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11 novembre 2013 16 h 16

Mines : les partis d’opposition taxés de partisanerie

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PERCÉ - La mise à mort par l'opposition du projet de loi sur les mines porte préjudice à l'économie des régions, selon la Fédération québécoise des municipalités.

« Il est inconcevable de voir reporter encore aux calendes grecques une réforme aussi nécessaire que celle de la Loi sur les mines, permettant ainsi à des pratiques totalement archaïques de se perpétuer. L’incertitude continuera de prévaloir sur cette industrie de sorte que c’est tout le Québec qui en paiera le prix et particulièrement les communautés à qui on refuse l’opportunité d’avoir enfin leur mot à dire sur l’exploitation des ressources de leur territoire », fait clairement savoir le président de l’organisme, Bernard Généreux, à la suite du rejet du projet de loi numéro 43. Cet échec apparaît d’autant plus difficile à accepter, dit-il, qu’en quatre ans, il s’agit du troisième projet de loi portant sur cet enjeu à être rejeté.

La semaine dernière, 57 caquistes et libéraux ont voté contre l’adoption du projet de loi. Ce vote a été suffisant pour y mettre fin, alors que 51 péquistes ont voté en faveur. Un résultat qui dépasse tout entendement, ajoute Bernard Généreux. D’autant plus, dit-il, que cette législation aurait évité certains litiges comme celui entre Pétrolia et Gaspé. « On ne peut plus fonctionner avec le vieux modèle qui est en inadéquation avec la réalité d’aujourd’hui. Ce vieux modèle donne préséance à des projets sur toute forme de planification, dont celle sur le schéma d’aménagement. C’est inacceptable. En plus, sur le plan de l’environnement, je pense aussi à ce que vous avez vécu en Gaspésie concernant Pétrolia et la Ville de Gaspé en matière d’eau potable. »

Partisanerie

Bernard Généreux accuse les partis d’opposition d’avoir fait preuve de partisanerie crasse lors du vote. « Je pense que les partis d’opposition doivent être mis en cause dans ce dossier! Ils ont joué la carte de la partisanerie et laissé tomber cet enjeu qui est au coeur des préoccupations des régions. Ces partis envoient un très mauvais message », tonne M. Généreux qui s’engage toutefois à poursuivre ses représentations afin de doter le Québec d’un « régime minier moderne permettant d’intégrer les préoccupations des communautés ».

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