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8 janvier 2014 23 h 09

Pétrole: Bernard Landry contre des redevances pour la Gaspésie

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Si l'ex-premier ministre du Québec, Bernard Landry, invite le gouvernement Marois  à autoriser l'exploration des ressources pétrolières afin de  l'exploiter éventuellement, il s'oppose à des redevances particulières pour la Gaspésie.

Des personnalités bien en vue, dont Bernard Landry, les ex-ministres Joseph Facal et Monique Jérôme-Forget de même que le maire de Rimouski Éric Forest et le président du Conseil du patronat du Québec, Yves-Thomas Dorval, ont cosigné un manifeste publié dans La Presse hier par laquelle ils demandent à l’État québécois de tirer profit du potentiel des hydrocarbures de la province. Ainsi, les signataires rappelaient que devant l’augmentation de la consommation de pétrole attendue au cours des prochaines années et la dette qui pèse de plus en plus sur les finances publiques, le temps est venu d’exploiter le potentiel pétrolier le plus rapidement possible.

D’ailleurs, le modèle de la Norvège est pris en exemple. En entrevue téléphonique, Bernard Landry note que ce pays a su profiter de son pétrole tout en protégeant son environnement. « La Norvège s’est bien débrouillée avec une écologie qui est protégée. Mais vous savez, le risque zéro n’existe pas. Sur le plan économique, il ne faudra pas juste se contenter de minces redevances, mais aller chercher des dividendes par une participation au capital »

Pas pour la Gaspésie

Bernard Landry se dit toutefois contre l’idée que la Gaspésie puisse toucher des redevances particulières issues des hydrocarbures. « Ma réponse est non. J’adore la Gaspésie et j’ai pris moi-même la responsabilité (de présider) le comité de développement de la Gaspésie (à titre de premier ministre entre 2001 et 2003). Cela dit, les ressources naturelles que ce soit les mégawatts hydrauliques de la Baie-James, l’or de Malartic ou le fer de la Côte-Nord, les ressources naturelles appartiennent à l’ensemble des Québécois et non pas à une région. »