le Jeudi 24 septembre 2026

Luc Chaput, président du comité du Holy Name Hall, a soumis la candidature du bâtiment. Il ne tient pas la victoire pour acquise, mais «ça nous fait une publicité extraordinaire, et dans ce sens-là, je trouve qu’on a pratiquement déjà gagné», dit-il.

Le jury de la chaîne a retenu 10 finalistes, dont le Holy Name Hall, parmi 1400 candidatures. La suite dépendra du vote du public. Au moment d’écrire ces lignes, le bâtiment de Douglastown était en tête avec près de 3924 votes, talonné par deux églises de l’Estrie et du Centre-du-Québec.

Réparations urgentes

En 2010, une firme d’architectes évaluait à plus de 500 000 $ les coûts de restauration du Holy Name Hall construit en 1937-1938.

Le comité a identifié des travaux prioritaires pour une somme de 130 000 $. «Il faut refaire le toit et la cheminée de brique, pour empêcher que les infiltrations d’eau détériorent le bâtiment, indique M. Chaput. On doit aussi refaire l’électricité, qui n’est pas sécuritaire.»

Les Irlandais de Douglastown célèbrent la Saint-Patrick au Holy Name Hall depuis plus de 70 ans. Des ateliers de danse et une projection de films s’y tiennent en août, pendant la Semaine irlandaise.

On peut voir les finalistes et votre pour le bâtiment de son choix sur le site Web de la chaîne Historia. Le gagnant sera connu le 17 décembre.

À Sainte-Anne-des-Monts, les syndiqués du CPE La Marée montante ont adopté, dans une proportion de 96 %, une proposition d’augmenter les moyens de pression si les pourparlers ne progressaient pas.

Les travailleurs de deux autres centres, Pouce-Pousse à New Richmond, et de la Baie-des-Chaleurs à Bonaventure, devraient prendre position au cours des prochains jours, confirme André Legault du Conseil central de la Gaspésie et des Ïles-de-la-Madeleine. «Les exécutifs concernés devraient nous dire mercredi soir quand seront tenues les assemblées générales.»

M. Legault confirme que les pourparlers avec l’Association québécoise des CPE, dont font partie les directions des trois centres concernés, sont au point mort.

La principale revendication des travailleurs touche les conditions salariales. Les conventions collectives sont échues depuis 20 mois.

D’avril 2009 à mars 2010, 13 ont ainsi été retirées à des conducteurs fautifs dans l’Est du Québec. Et ce nombre devrait être plus élevé cette année confirme une source judiciaire.

La procureure-chef adjointe au Bureau de lutte au produit de la criminalité, Claire Lessard, explique que ce programme mis en place en 2008 permet aux procureurs de demander la confiscation d’un véhicule lorsqu’un individu est reconnu coupable de conduite avec les facultés affaiblies une 3e fois.

«Les policiers qui se retrouvent devant un multirécidiviste de l’alcool au volant saisissent le véhicule. Selon le Code criminel, le bien est alors considéré comme infractionnel pour avoir été utilisé afin de commettre un acte criminel. Le procureur en demande la confiscation si le prévenu est reconnu coupable».

Cependant, la décision finale revient toutefois au juge indique Mme Lessard. «Ce dernier doit tenir compte de différents facteurs comme les antécédents judiciaires, la nature et la gravité du crime.»

Si le magistrat acquiesce à la demande de la Couronne, le véhicule est mis en vente à l’encan à Montréal ou Québec. «Tout l’argent récolté est partagé entre le fonds d’aide aux victimes d’actes criminels et des organismes de prévention de la criminalité dans une proportion de 50 %. Le reste est redistribué aux services de police qui ont réussi la confiscation», précise Mme Lessard.    

Au Québec, une soixantaine de véhicules ont été retirés des mains de leur propriétaire entre 2008 et 2010.

La coordonnatrice de l’opération à Chandler, Karine Denis, mentionne que «c’est une grosse organisation. Ça a commencé au mois de septembre lorsque nous sommes allés à Québec pour une formation.» Mme Denis est d’ailleurs appuyée par un représentant de Québec au quotidien.

L’équipe de Chandler est composée de cinq intervenants de la polyvalente de l’endroit. «Ça fait six ans qu’il n’y en a pas à Chandler. Souvent, nous sortions dans les bars et les gens nous disaient “c’est dommage qu’il n’y ait pas Nez Rouge à Chandler”», a-t-elle illustré.

Bénévoles recherchés

Les organisateurs sont à la recherche d’environ 120 bénévoles de partout sur le territoire, qui s’étend de Nouvelle à Grande-Rivière. «Nous en avons le plus besoin entre Noël et le Jour de l’an», a expliqué la coordonnatrice de l’opération à Paspébiac, Josette Castilloux.

La situation est d’autant plus particulière avec la distance à couvrir. Une équipe peut être en déplacement pendant près d’une heure pour un seul raccompagnement, d’où le besoin d’un nombre important de bénévoles.

L’agent Daniel Huard de la Sûreté du Québec confirme l’importance de l’Opération Nez rouge. «L’Opération véhicule bien la notion de conducteur désigné. Nous le voyons beaucoup chez les jeunes. C’est de plus en plus fréquent de voir un groupe de jeunes avec un conducteur désigné à la sortie d’un bar», a-t-il informé.

Nez rouge sera en service les 2, 3, 9, 10, 16, 17, 22, 23, 25, 30 et 31 décembre entre 21 h et 4 h du matin.

Père de deux jeunes enfants, Martin Zibeau, est le 1er candidat de la Coalition Sans-parti à demander la confiance des électeurs.

Cette alliance, dont le manifeste est disponible sur le Web au www.sansparti.org, veut redonner le véritable pouvoir aux citoyens qui ont été abandonnés par les partis traditionnels selon M. Zibeau. «Ce n’est pas un parti dans le vrai sens du terme. Les gens qui signent le manifeste s’engagent à amorcer et à réaliser une réforme du système démocratique. On a juste à regarder ce qui se passe avec les ressources naturelles. Elles nous appartiennent, mais ce sont les grosses entreprises qui empochent.»  

Martin Zibeau affirme n’avoir qu’un seul engagement. «Si je suis élu, ma job n’est pas de dire aux gens quoi faire et comment le faire, mais plutôt d’être à leur écoute. Ils sont les mieux placés pour prendre des décisions. Mon rôle est d’aller dire à Québec ce que les Gaspésiens veulent.»     

Conscient de ne pas avoir les mêmes moyens que les autres partis dans la présente campagne électorale, le candidat soutient que les gens ont soif de changements. «90 % de ceux à qui on a parlé sont tannés de la façon de faire des partis actuels. Ce que l’on propose répond à ce sentiment-là.»

M. Zibeau fera une grande partie de sa campagne via les médias sociaux.

Accueilli avec enthousiasme par les militants libéraux, M. Charest a pris la chose avec un grain de sel. «75 personnes étaient présentes à la Ferme Bourdages ce matin et nous avons eu une belle salle le 30 octobre à Bonaventure. Nous sommes confiants de l’appui de la population.»

Avec une seconde visite en trois semaines dans le comté, le premier ministre ne voit pas sa présence comme un aveu que la campagne de Damien Arsenault est plus difficile que prévu. «C’est un témoignage de l’importance que nous accordons au comté de Bonaventure, à la Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine. Nous ne tenons rien pour acquis. La population mérite un député fort comme Damien Arsenault qui est à l’Assemblée nationale pour les bonnes raisons. Pas pour parler de souveraineté», a lancé M. Charest.

À mi-campagne, le candidat Arsenault a bien l’intention de poursuivre son travail sur le terrain. «Si ça répond aussi bien dans les deux dernières semaines que jusqu’à maintenant, je crois que nous allons vers ce que l’on souhaite, une victoire dans Bonaventure.»

Par ailleurs, le ministre de la Santé Yves Bolduc a tenu à rectifier le tir après les accusations des péquistes qui, vendredi, affirmaient que les délais d’attente avaient presque doublé au Centre hospitalier de Maria. «L’attente est en moyenne de 12,5, soit 5 h de moins que dans le reste de la province. De plus, la clientèle est plus malade. Faut pas oublier que du temps du Parti québécois, beaucoup de gens allaient se faire traiter à l’extérieur de la région. Les plans des effectifs en spécialité sont quasiment complets. Quand on regarde les données en chirurgie, à l’urgence et au plan de l’accès, la région de la Gaspésie est très bien par rapport aux autres. Sans compter que vous avez un des meilleurs ratio de médecins par 100 000 habitants.»

Selon les péquistes, les gens attendaient en moyenne 9,5 heures en 2002-2003. Huit ans plus tard, le délai d’attente est passé à 17,5 heures. «Que s’est-il passé depuis 2003 alors que Jean Charest avait promis zéro attente en campagne électorale», dénonce la députée de Taschereau, Agnès Maltais.

La porte-parole du PQ en matière de santé indique que la situation s’est particulièrement dégradée dans les trois dernières années. «Pour les patients, c’est dangereux et pour le personnel également. Quatre infirmières de 10 à 20 ans d’expérience ont démissionné cet été devant des conditions de travail inacceptables. De plus, les préposés aux bénéficiaires, qui sont supposés s’occuper des patients, sont invités à faire le ménage à l’urgence s’ils en ont le temps. Il faut sanctionner la négligence.»

Le candidat dans Bonaventure, Sylvain Roy, affirme pourtant que des solutions existent et sont connues; valoriser les soins à domicile, donner accès aux médecins de famille en ajoutant nutritionnistes et psychologues, valoriser le rôle des CLSC comme instance de première ligne dans la prestation de soins aux aînés, former davantage de super-infirmières et investir dans le soutien à domicile. «Il faut investir plus dans le soutien à domicile. En faisant cela, on réduit la pression sur le système de santé. Actuellement, on soigne. On devrait davantage faire de la prévention».

Par ailleurs, la proposition du candidat adéquiste, Georges Painchaud, d’attirer des retraités en Gaspésie en misant sur la qualité de vie et faire rouler ainsi l’économie gaspésienne a plutôt étonné le candidat Roy. «Déjà la population de la région est une des plus âgées en moyenne au Québec. Pour dynamiser la péninsule, il faut des jeunes et une classe moyenne forte», croit M. Roy.

«L’ADQ a abandonné le développement économique de la région. Au lieu de faire comme Sylvain Roy et inviter des entreprises et transformer les ressources ici, les adéquistes veulent inviter des retraités», conclut Mme Maltais.

De passage dans la région aujourd’hui pour accompagner son candidat, le chef de l’ADQ, Gérard Deltell est conscient que sa formation politique a beaucoup de travail à faire pour enlever le comté avec 3,5 % de votes obtenus en 2008. «La Gaspésie nous tient à cœur même si n’avons eu que près de 4 % au dernier scrutin. Nous présentons un candidat de qualité et c’est la meilleure démonstration que nous croyons au potentiel de la Gaspésie et respectons les Gaspésiens. Les libéraux n’ont pas livré la marchandise. Assez, c’est assez.» lance Gérard Deltell. Le chef de l’Action démocratique croit que le meilleur moyen de relancer la région est de permettre aux gens de demeurer ici, particulièrement les jeunes. «Il faut accentuer l’offre qui est faite aux étudiants au Cégep avec davantage de formations exclusives», affirme M. Deltell, qui ajoute que le développement économique y est aussi pour beaucoup. «Les gens viennent et vivent dans les régions économiquement viables. Nous devons développer les richesses naturelles de façon intelligente et acceptable pour l’environnement.»

Forêt

Gérard Deltell sait que les effets de la crise forestière se font cruellement sentir dans le comté et soutient que la situation actuelle permettrait d’investir dans la modernisation des équipements. «Il faut cesser de faire ce qui se fait en forêt depuis 30 ans. On ne veut pas non plus revivre des orgies de dépenses publiques avec des Papiers Gaspésia. Nous devons en profiter, quand le marché descend, pour moderniser les équipements et permettre aux travailleurs de se former davantage pour augmenter la production».

L’Action démocratique tient le même discours que Québec solidaire sur la carte électorale avec un système proportionnel mixte avec une compensation pour les régions. «Le système actuel est arrivé au bout de son exercice utile. Arrêtons de pelleter le problème en avant. Le PQ, en 1976 et le PLQ, en 2003, étaient en accord avec ce principe mais n’ont jamais eu le courage de le faire.»   M. Deltell accorde sa confiance au Directeur général des élections pour mener ce dossier à bien.

Les quelque 300 juristes spécialisés dans la défense des citoyens à faible revenu réclament la parité salariale avec leurs collègues de la Couronne. Ces derniers ont récemment ratifié une entente avec Québec qui augmente leurs salaires d’environ 15 %. «Nous avions une clause de parité avec les procureurs de la Couronne dans notre ancien contrat de travail. Nous demandons sa reconduction», souligne une avocate à l’aide juridique à Chandler, Louise Levasseur.

Les avocats à l’aide juridique interviennent dans plusieurs secteurs judiciaires comme le droit de la jeunesse, le droit criminel et le droit administratif.

La candidate dans le comté de Bonaventure, Patricia Chartier, soutient que la crise qui sévit actuellement dans la région ne peut se résorber qu’en investissant massivement auprès des petits producteurs alimentaires.

«Favoriser une meilleure distribution des produits locaux auprès des grandes surfaces en changeant les règles qui avantagent les gros fournisseurs est envisageable. La mise en marché actuelle tue les petits producteurs», dénonce la solidaire qui ajoute qu’une politique d’achat dans les institutions comme les hôpitaux et écoles est aussi possible. «C’est aussi de la prévention. Quand on mange de bons produits, les gens sont moins malades par la suite».

Une Gaspésie sans OGM, la mise en place d’un abattoir pour les producteurs de bœuf et un meilleur support vers l’agriculture biologique sont aussi dans les cartons de Québec solidaire.

Agroforesterie

Insistant sur l’urgence de mettre en place la loi sur le régime forestier avant la période prévue en 2013, Patricia Chartier souhaite également la création d’un nouveau programme collégial sur le réaménagement des écosystèmes endommagés. «En ce moment, la foresterie est enseignée de façon traditionnelle. Les inscriptions sont en chute libre. C’est difficile d’attirer des jeunes avec le modèle actuel. Ça créerait une main-d’œuvre qualifiée.»

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