le Mardi 22 septembre 2026

Depuis décembre dernier, dix-sept cubes lumineux et une vingtaine de sapins illuminés entourent la patinoire du village de Marsoui, un site nommé la Féerie Notre-Dame-des-Neiges, un nom donné en l’honneur de l’école du village.

Cette installation a été conçue gracieusement par Raphaël Bernatchez, natif du village, ainsi que son collègue Philippe Paulin, des professionnels du monde du spectacle et de la scène.

Ces derniers étaient soucieux de donner à Marsoui un lieu de rassemblement. «J’ai voulu poursuivre l’œuvre des Bernatchez en aménageant quelque chose de beau pour mon village», disait le jeune Bernatchez dans la dernière édition du journal GRAFFICI. Ce dernier a été inspiré par le travail de son défunt grand-père, qui a entretenu la patinoire pendant plus de vingt ans.

Les Bernatchez, coup sur coup!

En raison d’une implication bénévole remarquable, la patinoire de Marsoui a été nommée l’anneau de glace Germain Bernatchez. «Quand est venu le temps de choisir un nom, celui de Germain Bernatchez s’est présenté comme une évidence» a expliqué vendredi Anne Sohier, agente culturelle à Marsoui, devant la foule d’une soixantaine de personnes attroupée devant elle. Un panneau a été dévoilé pour l’occasion, décrivant combien le «maître sucrier, violoneux et passionné de hockey» s’est impliqué au fil des ans au sein de la communauté «pour les loisirs, les sports et la jeunesse.»

Puis, parmi les patineuses, la mairesse de Marsoui a pigé un nom pour désigner la Fée des Neiges 2012, une tradition marsoise par excellence. Le hasard a voulu que cette année, cet honneur revienne à Vicky Bernatchez, nulle autre que la sœur de Raphaël Bernatchez et petite-fille de Germain Bernatchez. Des feux d’artifice sont venus clôturer en beauté cette soirée.

Le samedi de 13 h à 16 h, d’autres activités avaient lieu dans le parc Alphonse-Couturier, dont notamment des olympiades d’hiver pour les enfants, de la glissade et du patinage, de la tire sur neige, un tirage de prix.

Le site, agrémenté de ronds de feux, de bancs et d’une cabane chauffée pour les patineurs et les passants, est ouvert aussi longtemps que le permettra Dame Nature.

«La Grande traversée, c’est un voyage au cœur de l’humain, organisé avec passion»,  dit Claudine Roy, cofondatrice et présidente de la TDLG. Les bénévoles, les membres du CA, tous sont des passionnés de l’hiver et de cet événement. Notre objectif : que tout le monde qui y participe reparte satisfait!»

Depuis sa première édition en 2003, la TDLG a fait bien du chemin. Aujourd’hui, 13% des Québécois connaîtraient la Grande Traversée, une notoriété respectable pour un événement de cette envergure, lui qui n’a que 9 éditions à son actif. C’est ce que révèle une étude de HD Marketing, une firme indépendante de Québec mandatée par la TDLG pour analyser les divers impacts de la dernière édition.

Un effet magnétique

«Notre événement est unique sur la planète, se targue Mme Roy. Et il est aujourd’hui connu à l’international!» Parmi les 300 participants, on compte surtout des Québécois, mais aussi des gens venus de la France, de la Norvège, des États-Unis. La TDLG a fait son entrée dans la cour des grands, certains la comparant au Sentier de Compostelle, version hivernale.

L’événement convainc  aussi certains participants à s’implanter en région. «Je connais même un pédiatre qui est venu s’installer à [l’hôpital] l’Hôtel-Dieu de Gaspé après avoir participé à une traversée, ce n’est pas rien!, précise Mme Roy, pleine d’enthousiasme. Et j’aurais plein d’autres exemples comme ça à vous donner… des gens qui ont des coups de cœur pour la Gaspésie et qui y reviennent!»

Des retombées considérables

«En retombées médiatiques, la TDLG équivaut à un million de dollars!», rappelle  Mme Roy, un chiffre tiré de l’étude. Les impacts sont multiples, indique-t-on dans le rapport, étant non seulement médiatiques, mais aussi économiques, sociaux, culturels et environnementaux.

En 2011, la TDLG a injecté plus de 320 450 $  en argent neuf dans l’économie régionale et a créé l’équivalent de 8 emplois à temps plein. «L’étude révèle que le ratio investissements locaux/retombées économiques est de 14, comparativement à un retour de 4 pour le Festival d’été de Québec ou le Festival du Film sur l’Environnement de Portneuf», avance Jean-Michel Perron, le consultant responsable de l’étude.

*Pour un supplément d’information, lisez l’article La TDLG à l’aubre de sa 10e édition à la page 24 du journal GRAFFICI du mois de février.

«Les résultats de la phase I sont vraiment super bons», s’enchante l’une des copilotes du projet au conseil municipal, Marie-Eve Saint-Laurent. On est fier que les gens aient embarqué malgré le scepticisme du début. Il y en avait qui étaient sur la défensive, qui avaient peur que ça représente une grosse charge, que ça soit accompagné de mauvaises odeurs…»

L’initiative du compostage à domicile provient de Valérie Allard de la Coop du Cap, qui après avoir reçu l’aval de la municipalité, a coordonné la réalisation du projet, par la distribution de brochures et la présentation d’ateliers sur le compostage.

Grâce à une subvention du Fonds Éco-IGA, vingt-cinq compostières ont été distribuées dans la municipalité, qui comprend les villages de La Martre et de Cap-au-Renard. La MRC Haute-Gaspésie a aussi manifesté son appui, en avançant 25% du budget.

Trois options étaient offertes pour favoriser au maximum la participation citoyenne : composter chez soi, devenir une maison d’accueil du composte ou composter chez le voisin. Ainsi, 49 nouveaux foyers (dont 35 où on y vit à l’année) se sont prêtés à l’aventure, plusieurs compostant déjà.

En vue du printemps

«Pour la phase II, qui devrait débuter à la fin du printemps prochain, on veut atteindre 80% de participation, avance Jean-Jacques Élie, l’autre conseiller municipal impliqué. C’est un objectif réaliste», croit-il. La participation de sept entreprises est aussi prévue.

«Avec la prochaine étape, on compte faire un suivi sur les acquis, pour encourager les gens à continuer, renchérit Mme Saint-Laurent. Par exemple, on veut apporter des alternatives aux difficultés des gens. On ne tient pas que ce soit éphémère, mais ça se maintienne d’année en année.»

Vers une réduction des déchets

Depuis octobre dernier, Georges Mantha (photo) ainsi que sa conjointe Louise Lévesque, des résidents de Ruisseau-Vallée à Cap-au-Renard, compostent régulièrement, en jetant dans leur nouvelle compostière des déchets organiques domestiques, comme des filtres à café, des pelures de légumes, etc. «Ça va venir enrichir le sol de notre jardin», explique-t-il, conscient de «mettre moins de déchets au chemin qu’avant.»

Jean-Jacques Élie estime qu’il a réduit «au moins de moitié, voire du deux tiers» la quantité de déchets de son ménage depuis qu’il composte. «On consomme beaucoup de fruits et légumes» précise-t-il, ajoutant du coup être un «maitre du recyclage.»

Marie-Eve Saint-Laurent espère que cette baisse de déchets au sein de la municipalité aura des répercussions financières positives. «On voudrait que notre proposition de faire peser les déchets de la municipalité soit retenue par la MRC, dit-elle, «une démarche très logique», de l’avis de M. Élie.

«Si on n’arrive pas à faire baisser les taxes liées aux matières résiduelles, on espère au moins maintenir les coûts, sans les faire augmenter», avance la dame. Les deux conseillers municipaux sont confiants que «la MRC ne leur imposera pas un bac brun d’ici quelques années, avec les coûts les accompagnant.»

Une vision durable

«On veut aussi que les lieux publics de la municipalité soient des endroits pour récupérer et composter, soutient Mme Saint-Laurent. Il y a encore du travail à faire pour consolider tout ça, mais on est sur la bonne voie.»

M. Élie espère que d’autres municipalités emboiteront le pas. «On est les premiers à le faire en Haute-Gaspésie… mais il serait intéressant de lancer le projet de compostage à domicile à la grandeur de la MRC, indique-t-il. Pas de raison que ça ne marche pas à Marsoui, à Rivière-à-Claude, même à Sainte-Anne-des-Monts! La Martre est en train de se développer une micro-expertise là-dedans, s’enthousiasme M. Élie. On pourrait peut-être l’exporter!»

Le grand départ de cette aventure s’est fait dimanche matin dernier à la Station touristique Pin Rouge de New Richmond. Au total, M. Aupetit prévoit parcourir plus de 1 240 kilomètres avec une douzaine de chiens huskies sur les différents sentiers de motoneige de la péninsule. Merci à Chasseur de nature pour cette vidéo.

«Nous n’avons pas vraiment de statistiques ou de données nous permettant de démontrer la présence du phénomène, mais on remarque que le hors-piste, que ce soit en ski télémark, en ski alpin ou en planche à neige, est de plus en plus populaire parmi les touristes venant en Gaspésie durant l’hiver», avance Joëlle Ross, directrice générale de  Tourisme Gaspésie, un organisme responsable de promouvoir la région.

On parle de «hors-piste» ou «backcountry» lorsque l’on sort des sentiers battus; ceci comprend aussi le ski «haute route», qui consiste à gravir une montagne par ses propres moyens, avant de dévaler la pente en ski alpin, en planche à neige ou en télémark.

Pour avoir un portrait global, Mme Ross est d’avis qu’il faudrait que les entreprises offrant de l’hébergement ou des services connexes en Gaspésie tiennent un répertoire des visiteurs. C’est ainsi que l’on pourrait en savoir plus sur l’affluence et la provenance de ces touristes nouveau genre.

«On retrouve des entreprises offrant des services, surtout dans la région de la pointe et en Haute-Gaspésie, précise la directrice générale. Si ça ne fonctionnait pas aussi bien, je présume que les entreprises fermeraient durant l’hiver!»

Sur la route de la poudreuse

«L’hiver, 70 à 75% de notre clientèle est composée de skieurs ou snowboarders qui font du hors-piste  de type haute route, confirme Jacynthe Duval, directrice adjointe à l’Auberge festive Sea Shack de Sainte-Anne-des-Monts. Ils viennent ici en groupe d’amis, en provenance surtout de Montréal, Québec et d’ailleurs en Gaspésie. Ils sont à la recherche de descentes et de sensations fortes.»

En raison de sa proximité de la Réserve faunique des Chic-Chocs, l’auberge de Ruisseau-Castor s’avère aussi très populaire. «On affiche quasi complet pour la période des fêtes et de janvier à avril. Pour les semaines de relâche, c’est complet déjà depuis septembre…bien qu’il arrive qu’il y ait des annulations dernière minute», ajoute Mme Duval, pour donner espoir pour ceux qui auraient raté leur chance.  

«La principale clientèle touristique durant l’hiver, et de loin, ce sont les motoneigistes»,   confirme Joëlle Ross, directrice générale de Tourisme Gaspésie, un organisme responsable de promouvoir le tourisme dans la région.

«Si on regarde les dépenses [nuitées, repas, essence] que font les motoneigistes durant la saison hivernale, les retombées économiques de ces 25 000 visiteurs tournent généralement autour de 38 à 42 millions $. L’année dernière, cette clientèle a généré 35 millions $ dans la région.»

Des paysages grandioses

«Les régions du Bas-St-Laurent et de la Gaspésie sont très convoitées au Québec; ça fait partie des plus beaux endroits pour pratiquer cette activité. Qui ne rêve pas de voir le Rocher-Percé en motoneige?» s’exclame-t-elle. Vue sur le fleuve, abondance de neige, grands espaces sauvages, montagnes font partie des aspects recherchés par cette clientèle.

«Ces touristes proviennent surtout du Québec [80%], la balance vient des États-Unis, des Maritimes et de l’Ontario, explique Mme Ross. Au sud du Québec et en Gaspésie, on remarque que les gens font beaucoup de motoneige de père en fils.»

Une activité qui ne s’essouffle pas

«Ce n’est pas un sport réputé pour être bon pour l’environnement, relate Mme Ross. Avec la montée des préoccupations écologiques, on pensait que la motoneige était pour baisser en popularité. Mais ça n’a pas été le cas, la demande est restée stable ces dernières années, poursuit-elle. Peut-être parce que les fabricants ont corrigé leurs machines pour qu’elles soient moins polluantes.»

«La Gaspésie est une place de choix au Québec pour pratiquer la motoneige, les sports de glisse (ski alpin, télémark, snowboard) ainsi que la raquette, énonce Joëlle Ross, directrice générale de Tourisme Gaspésie, un organisme responsable du développement du tourisme de la région.

Pour le «hors-piste», que ce soit en sport de glisse ou en raquette, le Parc Forillon, la réserve faunique des Chic-Chocs, la Vallée Taconique à Mont-Saint-Pierre, le Parc de la Gaspésie, le Village Grande nature Chic-Chocs à Cap-Chat représentent une offre diversifiée, selon la directrice générale. Elle rappelle la présence d’Air Adrénaline à Gaspé, une entreprise spécialisée dans les sports aérotractés (planche à neige, kitesurf, kitesnow) et qui offre des cours de kitesnow cet hiver.

«On a bien trois endroits aussi pour faire du traineau à chien en Gaspésie : à Saint-Ulric, à Saint-Vianney et à Percé. On peut faire de l’escalade de glace notamment à Petit-Matane, sans parler de la pêche blanche à Carleton, dans la Baie-des-Chaleurs.»

En mode séduction

«Tu ne viendras pas de Montréal pour venir passer un week-end en Gaspésie», explique Mme Ross, qui se fait réaliste. En partance de Montréal, il faut compter huit heures pour atteindre Sainte-Anne-des-Monts en Haute-Gaspésie dans des conditions optimales, soit un périple de 725 kilomètres.

«On porte alors nos efforts surtout sur le tourisme de proximité, en approchant principalement les gens de la Gaspésie, de la Côte-Nord et du Bas-Saint-Laurent.»

Une clientèle en provenance des provinces maritimes est aussi ciblée. La distance les séparant de certains centres alpins, tels Val-D’Irène et Pin-Rouge à New Richmond, étant assez courte pour justifier un séjour d’un à deux jours.

Le contexte est tout autre cependant pour les longs congés, comme la période des Fêtes ou les vacances liées à la semaine de la relâche scolaire, périodes pendant lesquelles les gens venant des grands centres urbains sont plus portés à prendre la route.

Des touristes… frileux?

«L’hiver est plus populaire qu’avant, mais ça demeure un petit marché, soutient-elle. La distance à parcourir et les variations de température font en sorte que c’est dur de planifier un voyage… tu ne sais pas s’il y aura de la neige ou s’il fera tempête.»

Néanmoins, la demande demeure constante. «La Gaspésie, c’est toujours environ 815 000 à 830 000 touristes par an», soutient Mme Ross. Les motoneigistes, soit la plus importante clientèle durant l’hiver, représentent une affluence de 25 000 personnes en Gaspésie, constituant tout de même un bassin limité (3% des touristes annuellement).  

Dix unités de logements pour aînés autonomes ou en légère perte d’autonomie et deux autres pour des familles avec enfants, mais surtout des aires de socialisation où la communauté sera encouragée à venir participer à la vie de l’Habit’âges, seront construites.

«C’est terminé le temps où on se disait, je ne peux plus m’occuper de ma mère, je vais aller la porter à la résidence», explique l’intervenante sociale qui dirigera les activités de la coopérative, Valérie Thériault. «C’est la famille, ensuite la communauté et en bout de ligne les services sociaux qui doivent s’occuper des aînés, et pas dans le sens inverse. Nous prévoyons encourager les citoyens à venir participer dans notre cuisine thérapeutique, notre salle communautaire et notre jardin sur le toit où nous aurons un potager», ajoute la directrice.

À mille lieux du concept de résidence pour personnes âgées où ceux-ci sont confiés aux propriétaires ou au personnel du réseau de la santé, l’Habit’âges sera érigée au cœur du village de Nouvelle à proximité d’une école primaire et de la bibliothèque pour favoriser les interactions avec la communauté. Une coordonnatrice sera embauchée pour organiser des activités de socialisation.

Un projet soutenu par la communauté

Le projet, de 2,3 millions $ bénéficie des contributions de la SHQ – programme Accès Logis –
pour un million de dollars, de plusieurs centaines de milliers de dollars en rabais de taxes et autres mesures de la municipalité et des aides d’autres bâilleurs de fonds, notamment le CLD Avignon, les Caisses Desjardins et le Pacte rural.

L’organisme lancera aussi à la mi-janvier une campagne de financement pour compléter le montage financier du projet. Un objectif de 160 000 $ a été fixé. Si tout se déroule normalement, les travaux débuteront en mai. La Coopérative créera trois emplois; une directrice, une coordonnatrice et une cuisinière.

«Il n’y a rien ici qui nous surprend», a déclaré en entrevue Gilles Pelletier, le directeur général de l’Agence de Santé et des Services sociaux de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, située à Gaspé. Selon lui, il s’agit d’un nombre stable comparativement aux années antérieures.

«Parmi les accidents et accidents les plus fréquents, les chutes (41%) et les erreurs de médication (28%) arrivent en tête. En comparaison, les données nationales sont respectivement de 35% et 30%», commente M. Pelletier, ajoutant que ces écarts sont négligeables.

Les données compilées proviennent de sept établissements, soit le CSSS de la Baie-des-Chaleurs, le CSSS de la Côte-de-Gaspé, le CSSS de la Haute-Gaspésie, le CSSS des Îles, le  CSSS du Rocher-Percé, le Centre jeunesse Gaspésie/Les Îles et le centre de réadaptation de la Gaspésie.

Temps des fêtes

Pendant le temps des fêtes, il n’y a pas lieu de s’attendre à une hausse des accidents et incidents, malgré une hausse de la demande en soins de santé et un personnel débordé. «On ne peut pas vraiment faire de telles prévisions, croit M. Pelletier. L’histoire nous dit que ce n’est pas lié à des périodes particulières; à tout le moins, je n’ai pas prélevé cela dans les statistiques», explique-t-il.

La journaliste Michelle Landry tente de répondre à cette question dans le reportage suivant.

Ce reportage a été réalisé par TVI, la télévision communautaire des Îles-de-la-Madeleine, dans le cadre de l’émission Reportages régionaux, diffusée sur les ondes des sept télévisions communautaires de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine. Cette émission a été rendue possible grâce à la collaboration de Télé-Soleil,  de télévision Haute-Gaspésie, de Télé-Sourire, de Télé-Grande-Rivière, de Télé-Gaspé, de TéléVag, de TVI (la télévision communautaire des Îles) ainsi que de GRAFFICI.CA.

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