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17 janvier 2013 16 h 00

Au sommet du Kilimandjaro pour les enfants en difficulté

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Malgré plusieurs péripéties, les participants de la campagne de financement «Voir grand pour l'enfance», au profit du Centre de pédiatrie sociale (CPS) Haute-Gaspésie, ont relevé le défi d'atteindre le sommet du Kilimandjaro.

En tout, les seize participants, dont six Gaspésiens, ont amassé 135 377$, dépassant ainsi l’objectif de 100 000$ fixé au départ de l’aventure lancée il y a un an et demi par l’une des vice-présidentes du Groupe GFI Solutions, Doryne Bourque, originaire de Caplan. De cette somme, 75 000$ ont été remis au CPS de Cap-Chat, tandis que la balance a été versée à la Fondation du Dr Julien.

«Alors que certains participants devaient amasser 2500$ chacun, certains ont réussi à ramasser 8000$», souligne la présidente du CPS Haute-Gaspésie, Claire Fortin, qui accompagnait le groupe jusqu’en Tanzanie, sans faire l’ascension du Kilimandjaro.

Retards de vols

Le début de l’ascension devait débuter le 30 décembre, pour prendre fin cinq jours plus tard. Mais à cause de certains problèmes liés au déglaçage des ailes de l’avion, celui-ci est demeuré cloué au sol à l’aéroport Montréal-Trudeau.

«Après de multiples périples pour atteindre l’aéroport avec la tempête, nous sommes demeurés bloqués sur le tarmac à Montréal, a écrit Doryne Bourque sur le compte Facebook «Voir grand pour l’enfance». La bonne nouvelle: tout le monde est à bord. Ce fut toute une aventure… En moyenne, nous avions mis chacun cinq heures pour se rendre ici: trafic incroyable, route bloquée, pelle et pousse. En déglaçant l’avion, ils ont constaté un problème sur les ailes.»

«KLM a décidé de retarder le vol de 26 heures et d’envoyer la centaine de passagers coucher à l’hôtel à Laval», raconte Claire Fortin.

Le lendemain, une fois l’avion décollé de Montréal vers Amsterdam, où une escale était prévue, un membre du groupe a subi une chute de pression pendant le vol.

«Elle avait beaucoup de mal à respirer, raconte Mme Fortin. Un médecin et une infirmière l’ont étendue en arrière de l’avion et lui ont donné du Ventolin, ce qui l’a aidée. À l’atterrissage à Amsterdam, une ambulance est venue la chercher. Elle a été hospitalisée trois jours. Elle faisait une bronchite. Elle était déçue de ne pas pouvoir faire l’ascension du Kilimandjaro. C’était une bonne sportive, elle s’était entraînée.»

Une fois à Amsterdam, le vol vers la Tanzanie a dû être lui aussi retardé de 24 heures, dû à un problème de ventilation de l’appareil. De la capitale de la Hollande jusqu’à la destination finale, la compagnie aérienne a transporté le groupe en classe «affaires», question de les dédommager un peu des inconvénients vécus. «Notre voyage au départ de Montréal jusqu’en Afrique se sera étendu sur 80 heures», souligne Claire Fortin.

L’ascension

Le départ du périple a donc été donné avec une journée de retard. «Nous sommes arrivés à Arusha, en Tanzanie, à 1h30 du matin, relate la leader du groupe, Doryne Bourque. Le déjeuner a eu lieu très tôt, à 6h30, pour être prêts à partir à 8h. Donc, on a eu quelques heures de sommeil seulement.»

Le jour 1 s’est terminé après 12 kilomètres et huit heures de marche, sous une température oscillant entre 25 et 29 degrés Celsius. Les aventuriers ont dormi à 3000 mètres d’altitude.

Le jour 2 a été éprouvant pour le groupe. «Il a plu, il y a eu de la grêle, mais tout le monde s’est rendu», rapporte l’initiatrice du défi. Au jour 3, l’équipe est partie à 3 840 mètres jusqu’à son prochain arrêt, juché à 4 600 mètres. «Journée intense sous la pluie, la grêle, la neige, décrit Mme Bourque. Le moral était bon. On a chanté des chansons québécoises et on a bien ri.»

Le jour 4 a débuté sous la pluie. «Tout le monde mangeait bien et s’hydratait adéquatement, précise la porte-parole. L’énergie entre les grimpeurs, l’entraide et la mission de la cause pour le Dr Julien ont été de grandes motivations.» Cinq jours plus tard, le 6 janvier, les trekkeurs ont atteint le sommet du plus haut mont d’Afrique, culminant à 5892 mètres.

«L’ascension a été longue, raconte avec satisfaction Doryne Bourque. Huit heures, avec une belle lune pour nous accueillir. Toute l’équipe a réussi à faire le sommet, mais ça a été une ascension difficile», conclut Claire Fortin.

Porte-parole

Grâce à la détermination, aux démarches et aux contacts de son ex-directrice administrative, Jeanine Roulin, avec l’École nationale de l’humour, le Centre de pédiatrie sociale Haute-Gaspésie a maintenant un porte-parole. Il s’agit de Simon Leblanc, un jeune humoriste de la relève. Originaire de Sainte-Anne-des-Monts, il est le chroniqueur Web de l’émission Les enfants de la télé, animée par Véronique Cloutier et diffusée sur les ondes de Radio-Canada. Il enseigne également la production vidéo à l’École nationale de l’humour.