Le péquiste déplore que la région de Québec, qui affiche un des plus bas taux de chômage de la province, profite non seulement de l’aide technique du gouvernement dans sa présente mission, mais également de la présence du premier ministre Jean Charest.
«Je ne vois par pourquoi la Gaspésie n’aurait pas droit à la même attention du gouvernement», croit M. Bérubé qui souligne l’importance pour les entreprises gaspésiennes de créer des partenariats. «Je propose à mes compatriotes gaspésiens de réfléchir à cette idée de mettre en place une délégation d’entreprises de chacune des MRC avec peut-être l’aide de la Conférence régionale des élus.»
Selon M. Bérubé, la Gaspésie a le droit elle aussi de profiter des retombées du Plan Nord. «Et faire travailler les gens ici près de leur milieu et de leurs familles. Il faut saisir la balle au bond et créer la richesse chez-nous.»
M. Bérubé a d’ailleurs l’intention d’interpeller les autres élus gaspésiens à l’Assemblée nationale à ce sujet.
Défection de François Rebello
Pascal Bérubé n’est par ailleurs point ému par la défection du péquiste de la Prairie, François Rebello, au profit de la Coalition avenir Québec.
Septième élu à quitter le Parti québécois en quelques mois, M. Rebello est le 3e à se joindre à la nouvelle formation politique menée par François Legault.
«François Rebello assumera son choix», lance M. Bérubé qui soutient que le PQ n’est pas en aussi mauvaise posture que les récents sondages le laissent croire.
«À l’échelle de notre région, j’ai des indicateurs dans ma circonscription que le Parti québécois est extrêmement fort. Dans Bonaventure, nous avons progressé. À Gaspé, les signaux sont intéressants et aux Îles, le PQ remporterait une élection selon une projection récente.»
Réaffirmant être à l’aise dans le PQ, avec à sa tête Pauline Marois, M. Bérubé remarque d’ailleurs que le courage de sa chef face à l’adversité devient de plus en plus une force.
«Encore hier, un maire gaspésien me disait que même s’il n’était pas membre du PQ, il était très à l’aise de voter pour nous devant le courage de Mme Marois et surtout pour ses engagements envers la région.»
La valeur foncière du petit village situé entre Bonaventure et Paspébiac bondit de 26 % en un an, soit 14 millions $. Par conséquent, le taux de la taxe foncière baisse de 16 %, passant de 1,29 $ à 1,09 $ par 100 $ d’évaluation.
La facture des services diminue par ailleurs de 7 $, de 517 $ à 510 $. «Malheureusement, les citoyens qui ont une évaluation en hausse d’au moins 16 000 $ vont avoir un compte de taxes plus élevé», explique la directrice générale, Denise Ballain.
Eau potable
New Carlisle souhaite améliorer son réseau d’eau potable. «Nous voulons mettre aux normes nos puits. Nous avons des problèmes avec le manganèse. Nous avons un puits qui doit être augmenté de volume. Nous aurons probablement à faire un traitement de l’eau potable», explique Mme Ballain.
La municipalité estime à environ 1 million $ les investissements nécessaires à cette réfection.
Lisez le dossier complet de Geneviève Gélinas en cliquant ici.
Outre une diminution de ses dépenses de 50 000 $ en 2012, la municipalité a dû appliquer une hausse de 3 cents de sa taxe foncière qui passe à 5 $. La mairesse, Délisca Roussy, lance un appel à l’aide au gouvernement. «Le programme triennal d’immobilisation est un vœu pieux. Nous n’avons pas d’argent», déplore la mairesse qui croit que Québec doit s’engager à nouveau dans un plan de relance.
«Nous avons fait des représentations au gouvernement, mais jusqu’ici, nous n’avons reçu que des accusés de réception. On fait de gros efforts pour équilibrer le budget. Nous avons été obligés de taxer davantage les contribuables. Les maisons valent en moyenne une trentaine de milles. Les contribuables se retrouvent avec des factures de 2 000 $ pour des résidences dévaluées.»
Shigawake
Les contribuables de Shigawake sont choyés en 2012 avec une baisse de leur compte de taxes.
L’évaluation demeure inchangée à 80 cents le 100 $, mais les services de recyclage, de la Sûreté du Québec, et de la collecte des déchets diminuent. La directrice générale, Gisèle Delarosbil, indique que le contribuable va épargner près de 60 $ en 2012.
«Nos redevances du gouvernement ont été bonnes cette année. Le conseil a décidé de retourner ces argents aux contribuables.»
À l’instar de plusieurs municipalités du secteur, Shigawake portera une attention particulière à l’amélioration de son service de protection contre les incendies en 2012.
Port-Daniel
Port-Daniel présente un budget avec des réductions de coûts. Grâce aux efforts de rationalisation et de la diminution de coûts de divers services, la municipalité est en mesure d’offrir un compte de taxes moins onéreux pour les citoyens. Plusieurs travaux devraient démarrer au cours de la prochaine année, souligne le maire Maurice Anglehart.
«Il y aura la réfection de la route du Capitaine Fournier, la réparation de la route de Clemville, et le gros dossier qui s’en vient : l’aqueduc pour Gascon. Un projet de 14 kilomètres pour un coût estimé de 20 à 30 millions $.»
Lisez le dossier complet de Geneviève Gélinas en cliquant ici.
La Ville espère exécuter ces travaux l’automne prochain. Selon le maire de la municipalité, Serge Arsenault, il s’agit du dernier secteur où un investissement important est nécessaire pour la réfection du système d’aqueduc.
Il y a quelques semaines, des caméras ont été utilisées pour vérifier la qualité des installations. «Le gouvernement exige que nous vérifiions par caméra maintenant, avant de nous accorder des subventions pour la réfection de l’aqueduc et l’égout», a précisé le maire.
Il s’agit également d’une belle occasion de doter l’avenue Louisbourg d’une nouvelle couche de bitume, selon Arsenault. «Dans le coin de la Polyvalente, avec le gel et le dégel, ça travaille beaucoup et l’asphalte est négligée à certains endroits», a-t-il expliqué.
La firme Roche a été mandatée pour l’élaboration des plans et devis.
Eudore Lebreux, 49 ans, Élodien, 56 ans et Carol, 46 ans, font face à une kyrielle d’accusations d’attentats à la pudeur, d’agressions sexuelles et de grossière indécence à l’endroit de deux victimes.
Ces dernières étaient âgées de 6 et 8 ans quand les actes présumés ont débuté. Les abus auraient été commis sur différentes périodes entre 1977 et 1993. C
arol Lebreux est aussi accusé de voies de fait avec lésions. Le 4e frère impliqué, Raymond, 51 ans, a récemment plaidé coupable au Palais de justice de Percé et a été condamné à 6 mois ferme de prison.
Vols qualifiés en scooter
Un voleur en scooter prend le chemin du pénitencier pour les 42 prochains mois.
Dany Dupuis, 33 ans, de St-François-de-Pabos, a reconnu être l’auteur de deux vols qualifiés survenu le 11 septembre dernier à Chandler. Le visage masqué et simulant une arme à feu, Dupuis s’est présenté au dépanneur Ti-Bob exigeant le contenu du tiroir-caisse. Nullement intimidé par l’individu, le commis a alors exhibé un couteau de cuisine faisant fuir le suspect qui a enfourché son bolide pour se diriger vers le Dépanneur du coin.
Son stratagème lui a mieux réussi puisqu’il a pris la fuite avec une somme de 1 200 $.
Vol de médicaments
Une pharmacienne du Jean Coutu de Newport est dans de beaux draps. France Poirier, 53 ans, a été récemment accusée de vol de plus de 5 000 $ de marchandises, dont des médicaments, de 2008 à 2011.
Un autre suspect serait dans le collimateur des enquêteurs dans ce dossier et la Couronne pourrait bientôt porter des accusations à son endroit.
L’animation débutera vers 13 h et l’heure fatidique où les orteils dégourdis toucheront la mer au quai de Percé, tout juste en face du rocher, est prévue pour 13h45.
Il est toujours possible de braver le froid, rappelle la coorganisatrice, Karen Lévesque Cahill. «Je m’attends que des gens arrivent en speedo et qui se jettent dans l’eau avec nous!», prévoit-elle.
La baignade durera que quelques secondes, mais ce sera suffisant pour sentir le froid glacial de la mer. «À part les pieds, si nous nous réchauffons beaucoup avant de le faire, un coup sortis de l’eau nous pouvons rester 5 minutes sur la plage sans avoir froid», explique Mme Lévesque Cahill.
Une page Facebook
La page Facebook «Saucette 2012 au profit d’Opération Enfant Soleil» sert de vecteur pour faire connaître les participants et amasser l’argent. Les dons seront aussi recueillis sur place.
Il s’agit de la première fois que le Rocher Percé est le théâtre d’un tel événement. Mme Lévesque Cahill espère amasser plus de 1 000 $.
La directrice des communications, Émilie Bolduc, avoue que l’organisme manque de visibilité en Gaspésie. Elle espère que la période des fêtes permettra aux familles de la région de parler des bienfaits de Parents-Secours. «C’est le bénévolat le plus facile à faire. Vous n’avez qu’à mettre votre pancarte dans la fenêtre et l’enlever lorsque vous n’êtes plus disponible», résume-t-elle.
L’organisme, qui fête ses 35 ans cette année, vise à offrir un lieu de secours aux enfants perdus ou blessés qui désirent rejoindre les secours rapidement. Mais de plus en plus, Parents-Secours souhaite aussi offrir le service aux personnes âgées qui en auraient besoin.
Du chemin à faire en Gaspésie
Pour que Parents-Secours puisse voir le jour dans la région, un comité de trois personnes doit d’abord être formé. «Cela ne demande pas énormément d’heures. Un peu plus au début, mais par la suite, ça se fait tout seul», informe Mme Bolduc.
Lorsqu’une demande est faite, une recherche d’antécédents judiciaires est menée par l’organisme pour s’assurer que la maison est sécuritaire.
Pour devenir une maison sécuritaire de Parents-Secours, rendez-vous sur le site Web de l’organisme.
Gervais Poirier peut se vanter d’employer des «hommes-araignées». Ce ne sont pas des super-héros, mais ils sont néanmoins très utiles quand un bris survient sur une pale ou une tour d’éolienne. «Le promoteur a alors le choix entre faire venir une grue ou un homme-araignée. Qu’est-ce qu’il choisit, vous pensez?», lance M. Poirier, directeur général de Techéol, basé à Sayabec dans la Matapédia.
Cinq des 35 employés de Techéol sont ainsi formés pour bricoler suspendus au bout d’une corde. Les 30 autres s’occupent aussi d’entretenir des éoliennes, dans des conditions moins acrobatiques.
M. Poirier estime que «l’opportunisme» de ses fondateurs a permis de lancer Techéol en 2007, puis de la faire prospérer. Richard Poirier et Frères, l’entreprise de sa famille à Sayabec, installait l’électricité dans les parcs de Baie-des-Sables et L’Anse-à-Valleau au milieu des années 2000. «On s’est aperçus qu’une entreprise ontarienne venait faire l’entretien des éoliennes, rapporte M. Poirier. On s’est dit : pourquoi pas nous? On n’est pas plus fous qu’eux autres!»
En 2009, Techéol a décroché une part de lion : un contrat de trois ans pour entretenir la majorité des éoliennes de marque GE installées en Gaspésie et dans la MRC de Matane.
De Murdoch… à l’Ontario
L’Ontario et le Nouveau-Brunswick : ce sont les nouveaux horizons d’Activa Environnement, une firme de New Richmond qui compte une dizaine d’employés. Le domaine éolien fournit au moins 60 % de ses contrats à Activa, calcule la biologiste Julie Dugas. Les employés préparent notamment des études environnementales ou des demandes de permis pour des promoteurs de parcs.
Activa n’aurait probablement jamais décroché de contrats liés à l’éolien hors-Québec si elle n’avait pas d’abord inventorié les oiseaux sur l’emplacement des projets de Murdochville, au début des années 2000, convient Mme Dugas. «C’était une belle carte de visite. Ça nous a permis de nous faire connaître et valoir auprès des promoteurs.»
Une fière chandelle au contenu régional
Rien n’obligeait les promoteurs des parcs de Murdochville à engager des Gaspésiens, mais plusieurs entreprises de la région s’y sont fait la main. Par la suite, lors du premier appel d’offres d’Hydro-Québec pour de l’énergie éolienne, le promoteur devait dépenser 60 % du coût de son parc en Gaspésie ou dans la MRC de Matane. Dans les appels d’offres suivants, cette proportion a diminué à 30 %.
Le Groupe Ohméga de Gaspé doit une fière chandelle à ces obligations de contenu régional. L’entreprise a une nouvelle corde à son arc depuis 2006 : un département d’informatique industrielle actif dans l’éolien, où travaillent 10 des 50 employés. Ils installent des systèmes de contrôle et d’acquisition de données dans les parcs.
Les premiers clients d’Ohméga ont été Cartier Énergie Éolienne, puis Northland Power, soumis à l’obligation de 60 %. «À l’origine, je pense qu’on nous a retenus à cause du contenu régional», déclare Martin Boulay, ingénieur chez Ohméga. Aujourd’hui, ça reste un atout [d’être en Gaspésie], poursuit-il, mais on n’en a pas du tout parlé pendant ma dernière négociation. C’était compétence pour compétence.»
Le carnet de commandes d’Ohméga est déjà bien rempli en 2012. Les employés installeront les systèmes dans trois parcs hors-Gaspésie : au Massif du Sud dans Bellechasse, à Saint-Rémi en Montérégie et dans la Seigneurie de Beaupré. L’expertise acquise leur permet de rêver au Plan Nord. Parce qu’une éolienne et un convoyeur de minerai ont beau être différents, ils se ressemblent au plan des systèmes de contrôle, remarque M. Boulay.
D’autres domaines à investir
Christian Babin, président du créneau éolien ACCORD, voué au développement éolien en Gaspésie, est d’avis que l’éolien a tenu ses promesses économiques. Pas seulement à cause des Fabrication Delta et Marmen (tours) ou LM Wind Power (pales), mais aussi de tous ces emplois «invisibles» occupés par des employés d’entreprises existantes, qui ont su tirer leur épingle du jeu.
Selon M. Babin, un domaine reste à investir : la fabrication de sous-composantes, des pièces d’éoliennes essentielles mais plus discrètes que les pales, les tours ou les nacelles. Attention : la compétition dans ce secteur est mondiale, avertit M. Babin. «Il faut rentrer, dès le départ, avec la qualité, un bon prix, et la quantité, dit-il. C’est difficile, mais c’est faisable.»
M. Babin prêche par l’exemple. Sur son bureau de travail, il montre une lourde plaque d’acier couverte de cylindres en alliage de métaux. C’est un prototype de plaquette de freins pour des éoliennes de grande puissance (plus d’un mégawatt), qu’il développe avec trois associés. «Pour une éolienne de grande puissance, ça prend le même genre de freins que pour un TGV ou un Airbus», dit-il.
Les plaquettes installées sur les éoliennes nord-américaines viennent d’Europe. «Ce n’est pas normal qu’on soit rendu avec plein d’éoliennes ici et que les plaquettes viennent d’ailleurs, lance M. Babin. Ça peut être produit moins cher au Québec, où les coûts d’énergie sont plus bas, et où ça coûterait moins cher de transport, en plus de raccourcir les délais de livraison.»
M. Babin est convaincu qu’il existe beaucoup d’autres opportunités de ce genre. Une employée du créneau ACCORD planche d’ailleurs sur une «cartographie» de l’éolienne. L’opération vise à identifier toutes les sous-composantes et les services nécessaires avant, pendant et après l’érection des parcs éoliens. Le but : allumer les entrepreneurs gaspésiens et québécois sur des occasions d’affaires pour leurs entreprises.
Respect de la vie privée