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8 septembre 2014 11 h 09

Fonction publique : le SPGQ craint des coupes

GASPÉ – Le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) craint de nouvelles coupes dans la fonction publique gaspésienne, déjà affectée par le remplacement d’un seul départ à la retraite sur deux.

Le président du SPGQ, Richard Perron, était de passage à Gaspé vendredi dans le cadre d’une tournée de l’Est-du-Québec. Il dresse un « constat général d’austérité et de coupures ».

Le syndicat n’était pas en mesure de chiffrer les suppressions de postes liées au non-remplacement des départs à la retraite depuis 2004, mais estime qu’elles font mal à la région.

« Un emploi ici, où le chômage est à 14 %, a beaucoup plus d’impact qu’à Québec, où c’est pratiquement le plein emploi », remarque M. Perron.

La surcharge de travail sur les employés restants « crée du stress, des burnout et une surcharge de travail sur ceux qui restent », estime-t-il.

Le président s’inquiète de la mise sur pied de la Commission de révision permanente des programmes, qui vise à faire économiser 3,2 milliards de dollars à l’État québécois en 2015. Il craint qu’on « coupe pour couper, sans analyser les conséquences ».

M. Perron redoute des transferts d’emploi vers les grands centres, comme c’est le cas pour la direction régionale du ministère québécois de l’Éducation, à Rimouski, dont les employés iront vers Québec.

Le SPGQ réunissait ses délégués syndicaux samedi, à Percé. M. Perron profitait aussi de son passage en Gaspésie pour rencontrer des élus locaux afin de les sensibiliser au maintien des services publics.

« À la Commission Charbonneau, on constate les effets du manque d’expertise dans les organismes publics, dit-il. [Avec la perte d’expertise], on expose les fonds publics à du gaspillage. »

Le SPGQ représente 150 fonctionnaires dans les bureaux régionaux de ministères en Gaspésie et aux Îles. Ce sont notamment des experts en sécurité civile, des ingénieurs forestiers, des biologistes et des conseillers en développement économique.

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