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11 novembre 2015 18 h 01

LA MACHINE À LAVER

Bilbo Cyr

Blogueur

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Je n’ai rien à fêter
Parce que rien n’a changé
Mais je ne suis pas déçu
Parce que je n’espérais rien de plus
Que l’ambiant consensus d’amnésiques
Qui me reprochent d’être cynique
Le roi est mort, après tout
Vive le fou!

Après le spectaculaire parlementaire
Et l’hégémonie tentaculiste monochrome
Quand l’étiquette revampée du clan de ferrailleurs
Se sera ternie elle aussi
Quand le fédéralisme se justifiera par un tuyau coast to coast
Et que l’écran crasse sensationnel aura fini de shiner avec ses bébelles
Quand le maquillage craquera pour laisser paraitre les gros bras
Des sbires contents de servir l’empire
Et l’importance de se taire pour ne pas déplaire
Et la satisfaction d’être du bon bord,
De téter tôt ou tard
Du bonbon en barres

Quand l’impression de bévue déjà vue engluera la plage
Et que comme oreille, nous aurons celle de la vendeuse de nuages
Pour nous faire entendre, il faudra y enlever le ciment
Qui aura déjà eu le temps de figer
C’est à grands coups de marteau impolis qu’il faudra le casser

Je n’ai pas fêté, parce qu’il n’y avait pas matière à réjouissance
Épargnez-moi la chance au coureur et autres soporiphismes
Le temps est compté.
Lance les dés pipés.
Black Jack! On peut rouler.
Le pétrole va couler vers l’Est, comme les égouts de Montréal
On fabriquera du consentement plus tard, plus sale
Just watch him…

Spin, doctor! Spin, la machine à laver.
J’sépare pas le pâle du foncé
Tout est gris dans ma brassée

C’est reparti à toute allure, à tout à l’heure
Il reste un morceau sale que je rajoute en chemin
Je l’ai trouvé qui puait sur le terrain du voisin
Plein de boue noire, de jus de dépotoir
C’est le chiffon rouge qui efface la complaisance des instances