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13 novembre 2014 16 h 12

PKP et Bernard Landry critiquent sévèrement le gouvernement Couillard

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PERCÉ - Le député péquiste de St-Jérôme, Pierre-Karl Péladeau de même que l'ancien premier ministre du Québec, Bernard Landry, critiquent en choeur les mesures d'austérité imposées par le gouvernement libéral de Philippe Couillard.

Joint à ses bureaux de Québec, M. Péladeau juge que l’abolition des centres locaux de développement est une très mauvaise nouvelle pour une région comme la Gaspésie. « Vous savez, le député de Gaspé, Gaétan Lelièvre et moi avons présenté et débattu des motions (sur les mesures d’austérité) la semaine dernière au moment où il a été connu que les CLD allaient être abolis. Cela touche bien sûr votre région, la Gaspésie, mais aussi toutes les régions du Québec. Et comme vous le savez, c’est sous l’ancien ministre (péquiste) Guy Chevrette que les CLD ont été créés. En fait, le développement régional est une préoccupation du Parti québécois, mais pas uniquement. Cela a aussi été une préoccupation pour l’ancien premier ministre libéral Robert Bourassa. Et voilà que l’actuel premier ministre Philippe Couillard est en train de mettre cela à la poubelle. C’est très grave, c’est très grave! »

Les visées du gouvernement, dit-il, sont en train de mener à « une centralisation permanente. Et au PQ, nous allons continuer à nous opposer avec véhémence à ces mesures qui ne respectent pas la capacité des régions à maitriser et diriger leur propre destinée. Ces décisions sont un recul majeur pour le Québec en matière de développement local et régional ».

Des « coupures brutales »

L’ancien premier ministre, Bernard Landry, que nous avons également joint hier, n’était pas plus tendre envers le mode opératoire du gouvernement Couillard. S’il convient de l’importance de gérer les finances de l’État de manière stricte et avec « une certaine austérité comme c’est le cas pour tous les gouvernements de la Terre, il faut toutefois le faire avec intelligence. Or, ces coupures brutales, au bulldozer, ne rapportent pas. Couper un programme qui fait naître des entreprises qui, elles-mêmes créent des emplois, et par lesquelles des travailleurs et travailleuses paient des impôts, ce n’est pas sage. On pense qu’on épargne, mais on n’épargne rien du tout parce que cette petite épargne de court terme, est compensée négativement par des pertes de revenus de l’État dues à la baisse de l’activité économique », rappelle M. Landry.

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