-à-vis la concurrence qui a déjà regroupé ce type d’activités depuis quelques années», précise M. Gagné.
La quincaillerie et les services de stockage du grain demeurent à Caplan.
Changement au paysage
Avec cet arrêt de production, la grande tour de la meunerie risque de disparaître au cours des prochains mois. Le directeur souhaite tout de même conserver une trace de ca bâtiment en raison de sa valeur patrimoniale.
Fort du succès de la première édition l’an dernier, le Centre s’alliera encore une fois avec Gaspésie Gourmande pour présenter cette compétition à saveur toute gaspésienne.
Encore une fois, les menus devront être concoctés à l’aide de produits du terroir gaspésien. Pour un des organisateurs, David T. Lévesque, l’utilisation de ces produits permet de les faire connaître à une plus grande échelle. «Ça fait tourner l’économie d’ici. En plus, nous sommes chanceux, nous avons une qualité de produits du terroir qui est exceptionnelle», vante-t-il.
Pour participer, les intéressés doivent envoyer leur menu avec les produits locaux utilisés en plus d’une lettre explicative de leur intérêt au concours avant le 1er mars. Au final, les organisateurs choisiront cinq équipes de deux personnes pour la compétition.
Les gagnants mettront la main sur une bourse de 500 $. Chaque participant recevra un laissez-passer pour le souper gastronomique Accord Mets et Vins du Terroir d’une valeur de 100 $ chacun.
Respect de la vie privée