le Vendredi 25 septembre 2026

Cette opération s’inscrit dans une enquête de plus d’un an sur des allégations de rejets de crabes en mer de plus de 95 millimètres par des pêcheurs. « Tous les crabes pêchés au-delà de cette limite doivent être conservés, même s’ils sont sales ou qu’ils ont une patte en moins. Les allégations seraient à l’effet que certains pêcheurs auraient fait du triage », explique le chef conservation et protection de Pêches et Océans pour la Gaspésie-les Îles, Jean-François Sylvestre.

Près de 35 agents et 3 gendarmes ont investi les lieux à 9h30 ce matin. M. Sylvestre ajoute que l’enquête n’est pas terminée et refuse pour l’instant de confirmer si d’autres usines ou même des navires de pêches sont dans le collimateur de Pêches et Océans. «La nature de l’enquête nous amène à l’usine pour un complément d’information. En dire plus pourrait nuire à l’investigation».

Des personnes ou entreprises reconnues coupables de ce type d’infraction encourent des amendes pouvant atteindre 100 000 $ par chef d’infraction.    

Le bâtiment de 4,1 millions $, construit pour le campus du Collège Gaspésie-les-îles, comprendra un gymnase, une salle de conditionnement physique et toutes les commodités nécessaires à son bon fonctionnement. «Les étudiants ont la priorité pour son utilisation mais grâce à un partenariat avec la Ville, les citoyens du secteur pourront aussi profiter des installations pour des activités sportives ou communautaires le soir et les fins de semaine», précise le directeur des études au Cégep de Gaspé, Louis Bujold.

Rétention souhaitée

Le directeur estime que la construction du Centre aura des effets positifs pour le Campus de Carleton-sur-Mer. « Avec l’arrivée de plusieurs nouveaux élèves et grâce à la mise en place de programmes éducatifs supplémentaires, nous pourrons mettre en place des traditions sportives en volleyball ou en basketball collégiale. Les étudiants pourront aussi profiter d’une vie parascolaire plus intéressante. »

Le campus compte 300 élèves, soit presque le double d’il y a cinq ans. Les travaux devraient être complétés en mars prochain.

Environ une vingtaine de citoyens se sont déplacés pour écouter les fonctionnaires du MRNF expliquer les grandes lignes de la politique que souhaite mettre en œuvre le gouvernement libéral. Ce dernier souhaite déléguer la gestion et le développement des forêts en bordure des villes et des villages aux communautés et aux entrepreneurs locaux.

Le directeur des affaires régionales et des opérations du ministère des ressources naturelles pour la Gaspésie-les-Îles, Marc Lauzon, est convaincu que « les communautés peuvent prendre en charge la gestion d’un territoire, qu’ils peuvent gérer les installations, l’aménagement forestier ou les activités de villégiature. »

Il ajoute que cette gestion collective doit bien sûr se faire en respectant les habitats à protéger et les lois déjà en place.

Les résultats de ces consultations seront acheminés à l’Assemblé nationale, et le projet de loi devrait être déposé dans les prochaines semaines.

Selon M. Lauzon, l’adoption du projet de loi est prévue au printemps pour être mis en application en avril 2013.

Le maire Saint-Elzéar, Damien Arsenault, et les administrateurs de la coopérative en ont obtenu l’assurance hier en fin de journée au terme d’une rencontre avec M. Bolduc.

La direction de la coopérative a 30 jours pour déposer un plan de redressement.  « Le ministre ne peut rien garantir, mais il est conscient de l’importance de ce dossier pour la Baie-des-Chaleurs. Nous devrions nous reparler dès la semaine prochaine et le ministre promet de nous soutenir », confirme le maire Arsenault.

Bien qu’il reste confiant que le dossier prenne une tournure positive, l’élu reconnaît que la situation est très difficile. « La Coop vivote depuis plusieurs années. La crise dure depuis longtemps. Pour la vitalité du milieu, c’est assez démotivant », admet-il.

La scierie Rosario Poirier menacée

Pour le président de la Conférence régionale des élus, Bertrand Berger, il n’est pas question d’envisager la fermeture de la coopérative. « Il faut que l’usine obtienne les subventions nécessaires pour passer à travers cette crise. La fermeture serait une catastrophe pour la MRC Bonaventure. Si Saint-Elzéar ferme, il ne restera rien dans le domaine forestier dans le secteur, sauf la scierie Rosario Poirier à St-Alphonse qui éprouve aussi actuellement des difficultés. »

Les travailleurs, qui n’ont pas été payés jeudi, ont tout de même accepté de poursuivre les opérations en usine en attendant que la direction trouve des solutions. La Coopérative forestière emploie quelque 120 personnes en usine et en forêt.

Il y a déjà un bon moment que nos voisins madelinots ont prit le micro pour exprimer leurs préoccupations sur le forage en mer dans le Golfe du Saint-Laurent. Mêmes s’ils ont été plus discrets jusqu’ici, les pêcheurs et l’industrie du tourisme de la Gaspésie sont inquiets eux aussi.

Yvan LeBlanc passe une partie de l’été sur le bord de la 132 à Percé, à l’abri sous une tente de toile blanche. L’employé des Bateliers de Percé vend des croisières pour observer les fous de Bassan qui nichent à l’île Bonaventure et les baleines qui s’alimentent dans les environs. L’exploitation du pétrole et du gaz au large? « On n’est pas intéressés à ça », répond-il, tranchant. En haute saison, des centaines de touristes embarquent chaque jour sur les navires de son employeur. « Moi, je gagne ma vie avec le tourisme. S’il y a une catastrophe écologique, on va en subir les conséquences et le gouvernement ne sera pas là pour nous aider. Un déversement, ça affecterait beaucoup plus de monde que ceux qui travaillent sur les plates-formes », dit M. LeBlanc.

Les chiffres compilés par GRAFFICI tendent à lui donner raison. Dans toute la province de Terre-Neuve-et-Labrador, l’industrie des hydrocarbures en mer fournit 3445 emplois. Dans la seule Gaspésie, 4000 personnes travaillent en tourisme. Environ 3330 autres gagnent leur vie grâce à la pêche, la mariculture et la transformation des produits marins. La Gaspésie expédie pour 125 millions $ par an de produits marins transformés. Les retombées de l’industrie touristique se chiffrent à 223 millions $. Et c’est sans compter les économies des Îles-de-la-Madeleine et de la Côte-Nord, aussi étroitement liées au Golfe du Saint-Laurent.

Les pêcheurs gaspésiens sont eux aussi préoccupés. « Old Harry, ça fait partie de notre histoire. On y a déjà pêché le sébaste [une espèce dorénavant sous moratoire] et c’est une route migratoire pour la morue », explique Réginald Cotton, pêcheur de poisson de fond et de crevette de Rivière-au-Renard. Il craint que toutes les espèces pêchées dans le Golfe soient affectées, ne serait-ce que sur le plan de l’image. « Ça pourrait aller jusqu’à marginaliser notre poisson, parce qu’il aurait été pêché près d’une plate-forme d’hydrocarbures. »

M. Cotton nuance toutefois sa position : son bateau consomme jusqu’à 10 000 litres de diesel à chaque voyage, un carburant qui doit bien provenir de quelque part, convient-il. « On ne peut pas dire “pas dans ma cour”! On va perdre la face. » Mais il tient à ce que les pêcheurs soient partie prenante des discussions aux côtés des représentants des pétrolières et des gouvernements. « On était là avant eux dans le Golfe. C’est notre territoire, c’est chez nous! », lance-t-il.

Vous voulez en savoir plus? Consultez les textes suivants dans le journal GRAFFICI du mois d’octobre 2011 ou cliquez ici.

Règlements : les lacunes

Marée noire : et si ça arrivait?

Le projet de Corridor Resources

Quels risques?

Consultez aussi les sites suivants :

La Fondation David Suzuki a simulé la trajectoire du pétrole advenant un déversement de 10 000 barils de pétrole par jour à partir du site d’Old Harry, à différents moments de l’année. La simulation se base sur les courants de l’année 2009-2010, et ne prétend pas couvrir tous les scénarios possibles, mais donne quand même une bonne idée du déplacement d’une éventuelle nappe de pétrole et du temps qu’elle prendrait à atteindre les côtes.

Après la catastrophe de BP dans le Golfe du Mexique, le gouvernement du Canada a chargé un comité de sénateurs de se pencher sur la situation de l’industrie au pays. Le titre de leur rapport  – Les faits ne justifient pas l’interdiction des opérations actuelles de forage en mer – ne dit pas tout. Les sénateurs soulignent plusieurs failles dans le système actuel, et en tirent des recommandations.  

Corridor Resources, la firme néo-écossaise qui veut forer à Old Harry, a préparé cette description de son projet. En accord avec la réglementation, la firme ne se contente pas de décrire les travaux à venir, mais produit des données sur les espèces présentes autour d’Old Harry et l’effort de pêche aux alentours.

La Coalition Saint-Laurent demande un moratoire sur l’exploration des hydrocarbures dans le Golfe. Dans ce document, elle explique pourquoi de façon schématisée. Même si elle n’est pas parfaitement à jour, la présentation a le mérite d’être claire et imagée.

L’Institut Pembina a publié en juin une étude comparative des réglementations dans l’Arctique canadien, aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Norvège et au Groenland. Il s’agit d’un document très technique, en anglais, et ses auteurs ne portent pas de jugement à savoir qui a le meilleur système. Mais pour ceux qui veulent aller plus loin, il pourrait s’agir d’un document précieux.

Hier soir, à Gaspé, 50 personnes se sont déplacées pour écouter Danielle Giroux, la Madelinienne porte-parole de la Coalition Saint-Laurent. Ce regroupement demande un moratoire sur tout projet d’exploration ou d’exploitation dans le Golfe, le temps que les impacts soient évalués.

Micheline Boulay, résidente de Gaspé, estime que le pétrole et le gaz en mer sont « une arme à deux tranchants ».

« D’un côté, tu as l’argent qui pourrait être amené aux communautés, dit-elle, et de l’autre, les risques. Est-ce qu’on prend une chance? Moi, en tout cas, je ne la prendrais pas. »

Pendant l’exploitation, « 90 % des profits ne va pas dans vos poches, mais en cas de déversement, c’est vos taxes et vos impôts qui vont payer », a lancé Jean-François Spain, tout en admettant qu’à court terme, la population peut toucher le gros lot.
Jauger les risques

Jean-Pierre Couillard, directeur de l’Association des capitaines-propriétaires de la Gaspésie, croit qu’il « peut y avoir une cohabitation », mais souhaite que les pêcheurs soient « partie prenante » des discussions, puisqu’ils ont « un droit acquis sur les ressources du Golfe ».

Le député libéral de Gaspé, Georges Mamelonet, présent dans la salle, réitère que la décision d’exploiter n’est pas prise. Son gouvernement attend les résultats de l’évaluation environnementale stratégique en cours, qui seront livrés cet automne. « Si le risque était de même niveau que dans l’Estuaire, notre gouvernement prendrait la même décision [un moratoire permanent] », dit-il.

Corridor Resources projette un forage exploratoire entre 2012 et 2014 sur le site d’Old Harry, à 300 kilomètres des côtes gaspésiennes.

Mme Giroux présente la même conférence ce soir à 19h, à l’Hôtel de ville de Sainte-Anne-des-Monts.

Dès le printemps, à Gaspé, Junex réalisera un forage vertical de 2000 mètres de profondeur, au coût de  2,5 à 3 millions $.

« On essaie de trouver un endroit où le sol est suffisamment perméable pour qu’on puisse produire du pétrole de façon conventionnelle [sans fracturation] », affirme Jean-Yves Lavoie, président de Junex. La firme a obtenu récemment son permis du ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF).

Le cinquième forage

Le forage sera le cinquième dans ce secteur, après les puits Galt 1, 2, 3 et Baillargeon. Galt no. 1 a alimenté des industries locales en gaz naturel au début des années 2000. Galt 3 a déjà produit 232 barils de pétrole sur quatre jours après une stimulation à l’acide en 2005. « On a testé ces puits avec des pompes en profondeur, et ce ne sont pas des débits commerciaux », admet M. Lavoie.

L’emplacement du nouveau forage est situé à 2,5 kilomètres à l’ouest des puits existants. Junex ne prévoit pas y faire de fracturation hydraulique à court terme. Toutefois, « c’est possible que ça vienne », indique M. Lavoie. L’injection d’acide chlorhydrique pour « nettoyer » le puits est plus probable.

Le président de Junex escompte peu de remous de la part de la population gaspésienne. « La Gaspésie est une région peu explorée, où il y a seulement 10 à 15 % de territoire habité. On se concentre à des endroits où c’est plus facile de faire des projets. »

Accusé d’avoir dépassé le quota de pêche à la plie le 15 juillet 2010 au large de New Carlisle, Éric Parent tentera de faire reconnaître par le Tribunal que la loi fédérale fixant le nombre de prises ne s’applique pas à lui.

Son procureur, Me Pierre Montour, entend contester la constitutionnalité du règlement en faisant la preuve de l’existence d’une communauté métisse historique en Gaspésie et de ses droits ancestraux. « Nous avons avisé les procureurs du Canada et du Québec que nous allons contester la constitutionnalité du règlement quant à son application envers notre client. Il y a une exception pour les Métis. » Me Montour présentera une défense de droits ancestraux.

Un jugement favorable établirait l’existence d’une communauté métisse historique et contemporaine en Gaspésie, admet le procureur qui s’attend à une longue bataille d’experts. « Nous allons faire la preuve de la présence d’une communauté métisse dès le 17e siècle dans la région et qu’elle est toujours vivante. »

Le procureur de la Couronne dans ce dossier, Denis Lavoie, admet que le jugement pourrait faire jurisprudence. « Le fardeau de la preuve revient toutefois à la Défense. » Me Pierre Montour ne serait pas surpris que cette cause se retrouve en Cour suprême.

Confiant

Le président de la Communauté métisse, Benoît Lavoie, est confiant que la décision forcera les deux paliers de gouvernement à reconnaître son groupe. « Notre but est de s’asseoir à une table de négociation avec Ottawa, Québec, les autres bandes autochtones pour négocier nos droits. Tous nos descendants vont en bénéficier. »

Nombreux

Le généalogiste de la Communauté, Réjean Martel souligne qu’une bonne portion du côté sud de la péninsule compte une majorité de Métis. « De L’Anse-à-Valleau à Paspébiac, environ 90 % de la population est métisse. Ailleurs, le pourcentage baisse, mais il y encore de nombreux Métis dans ces secteurs. »

Le procès pourrait s’étendre sur plus de 24 mois.

Parmi les plus connus, Martin Petit, Daniel Lemire et Gilles Latulippe se promèneront dans les différentes salles du territoire, à Gaspé, à New Richmond, à Chandler, à Carleton-sur-Mer et à Petite-Vallée. « Nous avons réussi à attirer ces artistes grâce à la réputation que la Gaspésie s’est faite par la présentation des spectacles d’été », affirme la directrice générale du Roseq, Solange Morissette.

Musique

La programmation musicale du Roseq reflétera par ailleurs une  diversité des genres. Ainsi, Isabeau et les chercheurs d’or, Alex Nevsky, Alexandre Désilets et Vendeurs d’enclumes représenteront la relève. William Deslauriers et Mario Pelchat parcourront également la péninsule pour attirer un plus large public.

Une partie de la programmation est aussi consacrée au théâtre. Les Chicklets, un groupe franco-ontarien, ont séduit Mme Morissette. « Ce sont trois filles talentueuses qui allient danse, théâtre et chanson. Quelqu’un qui aime les comédies musicales va adorer! », a-t-elle déclaré. La pièce musicale raconte l’histoire de trois Franco-ontariennes des années 1930 qui émigrent à New York.

Bilan estival positif

La fréquentation des différentes salles du Réseau a provoqué une hausse de près de 20 % du taux d’occupation des salles. « C’est une année record à tous les niveaux. Nous avons accueilli 305 shows et 59 artistes sur la route. Nous n’avions jamais connu un été aussi occupé! », s’est-elle exclamée.

Le dossier d’Éric Parent sera entendu en Cour supérieure mercredi à New Carlisle. Ce dernier revendique son droit à la pêche pour sa subsistance et celle de sa famille. La Communauté prendra en charge ses frais judiciaires.

Cause facilement défendable

L’assemblée a décidé de prioriser ce dossier avant celui d’Isabelle Huard, victime de deux avis d’éviction de son camp de chasse par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune, et qui sera vraisemblablement appelée à se défendre en Cour civile.

Selon le procureur de la Communauté, Me Pierre Montour, il est plus facile et moins onéreux de défendre une cause criminelle qu’une cause civile. «En Cour fédérale, c’est du common law. C’est des lois de coutume qui ont environ 1000 ans. Si une disposition n’est pas dans le texte, je peux négocier avec le juge. En Cour provinciale, le Code civil est en place depuis 1992 et comprend plus de 2000 articles. Ça prend du temps pour s’y retrouver», a-t-il expliqué à la centaine de membres métis présents à l’auditorium de la polyvalente de Paspébiac.

Le président de la Communauté, Benoît Lavoie, soutient que cette décision permettra de «sauver du temps, des années, et de l’argent vu que le dossier est déjà devant la Cour.»

Camps de chasse

Le dossier de Mme Huard n’est pas abandonné pour autant. Plusieurs membres métis se sentent interpellés par cette histoire.  Parmi la centaine de personnes présentes samedi, plus d’une dizaine affirmaient avoir reçu des avis d’éviction pour leur camp de chasse.

«Nous gardons le dossier de Mme Huard. Quand il y aura des accusations, nous suivrons le dossier», a tenu à rassurer M. Lavoie. «La communauté s’est engagée à la défendre et elle va le faire», a-t-il martelé.

Respect de la vie privée

En acceptant de partager certaines informations de navigation avec nous, vous nous aidez à nous améliorer et à vous offrir une meilleure expérience.
Activez les catégories que vous souhaitez partager, merci de votre aide!
Nécessaires au fonctionnement du site web.
  • Google Analytics
  • Vidéo
  • Google Ads
  • Facebook Pixel
  • Conversion Linker
  • Google Tag Manager