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18 octobre 2012 10 h 40

La chasse à l’orignal à l’étude : une première au Québec

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Le Consortium en foresterie Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine lance une première au Québec, alors qu'il tentera de mesurer la valeur économique de la chasse à l'orignal sur le territoire.

L’étude, menée en collaboration avec l’Université Laval, ira plus loin que d’évaluer les simples retombées économiques de cette activité fort populaire en automne dans la région. 

«Ça permettra d’ajouter la valeur que les gens donnent à l’activité en dehors des dépenses effectuées. Ce qu’on essaie d’établir, c’est une courbe de marché. On veut chercher jusqu’à quel montant les gens sont prêts à payer pour pratiquer leur activité», explique la chargée de recherche, Hirondelle Varady-Szabo.

«L’objectif est de pouvoir comparer la chasse avec d’autres utilisations forestières comme l’extraction de matière ligneuse afin de donner une valeur économique comparable», précise Mme Varady-Szabo.

La chargée de projet veut aussi évaluer l’aspect aménagement : si le territoire était aménagé en fonction de l’habitat de l’orignal, est-ce que le chasseur serait prêt à investir davantage pour pratiquer son activité ?, se demande-t-elle.

Le consortium cherche à concevoir des scénarios de développement qui permettent d’intégrer différentes utilisations. «On cherche à percevoir quels aménagements sont optimaux afin de maximiser l’utilisation du territoire.»

L’extraction de la matière ligneuse, l’acériculture, la cueillette de fruits et de champignons sauvages et la chasse seront ainsi analysés et mis dans un modèle global pour établir le maximum de retombées.

«Il faut évaluer combien chaque activité vaut. C’est pour cela qu’on ne peut pas utiliser les retombées économiques parce que ce n’est qu’un portrait, à un moment précis», souligne Mme Varady-Szabo.

Le sondage sera en ligne au www.mieuxconnaitrelaforet.ca jusqu’au 11 novembre prochain. La version papier est disponible auprès des différentes associations de chasseurs de la région.

Les résultats de l’étude devraient être dévoilés en mars 2013. Le consortium souhaite obtenir 1000 réponses pour que l’étude soit significative.