le Jeudi 24 septembre 2026

Le départ est situé derrière le Pavillon des sports du Cégep. La boucle de 500 mètres, inaugurée mercredi, monte en lacets vers un belvédère qui donne vue sur la baie et le centre-ville de Gaspé.

Le sentier est l’initiative de Dominic Leblanc-Perreault, enseignant en Tourisme d’aventure au Cégep, et de Samuel Pinna, biologiste au Consortium en foresterie Gaspésie-les Îles.

En 2007, M. Leblanc-Perreault s’est tourné vers la montagne pour impliquer ses étudiants dans un projet de développement durable. Le secteur était «dans un état de délabrement» après que des générations l’aient utilisé comme lieu de fête ou dépotoir. «Il y avait des têtes de moteurs, des lits à springs», décrit l’enseignant. Une corvée a permis de ramasser 2,5 tonnes de déchets.

«Notre Mont Royal»

«On a notre Mont Royal à nous», s’est dit M. Pinna en arrivant à Gaspé, . «On y trouve des pins bicentenaires, des reliquats de la forêt naturelle gaspésienne de plus en plus rares en Gaspésie», souligne-t-il.  Un «bioblitz» a permis d’identifier 150 espèces d’animaux, de végétaux et de champignons.

M. Leblanc-Perreault souhaite maintenant que «les gens s’approprient le lieu». Ils encouragent notamment les travailleurs à y prendre une marche sur leur heure de dîner, et à luncher au sommet.

L’aménagement du sentier, situé sur des terrains du collège, a coûté 30 000 $, payés par la Conférence régionale des élus et le Cégep de la Gaspésie et des Îles. À l’avenir, les promoteurs souhaitent ajouter de la signalisation et des panneaux d’interprétation.

Les policiers sont installés temporairement depuis quatre ans à Paspébiac, à la suite de la réfection du Palais de justice. Ils sont en attente d’une décision de la Société immobilière du Québec (SIQ).  

Le préfet  de la MRC Bonaventure, Jean-Guy Poirier,  a rencontré la semaine dernière des fonctionnaires de la SIQ et ces derniers ont laissé peu d’espoir que le dossier se règle à court terme. «Ils n’ont même pas encore statué si ce sera une nouvelle construction ou la réfection d’un bâtiment. C’est assez décevant de voir que des choses comme ça existent encore en 2011», déplore M. Poirier qui refuse de blâmer la SQ pour ce problème même si la SIQ affirme le contraire. «Ce n’est pas aux policiers à décider si un nouveau bâtiment sera construit ou si ce sera la réfection d’un édifice existant.»

Selon le préfet Jean-Guy Poirier, la SQ s’est engagée à maintenir le poste de police à New Carlisle qui se retrouve au centre du territoire compris entre Shigawake et St-Siméon.

Les locaux ont été transférés de New Carlisle à Paspébiac en 2007. La MRC n’a aucun recours pour faire bouger les choses. «On nous a dit qu’il aura une réponse dans les prochaines semaines ou les prochains mois. Si ça prend autant de temps que celle que j’ai eue à Québec, je n’ai pas fini d’attendre», a lancé laconiquement le préfet Poirier.

M. Poirier est inquiet des délais d’attente pour certains citoyens, particulièrement pour les résidents de St-Siméon Ouest.

«Les pompiers ont mis beaucoup de temps à arriver sur les lieux», a raconté un témoin, Léo Legouffe, hier devant le conseil de ville.

Les pompiers ont eu de la difficulté à rejoindre l’endroit. Il faut souligner que l’accès à cette rue a changé au cours des dernières années. Une fois le camion arrivé sur place, il a dû faire demi-tour pour aller se connecter à une borne-fontaine sur la rue Robertson.

«Les pompiers devraient faire un exercice de rue pour localiser les endroits », a suggéré M. Legouffe. «J’exige la présence de bornes fontaine dans notre rue», a-t-il ajouté.

Le citoyen a aussi raconté qu’il a dû affronter la mauvaise humeur des pompiers. «Mon fils est sorti voir s’il pouvait aider et les pompiers lui ont dit, excusez mes paroles, “t’as pas d’affaires ici, sacre ton camp!”», a poursuivi M. Legouffe.

La Ville à l’écoute

La mairesse, Nicole Appleby, affirme que la Ville évaluera la situation. «C’est une rue qui a été faite de façon très complexe. Au départ, c’était à moitié privée», ce qui en rend l’accès plus difficile, a-t-elle expliqué.

Mme Appleby n’a pas l’intention de refaire la rue dans la prochaine année. «Cependant, nous allons regarder pour que le service incendie soit adéquat, soit plus ponctuel, et nous répondrons aux attentes de la population», a-t-elle mentionné.

L’achat d’un camion-citerne est dans les plans de la municipalité.

Une fois au pouvoir, les péquistes mettraient en place de nouvelles règles afin de sortir le Québec de la crise qui frappe durement la Gaspésie depuis plusieurs années. «Nous voulons favoriser l’utilisation du bois pour faire les constructions publiques plutôt que de l’acier et du béton. Nous devons développer une culture forestière», précise le candidat péquiste dans le comté de Bonaventure, Sylvain Roy.

M. Roy croit qu’il faut lancer un chantier d’aménagement sylvicole pour augmenter la valeur et la production forestière. «Les pays émergeants se développent de plus en plus. La demande forestière sera en augmentation au cours des prochaines années. Il faudra être en mesure de répondre à cette demande».

Le candidat déplore que Québec a depuis plusieurs années délaissé l’industrie forestière au profit de d’autres secteurs d’activités. «Le gouvernement met des milliards pour soutenir des alumineries et n’a même pas quelques millions pour faire la même chose avec la forêt. L’industrie a droit à sa part aussi».

Programmes de soutien et de modernisation à l’industrie, utilisation du bois comme biocarburant, meilleure formation et création d’un régime de capital action forestier pour relancer le secteur ne sont que quelques-uns des autres points qu’entend proposer M. Roy aux électeurs du comté de Bonaventure.   

«À un moment donné, il faut se lever debout pour réclamer ce qui nous revient», a lancé le candidat péquiste hier lors de son investiture qui s’est tenue à St-Siméon.

Le professeur de sociologie affirme que la Gaspésie, qui a fourni des matières premières transformées ailleurs, voit maintenant ses travailleurs suivre le même chemin. «Pendant des décennies, nous avons donné nos ressources naturelles à des multinationales qui se sont poussées avec la mallette. C’est maintenant au tour de nos ressources humaines.»

M. Roy se demande si cette situation n’est pas souhaitable pour les libéraux, qui peuvent ainsi avoir toute la main-d’œuvre nécessaire pour développer le Nord québécois. «Si on arrivait à vivre décemment, nous n’aurions pas besoin d’aller ailleurs. Le régime de pauvreté imposé par les libéraux fait de nous des nomades obligés de s’exiler et abandonner nos familles. Même nos jeunes partent pour étudier.»

Un campus universitaire en Gaspésie

Le candidat estime par ailleurs que la Gaspésie est mûre pour l’arrivée d’un campus universitaire alors que la Côte-Nord aura le sien dans le cadre du Plan Nord. «Toutes nos ressources sont convoitées et orientées à l’extérieur. Nous avons nous aussi le droit de se développer et d’occuper dignement notre territoire.»

Selon le candidat péquiste, la Gaspésie a tout ce qu’il faut pour être une des régions les plus dynamiques en Amérique du Nord au cours de la prochaine décennie. «Pour y arriver, nous avons un choix politique à faire. La partielle de Bonaventure est une bonne occasion pour les Gaspésiens d’exprimer leur refus de la soumission, le mépris et l’arrogance qui sont notre lot depuis trop longtemps.» 

Elle était accompagnée pour l’occasion de plusieurs députés péquistes. Ravie de l’accueil enthousiaste d’une centaine de partisans après le tourbillon médiatique entourant son leadership, Mme Marois a demandé aux électeurs de sortir les libéraux du comté.

«J’ai écouté Damien Arsenault qui dit se présenter comme le candidat de la continuité. Quelle continuité. Avec quoi ne veut-il pas rompre. Avec un gouvernement Charest incapable de livrer la marchandise en région, qui a laissé tombé les travailleurs et les industries forestières, les personnes âgées et les familles à la recherche d’un médecin», a martelé la chef de l’opposition qui accuse les libéraux d’arrogance en prenant pour acquis le comté de Bonaventure.

«Faites-vous plaisir le 5 décembre prochain. Même si nous avons détenu le comté de Bonaventure que trois ans au cours des 54 dernières années, nous avons un attachement particulier pour la Gaspésie. La Baie-des-Chaleurs est la patrie de René Lévesque, le plus grand premier ministre au Québec. Nous avons une mission, abattre cette forteresse libérale composée d’arrogance et de corruption.»

Cynisme

L’apparition de pancartes et aussi la distribution de pamphlets qui vantent les mérites du candidat libéral tôt mercredi dernier avant même la confirmation du scrutin partiel dans le comté n’ a visiblement pas plu aux péquistes.

Pauline Marois reproche à Jean Charest d’encourager le cynisme envers les élus avec cette méthode. «C’est assez ordinaire et même gênant avec pour la seule raison de ne pas compiler ça dans les dépenses électorales.»

Conscient que la lutte sera difficile dans le comté compte tenu de l’importante machine libérale de son opposant, Damien Arsenault, Sylvain Roy croit que les choses pourraient changer. «Les Gaspésiens sont intelligents. Avec la diffusion de l’information, les gens vont s’apercevoir qu’on peut et qu’on doit changer de parti. Ce qui va se passer ici peut être le fer de lance d’une nouvelle révolution tranquille au Québec et d’une réappropriation de nos richesses collectives.»  

Pauline Marois fait campagne aujourd’hui dans le comté avec son candidat.

Le maire de Québec, Régis Labeaume, a l’intention de faire venir les grands voiliers dans sa ville pour le 150e anniversaire de la Confédération. Il compte impliquer les villes de l’est du pays, dont Gaspé, à titre d’escales.

Jean-Marc Rioux, vice-président du Club nautique Jacques Cartier, serait favorable à un retour de ces grands voiliers à Gaspé. «Ce serait extraordinaire. On ne passe pas à côté d’une occasion comme celle-là», dit-il.

En 1984, 36 grands voiliers venus d’un peu partout dans le monde avaient jeté l’ancre dans la baie de Gaspé avant de gagner Québec.
«Grandiose»

M. Rioux s’en souvient comme d’un spectacle «grandiose» qui a donné une «grande visibilité» à Gaspé. «Ça a attiré des journalistes et des curieux. Il y a eu beaucoup de photos de prises. Bien des gens ont découvert notre baie», dit-il.

M. Rioux avait alors œuvré comme responsable local d’un trois-mâts norvégien, le Christian Radich. Une fois sa mission accomplie, il a remonté le fleuve jusqu’à Québec sur le voilier.

«C’était l’époque de la Guerre froide. Le grand voilier russe, ancré derrière le Musée de la Gaspésie, était très surveillé», se souvient M. Rioux. La présence militaire était impressionnante : «il y avait la marine, des soldats, la Gendarmerie royale du Canada», énumère-t-il.

Voir grand

On avait vu trop grand, se rappelle aussi le Gaspésien. «On nous disait qu’on allait manquer de pain et de lait, qu’on ne saurait pas où loger tous les visiteurs. On avait même prévu des autobus à partir de Saint-Majorique pour transporter les gens jusqu’en ville.»

Une infime partie, «peut-être 20 000», des 50 000 à 100 000 visiteurs escomptés s’étaient présentés. Toutefois, «personne n’avait déprogrammé» le dispositif mis en place, s’amuse à dire aujourd’hui M. Rioux.

Les grands voiliers sont affrétés pour représenter différents pays, et servent souvent de bateaux-écoles. Ces dernières années, Gaspé a reçu les visites du Bluenose II, du Belem et du Pride of Baltimore.

Les consultations visaient à enrichir le contenu de l’évaluation environnementale stratégique commandée à la firme Genivar par le gouvernement du Québec.

Laurent Juneau s’est présenté vêtu d’un T-shirt à l’image de ses craintes. «Non à une marée noire dans le Saint-Laurent», y était-il inscrit. «Le Golfe, c’est un seul écosystème, une mer semi-fermée. S’il arrive une catastrophe, ça refoule partout sur les côtes, et dans l’estuaire», souligne-t-il.

Les emplois dans la pêche et le tourisme doivent être considérés, croit Marie-Claude Trudel. «Dans 20 ou 30 ans, la plate-forme sera peut-être fermée, mais on aura risqué de perdre des emplois plus durables.»

Gilbert Scantland, directeur de la Conférence régionale des élus,  juge «embêtant» de s’opposer à l’exploitation du pétrole. «Ça va se faire à notre bénéfice, sinon ça se fera au bénéfice d’autres provinces.» Toutefois, le modèle actuel, qui «collectivise les risques et privatise les profits» est à revoir, dit-il.

Éric Boucher appelle les citoyens à croire en leur pouvoir. «Si les citoyens décident qu’ils ne veulent pas d’exploitation, les gouvernements devront inévitablement en tenir compte», a-t-il lancé.  

Critiques sur la forme

L’acquisition par Genivar d’une firme de conception d’installations pétrolières les place en conflit d’intérêts, selon M. Juneau. «On l’a appris en même temps que vous, a répondu Christian Couette, de Genivar. C’est une petite entreprise qui fait de l’entretien dans les sables bitumineux. Ce n’est même pas en mer.»

Les citoyens se sont plaints d’avoir manqué de temps pour éplucher la brique de près de 700 pages du rapport, rendu public seulement le 3 octobre. Le mandat de Genivar ne couvre ni Old Harry (projet de forage à 80 km des Îles-de-la-Madeleine), ni la pertinence d’exploiter ou non les hydrocarbures, ont dénoncé certains.

Déjà des changements

La zone dite «de faible sensibilité», une portion de 57 % du Golfe où Genivar recommandait d’aller de l’avant dans son rapport préliminaire, pourrait fondre comme neige au soleil à la suite des commentaires reçus.

Les zones côtières d’une profondeur de 0 à 20 mètres seront automatiquement qualifiées de «forte sensibilité». Presque toute la Baie-des-Chaleurs et le pourtour des Îles-de-la-Madeleine vont acquérir ce statut, tout comme l’ensemble des zones d’importance écologique et biologique. Les secteurs d’intérêt touristique, où sont organisées des excursions en mer, seront aussi considérés.  

La présentation de Genivar hier mentionnait d’éventuelles redevances régionales, une notion absente du rapport préliminaire.

M. Couette, de Genivar en a rajouté sur l’insuffisance des systèmes en place pour intervenir en cas de déversement. «Les systèmes actuels sont faits pour traiter des accidents de la navigation de 15 000 tonnes maximum.» Le forage de BP dans le Golfe du Mexique en a laissé échapper 700 000 tonnes, a-t-il ajouté.

Les consultations se poursuivent ce soir à Chandler, le 3 novembre à Bonaventure et le 8 novembre aux Îles-de-la-Madeleine.

Le conseil des ministres a adopté mercredi le décret rendant officielle l’élection complémentaire dans le comté.

Les affiches du candidat libéral Damien Arsenault ont déjà commencé à faire leur apparition à divers endroit sur le territoire.

Le professeur en sociologique au campus du Cégep de Carleton-sur-Mer, Sylvain Roy, portera les couleurs péquistes. M. Roy sera officiellement élu candidat dès dimanche lors d’une assemblée d’investiture à St-Siméon, en présence de la chef du PQ, Pauline Marois.

L’attachée politique du député du NPD de la région Philip Toone, Patricia Chartier, représentera Québec Solidaire.

L’Action démocratique et la nouvelle formation politique de François Legault n’ont toujours pas confirmé la présence d’un candidat dans le comté.

Rappelons que cette élection partielle fait suite au départ de la députée ministre Nathalie Normandeau. En 2008, Mme Normandeau avait remporté facilement le scrutin avec 64,2 % des voix.

Le péquiste Marcel Landry avait terminé au second rang avec 29 %. L’adéquiste Denise Porlier et la solidaire, Patricia Chartier, avaient respectivement terminé 3e et 4e avec 3,5 % et 3,2 % des voix.      

«C’est vraiment insultant que les données existent déjà et que les conservateurs disent aux Québécois : vous allez payer deux fois pour le même registre», s’insurge l’élu.

Le député renchérit en soulignant que le transfert des informations au provincial ne coûterait pratiquement rien. M. Toone constate que le registre a été bénéfique au cours des dernières années lorsque les policiers ont eu à intervenir dans des dossiers de violence conjugale ou de suicide. «Le taux de mortalité en situation de violence conjugale a baissé de 50 %», illustre-t-il.

Registre adouci

La situation majoritaire du gouvernement donne peu d’espoir au député néo-démocrate que les conservateurs changent d’idée. Par contre, Philip Toone croit que le registre devrait être adouci. «L’idée que ce soit dans le Code criminel, donc qu’une infraction entraîne des peines sévères, c’est absolument ridicule», lance-t-il.

Chasseurs heureux

Selon ce que rapportait GRAFFICI.CA la semaine dernière, la Fédération québécoise secteur Gaspésie-les-Îles se réjouit que le gouvernement aille de l’avant avec son projet de loi. Son président, Alain Poitras, a déclaré que «pour plusieurs d’entre nous, c’est un gros soulagement. Avec le registre, on devait enregistrer deux fois nos armes. Une fois chez le commerçant et autre une fois auprès du gouvernement, ce qui était devenu lourd pour rien.»

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