Au total, 16 navires feront escale à Gaspé entre le 7 mai et le 25 octobre 2012. «Ça devient de plus en plus réaliste d’aller chercher entre 35 000 et 45 000 croisiéristes tous les ans, estime Stéphane Ste-Croix, d’Escale Gaspésie. On regarde le chemin franchi dans les conditions actuelles, avec le marché américain en piteux état. Si les clientèles ont été au rendez-vous quand même, je ne vois pas où ça pourrait s’arrêter.»
Un cas unique
M. Ste-Croix estime que les efforts de promotion menés ces trois dernières années auprès des compagnies de croisières portent leurs fruits. L’ensemble du Saint-Laurent connaîtra une bonne année en 2012, puisque les neuf ports d’escale verront 45 % plus de croisiéristes. Mais le cas de Gaspé est unique, remarque M. Ste-Croix. «Le branding Gaspé Peninsula est connu. L’Île Bonaventure, le Rocher Percé, la Côte-de-Gaspé, ça charme les clientèles», dit-il.
Chandler veut en profiter
Escale Gaspésie regroupe les villes de Gaspé, Percé et Chandler. À partir du printemps 2012, les croisiéristes pourront emprunter un train touristique de Gaspé vers Percé.
Chandler espère aussi tirer son épingle du jeu. «Ce qu’on attend, nous, ce sont les petits et les moyens bateaux, affirme la mairesse Louisette Langlois. S’il y a du débordement à Gaspé, nous, on est prêts à les prendre.»
Pour attirer les croisiéristes, Chandler mise aussi sur un parc linéaire qui partirait du port, traverserait les anciens terrains de la Gaspésia et irait jusqu’au bourg de Pabos. Le projet de 8 millions $ sera annoncé «sous peu», espère Mme Langlois.
Selon le maire, le gouvernement pourrait revoir sa liste de municipalités dévitalisées d’ici 2013. Or, Paspébiac est en ébullition à l’heure actuelle, avec la réfection du couvent qui deviendra un centre culturel et abritera la nouvelle salle du conseil, le projet de complexe sportif près de la polyvalente et la réfection de plusieurs autres infrastructures.
La dénomination «dévitalisée» peut paraître péjorative, mais M. Lebrasseur rappelle que le gouvernement augmente son appui financier pour ces villes et villages, qui ont peu de ressources ou qui ont subi un dur coup avec la fermeture d’une industrie.
«Nous avons plus de familles qui se sont installées sur notre territoire, et plus de diplômés, ce qui fait partie des critères. Il y a beaucoup de bons projets qui ont eu lieu», explique l’élu. Il ajoute que «parfois, un plus, ça peut être un moins. Nous voudrions conserver nos acquis.»
Gino Lebrasseur montre en exemple le processus qu’il a enclenché pour acheter un nouveau camion-pompe pour le service de pompiers pour la ville et ses partenaires municipaux de l’est. «Nous pouvons aller chercher une subvention de 250 000 $ à 300 000 $ pour l’achat. C’est un avantage énorme d’être dévitalisée.»
Les accusations proviennent du propriétaire d’Exploitation Jaffa de Maria, Jacques Loubert. «C’est une accusation qui est gratuite », lance l’élu. Il poursuit en soulignant qu’« à l’automne 2010, Exploitation Jaffa n’a même pas fait une offre à la municipalité. Si [M. Joubert] en avait fait une, nous l’aurions regardé.»
Le Groupe Bouffard avait le contrat précédent, et a proposé un renouvellement avec une augmentation par rapport au coût de la vie observé par Statistique Canada. Les municipalités sont tout à fait dans la légalité puisqu’il s’agit de contrats totalisant moins de 25 000 $.
Le gré à gré contesté
Or, l’octroi de contrat de gré à gré serait injuste selon M. Loubert. «Ils ont commencé à nous dire «faites-nous des prix». Mais nous voulons voir si nous sommes sur un pied d’égalité avec le groupe Bouffard», explique-t-il. Selon lui, les municipalités devraient se regrouper pour avoir un prix compétitif. Et en se rassemblant, les villes et villages devraient aller en appel d’offres, indique l’entrepreneur.
Jacques Loubert donne en exemple le partenariat survenu il y a trois ans entre les villages de Hope Town, Shigawake et St-Godefroi. Ces dernières avaient dû aller en appel d’offres public et avaient obtenu au moins sept soumissionnaires, relate le propriétaire d’Exploitation Jaffa.
Plusieurs néo-démocrates de l’Est du Canada ont dénoncé ce matin la décision d’Ottawa de fermer le centre de Québec et de transfère les neuf fonctionnaires vers Halifax.
Selon le député de la Gaspésie-les-Îles, Philip Toone, Graham Fraser fera enquête sur les services offerts aux francophones.
M. Toone est convaincu que l’action d’Ottawa aura un impact important sur les opérations du service. «Une personne en détresse qui contacte le centre n’a pas le temps d’attendre qu’un préposé lui réponde en français si le premier répondant est anglophone. C’est souvent une question de minute sinon de seconde. La vie des pêcheurs est en jeu. De plus, l’expertise perdue par ceux qui ne voudront pas déménager à Halifax sera inestimable.»
La région s’organise
La Conférence régionale des élus, les associations de pêcheurs et les conseils d’administrations des infrastructures portuaires sont sur le point de dénoncer la décision d’Ottawa. «Tous les organismes impliqués seront sollicités afin d’éviter la fermeture du centre prévue au printemps 2012», affirme Philip Toone, qui n’est guère étonné du travail des conservateurs. «C’est un parti centralisateur qui comprend mal les réalités régionales. On voit ça aussi avec les coupures chez Service Canada.»
L’événement se déroulera dans toutes les pharmacies Jean Coutu de la péninsule de 10h à 15h. Pour l’occasion, les enfants seront pris en photo et leurs empreintes digitales seront imprimées sur le carnet.
Les parents sont invités à toujours conserver le document avec eux lorsqu’ils sortent dans des endroits publics avec leur enfant.
La présidente d’Enfant-Retour Québec, Pina Arcamone, soutient que le moyen d’identification a porté fruit par le passé. «Il y a des parents qui nous ont confié avoir perdu leur enfant dans un lieu public. Ils se sont dit “heureusement que j’avais le carnet”, a-t-elle illustré. L’enfant a ainsi pu être retrouvé rapidement, a-t-elle rajouté.
Les parents pourront inclure dans le petit cahier une multitude d’information. Par exemple, la taille de l’enfant, son poids, s’il a perdu une dent, ou s’il a des allergies.
Des policiers seront sur place pour informer et sensibiliser la population sur l’utilité d’avoir ces descriptions rassemblées dans un livret. Ni les corps policiers, ni Enfant-Retour Québec ne conserveront copie du carnet. Il revient aux parents de mettre à jour la description de leur enfant.
Il y a déjà un bon moment que nos voisins madelinots ont prit le micro pour exprimer leurs préoccupations sur le forage en mer dans le Golfe du Saint-Laurent. Mêmes s’ils ont été plus discrets jusqu’ici, les pêcheurs et l’industrie du tourisme de la Gaspésie sont inquiets eux aussi.
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La municipalité a déposé hier après plusieurs mois de travail les grands axes de sa novelle politique de sa vision à long terme du mieux-être de ses citoyens, ses organismes ses places d’affaires.
New Richmond a déjà mis en place des actions de ce plan au cours des dernières années, dont les espaces verts, le retrait de la malbouffe des institutions de la Ville, la revitalisation du centre-ville, et des politiques culturelles et familiales.
Selon la mairesse, Nicole Appleby, cette vision à long terme aura un impact majeur auprès des générations futures. «Un développement qui répond au besoin du présent sans compromettre l’avenir. Ce concept prend en compte le caractère indissociable des dimensions sociales, culturelles, environnementales et économiques.»
Virage
Première municipalité de la Gaspésie à adopter ce type de politique, selon Mme Appleby, New Richmond entend donner la priorité à plusieurs axes dans un futur proche avec la création d’une réserve naturelle à l’embouchure de la rivière Petite Cascapédia, la cohabitation harmonieuse des différents secteurs d’activités de la ville et surtout une refonte du plan d’urbanisme et son application.
«Déjà des industriels du boul. Perron ont été sollicités pour déménager dans des endroits plus propices à leurs activités. Nous souhaitons que l’artère ne soit occupée que par des commerces aux détails. On ne veut plus qu’il se fasse n’importe quoi dans les secteurs résidentiels. Le plan confectionné sera d’ailleurs respecté intégralement».
Mme Appleby ne cache pas que la réussite du plan de développement repose en grande partie sur le partenariat avec les citoyens, organismes et gens d’affaires de la municipalité. «C’est une affaire de collaboration et nous recevrons toujours les entreprises à bras ouverts.»
La politique sera révisée au besoin.
La cause d’AL-TO-GÎTES a séduit le chanteur country. « C’est un fléau la consommation d’alcool et de drogues. Je trouve ça excellent de faire ça en Gaspésie. Ça peut aider la nouvelle génération », soutient-il.
Le chanteur a d’ailleurs déjà composé une chanson sur le sujet au cours de sa carrière, Le Bum, mon p’tit gars. « C’est une personne qui est proche de ma femme et moi. Les gens s’en servent dans les centres de thérapie. Si je peux aider d’une quelconque manière, je vais le faire », confie-t-il.
L’organisme est actuellement en campagne de financement pour mettre à niveau ses nouvelles installations. « On doit avoir les fonds nécessaires. Ensuite, nous pourrons faire les modifications. C’est déjà organisé avec le plan d’architecture », informe le fondateur David Grenier. Les bureaux seront situés sur le boulevard Gérard-D.-Lévesque à New Carlisle.
David Grenier ajoute que l’organisme n’offrira pas de soins de désintoxication, mais plutôt une oreille attentive et un support moral à ceux qui ont déjà vécu une dépendance. Il s’agit de les accompagner dans leur cheminement. « Le programme dure 24 semaines, et il est possible de faire un suivi pendant un an », explique M. Grenier.
Il est possible de faire un don à AL-TO-GÎTES en communicant avec David Grenier au 418-752-8517.
Il s’agit de Florian Duchesneau, ancien membre du conseil battu en 2009, et de Gabrielle LeBlanc, néophyte de la politique municipale, et résidente de la municipalité depuis 2007.
M. Duchesneau désire travailler quelques dossiers, particulièrement la mise à niveau de l’aréna, au cours des deux années de mandats restant avant l’élection générale de 2013.
Mme LeBlanc dit ne pas connaître tous les dossiers, mais souhaite travailler de concert avec le conseil municipal pour l’avancement de la Ville. Originaire de Caplan, Mme LeBlanc affirme être à Paspébiac pour y rester.
Le vote par anticipation a eu lieu dimanche et 360 citoyens ont participé au suffrage, ce qui représente 12,5 % des électeurs inscrits sur la liste électorale.
Le 25 juin 1904, un samedi soir, les opérateurs de Pointe-à-la-Renommée échangent des messages en morse avec l’opérateur TSF du navire Parisian, qui passe au large. Ils n’ont rien de bien spécial à dire, sinon d’indiquer la position du navire et de souligner que le signal est bon. Ils sont alors loin de se douter qu’on en parlera encore 107 ans plus tard.
Ces messages sont les premiers envoyés par la station. Deux ans auparavant, l’inventeur de la télégraphie sans fil, Guglielmo Marconi, avait signé une convention avec le gouvernement canadien pour construire des installations de communication transatlantique, et de communication entre les phares, les stations côtières et les navires.
Des sauvetages
De 1904 à 1957, les « Marconi » (le nom donné aux opérateurs par la population) travailleront à Pointe-à-la-Renommée d’avril à décembre. La pointe a le mérite d’être située en face du plus grand cimetière à bateaux du Saint-Laurent : l’île d’Anticosti. Les opérateurs de Pointe-à-la-Renommée et leurs collègues joueront d’ailleurs un rôle primordial pour la sécurité des navires.
Selon l’historien Jean-Marie Fallu, c’est grâce à une station comme celle de Pointe-à-la-Renommée qu’il y a eu des rescapés au naufrage du Titanic en 1912. « Grâce à la station de télégraphie sans fil de Cape Race [à Terre-Neuve], on a réussi à envoyer tout de suite un navire pour secourir les passagers », dit-il.
Les opérateurs de Pointe-à-la-Renommée ont eux aussi été au centre d’un sauvetage mémorable en 1942, en pleine Bataille du Saint-Laurent (écouter le récit de M. Fallu sur vidéo).
La fille de l’opérateur
Lloyd Nelson, le dernier chef-opérateur de Pointe-à-la-Renommée, y a travaillé de 1949 à 1957. Elinore Nelson, sa fille, était présente à la conférence de presse. « Je me souviens du bruit – dit dit daaw — du code Morse, dit-elle, de la lumière du phare qui passe par la fenêtre de ma chambre la nuit. J’ai gardé surtout des souvenirs du paysage, mais aujourd’hui, je me rends compte à quel point la station était importante. Et toute ma famille est enchantée par ce qui se passe. »
« On a toujours dit que le site historique avait une valeur historique inestimable pour la Gaspésie. Quand on nous dit non, ça ne veut pas dire jamais », affirme Blandine Poirier, présidente du comité local de développement de L’Anse-à-Valleau, qui met en valeur le phare et une reconstitution de la station Marconi. Le comité a essuyé un premier refus à sa demande de désignation déposée en 2007, avant de demander à M. Fallu d’approfondir le dossier.
Le Québec compte 81 événements désignés d’importance historique nationale, dont quatre en Gaspésie. Outre la station Marconi, on compte l’arrivée de Jacques Cartier à Gaspé, la Bataille du Saint-Laurent pendant la Deuxième Guerre et le sabordage du navire Marquis de Malauze lors de la Bataille de la Ristigouche en 1760.
Respect de la vie privée