«Le phare de La Martre est à un carrefour», a dit d’entrée de jeu Marie Alexandrine Hudon, présidente du comité. Il n’est pas question ici de fermer le phare ou sa lumière; l’enjeu est de décider ce qu’il adviendra de la gestion du site [la tour ainsi que deux bâtiments], pour en assurer la pérennité.»
Un conseil d’administration déserté
Depuis plusieurs mois, le conseil d’administration ne comptait plus que sur trois membres bénévoles. Les quatre autres sièges étaient vacants. Plusieurs démissions avaient rendu la gestion de l’OSBL difficile. Des visions divergentes, des conflits internes et le manque de temps seraient à l’origine de ces départs.
La vingtaine de personnes présentes – des résidents de La Martre et du village voisin de Cap-au-Renard – a tranché quant à son avenir : des démarches pour la dissolution de l’OSBL seront entamées sous peu et la gestion du site du phare passera entre les mains de la municipalité de façon temporaire, conseillée par un comité de résidents.
Pour Gregory Jean-Baptiste, conseiller municipal de La Martre, cette nouvelle est de bon augure, malgré le fait qu’elle représente un surplus de travail à court terme pour la municipalité. «Cette décision permet d’aller de l’avant et de couper avec un fonctionnement qui s’est avéré défaillant dans les dernières années.»
Plusieurs anciens membres du CA de l’OSBL se sont aussi dits satisfaits de la tournure des événements.
Partir sur de nouvelles bases
«On vise la création d’une nouvelle entité, une OSBL solide, avec des statuts et règlements complètement repensés, a précisé Jean-Jacques Élie, administrateur du CA de l’OSBL et membre du conseil municipal de La Martre. On veut mettre La Martre sur la map en Haute-Gaspésie, en donnant une nouvelle impulsion de nature muséale au site du phare.»
«Pour ce faire, on désire un CA composé de membres sélectionnés selon un profilage des compétences, non restreint aux résidents de La Martre et de Cap-au-Renard, ouvert à tous les résidents du Québec» a précisé M. Élie. À court terme, il est attendu que cette nouvelle corporation demande la rétrocession du site du phare à Parcs et Océans Canada, qui en est encore propriétaire.
Plusieurs citoyens ont cependant manifesté leur inquiétude quant à la place qui sera réservée dans le futur à Yves Foucrault, gardien du phare et bénévole des 30 dernières années, surnommé «l’ange gardien du phare».
«Cet album, c’est l’aboutissement de quatre ans de travail soutenu», s’est exclamé Marck.T. Le guitariste de 33 ans, qui pratique la guitare depuis l’âge de 11 ans et qui est obsédé par le guitariste Steve Vai depuis qu’il en a 9, admet que ce projet personnel en tant que compositeur-interprète constitue la réalisation d’un rêve. «Je suis vraiment, sérieusement content, a-t-il lancé. Je crois que cet album sera un véritable tremplin pour ma carrière solo.»
Pour l’événement, Marck.T était accompagné du bassiste Olivier Desbiens et du batteur Jean-Philippe Desgagnés. Le trio a joué la totalité des neuf œuvres de l’album et a même livré une séance improvisée de huit minutes en fin de concert. Ce rappel a su démontrer au public la complicité du trio mais aussi la grande virtuosité de Marck.T, dont les doigts volaient littéralement sur le manche de sa guitare.
Sur les ondes du 98,5 FM le 22 novembre dernier, l’animateur Paul Houde a comparé l’artiste à Steve Vai, Joe Satriani et Éric Johnson. L’artiste, gagnant du concours – catégorie guitare électrique – de la Fête des Guitares du Lac-au-Saumon à l’été 2010, a été récemment approché par un représentant de Favored Nation, une étiquette dirigée par nul autre que Steve Vai.
Le débat CHNC-GRAFFICI.CA se tiendra au Centre Bonaventure à Bonaventure le jeudi 1er décembre dès 11h45.
Alors que le premier ministre du Québec, Jean Charest et la chef de l’opposition officielle, Pauline Marois, seront dans la région dans les prochains jours pour appuyer leurs candidats dans cette fin de course, on peut croire que l’enjeu de cette élection revêt une importance particulière ou du moins symbolique.
Le libéral Damien Arsenault préservera-t-il jusqu’à la fin son avance d’une quinzaine de points de pourcentage dans les intentions de vote comme l’indiquait le sondage Segma-GRAFFICI.CA/CIEU- FM en début de semaine ?
Les péquistes réussiront-ils à «faire sortir le vote» pour rattraper le meneur ?
Les solidaires feront-ils aussi bonne figure que dans l’enquête avec 9 % des intentions ?
Assisterons-nous lors du débat à des revirements de situation ? Quelle performance donneront le vert, l’adéquiste et le candidat indépendant ?
Soyez au rendez-vous à 11h45, sur place, en webdiffusion sur GRAFFICI.CA ou à la radio de Radio CHNC, 99,1 Carleton et 107,1 New Carlisle.
Pour ceux qui aiment Leonard Cohen ou Neil Young, qui figurent parmi les inspirations de l’artiste, le concert intimiste tenu à 20 h est un incontournable.
Ruisseau-Castor, Wakefield (près de Gatineau) et Sainte-Anne-de-Bellevue comptent parmi ses seuls arrêts au Québec de Peter Katz, dans le cadre de sa tournée canadienne, qui prévoit une quarantaine de spectacles.
«Ma vie, c’est de jouer de la musique, dit celui qui a fait des études en théâtre avant de trouver sa véritable vocation. Que je joue devant 30 ou 100 personnes, ça ne fait pas de différence, je réalise mon rêve», confie le presque trentenaire.
Peter Katz présentera à l’Auberge festive Sea Shack deux séances de 45 minutes de ses toutes dernières pièces, qui seront sur son prochain album Still Mind Still, dont la sortie est prévue en Europe en janvier et au Canada en avril.
Il présentera aussi des chansons de ses deux précédents albums. «Je vous réserve au moins une chanson en français», s’est empressé de préciser le jeune homme élevé dans l’ouest de Montréal, qui écrit principalement en anglais.
Parmi ses fans, se trouvent des gens de tous les âges. «Je joue pour tout le monde, commente-t-il au volant de sa voiture, alors qu’il sillonne les routes de l’Ontario. Les jeunes, les parents avec des enfants… il arrive même que je me trouve devant trois générations à la fois!»
Après sa sortie en 2010, son album First of the Last to Know a connu un vif succès; il est demeuré plusieurs semaines en tête du palmarès iTunes singer songwriter. Avec plus de 10 000 albums vendus en carrière et bientôt un sixième album à son arc, l’artiste semble avoir le vent dans les voiles.
Le spectacle aura lieu au rez-de-chaussée de l’auberge. Un souper communautaire se tiendra à partir de 18h, à l’étage supérieur.
«On est en train d’assister à une véritable renaissance de ces régions, soutient Marc Groleau, directeur régional d’Emploi Québec pour la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine. Il s’agit d’une très bonne nouvelle, mais aussi un message d’espoir pour la population, particulièrement pour les jeunes.»
Pour l’horizon 2011-2015, 9000 emplois pourraient être créés en Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine; 11% serait attribuable à la hausse de la création d’emplois en entreprise (1000 emplois). La balance serait liée aux départs à la retraite (8000 emplois). «En comparaison d’il y a 15 ans, on assiste vraiment à un revirement de situation sur le fond des choses, commente le directeur. Nous sommes en présence d’une économie qui se diversifie et qui s’améliore constamment, avec une forte création d’emplois et une diminution du taux de chômage.»
Des milliers d’employés recherchés
«Ceci comportera des défis importants pour le marché du travail, car on devra être capable de remplir ces nouveaux postes, avertit toutefois M. Groleau. Tous les moyens devront être utilisés à leur maximum. Nous devons fonder beaucoup d’espoir sur les jeunes en processus de formation et qui seront diplômés sous peu.»
Certains départs à la retraite pourraient être remis à plus tard, vu la conjoncture économique favorable. «Il nous faudra considérer de plus en plus l’apport des personnes immigrantes; bien des efforts devront être portés pour les attirer en région, dit-il. Des gens sans emploi ou avec des emplois saisonniers devront aussi être approchés pour stimuler leur intégration.»
Des secteurs en plein essor
Huit secteurs seront porteurs d’une plus forte création d’emplois : les soins de la santé et de l’assistance sociale, le commerce de détail, les services professionnels, scientifiques et techniques, la restauration et l’hébergement.
Il y aura des perspectives favorables pour des professions demandant une formation universitaire, tels les agents de développement économique, les pharmaciens, les travailleurs sociaux.
Quant aux professions accessibles avec un diplôme collégial, il y aura des ouvertures de postes pour les agents d’administration, les éducateurs et les aides-éducateurs, les technologues ou techniciens en génie électronique et électrique ainsi que ceux spécialisés en radiations médicales.
Pour les professions demandant une formation secondaire, les emplois touchant le personnel de soutien des services de santé, les commis à la comptabilité et autre personnels rattachés aux tâches administratives, les représentants en vente au niveau non-technique et en commerce de gros seront particulièrement recherchés.
«Il faut toujours garder en tête que les industries de la pêche et du tourisme sont très importantes chez nous et génératrices de plusieurs milliers d’emplois, commente Allen Cormier, préfet de la MRC de la Haute-Gaspésie. Puisque ces emplois pourraient être menacés par l’exploitation des hydrocarbures, il faut donc être très prudent.»
«La richesse créée par les hydrocarbures devra profiter à la Gaspésie dans son ensemble et pas seulement aux pétrolières, rapporte-t-il. Ça vaut la peine d’étudier s’il serait possible de créer des bourses d’études, de programmes de diversification économique en complément, poursuit-il. Les villes de la Gaspésie pourraient-elles être partenaires, comme ça s’est déjà vu dans le développement de parcs éoliens? C’est un scénario qui serait envisageable.»
Les résidents des villages côtiers, peu informés
«Grosso modo, la population ne me semble pas conscientisée du tout, s’inquiète Sandra Gauthier, directrice générale d’Exploramer, un musée maritime basé à Sainte-Anne-des-Monts dont la mission consiste notamment à informer la population sur des enjeux écologiques. Il ne faut penser qu’une exploitation pétrolière au large des Îles-de-la-Madelaine, c’est loin de nous!, s’exclame-t-elle. Avec les courants de fonds, s’il advenait un déversement, c’est dangereux que ça se retrouve par ici. Et les animaux marins, comme les phoques par exemple, ne demeurent pas en un seul endroit; ils sont donc très vulnérables», précise-t-elle.
Pour le moment, la directrice estime qu’un moratoire s’impose pour étudier les risques associés à l’exploitation pétrolière. «On n’est pas pour ou contre; il nous manque cependant encore beaucoup de données pour prendre position.»
Un entrepreneur dit «non»
Alexis Poirier, président de l’Auberge festive Sea Shack, est catégorique. «Je ne veux pas d’exploitation pétrolière dans le Saint-Laurent, même si c’est pour créer 5000 jobs, peste-t-il. Dans 50 ou 100 ans, je crois que l’on va avoir créé bien plus de richesse en ayant pris soin de préserver l’environnement.»
«Si ça nous rapportait vraiment beaucoup, peut-être qu’on pourrait prendre le risque de scraper ce que l’on a.»
Pour l’entrepreneur, le développement durable et la conservation de la nature constituent des valeurs essentielles à la pérennité de son commerce. «Les grands espaces, la nature, les baleines, le paysage, c’est là-dessus que repose notre business.»
Le directeur général de la télévision communautaire de Grande-Rivière (TvcGR), Mirko Dassylva, a tourné un reportage pour tracer le portrait de ce bon vivant, solide sur ses deux pieds, malgré son âge avancé.
Ce reportage a été réalisé par TVCGR dans le cadre de l’émission Reportages régionaux diffusée sur les ondes des sept télévisions communautaires de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine. Cette émission a été rendue possible grâce à la collaboration de Télé-Soleil, de Télé-Sourire, de Télé-Gaspé, de Télé-Grande-Rivière, de TéléVag, la télévision communautaire des Îles et de GRAFFICI.CA.
«Ces quatre samedis nous serviront de test», soutient Cindy Therrien, directrice de Transport Sans Frontière (TSF), en amont de ce projet de transport collectif en Haute-Gaspésie, en collaboration avec le Réseau de transport collectif de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madelaine (RÉGÎM) et la MRC HG.
«Selon la fréquentation et les commentaires, on pourra mettre en place une offre de service de navettes qui répondra aux besoins de la clientèle», explique la directrice. À terme, un service bimensuel pourrait être offert à l’année, voire plus, selon la réponse du public.
«Les gens sans permis ou sans voiture n’ont pas à être confinés chez eux, croit Mme Therrien. Avec cette offre de transport collectif, on leur donne la chance de sortir!» À son avis, ces samedis seront particulièrement populaires chez les personnes touchant un revenu modique et chez les adolescents.
Il en coûtera 3 $ par déplacement payé en espèces (montant exact), 2,50$ pour un billet, vendu dans un livret de 10 unités (25 $). Les livrets sont en vente au bureau de TSF de Sainte-Anne-des-Monts (40, route du Parc) et auprès des chauffeurs.
Puisqu’il n’y aura pas d’attente aux arrêts, il est conseillé d’arriver 5 minutes en avance, pour être certain de ne pas manquer le passage de la navette. En cas de tempête, le service pourrait être suspendu.
Le candidat libéral récolterait 52 % des voix, contre 36 % pour le péquiste Sylvain Roy, 6 % pour la solidaire Patricia Chartier, et 5% pour l’adéquiste Georges Painchaud.
En entrevue au quotidien Le Soleil, le président de Segma Recherche, Raynald Harvey, a mentionné que le libéral bénéficie de «l’effet Normandeau» en ce début de campagne.
Selon lui, la satisfaction des électeurs envers l’ex-députée du comté joue en sa faveur. Pas moins de 90 % des électeurs sondés se sont dits «satisfaits» ou «très satisfaits» du travail de Mme Normandeau, qui a représenté les citoyens de Bonaventure pendant 13 ans à l’Assemblée nationale.
Le sondage démontre par ailleurs que 15 % des sondés voteraient pour la Coalition pour l’avenir du Québec, si elle avait présenté un candidat. M. Harvey en conclut que la formation politique de François Legault est beaucoup moins populaire en Gaspésie, comparativement à plusieurs endroits au Québec.
Au total, 401 entrevues téléphoniques ont été réalisées les 9 et 10 novembre. La marge d’erreur est de 4,9 %, 19 fois sur 20, après répartition des indécis.
Respect de la vie privée