le Vendredi 25 septembre 2026

Une rencontre est d’ailleurs prévue jeudi avec le ministre délégué, Norman MacMillan pour discuter du dossier. Le préfet d’Avignon, Bertrand Berger dénonce le monopole des entreprises en Gaspésie. « En plus de payer plus cher que dans les autres régions, à l’intérieur de ma MRC, des municipalités paient plus que d’autres. Il y a un monopole étanche. Les entreprises respectent leur territoire et font ce qu’elles veulent ».

Solution

Les élus gaspésiens vont proposer au ministre MacMillan d’obtenir le même prix pour la tonne d’asphalte que celui obtenu par son ministère. « On nous dit aux Transports que le gouvernement fixe lui-même le prix du bitume. Nous demandons de passer par l’État pour l’acheter. On contournerait le problème comme ça », croit M. Berger.

Un débat de cinq heures sur le redécoupage de la carte électorale se fera mardi à l’Assemblée nationale, une formalité selon M. Berger et la Commission chargée de ce dossier devrait la mettre en application dans les 10 jours. Trois circonscriptions en région devraient alors disparaître au profit de Montréal. « Nous avons tenté d’obtenir une rencontre avec le ministre responsable Yvon Vallière. Notre demande est restée sans réponse. Ça semble vraiment «canné», » déplore Bertrand Berger.

Le président va plus loin accusant les élus provinciaux de faire de la petite politique. « Ça ne se peut pas en 2011, que des gens supposément intelligents qui représentent la population à l’Assemblée nationale et qui nous parlent d’occupation du territoire sont incapables de s’entendre après des années de débat ». Et selon M. Berger, le refonte ne règlera en rien la problématique de la représentation électorale. « Dans quatre ans, Montréal accueillera plus de 200 000 nouveaux arrivants. Les régions vont encore écoper ».

En 2004, un an après la fermeture définitive de la Noranda et après un âpre débat sur la fermeture de la Ville, les autorités municipales avaient réussi à obtenir six millions $ pour équilibrer ses finances. L’entente s’est terminée en 2009 à raison de un million par an, mais la Ville a pris soin de répartir les deux derniers millions sur quatre ans. « Je demande de l’argent pour revitaliser les infrastructures pour pouvoir voir venir les choses. Deux projets d’envergure, XSTRATA et Exploration Orbite, pourraient entraîner de l’expansion chez-nous », indique la mairesse Délisca Ritchie-Roussy.

Le président de la CRÉ, Bertrand Berger admet que toutes les municipalités de la Gaspésie et des Îles auraient besoin d’un appui financier mais dans le cas de Murdochville, le gouvernement a déjà mis plusieurs millions de dollars (14) dans sa relance après le départ de la Noranda. « L’effort local a été fait avec des augmentations importantes de l’impôt foncier. Murdochville veut un plan pour ses infrastructures. La population a augmenté de près de 300 personnes au cours des dernières années. Ce n’est pas le moment de laisser tomber la municipalité ».

Orbite a obtenu son permis du ministère des Ressources naturelles et de la Faune pour prélever ce volume. Dans son usine de Cap-Chat, Orbite raffine l’argile gaspésienne pour obtenir deux types d’alumine. L’alumine de haute pureté (à 99,99 %) est utilisée dans la fabrication de lumières DEL ou de fibre optique. Raffinée à 99,7 %, l’alumine dite métallurgique pourrait servir de matière première aux alumineries québécoises.

L’alumine doit maintenant être testée dans une aluminerie « pour vérifier qu’on arrive bel et bien à obtenir du métal [de l’aluminium] dans les grandes cuves », explique Richard Boudreault, président et chef de la direction d’Orbite.

Selon M. Boudreault, Orbite respecte ses échéanciers. « On est en train de faire l’optimisation du procédé, explique-t-il. On prépare le design de modification de l’usine de Cap-Chat [qui se spécialisera dans la production d’alumine de haute pureté], et le design d’une usine d’alumine métallurgique qui sera située en Estran. »

L’étude sur l’emplacement de cette seconde usine commencera de façon « imminente », affirme le président. Orbite prévoit que les deux usines seront fonctionnelles d’ici la fin de 2013, avec 250 emplois directs au total.

Une étude sur la vétusté du bâtiment, construit en 1975, conclut que des travaux estimés à 3,5 millions $ doivent être effectués afin de le rendre conforme aux normes actuelles.

Des élus ont débuté récemment des consultations avec différents groupes sportifs afin de transformer l’aréna en centre multisport. « On souhaite que l’infrastructure serve plus de 6 mois par année et pour d’autres sports que sur glace. La Commission scolaire René-Lévesque et Gym-Action ont, entre autres, démontré de l’intérêt pour utiliser l’édifice », souligne le conseiller, Ambroise Henry.

Les consultations avec différents intervenants se poursuivront encore plusieurs semaines. Bonaventure pourrait accoucher d’un projet final dans les six mois. « On ne peut se permettre le statu quo encore longtemps devant l’état de certains équipements. Nous aurons alors besoin d’un coup de pouce des gouvernements », conclut M. Henry.

Ken Perry, qui  s’apprête à démarrer une entreprise de forage géotechnique et environnemental, souhaitait offrir ses services pour creuser des puits d’observation de la nappe phréatique aux alentours des forages de Pétrolia.

Michel Couture, de Gaspésie.com, était venu « par curiosité ». « On est dans une impasse, à Gaspé, présentement. On veut se développer, mais pas trop », indique l’homme d’affaires, qui ne sait pas trop quoi penser lui-même d’un éventuel développement pétrolier.

Pas invités

À l’entrée de la salle, deux membres du mouvement « Ensemble pour l’avenir durable du grand Gaspé » ont distribué des documents résumant leur position. Le groupe craint que la fracturation contamine la nappe phréatique et les sources d’eau potable.

Isabelle Proulx a justifié le fait que la soirée était réservée aux gens d’affaire en disant que « mon discours était vraiment développement, business, aider à démarrer des entreprises ». Elle a promis de venir consulter la population « aussitôt qu’on aura notre permis pour le troisième forage. »

Haldimand n°3 sera un forage dévié à l’horizontale, et situé à proximité des deux puits existants à Haldimand, à quelques kilomètres du centre-ville de Gaspé. Grâce à ce forage, la compagnie veut déterminer si la formation géologique peut produire des débits commerciaux de pétrole par le biais de fractures naturelles. André Proulx, président de Pétrolia, n’a pas voulu révéler encore l’emplacement exact et la profondeur du futur forage.

Sur ses puits existants de Tar Point (à Douglastown) et Haldimand n°1, Pétrolia réalisera des « tests d’injectivité », c’est-à-dire un essai de fracturation à petite échelle. « C’est l’équivalent d’un test de laboratoire, répété sur le terrain, affirme M. Proulx. Ce ne sont pas de fortes pressions, ni des épaisseurs importantes. On veut savoir si la roche casse ou pas. »

Haldimand n°1 sera fracturé sur une épaisseur de quelques mètres, à 950 mètres de profondeur. À Tar Point, le test sera réalisé à 2000 mètres de profondeur. Pétrolia n’a toujours pas déterminé quel produit sera utilisé, affirme M. Proulx. Toutefois, le scénario le plus probable consiste à tester avec du pétrole à Haldimand n°1, et avec de l’eau à Tar Point.
Si Haldimand n°3 ne produit pas suffisamment par ses fractures naturelles, et que les tests d’injectivité sont concluants, Pétrolia projette d’effectuer une véritable fracturation.

Préparer Haldimand n°1

Par ailleurs, Pétrolia prépare une éventuelle mise en production du puits Haldimand n°1, dont s’écoulent actuellement une dizaine de barils de pétrole par jour. La firme va changer le tuyau du puits pour un autre de plus gros diamètre. Elle cimentera la zone de 200 à 800 mètres de profondeur (le reste est déjà cimenté) « pour s’assurer qu’il n’y ait pas de remontées de gaz », explique M. Proulx.

Pétrolia attend son permis du ministère des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs pour son troisième forage, qui devrait coûter au-delà de 5 millions $. Il a déjà obtenu ceux pour les travaux à Haldimand n°1 et Tar Point, d’un coût de 800 000 à 900 000 $.

M. Lebrasseur a accepté hier de réagir à cette opération des 35 agents et gendarmes qui ont investi les lieux à la recherche de documents. « C’est déstabilisant et ça touche à la renommée de l’usine », reconnaît le directeur général de l’usine qui emploie jusqu’à 225 travailleurs dans son usine de transformation lors des périodes les plus achalandées. « Les employés aussi sont inquiets. Ce n’est jamais plaisant », admet Gino Lebrasseur.

Pêches et Océans enquête depuis plus d’un an sur des allégations de rejets en mer par des pêcheurs de crabes de plus de 95 millimètres. « On attend la suite des choses», ajoute M. Lebrasseur. Les cinq principaux actionnaires de l’entreprise possèdent des navires de pêche.

L’usine a transformé 2 millions de tonnes de crabes et 3 millions de tonnes de homards cette année. Une vingtaine de navires débarquent leurs prises chez Unipêche.    

Une usine du Nouveau-Brunswick avait reçu la visite des agents de Pêches et Océans l’an denier relativement à des infractions similaires.    

La vice-présidente du syndicat, Jacqueline Dugay, s’inquiète pour la qualité des soins offerts lorsqu’ils sont prodigués par du personnel provenant du privé. Elle affirme avoir reçu plusieurs témoignages de proches de bénéficiaires qui ont connu des problèmes avec les auxiliaires de la santé embauchés à contrat. « Ça nous inquiète d’entendre une femme nous dire qu’elle a dû déménager sa mère deux fois dans les centres privés parce qu’elle n’avait pas les bons soins », a-t-elle confié.

Mme Dugay et la Fédération continueront leur enquête. La vice-présidente compte aller à l’Agence de la santé et des services sociaux pour dénoncer le phénomène. « L’Agence possède des ressources, comme un inspecteur et un coordonnateur contre la maltraitance des aînés », explique-t-elle.

Le CSSS nie tout

Le directeur du CSSS de la Baie-des-Chaleurs, Jean-Philippe Legault, dément toute favorisation du secteur privé face au public. Il souligne que l’organisme travaille avec le milieu de l’éducation pour offrir les formations nécessaires afin de combler les postes vacants. « Nous avons un partenariat avec la commission scolaire l’Envol en hygiène et salubrité pour former des personnes pour l’entretien ménager », cite-t-il en exemple.

M. Legault affirme ne pas avoir entendu de tels cas depuis son entrée en fonction en novembre 2010. Il rappelle par contre que les bénéficiaires peuvent utiliser le chèque emploi-services pour embaucher des gens de leur entourage pour fournir les services. « Ce que nous pouvons faire de notre côté, c’est un survol des façons de faire. Mais ce que je comprends, c’est que c’est une démarche régionale du syndicat et non pas spécifiquement du CSSS de la Baie-des-Chaleurs », a-t-il soutenu.

À Hope Town, le récent rapport des évaluateurs dont les conclusions entreront en vigueur en 2012 pour trois ans fait état d’une augmentation de 2 millions $ de valeur foncière.

Certains propriétaires verront l’évaluation de leur résidence connaître une explosion de plus de 300 %.

Et même si la municipalité réduit le taux de taxation de 100 $, elle ne peut agir au cas par cas. « Je ne comprends pas comment les évaluateurs ont pu augmenter d’une telle somme la valeur foncière de la municipalité. Ça manque de logique. Je ne sais pas comment certains vont réussir à payer leur compte de taxes », déplore la mairesse Lisa MacWhirter, qui elle aussi fait face à une hausse de 189 % de la valeur de sa résidence.

Coupable

Le préfet de la MRC Bonaventure, Jean-Guy Poirier, confirme que le problème est provincial. « Ça fait encore plus mal ici compte tenu du revenu des ménages. Si rien n’est fait, des contribuables pourraient se retrouver avec des augmentations de 400 $ à 600 $ annuellement. »  

L’acquisition de résidences à des prix nettement au-delà de la valeur foncière actuelle expliquerait ce phénomène.

L’Union des municipalités du Québec et la Fédération québécoise des municipalités tentent de trouver des solutions à ce problème qui touche plusieurs régions du Québec. « Les municipalités seules sont impuissantes à changer cette tendance », admet M. Poirier.

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