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27 février 2013 12 h 08

Haldimand n° 4 : «aucun problème de toxicité», dit Pétrolia

Le fluide de forage qui sera utilisé à Haldimand n° 4 ne causera aucun problème de toxicité, affirme Pétrolia. 

La firme en veut pour preuve un rapport dévoilé mardi sur la dangerosité des produits qui seraient injectés dans le sous-sol de Gaspé, et dont la toxicité varie de «négligeable» à «moyenne».

Pétrolia publie ce rapport alors que Québec vient d’annoncer la préparation d’un règlement sur l’eau potable, qui définira des distances minimales entre un forage et des résidences et sources d’eau. Ce règlement remplacera celui adopté par Gaspé en décembre, qui a pour effet d’empêcher Pétrolia de forer Haldimand n° 4.

Le rapport de 4 pages, daté du 25 février, a été commandé par Pétrolia au toxicologue Robert Tardif, du Département de santé environnementale et santé au travail de l’Université de Montréal. En préambule, M. Tardif écrit qu’il a tenu compte «de la proportion [de chaque produit] dans le fluide initial et des propriétés ou utilisations connues de certains produits».

Eau, argile, soude caustique…

Dans les deux premières sections du forage, Pétrolia utilisera un fluide à base d’eau. De la surface à 210 mètres de profondeur, cette eau sera additionnée d’argile, de soude caustique et de bicarbonate de soude, des produits dont la toxicité est qualifiée de «négligeable».

De 210 à 646 mètres, le fluide contiendra du barite, dont la toxicité est «faible». L’ingrédient principal du barite est le sulfate de baryum, connu pour son utilisation comme agent de contraste en radiologie. La gomme de xanthane, utilisée en alimentation, et le glyoxal, utilisé dans certains cosmétiques, font aussi partie de la recette.

Toxicité «moyenne» en profondeur

En profondeur (de 646 mètres à 1087 mètres), le fluide sera concocté à base d’un distillat de pétrole, dont la toxicité est qualifiée de «moyenne». Pétrolia en injectera 295 200 litres dans le sous-sol d’Haldimand, additionné d’ingrédients dont la toxicité est «faible» incluant de l’Ecotrol (un thermoplastique) et du Novamul (un polymère synthétique).

Le président de Pétrolia, André Proulx, en déduit que «les craintes véhiculées par certaines personnes sont tout simplement non fondées», a-t-il déclaré par communiqué.

Des différences

Les informations transmises mardi diffèrent de celles livrées à la population lors d’une séance d’information tenue le 12 décembre à Gaspé. Pétrolia emploiera 307 000 litres d’eau plutôt que les 130 000 litres annoncés. La composition et les proportions de chaque ingrédient varient aussi.

Il s’agissait de données «préliminaires», explique la vice-présidente Isabelle Proulx. «On ne changera plus», dit-elle. Sur la proportion de fluide récupéré, Mme Proulx indique que la pression est «bien mesurée pour ne pas qu’il y ait d’invasion» du fluide, même s’il peut en rester «un petit peu de chaque côté».

Il n’a pas été possible de parler au toxicologue Robert Tardif.