Dans un communiqué émis la semaine dernière, le directeur général du TechnoCentre éolien, Frédérique Côté, s’est dit heureux de constater que la moitié des conférences ont été présentées par des entreprises implantées au Québec.
« Nous avons eu droit à plusieurs excellentes présentations et nous avons pu voir un fort intérêt de la part des participants pour les questions relatives à l’impact du climat froid sur la production d’énergie éolienne ainsi qu’à l’entretien des pales. Il s’agit là de deux domaines dans lesquels le Québec a développé une expertise. Les compétences développées au Québec en matière d’opération et de maintenance sont donc des atouts, dans un contexte où la filière éolienne poursuivra sa croissance en Amérique du Nord », a mentionné le directeur général du TechnoCentre éolien, Frédéric Côté.
Les entreprises participantes à la mission commerciale, organisée par le Créneau éolien ACCORD et le TechnoCentre éolien, reviennent pour leur part fort satisfaites de leur présence à ce sommet. « Les conférences nous ont permis d’obtenir beaucoup d’informations constructives qui nous permettront de mieux orienter nos décisions d’affaires en terme de développement de marchés. Nous avons également profité de belles rencontres avec des donneurs d’ordres avec lesquels nous avons pu établir des contacts francs et prometteurs », a affirmé Steven Fugère, vice-président et directeur au développement de l’entreprise Vent de l’Est de Maria.
« Par leur proactivité et leur engagement, nos entreprises du créneau ont su développer une expertise maintenant reconnue à l’extérieur des frontières du Québec et du Canada. Notre présence à cet événement nous a confirmé l’importance du marché de l’opération et de la maintenance pour la productivité des parcs éoliens. Nous avons également observé que nos entreprises sont bien positionnées pour répondre aux besoins actuels et à venir », complète le directeur du Créneau éolien ACCORD, Dave Lavoie.
La délégation de la mission était composée de Techéol, Suspendem, Vent de l’Est et du Groupe Collegia. En plus d’assister aux conférences et aux activités de réseautage, les entreprises participantes ont pris part à plus d’une dizaine de rencontres d’affaires.
La mission a pu compter sur une aide financière du ministère de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations en provenance du Programme d’appui au développement des secteurs stratégiques et des créneaux d’excellence.
Les maires de Carleton-sur-Mer et de Gaspé, Denis Henry et Daniel Côté, souhaitent du même coup démontrer leur appui à la mobilisation citoyenne qui se consolide dans la région avec le mouvement Touche pas à ma région ! Gaspésie-Les Îles.
Dans un communiqué conjoint émis aujourd’hui, les élus déplorent notamment que « les coupures mur-à-mur du gouvernement de Philippe Couillard auront des effets collatéraux excessivement négatifs sur le développement local et régional. Le nouveau pacte fiscal annoncé en novembre fera notamment perdre 3,6 M$ dans les budgets de développement régional et plusieurs centaines de milliers de dollars supplémentaires aux municipalités de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine en en-lieux de taxes, en remboursement de TVQ et autres, en plus de la hausse de la facture de la Sûreté du Québec. Pour Gaspé, cela représente près de 800 000 $ à éponger, alors que pour Carleton-sur-Mer, cela représente 80 000 $ », estiment les maires.
« La position du conseil de ville de Carleton est claire. Ni nous ni nos citoyens ne bénéficierons de ce grossier réaménagement des finances québécoises. Nous espérons qu’un maximum de municipalités du Québec posera à son tour ce geste symbolique, fort de sens », soutient M. Henry.
« Le premier ministre, Philippe Couillard, fait de l’austérité sélective sur le dos des régions et des municipalités. C’est donc tous les citoyens en milieu rural qui verront leurs taxes augmenter et leurs services directs diminuer. J’encourage les élus et la population de la région à se tenir fièrement debout devant cette tempête! », clame M. Côté.
Résidente de Caplan, Audrey est en 4e secondaire à l’École Aux Quatre-Vents, à Bonaventure. Réfléchie, dynamique, altruiste et engagée, la représentante de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine chez les leaders s’intéresse à la prévention du tabagisme chez ses pairs parce qu’elle estime que l’industrie du tabac leurre les jeunes en leur cachant les vrais dangers de leurs produits. « La lutte contre le tabagisme a énormément besoin d’être soutenue. Les conséquences du tabagisme peuvent être mortelles et les gens n’y sont pas suffisamment sensibilisés. Un adulte de mon entourage a récemment fait une crise cardiaque principalement à cause du tabac. »
Dans le cadre de son mandat de deux ans, Audrey Mac Whirter jouera effectivement un rôle de premier plan dans la prévention du tabagisme chez les jeunes, tant dans la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine qu’à l’échelle de tout le Québec.
Pour cette élève québécoise, avoir été choisie leader de La gang allumée constitue une occasion en or de s’impliquer et d’améliorer le monde qui l’entoure. « Je suis très contente ! Le tabagisme est un problème qui me tient particulièrement à coeur. J’aimerais pouvoir contribuer à changer la vie des autres en les encourageant à cesser de fumer. »
Son avenir professionnel ? Très bonne communicatrice, dynamique, studieuse et dotée d’un grand esprit d’équipe, Audrey veut se diriger vers un métier qui lui permettra d’aider les gens. À ce stade-ci de sa vie, la psychologie et la nutrition l’intéressent tout particulièrement.
Le regroupement national des dix leaders de La gang allumée participe activement à l’avènement d’une génération de jeunes sans tabac au Québec. C’est le ministère de la Santé et des Services sociaux qui a créé le mouvement des jeunes leaders de La gang allumée, alors que la coordination de leurs activités et de leurs travaux dans l’ensemble du Québec a été confiée au Conseil québécois sur le tabac et la santé.
Audrey Mac Whirter et les neuf autres Jeunes leaders de La gang allumée de la mouture 2014-2016 se sont rencontrés il y a quelques jours dans le but de planifier leur calendrier d’action pour les mois à venir. Ces adolescents aborderont un certain nombre de sujets qui leur tiennent à coeur, notamment les dangers liés au tabagisme, à la fumée secondaire, au tabac à l’écran et au marketing trompeur de l’industrie du tabac.
La Société du chemin de fer de la Gaspésie (SCFG) s’est placée sous la protection de la loi sur la faillite et l’insolvabilité le 21 novembre afin d’empêcher ses créanciers de saisir des éléments d’actif et de restructurer son exploitation.
Toutefois, le retrait par Investissement-Québec de la garantie de marge de crédit de la SCFG, une situation qui a incité l’institution financière Desjardins à geler cette marge, a enlevé beaucoup de marge de manoeuvre au syndic Lemieux et Nolet, de même qu’à la direction de la SCFG.
Par exemple, il a fallu l’intervention d’un client du service de marchandises pour assurer que les locomotives de la SCFG soient approvisionnées en carburant. Deux employés ont également travaillé sans salaire entre jeudi et le début de cette semaine afin que ce service de marchandises soit assuré à Nouvelle, à New Richmond et à Caplan durant cette période. De plus, la paie de tous les employés de la SCFG n’a pas été déposée le 27 novembre.
Les clients interpelés
« La solution passe par un rapprochement de la Société du chemin de fer avec ses clients. Ces clients font en fait partie de la solution. Ils ont participé à des réunions depuis la semaine passée et ils seront représentés d’une façon ou d’une autre dans la gestion future de la Société », explique Éric Dubé, président de la SCFG.
Il précise que le retrait d’Investissement-Québec de la garantie de marge de crédit « est une procédure normale, d’après ce que j’ai appris ».
D’autre part, il croit que le rôle des maires dans l’administration de la SCFG sera considérablement réduit.
« On n’est pas des spécialistes. Je découvre des choses tous les jours (depuis son accession à la présidence, en février). C’est un monde fascinant (…) Est-ce qu’on a fait des erreurs? Oui. Je fais un cours 101 en chemin de fer et j’en vois des erreurs », précise Éric Dubé.
Les principaux utilisateurs de la SCFG sont Temrex de Nouvelle, de loin le plus gros expéditeur de marchandises avec 1 800 wagons de copeaux et de bois d’œuvre par an, Rail GD et Fabrication Delta, toutes deux de New Richmond, et deux expéditeurs de grain de Caplan. En tant qu’utilisateur potentiel du chemin de fer à partir de 2016, la direction de Ciment McInnis participe aussi aux pourparlers visant à trouver des solutions pour la SCFG.
Créances de 1,2 M$
Selon Éric Dubé, les créances de la SCFG totalisent environ 2 M$ présentement et Transport-Québec doit une somme de 750 000 $ pour des travaux déjà réalisés, ce qui ramène les créances à un peu plus de 1,2 M$. Ces chiffres sont en date du 28 novembre. Le syndic travaille toujours à explorer les livres de la SCFG.
Éric Dubé admet qu’il y a quelques jours, la SCFG est passée près d’une faillite avec vente d’actif à la pièce, l’inverse de la restructuration ordonnée, prévue lors du recours à la protection du tribunal, le 21 novembre.
Il concède aussi que les changements à venir sont imposés en grande partie par Transport-Québec, en raison de l’insatisfaction à l’endroit de certaines décisions de la SCFG. Pour le moment, il préfère ne pas s’étendre sur cet aspect des problèmes du transporteur.
Le rôle du MTQ
Transport-Québec, le ministère ayant constitué le seul bailleur de fonds de la SCFG en matière de réfection des infrastructures depuis que le gouvernement fédéral a cessé de participer à ces tâches en 2011, joue un rôle discret, mais prépondérant dans ce que pourrait devenir la SCFG si elle n’est pas démantelée.
« Ils ont réussi à me convaincre que les maires ne devaient pas jouer un aussi grand rôle dans l’avenir de la Société (…) Je voudrais continuer. Le chemin de fer est primordial dans l’avenir économique de la Baie-des-Chaleurs, parce que pour le moment, c’est là que se concentre le trafic », souligne Éric Dubé.
« Notre objectif à court terme consiste à trouver un financement intérimaire de 500 000 $. Si on arrive à faire dégeler la marge de crédit, nous aurons accès à 200 000 $ additionnels. Pour le moment, je pense qu’il n’y a pas de problème pour aller jusqu’à la mi-janvier. Il faut aussi tenir compte du fait que les revenus entrent toujours. Nous avons reçu un important paiement du CN pour le transport de marchandises, mais il a été gelé la semaine passée. La restructuration sera un travail à faire par étapes. Pour le moment, nous avons déjà procédé à des mises à pied, afin de réduire notre personnel au strict minimum », explique Éric Dubé.
Des écueils depuis 2013
Lors de l’été 2013, la direction de la SCFG avait approuvé l’épandage de sel sur la voie ferrée afin de contrôler la végétation. Cette situation avait occasionné une dysfonction de quelques signaux lumineux et sonores à des passages à niveau, forçant l’arrêt des trains de Via Rail en août.
Via Rail a remplacé ses trains par des autobus jusqu’à ce que ce transporteur public suspende son exploitation à l’est de Matapédia en octobre, en attendant d’avoir une garantie portant sur la sécurité de l’assise ferroviaire, principalement les ponts.
L’état de ces ponts constitue une source de préoccupation majeure pour la SCFG depuis décembre 2011, alors qu’une étude a révélé qu’il faudrait 93 M$ en cinq ans pour sécuriser l’ensemble des infrastructures ferroviaires pour une période de 25 ans. Depuis, des mises à jour de cette étude ont propulsé cette donnée à 103 M$, puis à 107 M$.
La Société du chemin de fer de la Gaspésie a déposé au cours de l’été 2014 quelques propositions pour réduire la facture et raccourcir l’échéancier. Un plan de deux ans propose de réaliser des travaux de 35 M$ à 45 M$ en mettant l’accent sur la portion Matapédia- New Carlisle-Port-Daniel. Un scénario de 70 M$ étend la réfection jusqu’à Gaspé, mais avec une capacité de charge réduite pour les wagons de marchandises au-delà de Port-Daniel.
En attente d’un verdict de Québec
Jusqu’à maintenant, le gouvernement du Québec ne s’est pas prononcé sur ces scénarios. Pour la première fois depuis au moins 2007, Transport-Québec n’a pas accordé de fonds pour la réfection des infrastructures de la SCFG, après avoir notamment débloqué 27 M$ pour 2012 et 2013.
Le ministre responsable de la Gaspésie, Jean D’Amour, a répété maintes fois depuis mai que l’État québécois souhaite une participation du gouvernement fédéral dans la réfection du tronçon ferroviaire gaspésien.
La présentation des états financiers révéla des ventes totales de 1 235 000 $ pour des bénéfices bruts de 210 000 $ et un léger déficit de 561 $, ce qui est bien peu comparativement à l’année précédente où le déficit dépassait les 36 000 $. On note toutefois une diminution des ventes de 16 000 $ par rapport à l’année précédente et que 68 % des achats ont été faits par des membres.
C’est un véritable effort de redressement qui a été effectué. Selon le président, Jacques O. Dufour : « Des efforts surhumains ont été faits pour réduire les dépenses; c’est ce qui fait qu’on a pu arriver à équilibrer notre année». Il remercie la population, les administrateurs, la direction et le personnel pour leur étroite collaboration. Il rappela que l’achat local devrait demeurer une priorité pour le maintien des services à la population.
Les membres de la Coop de St-Alexis se sont dits satisfaits des résultats obtenus voyant leur coopérative se diriger allègrement vers son 100e anniversaire en 2016. Rappelons que la coop fait office de magasin général offrant les services d’épiceries, de moulées et engrais, de quincaillerie, d’essence et le comptoir SEARS. Longue vie à la Coop de consommation de St-Alexis.
Remis le 17 octobre dernier, ce prix vise à reconnaître une contribution d’importance aux avancées sociales et politiques, au mieux-être et au développement des personnes, organismes ou projets LGBT.
Mme Danielle Haché, agente de planification, programmation et recherche de l’Agence de la santé et des services sociaux de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine a reçu ce prix pour le Réseau des alliés des LGBT GÎM.
« C’est une immense fierté pour moi de voir le réseau des alliés recevoir une si belle distinction. Ce réseau est le fruit du professionnalisme, de l’implication et de l’ouverture de nombreux partenaires de la région pour permettre aux personnes LGBT de se sentir écoutées, respectées et à l’aise d’être elles-mêmes » a affirme Mme Haché dans un communiqué émis cette semaine par l’Agence de la santé et des services sociaux.
Le Réseau LGBT est composé d’environ 170 intervenants et intervenantes formés et travaillant dans différents domaines et milieux. Il a été mis sur pied avec le soutien de Mme Danielle Haché de l’Agence de la santé. L’un des objectifs de ce réseau est de faciliter la demande d’aide provenant de personnes LGBT ou de victimes d’homophobie ou de transphobie en faisant en sorte que ces personnes puissent repérer facilement et consulter des alliés ouvertement sensibles aux difficultés, aux besoins et aux réalités LGBT.
Le Conseil québécois LGBT est l’un des principaux interlocuteurs du gouvernement québécois en matière de qualité et de condition de vie des personnes LGBT et de leur communauté.
Rappelons que, depuis quelques années, la Direction de la santé publique de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine a mis sur pied diverses mesures visant la santé et le mieux-être des personnes LGBT qui vivent dans notre région, notamment des services de prévention et de dépistage des infections transmissibles sexuellement adaptés à leurs réalités disponibles dans tous les CSSS, des activités d’éducation et de prévention de l’homophobie et de la transphobie en milieu scolaire, la formation du personnel des réseaux de la santé et des services sociaux, de l’éducation et des organismes communautaires afin qu’il soit mieux outillé pour répondre adéquatement aux besoins des
personnes des minorités sexuelles ou en questionnement relativement à leur orientation ou identité sexuelle.
Le transporteur ferroviaire fait face à des créances impayées de 1,2 M$ et devant l’imminence d’une saisie par l’un de ses créanciers, sa direction a décidé vendredi matin, lors d’une téléconférence, de s’en remettre à un syndic pour gérer la restructuration.
Appartenant aux municipalités situées entre Matapédia et Gaspé, La Société du chemin de fer de la Gaspésie (SCFG) attendait depuis juin un appui d’urgence de L’État québécois. La demande s’établissait à 1,3 M$, mais la réponse se faisait toujours attendre vendredi.
Président de la SCFG, Éric Dubé note que les trains de marchandises continuent de circuler pour desservir les clients entre Matapédia et Caplan, notamment l’usine Temrex de Nouvelle, où 95 % du trafic est généré. Ce trafic représente environ 2000 wagons par an et il augmentera au cours des prochaines années.
Le syndic et la direction de la SCFG, devront soumettre une proposition aux créanciers au cours des six prochains mois.
« C’est un problème de liquidités. On a un actif valant plus que 1,2 M$ (…) Notre valeur aux livres est de 32 M$, et autour de 18 M$ si on devait faire une vente de feu. Il fallait se protéger », indique M. Dubé.
Le ministre D’Amour interpellé sur la question
Vendredi, quand le ministre responsable de la Gaspésie et des Îles, Jean D’Amour a été questionné, avant que la SCFG annonce qu’elle se protégeait de ses créanciers, sur ce que son gouvernement entendait faire pour le chemin de fer. Il avait répondu que l’État avait reçu une demande d’aide d’urgence et qu’il était « sur le point de statuer ».
Trois jours plus tard, M. D’Amour indiquait qu’il avait « été informé de la possibilité (d’un recours initiant la protection de la cour par la SCFG) avant de partir en Gaspésie, mais ce n’était pas à moi d’en parler ».
Il rappelle que depuis 2002, le gouvernement du Québec a versé 48 M$ pour le réseau ferroviaire gaspésien. « L’idée, ce n’est pas de payer de l’argent indéfiniment », mais « on voit comme un nouveau départ (la protection conférée par la cour…) Quand on a acheté (le chemin de fer, en 2007), on répondait à des impératifs régionaux importants. Il y a une période de turbulence. Il faut trouver des solutions. On gère l’argent du monde », dit-il.
Jean D’Amour ne peut dire pour le moment si le gouvernement débloquera les 1,2 M$ nécessaires pour effacer les créances de la SCFG mais il tente de se faire rassurant en affirmant que l’intervention du syndic « nous permet de faire le travail » que le chemin de fer « fait partie des priorités ».
La SCFG avait réduit sa main d’œuvre en juin, il y a donc cinq mois, pour ne garder que le strict minimum requis pour l’entretien de base de la voie entre Matapédia, Nouvelle, New Richmond et Caplan, l’axe desservi par le train de marchandises. L’entretien de base touchait aussi l’axe Gaspé-Percé, où a roulé le train touristique Amiral.
Vendredi, lorsqu’interrogé sur le fait que son gouvernement ne semblait pas pressé d’intervenir pour la voie ferrée, le ministre D’Amour avait rétorqué que « moi, je ne suis pas du genre à saupoudrer (…) Ce qu’on veut, c’est globalement régler ce projet-là. Ce n’est pas vrai qu’on va régler ça à coup de 5, puis de 6 M$. Je voudrais qu’on annonce un projet et qu’il y ait un début, une fin. Je ne veux pas “patcher” la voie ferrée, je veux régler une fois pour toutes (…) Actuellement, on doit finaliser le projet. Il y a eu des problèmes administratifs à la Société du chemin de fer. Chantier Canada pourrait être une avenue (pour aussi contribuer à la réfection) ».
Il n’avait pas spécifié alors ce qu’il entendait par des « problèmes administratifs ». À quelques reprises depuis juin, Éric Dubé a indiqué que la SCFG avait aussi du ménage à faire dans sa propre cour.
Jean D’Amour avait aussi dit vendredi que « la voie ferrée, c’est un projet de 130 M$, c’est un projet qui est majeur, alors on va continuer à travailler sur ces projets-là ».
Questionné à savoir pourquoi il utilise un chiffre, 130 M$, qu’il est le seul à employer, alors que la direction de la SCFG parle de 103 à 107 M$ depuis plus d’un an, M. D’Amour a précisé que le montant incluait « des frais », pour ensuite se raviser et l’ajuster à 100 M$.
Depuis juin, la direction de la SCFG a déposé un projet de remise à niveau du tronçon Matapédia-Gaspé, touchant essentiellement des ponts. Sa réalisation, revue à la baisse, coûterait de 35 à 45 M$ au cours des trois prochaines années, et à 70 M$ en cinq ans.
Suivi des coupures chez Orléans selon le ministre
En ce qui a trait aux mesures à venir pour diminuer l’impact des coupes de services qui entreront en vigueur le 18 janvier à Autocars Orléans Express, Jean D’Amour a précisé que « dès l’annonce, on s’est mis au travail. Robert Poéti (ministre des Transports) y travaille, pas à temps plein, mais il y voit (…) Il y a des solutions intéressantes, réalisables et porteuses pour l’avenir », assure le ministre D’Amour.
Il ne croit toutefois pas qu’elles seront prêtes à temps pour le 18 janvier. « Le temps passe très vite ». Au sujet de la fréquence du service, « toutes les hypothèses sont sur la table », dit-il, à propos de liens qui seront réduits des deux-tiers dans moins de deux mois.
Un oeil sur le prix du transport aérien
À propos des tarifs aériens, un frein au développement de la région en raison de prix prohibitifs, le ministre D’Amour est resté vague, disant que la solution « inclut les compagnies », que l’enjeu a « été discuté avec Robert Poéti (…) que ça nous préoccupe » et qu’il faut régler « l’enjeu global ».
La stratégie maritime en construction
Quant à la stratégie maritime, pour laquelle il est en charge de l’implantation, il précise que la période de consultation s’est terminée le 15 septembre que le plan sera déposé « au cours du premier trimestre de 2015 ».
« Le Grand Défi : Bâtir ma région! » est établi depuis 2012 dans les écoles de la MRC de La Côte-de-Gaspé (Commission scolaire des Chic-Chocs). Cette année, les MRC du Rocher-Percé, d’Avignon et de Bonaventure (Commission scolaire René-Lévesque) emboîtent le pas. « Ce concours vise à faciliter l’intégration de l’entrepreneuriat en milieu scolaire, notamment en permettant aux élèves du primaire, du secondaire, de l’éducation des adultes et de la formation professionnelle de développer des valeurs entrepreneuriales afin qu’ils s’approprient leur région comme milieu de travail », explique Julie Plourde, agente de sensibilisation à l’entrepreneuriat jeunesse au Carrefour jeunesse-emploi MRC La Côte-de-Gaspé, qui en sera à sa 3e édition.
Concrètement, « Le Grand Défi : Bâtir ma région! » propose aux jeunes de réaliser un projet entrepreneurial qui aura un impact sur leur collectivité, encadré par différents intervenants du milieu. Jusqu’en mai, les élèves sont donc invités à cheminer dans un processus de gestion de projet et à s’engager, individuellement ou en équipe : à recruter un accompagnateur adulte qui les soutiendra; à participer à un atelier pour cheminer dans le projet; à présenter leur idée devant des coachs qui débarqueront à leur école à bord de la Caravane; à réaliser leur projet; à déposer un bilan des opportunités; à tenir un kiosque durant le Salon des Jeunes Bâtisseurs; etc. De plus, il leur sera possible de rencontrer un mentor et d’obtenir du soutien pour le développement de leur projet.
Le concours culminera, en mai 2015, avec quatre Salons des Jeunes Bâtisseurs : un pour la MRC de La Côte-de-Gaspé, un pour la MRC du Rocher-Percé, un pour la MRC d’Avignon et un autre pour la MRC de Bonaventure. Les participants seront invités à y présenter le fruit de leur travail aux visiteurs. Chaque Salon sera clôturé par son Gala, où seront remis plus de 8000 $ en prix aux jeunes de chacune des MRC, pour un total de plus de 32 000 $ en prix offerts dans la région.
« Pas moins de 882 participants ont participé aux deux premières éditions du concours à Gaspé, affirme Julie Plourde. En tout, 57 projets ont été réalisés et 450 visiteurs ont été présents lors des salons. » À cela s’ajoutent 245 intervenants impliqués, 50 personnes engagées comme accompagnateurs et 38 intervenants du milieu entrepreneurial.
« Nous avons vu des projets de grande qualité et aux retombées significatives dans la communauté, mais aussi des étincelles de fierté dans les yeux des jeunes qui ont mené un projet de A à Z dans un esprit de persévérance et de réussite », souligne Julie Plourde.
Les jeunes ont jusqu’au vendredi 23 janvier 2015 pour s’inscrire au concours en remplissant le formulaire à defibatirmaregion.ca, sous « Inscription » dans le menu « Étapes ».
Rappelons que les Carrefours jeunesse-emploi offrent aux 16 à 35 ans, sur une base volontaire, des services gratuits et confidentiels. Par une approche personnalisée et globale, les Carrefours proposent des outils et du soutien pour la recherche d’emploi, mais aussi de l’information ou de l’orientation scolaire et professionnelle, de l’aide au prédémarrage de projets d’affaires ainsi que du soutien dans la planification et la réalisation de projets individuels ou collectifs. Les Carrefours s’impliquent aussi, à titre de partenaires, dans différents projets structurants pour les jeunes de la communauté, comme « Le Grand Défi : Bâtir ma région! », le Défi de l’entrepreneuriat jeunesse et IDÉO.
Ils étaient accompagnés de la représente local du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP), Lucie Roy, et du coordonnateur national du même syndicat, Alain Robitaille.
Dans un communiqué émis par le député Philip Toone cet après-midi, on signale notamment que, après avoir coupé les heures à de nombreux bureaux de poste dans la région, Postes Canada vient d’annoncer l’ouverture prochaine, à la Place Jacques-Cartier, à Gaspé, d’un comptoir postal privé, et ce, non loin de l’actuel bureau de poste situé sur la rue de la Reine.
« L’ouverture de ce comptoir confirme les craintes qu’avaient les employés de Postes Canada à Gaspé de voir un comptoir postal privé ouvrir à proximité de leur bureau afin de volontairement diminuer l’achalandage sur la rue de la Reine et justifier, éventuellement, la fermeture du bureau de poste », indique le député Philip Toone qui croit que les intentions du gouvernement sont claires, soit de privatiser le service postal canadien.
Le bureau de poste de la rue de la Reine compte actuellement 4 employés à temps plein et un à temps partiel. « Plus que la qualité des services postaux, ce sont des emplois de qualité que le gouvernement fédéral met en péril en cautionnant le plan de réforme de Postes Canada », poursuit le maire Daniel Côté en ajoutant que de nombreuses municipalités de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine ont déjà adopté des résolutions afin de dénoncer le plan en question.
« D’ici cinq ans, entre 6000 et 8000 travailleurs perdront leur emploi et quelque cinq millions de ménages n’auront plus de service de livraison de courrier à domicile. Ce sont les personnes âgées et les personnes à mobilité réduite qui souffriront le plus de ces coupures », concluent les représentants du STTP.
Dans un communiqué hommage, la Table de concertation arbore ainsi le cheminement de Mme Forest, une Montréalaise d’origine qui, lorsqu’elle habite Rimouski est interpellée par le féminisme.
À partir de là, elle s’investit pleinement dans le mouvement des femmes. Militante au Collectif pour la santé des femmes de l’endroit, elle y a fait ses classes en participant à la Fédération du Québec pour le planning des naissances, dont le collectif est membre à cette époque. Elle s’installe ensuite de façon permanente en Gaspésie et devient travailleuse dans un centre de femmes, Femmes en mouvement de Bonaventure. Quelques années plus tard, elle participe à la mise sur pied de la Table régionale des groupes de femmes, soit en 1997.
Marie-Thérèse a coordonné les activités de la Table de concertation des groupes de femmes de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (la Table) depuis ses tout débuts, il y a de cela maintenant 17 ans. Au cours de ces nombreuses années, elle s’occupera, au nom de la Table, de développement local et régional, notamment en participant à l’implantation des centres locaux de développement et en s’impliquant activement au Regroupement des organismes communautaires de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine. Elle pilotera en 2005 le développement et la signature de la première Entente de collaboration régionale en condition féminine. Suivront deux autres ententes triennales qui permettront à la Table de réaliser un grand nombre d’actions locales et régionales visant l’autonomie économique et la participation citoyenne des femmes gaspésiennes et madeliniennes.
En 1998, elle se voit attribuer le « Prix Droits et Libertés » par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse pour la région Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine. En 2011, l’organisme Relais-Femmes lui rend un vibrant hommage lors de son assemblée générale annuelle. En 2012, elle confie, dans un entretien accordé à la Fédération des femmes du Québec, vouloir toujours se battre contre les discriminations érigées en système : la violence faite aux femmes, la difficulté des femmes à choisir une carrière non traditionnelle et les femmes au pouvoir.
Les membres et les travailleuses de la Table saluent le parcours de cette femme étonnante, qui avec motivation et joie de vivre a su faire rayonner le mouvement régional des femmes aux quatre coins du Québec. Son acharnement, son intelligence et son talent rassembleur ont également permis à l’organisation de développer des liens solides avec de nombreux acteurs régionaux, qui sont devenus au fil des ans des partenaires précieux pour réaliser les actions visant l’égalité. Elles souhaitent une excellente retraite à cette femme d’envergure, de passion et de conviction.
Respect de la vie privée