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16 septembre 2021 11 h 33

Des mots, des notes et des images ; partie 2/2

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As-tu Percé tous les mystères ?

Maël Lafrenaye et Véronique Lambert

PERCÉ | La pandémie aura été plus que productive pour le jeune auteur percéen Maël Lafrenaye et sa mère, Véronique Lambert. Le duo a récemment publié son troisième livre, se lançant cette fois dans l’aventure d’un recueil de jeux pour enfants ayant Percé pour thème central.

« On est allés à la librairie Alpha de Gaspé et il y avait deux personnes avec mon livre dans la file », lance d’entrée de jeu Maël, rencontré quelques jours après le 12 août, la journée « J’achète un livre québécois ». Presque habitué, le jeune homme n’a pas fait un plat du succès de sa dernière publication, le recueil de jeux et d’activités As-tu Percé tous les mystères?

À sept ans, Maël, qui signe une bonne partie des illustrations, a déjà publié trois livres pour enfants. En juin 2020, son premier ouvrage, Qui a fait un trou dans le Rocher-Percé? atterrissait sur les tablettes de quelques librairies gaspésiennes. Quelques mois plus tard, Connais-tu la légende du Rocher-Percé? paraissait, relatant la légende des fantômes qui hantent l’emblématique monument. « On ne savait pas trop à quoi s’attendre, mais c’est vraiment parti comme des petits pains chauds », constate Véronique Lambert, qui a dû aller en réimpression à de nombreuses reprises.

Dans son dernier ouvrage, paru en juin 2021, le duo mère fils propose une foule d’activités qui mettent en vedette le village touristique de Percé. Île Bonaventure, Géoparc Mondial UNESCO, fous de Bassan et faune marine font partie intégrante des activités. « C’est génial pour un enfant en voiture ou en camping, pour les journées de route et de pluie », juge Mme Lambert. « Tout le monde cherche une façon de se divertir et le livre permet en plus d’en apprendre sur Percé. »

Véronique Lambert, qui est designer graphique, souhaite mettre l’accent sur l’aspect local des livres écrits avec son fils, mis en marché par l’atelier de création gaspésienne Faite icitte et imprimés au Québec. « C’est un livre de Percé, écrit à Percé, par des gens de Percé. On est loin des produits made in China, on est pas mal plus dans le made in Québec », mentionne-t-elle.

S’il a publié trois livres en moins d’un an, Maël Lafrenaye ne semble pas pressé de se lancer dans l’illustration d’un quatrième. « Peut-être que oui, peut-être que non », lance-t-il, laissant planer le doute. « Chaque fois, c’était comme ça. Il ne faut pas être pressé quand on travaille avec un enfant! » ajoute sa mère.


Véronique Lambert et Maël Lafrenaye sont fiers de présenter le premier recueil d’activités mettant en vedette Percé, As-tu Percé tous les mystères? Photo : Simon Carmichael

 

Trou l’immortelle

Camille Thibodeau

CHANDLER | Entre fiction et humour, l’autrice de Chandler Camille Thibodeau présente son premier roman, Trou l’immortelle. Fortement inspirée par la Gaspésie où elle a grandi, sauf pour le personnage principal qui arbore une « face de truite », l’étudiante en littérature saute à pieds joints dans le monde fantastique.

« Pendant l’écriture de ce livre, qui est dans un monde vraiment différent, je me suis retrouvée dans un univers où je me suis donné le plus de liberté possible », lance d’entrée de jeu l’autrice. « C’est une histoire tragique écrite avec une intention de légèreté et d’humour. J’ai eu beaucoup de fun à l’écrire et j’espère vraiment que les lecteurs auront autant de plaisir à le lire. »

Si l’action se déroule dans un monde plus que fantastique où se côtoient poissons, humains et autres bêtes inusitées, les Gaspésiennes et Gaspésiens sauront se retrouver dans les différents lieux qui sont fortement inspirés de Chandler et de son histoire récente. La courte histoire se déroule dans la ville fictive de Candeur, après la fermeture d’une importante usine, la Gazpézia. Le marasme économique force de nombreux commerces à mettre la clé sous la porte et plonge la communauté dans un moment noir.

À l’origine, Trou l’immortelle n’était qu’un travail scolaire qui a pris de l’envergure lors du confinement imposé par la pandémie, confie l’étudiante à la maîtrise en création littéraire à l’Université de Montréal. « Tout ça a commencé il y a deux ou trois ans, pendant mon baccalauréat. Au début, c’était un atelier de création à l’université. Une fois l’atelier terminé, le projet ne m’a jamais quittée. La pandémie m’a vraiment donné un coup de pied pour y travailler », explique Camille Thibodeau.

Publié le 5 août dernier aux éditions La Mèche, ce premier roman de Camille Thibodeau a été bien reçu des critiques. « D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu écrire. Je vois ça comme un genre de coming out. On travaille des mois dans l’ombre et le silence, et soudainement les gens voient le résultat. C’est partager une partie de soi, de chez nous », conclut-elle.


La couverture de Trou l’immortelle permet d’imaginer l’univers fantastique dans lequel l’histoire de déroule. Photo : Offerte par Camille Thibodeau.

 

Fragments

Guillaume Arsenault et Hubert Lapointe

GASPÉ | Un peu plus de deux ans après la sortie de sa chanson Fragments, l’artiste gaspésien Guillaume Arsenault présente le vidéoclip accompagnant la pièce. Réalisée par l’illustrateur Hubert Lapointe, la courte vidéo offre un équilibre entre la nostalgie des paroles et la douceur des images.

Lorsqu’il a été approché pour la création d’un vidéoclip illustrant sa chanson Fragments, Guillaume Arsenault n’avait qu’une demande : que l’animation en soit partie intégrante. « Je ne suis pas attiré par les vidéoclips en général, sauf quand il s’agit d’animation. On dirait que ça me touche », explique l’auteur-compositeur-interprète de la Baie-des-Chaleurs, qui habite désormais en Haute-Gaspésie.

Écrite à partir d’une seule phrase, « Et si on trouvait ça beau plutôt que troublant », Fragments relate le deuil d’un proche à travers les moments marquants d’une vie. « C’est une chanson qui touche beaucoup les gens, qui accompagne souvent pendant les moments difficiles », note Guillaume Arsenault.

Le vidéoclip arbore des tons plutôt colorés pour une chanson sur le deuil, convient-il. « On a voulu illustrer les couchers de soleil. On est beaucoup dans le pastel, dans des couleurs douces et réconfortantes », juge-t-il.

Dès la sortie de la vidéo, Guillaume Arsenault dit avoir reçu de nombreux témoignages de personnes touchées par l’histoire racontée par la chanson et les illustrations. « Je n’avais pas trop d’attentes et le résultat est sublime. […] C’est un bel hommage à tous ceux qui sont devenus du vent », conclut-il.


Le vidéoclip, réalisé par l’illustrateur Hubert Lapointe, relate le deuil via les moments marquants d’une relation père-fils. Photo : Offerte par la COOP Les Faux-Monnayeurs.

 

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