Près d’une centaine de personnes ont répondu à l’appel lancé par l’Alliance de la Fonction publique et du Syndicat de l’Emploi et de l’Immigration du Canada (SEIC).
Selon la présidente locale du SEIC, France Loubert, la décision d’Ottawa de transférer 28 des 39 employés du centre de New Richmond ailleurs au Québec affecte les travailleurs. «Il y a beaucoup de déchirement et d’insécurité. Nous vivons avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Il n’y a pas de date prévue pour le déménagement, sauf que ce sera fait d’ici trois ans.»
Mme Loubert est certaine que les services offerts à la population de la région seront perturbés par cette décision d’Ottawa. Elle précise que, déjà depuis septembre, les délais d’attente ont augmenté de façon exponentielle pour les demandeurs d’assurance emploi et de pension de vieillesse. «Actuellement, tant par Internet, par téléphone que par courrier, les délais avant d’avoir une réponse augmentent.»
Présent à la marche de protestation, le député fédéral de la Gaspésie-les-Îles, Philip Toone, n’était pas tendre à l’endroit des conservateurs. «Ils ont abandonné le Québec. C’est clair que c’est un parti que ne croit pas au développement de notre région», accuse M. Toone qui ajoute que les citoyens doivent se faire entendre.
«Nous aussi on paye des impôts. J’invite les gens à communiquer avec moi pour déposer une plainte. Contactez le ministre Lebel qui est supposément en charge du développement économique de notre région, le ministre Paradis qui va bénéficier de la fermeture de New Richmond au profit de son comté de Thetford Mines et même le premier ministre. C’est le temps que les gens hurlent. Il faut se mobiliser pour ne pas perdre ces emplois.»
Selon le candidat péquiste à l’élection partielle dans Bonaventure, Sylvain Roy, les Gaspésiens seraient mieux servis par Québec que par Ottawa dans ce dossier.
Il affirme qu’un gouvernement du Parti québécois travaillerait à fournir une meilleure offre de formations. «Il y a un arrimage qui ne se fait pas entre les employeurs et les chercheurs d’emploi», a-t-il mentionné.
Mme Marois prendrait l’argent nécessaire à la formation à partir du 1 % de cotisation des employeurs, qu’ils financent déjà, pour le transférer aux Centres locaux d’emploi (CLÉ). Ainsi, souligne-t-elle, les montants pour les chômeurs ne seraient pas touchés.
Le PQ croit que la moitié des frais administratifs pourrait être sauvée de cette manière. Le Québec reçoit plus de prestations qu’il donne de cotisations. Actuellement, l’écart est d’environ 700 millions $. «Nous avons 484 millions $ de frais administratifs que nous pouvons couper de moitié. Je fais le pari que nous allons mieux gérer le programme», soutient Mme Marois.
Pas de chicane constitutionnelle
Le rapatriement de ce programme ne provoquerait pas un débat constitutionnel avec le gouvernement fédéral, estime le député de Marie-Victorin, Bernard Drainville. Il rappelle que l’assurance-emploi a été gérée par les provinces jusqu’en 1940.
Ensuite, le programme a été cédé temporairement au gouvernement fédéral. «Si nous avons l’appui de la population, si nous avons l’appui des travailleurs, des organismes sociaux, nous serons capables d’aller voir le gouvernement fédéral et de le lui demander», a-t-il argué.
Le critique en matière d’affaires intergouvernementales canadiennes cite en exemple le rapatriement des congés parentaux et le changement de vocation des commissions scolaires, de religieuses à linguistiques.
La construction de 106 éoliennes, d’une puissance totale de 159 mégawatts (MW) a nécessité des investissements de 220 millions $. Ces machines ont la capacité d’alimenter 29 000 foyers.
Une proportion de 60 % des dépenses ont été faites en Gaspésie et dans la MRC de Matane, comme le stipulent les règles du premier appel d’offres d’Hydro-Québec Distribution. L’usine de LM Wind Power à Gaspé a fabriqué les pales du modèle de 1,5 MW de GE. L’usine de Marmen, à Matane, a construit les tours et assemblé les nacelles.
La construction des parcs s’est échelonnée de mai 2010 à novembre 2011. Cartier a déjà entamé la deuxième phase du parc de Gros-Morne, afin d’y ajouter 111 MW, livrés dans un an. «Les chemins sont construits, les bases de béton sont coulées et le réseau collecteur est bien avancé», précise Luc Leblanc, directeur des affaires publiques chez Cartier.
Un «levier» pour Madeleine
La municipalité de Madeleine, dont le territoire accueillera 105 éoliennes d’ici un an, collectera des redevances de 157 500 $ par an. «Ça veut dire une augmentation de presque 50 % de nos revenus, calcule le maire Joël Côté. On est une municipalité dévitalisée, et ces montants vont nous servir de levier pour certains projets.»
Les redevances aux municipalités de Madeleine, Mont-Louis, Cloridorme et Petite-Vallée s’élèvent à 1000 $ par MW, en plus d’un fonds d’aide aux organismes de 275 $ du MW.
«Cobayes» des redevances
Le maire de Mont-Louis, Paul-Hébert Bernatchez, qualifie ces redevances de «déjà pas mal», même si les parcs issus du deuxième appel d’offres feront plutôt pleuvoir de 2000 $ à 2400 $ du MW sur d’autres municipalités.
«Quand on a commencé à discuter avec Cartier et Northland Power [qui exploite aussi un parc à Mont-Louis], on avait l’exemple des parcs de Murdochville, où la municipalité ne reçoit aucune redevance, remarque M. Bernatchez. On était des cobayes, et on est partis de 0 $ à 1000 $. Mais on pense que le ministère [des Ressources naturelles] aurait pu s’organiser pour fixer un prix plancher.»
Pendant la construction, une moyenne de 350 travailleurs a œuvré sur les chantiers. Une vingtaine d’employés permanents travailleront aux deux parcs pendant les 20 prochaines années.
Cartier Énergie Éolienne est un partenariat entre la Québécoise Innergex Énergie Renouvelable et l’Albertaine TransCanada.
«Nous voulons que chaque personne qui a l’intention de voter pour Sylvain Roy en convainque deux d’aller voter lundi», a expliqué ce matin l’élu péquiste en conférence de presse à Maria.
«Cette tradition libérale, il n’en tient qu’à vous d’y mettre fin et d’envoyer le message au reste du Québec que dans Bonaventure les gens ne sont pas différents», a-t-il ajouté.
Le sondage Segma-GRAFFICI.CA/CIEU-FM paru mardi donne 14 points de retard au péquiste Roy face à son adversaire libéral. «Il faut comprendre qu’il y a 40 % d’indécis. Tout peut se passer d’ici à lundi», a tenu à rappeler Sylvain Roy.
L’exemple de «Kam-Témis »
Les péquistes espèrent que le résultat soit le même que lors de l’élection partielle dans Kamouraska-Témiscouata, alors que le péquiste André Simard avait remporté la donne lors d’une partielle il y a environ un an. Ce comté est également une forteresse libérale. Le parti y a été élu à huit reprises entre 1985 et 2010. « Il ne faut jamais rien prendre pour acquis. Qui nous donnait gagnants dans Kamouraska-Témiscouata? », a plaidé M. Bérubé.
Carte électorale
Pascal Bérubé maintient peu d’espoir que son comté demeure intact avec la nouvelle carte électorale. «Le député de Jean-Lesage, André Drolet, rencontre aujourd’hui une dizaine de groupes communautaires de son futur comté. Et le candidat libéral Damien Arsenault a dit ce matin sur les ondes de CHNC qu’il travaillerait bien avec Chandler. Il se voit déjà gagnant et il se voit déjà dans le prochain comté», a lancé le député de Matane.
Répondant à une question sur les ondes de CHNC concernant le dossier de l’établissement de l’entreprise forestière Atlantic Fiber Resources à Chandler, et le possible aménagement de la scierie de St-Elzéar en fonction de cette compagnie, le candidat libéral Damien Arsenault a affirmé que «si j’ai à devenir le représentant de Chandler, j’ai l’intention de travailler avec les gens pour réaliser ce projet à Chandler.»
Le 22 juillet 2009, l’accusé hébergeait le plaignant et les parents de ce dernier. Lévesque a eu une relation sexuelle avec le garçon à la demande de celui-ci.
Huit mois plus tard, le jury prenait moins de cinq heures de délibération pour opter pour la thèse du ministère qui soutenait que le suspect n’avait pas pris toutes les mesures nécessaires pour s’assurer que la victime avait l’âge minimal requis de 16 ans pour consentir à avoir un rapport sexuel.
Pour expliquer sa décision, le juge Benoît Moulin a évoqué, entre autres, le faible risque de récidive de l’accusé, les conséquences sur sa vie professionnelle, le verdict de culpabilité et l’absence de violence et de séquelle chez l’adolescent.
Lévesque a été congédié à la suite du verdict de culpabilité, mais conteste cette décision.
L’individu purgera sa peine les week-ends à Bordeaux sur une période de deux ans. Lévesque verra son nom inscrit pendant 20 ans sur le registre des délinquants sexuels. Il devra aussi suivre une thérapie avec un sexologue et sera soumis à une probation de 24 mois une fois sa détention complétée.
Le débat Radio-Canada a été l’hôte d’une charge à fond de train envers Damien Arsenault. Ses adversaires ont profité de l’occasion pour critiquer le Plan Nord du gouvernement libéral.
Georges Painchaud a commencé par attaquer les investissements publics du gouvernement dans ce projet. «Non seulement on donne la moitié de nos profits, mais on ramasse aussi toutes infrastructures. Je n’ai jamais vu des gens être aussi incompétents», a-t-il pesté.
La solidaire, Patricia Chartier, a souligné le bon coup du gouvernement de faire passer les redevances de 12 à 16 %, en précisant cependant qu’avec les crédits d’impôt et les subventions, l’État ne pourra pas en bénéficier. «En excluant les crédits d’impôt et les subventions, on obtient 5 % de redevances. Donc en ce moment, on agit comme une république de banane. Le Plan Nord ne profitera pas aux Québécois», a-t-elle mentionné.
De son côté, le péquiste Sylvain Roy a réaffirmé son désir de doter le Québec d’un plan Sud. « Il n’y a pas juste le nord à développer. On a parlé de 70 millions $ d’investissement pour développer le tourisme dans le Nord. On est où nous là-dedans ? », a-t-il questionné.
Damien Arsenault a pour sa part défendu la position gouvernementale en soulignant que des entreprises gaspésiennes profitent du développement nordique. «Pensez aux entreprises comme fabrication Delta. C’est des emplois directs dans la région»,a-t-il rétorqué à ses adversaires.
Le candidat vert, Jean Cloutier, n’a pu s’empêcher un parallèle avec l’époque de Maurice Duplessis. «Duplessis vendait le minerai un sou la tonne aux Américains. Les libéraux font la même chose aux Chinois et aux Allemands. On n’aura pas plus d’argent.»
Un reportage de Radio-Canada diffusé hier fait état de plusieurs contrats de déneigement octroyés dans le passé à l’entreprise Garage Arsenault et frère, appartenant au frère de Damien Arsenault, Sylvain. Des six conseillers municipaux, Damien Arsenault a des liens familiaux avec trois d’entre eux.
Pauline Marois voit la situation «d’un très mauvais œil», soulignant «qu’il doit y avoir des règles d’éthique qui s’appliquent. »
Elle n’accuse pas directement le candidat libéral, mais considère que «cela soulève énormément de questions.»
Mme Marois en fait un enjeu électoral. «Le PQ va être très exigeant sur les comportements de nos élus, d’abord de nous-mêmes, et des élus qui sont aux différents paliers de responsabilité, dont les municipalités.»
Devant la possibilité que les contrats ait été octroyés sans appel d’offre, la chef péquiste trouve normal que les citoyens se posent des questions. «Moi, si j’étais une citoyenne de St-Elzéar ou du comté de Bonaventure, je ne voterais pas pour Damien Arsenault à ce moment-ci.»
M. Poirier a chaudement salué le travail effectué par Damien Arsenault devant une salle bondée à Bonaventure lors du Gala Reconnaissance le 12 novembre dernier.
Questionné par GRAFFICI.CA la semaine dernière sur l’importance de cet appui et de ses conséquences, M. Poirier a justifié son geste par son expérience de travail avec M. Arsenault au cours des dernières années. M. Arsenault était maire au tour de la table de la MRC Bonaventure. C’est un travailleur acharné. Je suis convaincu que s’il est élu député, il fera un excellent travail.»
«Dans le fond, moi j’ai appuyé le chauffeur et non pas l’automobile», a-t-il lancé.
Demandes particulières
Le préfet n’a pas formulé de « liste d’épicerie» sur laquelle il aimerait voir les candidats se prononcer. «Je suis ouvert à discuter avec tous les candidats. J’ai déjà discuté avec M. Cloutier [candidat du parti vert N.D.L.R] et M. Painchaud [candidat de l’Action démocratique du Québec N.D.L.R] et je peux rencontrer tous ceux qui le souhaitent», a-t-il expliqué.
«Dans le fond, moi j’ai appuyé le chauffeur et non pas l’automobile», a-t-il lancé.
On a mal organisé le travail au chalumeau en présence de matières inflammables et les soupapes de sécurité d’un réservoir d’huile à proximité étaient mal protégées ou défectueuses, concluent les enquêteurs de la CSST.
L’accident est survenu lors de modifications au système de réfrigération de l’usine de crevette de Rivière-au-Renard, explique le rapport.
Un travailleur s’affairait à couper au chalumeau une partie d’un réservoir d’ammoniac. Le réservoir avait été purgé, mais l’huile de lubrification contenait toujours de l’ammoniac qui s’est enflammé à cause de la chaleur. Un second travailleur s’est précipité hors de la trajectoire de la flamme. Il a heurté et cassé la jauge en verre d’un séparateur d’huile. Il a été aspergé d’huile, qui a pris feu.
Il est possible d’utiliser un chalumeau en présence de matières inflammables, mais encore faut-il prendre des mesures de précaution, explique Pierre Jobin, ingénieur à la CSST. «On peut nettoyer le réservoir comme il faut, le remplir d’un gaz inerte, illustre-t-il, mais ces moyens n’ont pas été mis en place.»
La jauge du séparateur d’huile aurait dû être mieux protégée, croit l’enquêteur. Quant au dispositif d’arrêt automatique du séparateur, encombré par des débris, il ne s’est jamais activé. «La soupape de sécurité était toujours en position ouverte, et son entretien n’avait pas été fait depuis plusieurs années», affirme Pierre Jobin.
Selon les enquêteurs, Fixair, qui dirigeait les travaux, et Les Pêcheries Marinard, qui employait le travailleur blessé, ont tous deux failli à certaines de leurs obligations.
La CSST s’assurera que le rapport d’enquête soit diffusé aux entreprises du secteur, afin d’éviter qu’un tel accident se reproduise. L’organisme est aussi en train d’analyser s’il enverra des constats d’infractions aux employeurs, qui pourraient devoir payer des amendes de 15 000 $ à 60 000 $.
Seul des cinq candidats qui représentent un parti à ne pas avoir assisté à cette réunion d’information, M. Arsenault avait déjà un engagement avec des gens d’affaires qu’il ne pouvait reporter.
Ciblé pour son manque de sérieux pour l’environnement, le libéral ajoute être au fait du dossier. «Des gens de mon équipe étaient sur place pour recueillir l’information. J’ai discuté avec la mairesse. La municipalité ne s’oppose pas et l’entreprise considère les gens du secteur en faisant ce genre de rencontre. Je m’assurerai que le projet est souhaité par la population et qu’il respecte l’environnement.»
Quant à la présence de l’ancien ministre libéral Raymond Savoie à la tête de Gastem, M. Arsenault n’y voit pas de problème pourvu que le projet soit fait dans les règles de l’art. «Que ce soit un ancien ministre libéral ou pas, il faut s’en remettre au professionnalisme de cette personne.»
La compagnie détient les droits gaziers et pétroliers de l’Ascension-de-Patapédia à Nouvelle.
Respect de la vie privée