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25 juillet 2014 15 h 52

Berceau du Canada : fin prêt seulement en 2015

GASPÉ – Berceau du Canada, une reconstitution historique au centre-ville de Gaspé n’ouvrira pour de bon qu’en 2015. Les administrateurs n’ont pas trouvé les fonds de fonctionnement nécessaires - 143 000 $ par an, selon les premiers calculs – pour animer le site cette année.

Le projet de 17 millions de dollars inclut neuf bâtiments reconstruits à la pointe O’Hara, où battait le cœur du Gaspé historique jusque dans les années 1970, ainsi qu’un réaménagement de la route 198 pour libérer de l’espace au bord de l’eau.

La Corporation « Gaspé : Berceau du Canada » a tenu des portes ouvertes ces derniers jours pour renseigner la population sur l’évolution du projet.

« On aurait souhaité ouvrir cette année, mais avec le changement de gouvernement vient un gel des fonds. On n’a pas pu engager un directeur général qui aurait pu trouver le personnel et le former, explique une administratrice, Diane Attendu. Dans un but de qualité, on a jugé plus sage d’attendre l’an prochain. »

Équipe de 15 à 20 personnes nécessaire

« Les bâtiments sont presque pleins [d’artéfacts et de panneaux d’interprétation]; il reste à ajouter le personnel pour animer tout ça », poursuit Mme Attendu, qui estime à 15 à 20 personnes l’équipe nécessaire.

L’entrepôt Davis loge notamment un réputé canot de la famille Éden et les outils d’une forge. Au magasin général Collas and Slous, les étagères exposent chaussures et emballages d’aliments d’époque. « La plupart des artéfacts sont des prêts ou des dons de particuliers », explique Fabien Sinnett, président de Berceau.

Transports Québec complétera seulement l’an prochain  ses travaux sur la route 198, qui longe Berceau. « On a des discussions avec eux pour que l’éclairage public, y compris les feux de circulation, corresponde au look historique », indique le maire de Gaspé, Daniel Côté.

Autofinancement?

L’infrastructure Berceau du Canada appartient à la Ville et est gérée par la Corporation, qui vise l’autofinancement, notamment par une boutique de souvenirs, la vente de cartes postales et la dégustation de produits locaux lors d’événements.

Berceau aura quand même besoin d’un « coup de pouce gouvernemental, estime le maire Côté, avec des emplois étudiants [subventionnés], une petite aide de la ville – mais je ne peux pas dire combien – et des programmes de Québec ».

En attendant l’ouverture officielle, Berceau s’anime déjà lors de spectacles d’amateurs et de danses du dimanche. Cet automne, des marchés publics s’y tiendront, et les bâtiments seront ouverts les jours où des navires de croisières accostent.