le Vendredi 25 septembre 2026

Plusieurs facteurs poussent l’entrepreneur à prendre cette décision. «La Brûlerie de Paspébiac roule à 20 % de ce que les autres obtiennent»,  explique-t-il. Mais dans un second temps, M. Marquis indique un problème de personnel. Il n’a pas réussi à bâtir une équipe solide. «Le mauvais rendement est inhérent au roulement de personnel et à la difficulté de recruter un chef d’équipe. La chimie n’était pas là et les clients l’ont ressenti», développe-t-il.

Passer à une autre étape

Le passionné de café dit sortir la tête haute de l’expérience à Paspébiac. D’ailleurs, l’équipement de Paspébiac servira à l’ouverture d’une autre franchise dans une autre municipalité de la Gaspésie ou du Nouveau-Brunswick, où une Brûlerie est en service à Campbellton.

Mais Dany Marquis laisse environ trois semaines à un entrepreneur ou un groupe d’entrepreneur pour racheter la franchise de Paspébiac. Ceux-ci pourraient bénéficier de l’appui de M. Marquis. «Si les gens choisissent d’acheter une franchise, il y aura un accompagnement pour l’ouverture, le transfert, la gestion de l’entreprise. Les gens qui prennent une franchise ne sont pas seuls, il y a toute une équipe derrière eux.»

M. Arsenault est actuellement en réflexion après avoir été approché par l’exécutif régional. «Ma décision finale n’est pas encore prise. J’ai de l’intérêt pour représenter le comté mais je ne m’avance pas loin pour l’instant compte tenu qu’il y a beaucoup de choses à considérer».

Conscient que la députée sortante démissionnaire, Nathalie Normandeau, a beaucoup fait pour la région et que les souliers de cette dernière seront grands à chausser, M. Arsenault n’a pas peur du défi s’il va de l’avant. «Si ma réflexion me pousse à me présenter, j’arriverai là avec mes propres chaussures. Tout le monde connaît Mme Normandeau et a elle bien fait les années qu’elle était en poste. J’analyse actuellement ce que je peux offrir aux gens du comté et si je suis la bonne personne pour y arriver».

Famille

Père de 4 enfants, le candidat pressenti précise que sa famille sera au centre de sa décision. «Ma famille pèsera lourd dans la balance». Maire depuis 17 ans, M. Arseneault occupe également la présidence du Comité consultatif de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale du Québec. Le possible candidat est propriétaire d’une entreprise de transport scolaire.

Un constat fort peu reluisant indique le président de l’UPA Gaspésie-Les Îles, Éric Dubé qui explique que des motifs économiques forcent des agriculteurs à abandonner ce type de production. «Les mesures de resserrement mis en place au cours des dernières années à la Financière agricole ont été trop drastiques. Le monde agricole n’a pas été en mesure de s’adapter. S’il faut améliorer notre productivité, il faut du temps».

Selon lui, des solutions existent pour corriger la situation. «Nous avons des initiatives locales via la Table de concertation bioalimentaire. Des orientations provinciales devront  toutefois être mises en place pour développer l’occupation du territoire en investissant de l’argent. Les régions périphériques sont toujours les premières touchées», affirme le président.

Donnée intéressante

Au total, 33 % des produits vendus dans les épiceries du Québec proviennent des producteurs québécois. Un chiffre qui devrait être nettement plus élevé selon le président général de l’UPA, Christian Lacasse.  

Pour l’occasion, le député de Lotbinière-Chutes-de-la-Chaudière, Jacques Gourde, s’est déplacé hier à New Richmond pour annoncer l’appui financier du gouvernement. L’adjoint parlementaire au ministre du Développement économique pour le Québec, Denis Lebel, soutient que «l’industrie forestière traverse une période difficile. La forêt et ses travailleurs ont encore un rôle à jouer pour le développement durable de la Gaspésie.»

M. Gourde salue l’initiative de l’Association de viser les marchés étrangers. Le président de l’association qui regroupe une dizaine de petites entreprises sur le territoire compris entre Les Plateaux et Gaspé, Guy Pardiac, explique que le plan d’affaires développé par l’Association est d’investir 150 000 $ sur deux ans pour la commercialisation des produits.

Pour ce faire, les membres avaient besoin d’un appui substantiel des bailleurs de fonds, dont font partie Développement économique Canada, la Conférence régionale des élus de la Gaspésie et des Îles, le ministère du Développement économique du Québec et le ministère des Régions et de l’Occupation du territoire, à la hauteur de 70 %. Ces investissements permettront d’assurer les 30 à 50 emplois concernés, mais aussi de créer par la suite de nouveaux emplois, croit M. Pardiac.

Québec a rendu public le rapport préliminaire de l’évaluation environnementale stratégique commandée à Genivar. L’étude couvre le nord-est du Golfe du Saint-Laurent (à partir de la pointe ouest d’Anticosti), le bassin de la baie des Chaleurs et celui des Îles-de-la-Madeleine.

Si Québec donne le feu vert, les premières activités d’exploration dans les zones «de faible sensibilité» (voir carte) auraient lieu au plus tôt en 2015, et l’exploitation, après 2020. Les zones plus sensibles pourraient être graduellement ouvertes au développement des hydrocarbures quand le niveau de connaissances sera jugé suffisant.

La firme a délimité les aires où se concentrent les activités de pêche, les oiseaux marins, les secteurs importants pour les mammifères marins et les zones d’importance écologique et biologique (pour la reproduction des poissons ou leur migration, par exemple). Presque tout le Golfe est couvert par l’une ou l’autre de ces contraintes. Les zones où une seule contrainte est identifiée sont qualifiées de «faible sensibilité.»

Lacunes

Le rapport identifie plusieurs lacunes dans l’état des connaissances, dont la méthode de récupération du pétrole en cas de déversement s’il y a présence de glaces. Il faudrait aussi en apprendre davantage sur le mouvement des mammifères marins entre les différentes zones où ils se concentrent, ainsi que sur les courants présents dans le Golfe.

Les données existantes sont insuffisantes pour quantifier le potentiel en hydrocarbures dans le Golfe du Saint-Laurent et dans la Baie-des-Chaleurs. Le rapport s’avance toutefois à estimer les ressources potentielles à 2,3 millions de barils de pétrole et 1160 milliards de mètres cubes de gaz naturel.

Du pain sur la planche

Québec aura fort à faire pour adapter ses lois et règlements. Côté redevances, le rapport souligne «qu’une des avenues possibles pour le rendre plus juste et compétitif est de faire varier les taux de redevances selon le prix de la ressource, comme c’est notamment le cas en Colombie-Britannique et en Alberta.»

Québec doit aussi se doter d’un cadre de référence pour prévenir les déversements et intervenir. La Loi sur la marine marchande du Canada oblige les navires pétroliers à se doter d’un plan d’urgence et à posséder les ressources suffisantes pour intervenir, mais les plates-formes de forage ne sont pas soumises à cette loi.

Le gouvernement du Québec avait appliqué les conclusions d’un premier rapport portant sur l’estuaire et la partie nord-ouest du Golfe du Saint-Laurent, en interdisant toute exploration en amont de l’Île d’Anticosti.

La population sera consultée le 1er novembre au Gaspé Elementary School à Gaspé, le 2 novembre à la Polyvalente de Chandler et le 3 novembre à la Polyvalente de Bonaventure. Toutes les séances ont lieu à 19 h.

Bien que l’élu d’Outremont est toujours en réflexion à savoir s’il se lancera dans la course à la direction des néo-démocrates, M. Toone ne cache pas son admiration pour ce dernier. «Lorsqu’il était ministre de l’Environnement à Québec, M. Mulcair a travaillé très fort pour la région en s’impliquant contre l’installation de l’incinérateur de sols contaminés de Belledune, au Nouveau-Brunswick et aussi en imposant un moratoire sur l’exploitation d’hydrocarbures dans le golfe du St-Laurent.»

Le député estime également que Thomas Mulcair a joué un rôle important dans la vague orange qui a déferlé au Québec lors du dernier scrutin fédéral. «Si Thomas Mulcair ne s’était pas présenté dans Outremont, le NPD n’aurait peut-être pas frappé aussi fort au Québec. Le fait que j’ai été élu, c’est largement grâce à ce dernier. Je lui dois mon appui.»

M. Toone promet de tout tenter pour les candidats à la direction viennent débattre de leurs idées devant la population gaspésienne.

Le nouveau ministre québécois des Ressources naturelles a fait une discrète visite à Gaspé le 7 octobre, pour entendre les préoccupations des Gaspésiens et pour les inciter à participer aux futures consultations sur le pétrole et le gaz en mer.

Le grand public et les médias n’étaient pas conviés, mais on a laissé entrer la journaliste de GRAFFICI.CA. Les invités du ministre étaient surtout des représentants de la pêche, de l’aquaculture et du tourisme, des maires, des préfets et des militants libéraux.

Gilbert Scantland, directeur de la Conférence régionale des élus, a souligné que la Gaspésie «est en train de se donner l’image d’une région verte, avec l’éolien et la mariculture. Le pétrole est un peu en porte-à-faux avec cette vision.» Des retombées économiques «intéressantes, qui dépassent [les redevances liées à] l’exploitation», pourraient aider la région à avaler la pilule, croit M. Scantland.

«Un rendez-vous à ne pas manquer»

Pour O’Neil Cloutier, représentant des homardiers, l’exploitation des hydrocarbures est «un rendez-vous à ne pas manquer». «Il faut s’associer à la démarche pour obtenir des redevances pour la capture, la mariculture et la transformation.» De l’argent qui pourrait servir à ensemencer du homard, ou à rediriger certains pêcheurs vers la mariculture, précise M. Cloutier.

Bastien Denis, de l’usine Crevette du Nord Atlantique, est d’avis «qu’on ne peut pas passer à côté de ça [le développement des hydrocarbures]». «Mais s’il faut arrêter la pêche pendant trois ans, est-ce qu’on va avoir un dédommagement égal à nos pertes?», demande-t-il.

Le maire de Gaspé, François Roussy, était absent, mais un de ses adjoints a lu sa lettre au ministre. Il y qualifie les risques de «grands, voire très grands. Nous voulons disposer d’information claire et impartiale, et ensuite, que les risques soient minimisés. (…) Dans une mer semi-fermée (comme le Golfe) les risques sont bien réels. Pourquoi risquer nos ressources renouvelables pour des ressources non renouvelables? Aura-t-on des retombées, des redevances locales?»

Prêt à «aller plus loin»

Québec a commandé à la firme Genivar une évaluation environnementale sur l’éventuelle mise en valeur des hydrocarbures du Golfe du Saint-Laurent. «Il n’y aura pas d’exploration ni d’exploitation tant que le rapport final ne sera pas déposé (à l’automne 2012)», a averti d’emblée M. Gignac.

Toutefois, le rapport préliminaire «l’incite à aller plus loin».

«On est en mer, pas dans le fleuve, souligne le ministre. Il faut comprendre aussi qu’à Terre-Neuve, ils ont eu ce genre de débat il y a 25 ans. Il ne faut pas ignorer leur expérience.»

Le ministre Gignac garde la même réserve que sa prédécesseure Nathalie Normandeau sur d’éventuelles redevances régionales. «Il faut d’abord que la région exprime ce souhait. Je ne vais pas l’écarter, mais il faut voir ce que ça crée comme précédent.»

Le rapport n’est pas très bavard sur les risques d’une marée noire, admet M. Gignac. C’est mon souhait qu’on en sache plus dans le rapport final.»

Utilisé régulièrement depuis des années, le sentier sera maintenant inaccessible alors que les glaces se forment de plus en plus tard.

Les motoneigistes utilisaient des petites rues de l’agglomération, ce qui causait des problèmes de sécurité. «Le nouveau tracé passera derrière le Mont Béchervaise. Nous devrons faire connaître ce nouvel accès aux visiteurs», souligne la responsable des communications et de commercialisation de la Chambre de commerce de Gaspé, Marie-André Dufresne.

Elle ajoute que la région a une excellente réputation auprès des motoneigistes. «Tout le monde connaît les beaux paysages montagneux du secteur.»  

Bilan été 2011

Les trois lieux d’accueil touristique du grand Gaspé a connu une baisse d’achalandage de 17,3 % durant la période estivale comparativement à l’an dernier.

Les mauvaises conditions climatiques ont fait fuir les touristes québécois constate Mme Dufresne qui évoque également les Fêtes du 475e en 2009 et des retombées de l’événement en 2010 à la suite de l’importante campagne de promotion médiatique. «Comparé à 2008, les statistiques sont similaires sinon en légère hausse. Il n’y a rien d’affolant.»    

C’est l’avertissement donné par le maire Damien Arsenault alors que les administrateurs de l’entreprise, placée sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers en septembre denier, préparent un plan de relance. «Il n’y a pas de relance possible sans un bout de chemin fait par les créanciers. Le scénario qui sera soumis à ces derniers dans les prochains mois permettrait à l’usine de poursuivre ses opérations de façon définitive». L’usine doit près de 500 000 $ à ses fournisseurs.

Projet

Le maire Arsenault indique que la Coop travaille à une solution qui nécessitera peu d’investissement. «On parle de consolidation et de développement de marchés à notre portée. C’est de voir comment transformer le bois pour lui donner une valeur ajoutée.»

M. Arsenault assure que le ministre responsable de la Gaspésie, Yves Bolduc, est bien au fait du dossier et conscient des retombées de l’usine sur la communauté de Saint-Elzéar.

Le codirecteur de l’Alliance de Recherche Universités-Communautés – Défis des communautés côtières (ARUC-DCC), le professeur Steve Plante, explique que le travail de réflexion se fera fait «en partenariat avec les communautés locales pour identifier les grands besoins et les enjeux, et trouver les outils qui leur conviennent.» L’ARUC-DCC bénéficiera d’une période de cinq ans pour développer sa vision.

Recherche sociale

La recherche se concentrera sur le facteur social que constitue la lutte aux changements climatiques. «Nous ne sommes pas là pour déterminer si une municipalité a besoin d’un mur d’enrochement ou non», illustre-t-il. «Nous allons travailler sur la cohésion de la communauté, le sentiment d’appartenance, ou comment développer des réseaux.»

Un sinistre peut occasionner une détresse. L’ARUC-DCC promet donc de s’intéresser au côté psychosocial de la chose. «On peut voir apparaître des dépressions, des séparations ou des gens qui diminuent leur hygiène personnelle», donne-t-il en exemple. La prise en charge d’individus victimes de ce type de problème sera facilitée croit M. Plante.

La recherche est financée par le Conseil de recherche en sciences humaines du Canada.

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