le Mardi 22 septembre 2026

Visionnez l’entrevue avec Olivier Demers de la Société du chemin de fer de la Gaspésie.

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Le directeur général et prévisionniste au Centre d’avalanche de la Haute-Gaspésie, Dominic Boucher, prévient que cette activité, qui peut sembler banale, comporte des risques importants. «Dans un contexte de haute montagne, ça peut vite venir sérieux en cas de blessure, commente-t-il. Contrairement à une descente en ski alpin, en télémark ou en planche à neige, la crazy carpet n’a pas de carres. Il est donc difficile de maîtriser sa descente, voire d’arrêter sur une surface glacée.»

Qui plus est, ajoute M. Boucher, rares sont ceux qui porteront un casque. Les roches, les arbres, les ravins, le froid, les avalanches peuvent pourtant être des dangers potentiels pour le néophyte de la crazy carpet dans pareil environnement.

«Généralement, la crazy carpet est une activité de proximité, que l’on pratique près de chez soi, mais pas en zone alpine, dans un environnement sauvage et isolé», indique le spécialiste de la haute montagne. En cas de blessure, ajoute-t-il, les secours, tels que la Sûreté du Québec, peuvent prendre des heures à arriver, car les ambulances ne vont pas plus loin que le stationnement.

Selon M. Boucher, bien des gens ne sont pas conscients des risques que représente la pratique de cette activité. La plupart ne sont pas formés ou équipés pour faire face à une situation qui tournerait mal. Le spécialiste est d’avis que davantage de sensibilisation devrait être faite pour prévenir d’éventuels accidents.

Banaliser l’activité

Un rapide voxpop auprès de jeunes trentenaires en Haute-Gaspésie a confirmé les propos de M. Boucher. «J’ai un super système de freinage, quand je descends en crazy carpet sur le ventre dans les Chic-Chocs : mes raquettes», a déclaré un adepte de ce type de descente qui a souhaité garder l’anonymat.

«Voyons, ce n’est pas si dangereux que ça, il ne faut pas exagérer» a poursuivi un autre, qui s’aventure pourtant sans trousse de premiers soins ou matériels de sauvetage en cas d’avalanche.

Un phénomène mineur ?

Michel Côté-Ménard, préposé à l’accueil au Centre de découverte et de services dans le Parc de la Gaspésie , indique qu’on ne peut pas parler de l’émergence d’un phénomène crazy carpet en tant que tel. «Il n’y en a pas tant que ça, explique-t-il. C’est sûr qu’il y a plusieurs [personnes] qui iront en faire, mais ils ne viendront pas nous le dire!  

Interdite dans le Parc de la Gaspésie, l’activité est «non recommandée» dans la Réserve faunique des Chic-Chocs, précise M. Côté-Ménard. «C’est un peu dangereux, concède-t-il. Mais s’il est arrivé des choses, ça n’a pas dû être très grave. On ne nous a rien rapporté.»

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«On espère que notre plateforme web aura beaucoup de publicité et qu’elle attirera des milliers de gens» indique Claire Fortin, promotrice-fondatrice et présidente du Centre de pédiatrie sociale de la Haute-Gaspésie.

L’objectif de cette campagne, orchestrée par le volet caritatif de GFI Solutions, l’une des plus importantes compagnies dans le domaine des logiciels informatiques au Canada, est d’amasser de 75 000 à 100 000$ pour supporter le Centre de pédiatrie sociale de la Haute-Gaspésie, lié à la Fondation du Dr Julien.

Chaque participant à l’expédition devra amasser 2500 $ pour assurer sa place au sein de l’équipe, «formée par des personnes connues de Montréal et des personnes clés de l’entourage du Dr Julien», précise la dame de 64 ans, qui se contentera d’atteindre le camp de base du Kilimandjaro, dont le sommet atteint 5895 mètres.

Des gros sous pour les enfants

La somme amassée viendra supporter les trois points de services du territoire haut-gaspésien, situés en milieu scolaire. Pour l’heure, seul celui de l’École de L’Escabelle de Cap-Chat est ouvert depuis janvier dernier. Au printemps, celui de Tourelle (dans les locaux de la Coop de la Haute-Gaspésie, à proximité de l’École des Bois-et-Marées) devrait recevoir ses premiers enfants et, en 2013, un autre est attendu à Gros-Morne, suite à la construction de la maison de la famille L’Essentiel, qui offrira des locaux.

«Pas moins de 30% des enfants dans le besoin tombent entre deux chaises» informe Mme Fortin. Les points de services permettront de s’assurer que l’enfant référé reçoive le suivi nécessaire à son bien-être et son développement, en étant évalué par un médecin. Des spécialistes, tels des orthopédagogues et des psychothérapeutes, ainsi que de nombreux bénévoles sont aussi impliqués.

Il est attendu que le Dr Lavigueur et une ipsycho-éducatrice visiteront les points de services de Cap-Chat et de Tourelle, à raison d’une demi-journée par semaine. «Si on pouvait offrir au moins une journée complète dans chaque centre chaque semaine, ce ne serait vraiment pas de trop! C’est ce que devrait nous permettre la campagne de financement.»

«L’approche développée par le Dr Julien connait un vif succès, ajoute Mme Fortin, forte de ses 35 années de métier comme orthopédagogue, dont 25 ans en milieu defavorisé (8 ans à l’école Saint-Nom-de-Jésus dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve  à travailler dans l’esprit de la pédiatrie sociale). Les parents se sentent en confiance de savoir que leur enfant sera vu par un médecin, surtout qu’il n’y a aucune référence laissée à la DPJ.»

Plusieurs autres volets d’intervention sont aussi prévus. Le lancement officiel du Centre est fixé pour le 25 mai prochain, avec la présence du Dr Julien.

«On a voulu faire l’exercice de raconter l’histoire sans les facilités classiques, en allant chercher les gens seulement avec l’image et le son», dit Christian Lamontagne, photographe professionnel et directeur photo, derrière les images du film.

«Notre intention, c’était de présenter le rapport que les Gaspésiens entretiennent avec le territoire, explique Guillaume Lévesque, chargé de la prise de son et de la conception sonore. On voulait parler d’exploitation minière, forestière et de la pêche, mais aussi de l’aspect touristique.» Pour les auteurs, il était important d’aller au-delà de l’image bucolique de la Gaspésie et de ses lieux touristiques.

«On a tourné surtout du côté nord [de la Gaspésie] et la pointe, peu du côté sud», précise-t-il. Le film présente notamment une forêt ancienne du mont Hog’s Back, des coupes forestières dans la vallée de la Matapédia, des dépôts miniers de Murdochville, la pêche à Mont-Louis, des vagues de touristes.

«On explore aussi l’aspect de la protection territoriale quand l’on montre les tranchées de la Deuxième Guerre mondiale de Fort Péninsule à Penouille, dans la baie de Gaspé, souligne M. Lévesque, un natif d’Amqui qui habite désormais au Bic. On avait aussi le désir de montrer la magnificence du territoire», poursuit-il.

Quand le traitement est le message

Selon M. Lamontagne, originaire des Bois-Francs et résident de Sainte-Félicité près de Matane, «le film n’a pas de message en soit», parlant plutôt de «l’idée d’exploration visuelle», lui qui avait à cœur de montrer le territoire, ni plus ni moins.

«Ce n’est pas un secret d’État qu’une grande partie de la région fait de l’exploitation forestière. Si on prenait une photo satellite, on verrait un fromage gruyère, avec des trous partout. On n’est pas pour ou contre ce phénomène-là. Je crois que cette industrie a la place qu’elle mérite dans le film, une place préoccupante, mais cela fait partie de l’histoire de cette région-là.»

Quant à M. Lévesque, «en filigrane, peut-être qu’il [le film] dit autre chose. Il y a une certaine critique, par le traitement des scènes d’exploration forestière : avec les images en accéléré, on sent la machine qui avance dans la forêt de façon ahurissante, raconte-t-il. Puis la scène qui suit, on buche la forêt de manière très humaine, très posée. Ça vient en opposition avec les images précédentes.»

Jouer avec le temps

«Quand on rentre dans le thème de l’industrie touristique, on le fait de manière rigolote, se confie M. Lamontagne. Les touristes sont présentés en accéléré : on a l’impression d’un raz-de-marée humain, là juste pour une très courte période. Puis, c’est la désolation, avec l’hiver. Une fois que l’hiver est installé en Gaspésie, il est là pour longtemps. On a beaucoup joué avec la notion de temps»

Sans contredit, l’une des forces du film est sa structure, qui fait voyager allègrement le spectateur à travers les différents thèmes exploités. «On a vraiment donné carte blanche à notre monteur Jean-Guy Dupéré», indique M. Lamontagne, manifestement satisfait du rythme rendu. Quant à la musique, elle est signée Nicolas Archambault.

Petit film deviendra grand ?

Tourné entre 2004 et 2008 et sorti en 2010, Gaspésie s’inspire des films non-narratifs tels Koyaanisqatsi (1983) et Baraka (1992). Les deux auteurs sont d’avis que c’est «modestement comparable», leur œuvre ayant été «faite avec beaucoup moins de moyens», soit une bourse de 10 000 $ du Fonds du Bas-Saint-Laurent pour les arts et les lettres.

Un Gaspésie II en route? «Peut-être bien»,  répond Christian Lamontagne, qui aimerait bien donner suite au projet, mais cette fois, avec des moyens techniques et financiers beaucoup plus ambitieux et surtout, avec l’enrichissement de plusieurs années d’expérience, ce film étant une pièce marquante de leurs débuts.

Diffusé à sa sortie à Amqui et Rimouski, puis projeté à La Fabrique de Matane le 26 janvier dernier, le documentaire pourrait connaître un second souffle cette fois en Gaspésie, la distribution venant d’être prise en charge par le centre de production Paralœil de Rimouski.

La SCFG n’est pas au bout de ses peines alors qu’une toute récente étude de la firme Roche, datée du premier février, vient confirmer qu’un pont à Cascapédia, dans la Baie-des-Chaleurs, est impraticable en raison de son usure avancée. C’Est ce qu’a confirmé le directeur de la SCFG, Olivier Demers, lors d’une conférence téléphonique tenue jeudi. Il assure toutefois que les travaux commenceront sous peu. «L’acier qui servira pour les pièces de remplacement est déjà en production. Les pièces qu’on va remplacer ne sont pas nécessairement grosses, ce sont des “stringer’’ ou des barres de tension. Quelques-unes sont [affaiblies] par l’érosion et la rouille. On parle de six à huit barres de tension.»

«On n’est pas à l’abri d’avoir d’autres surprises» admet toutefois Olivier Demers qui souhaite au final que les travaux prévus sur l’ensemble du réseau soient faits le plus rapidement possible afin de permettre au train de passagers de VIA Rail d’y circuler. Il n’était toutefois pas en mesure de déterminer une date précise quant à la réouverture du tronçon ferroviaire. VIA Rail n’y fait plus circuler ses locomotives depuis le mois de décembre, faute d’avoir la garantie que la voie ferrée est sécuritaire.

Le chef du transport et de l’exploitation ferroviaire chez VIA Rail, Marc Beaulieu, réitère que son entreprise doit avoir l’assurance que le réseau est sécuritaire avant la reprise des services de ses trains de passagers. «La sécurité est la priorité pour VIA. c’est ce que nous répétons depuis des semaines.»

Québec et Ottawa

Plus largement, on rappellera que la SCFG demande à Québec et à Ottawa d’injecter 93,5 millions $ sur cinq ans afin de mettre à niveau le réseau ferroviaire qui s’étend de Matapédia à Gaspé sur une distance de 300 km. Sans l’aide des paliers gouvernementaux, la voie ferrée est menacée de fermeture. À ce titre, Olivier Demers note que, si du côté d’Ottawa les négociations sont au point mort, du côté de Québec les pourparlers avancent bien. «On est toujours en discussion avec le [ministère des Transports du Québec] et on est plus que confiant d’avoir le financement de Québec».

Ce reportage a été réalisé par TVI, la télévision communautaire des Îles-de-la-Madeleine, dans le cadre de l’émission Reportages régionaux, diffusée sur les ondes des sept télévisions communautaires de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine.

Cette émission a été rendue possible grâce à la collaboration de Télé-Soleil,  de télévision Haute-Gaspésie, de Télé-Sourire, de Télé-Grande-Rivière, de Télé-Gaspé, de TéléVag, de TVI (la télévision communautaire des Îles) ainsi que de GRAFFICI.CA.

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