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16 septembre 2014 16 h 31

L’UMQ appuiera financièrement Ristigouche-Sud-Est

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CARLETON-SUR-MER – La présidente de l’Union des municipalités du Québec, Suzanne Roy assure que son organisation appuiera moralement et financièrement le village de Ristigouche-Sud-Est dans sa lutte juridique contre la compagnie pétrolière Gastem.

De passage en Gaspésie à l’occasion de sa tournée du Québec, Madame Roy précise qu’elle rencontrera le maire de Ristigouche-Sud-Est, François Boulay, mercredi afin de discuter des formes d’aide que l’Union des municipalités du Québec (UMQ) peut déployer pour aider le village de 168 habitants.
 
« On va explorer au niveau d’un soutien financier », a indiqué Suzanne Roy, qui est mairesse de Sainte-Julie, un peu à l’est de Montréal. « On veut aider le maire dans ses démarches (…) et dans sa promotion ».
 
Ristigouche–Sud-Est n’est pas membre de l’UMQ et la rencontre de Mme Roy avec le maire Boulay ne s’inscrit pas dans un effort de recrutement.
 
« La rencontre n’est pas conditionnelle à ce que le village devienne membre. C’est une question de solidarité municipale (…) N’importe quelle municipalité aurait pu se retrouver dans la position de Ristigouche-Sud-Est. C’est la responsabilité d’un conseil de défendre les intérêts de ses citoyens (…) C’est un appui politique extrêmement important », poursuit Mme Roy.
 
Elle croit que Gastem aurait pu s’attaquer au règlement adopté par Ristigouche-Sud-Est en mars 2013, règlement visant à garder une distance de deux kilomètres entre un forage pétrolier et un puits d’eau potable, plutôt qu’à la municipalité.
 
Elle croit dans le même ordre d’idée que le conseil municipal du village gaspésien était de bonne foi quand il a adopté ce règlement. « Quatre-vingts municipalités ont fait la même chose au Québec. Elles n’étaient pas de mauvaise foi! », tranche Mme Roy.
 
Gastem préparait un forage quand la municipalité a adopté son règlement. La firme a intenté une poursuite de 1,5 M$ en dommages. Le village tente d’amasser 225 000 $ pour assurer sa défense.
 
Le montant que l’UMQ versera à la municipalité sera déterminé à une date ultérieure, et annoncé une fois que l’exécutif de l’organisme l’aura approuvé.
 
Le directeur général de l’UMQ, Jasmin Savard, précise d’autre part que la mutuelle d’assurances représentant les 200 membres de son regroupement aurait défrayé les coûts de la poursuite liée à Gastem, ce que la mutuelle représentant Ristigouche-Sud-Est ne fera pas. « Dans les clauses contractuelles de nos polices, ce genre de cause aurait été couvert », note-t-il.
 
Pendant son séjour en Gaspésie, Suzanne Roy veut aussi parler de fiscalité liée au programme d’infrastructures Canada-Québec-municipalités, dont elle veut revoir les paramètres.
 
« Ces programmes sont partagés à raison du mode tiers-tiers-tiers (…) Mais Québec reçoit 27 cents pour chaque dollar investi, et Ottawa, 30 cents. En réalité, elles (les infrastructures) coûtent 76 % à la municipalité », assure Mme Roy.
 
Elle présente de plus le point de vue de l’UMQ sur le déficit actuariel de 4 milliards $ des fonds de pension des employés du secteur public. Elle est d’avis qu’il doit y avoir une période de négociations locales, qu’il faut revenir à une capitalisation de 100 % des fonds, qu’il faut un fonds de stabilisation pour créer une réserve afin de parer les coups durs venant de récession comme en 2008, qu’il faut arriver à un partage égal des contributions entre employeurs et employés et être équitable entre les générations.
 
« L’important, c’est qu’on a une obligation de résultats. Nous ne disposons pas d’une période infinie de négociations et il y aura un tiers pour trancher », conclut-elle.