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30 octobre 2013 23 h 45

Polémique autour des pesticides le long du rail

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CHANDLER -La polémique autour de l'épandage des pesticides le long de la voie ferrée reprend de plus belle, alors que les trois candidats à la préfecture de la MRC du Rocher-Percé mettent cartes sur table.

Les candidats que sont l’ex-maire de Grande-Rivière et ancien préfet de Rocher-Percé, entre 2000 et 2005, Edmond Sirois, le maire de Port-Daniel-Gascons, Maurice Anglehart, et la préfète sortante Diane Lebouthillier ont des opinions divergentes concernant le règlement de la MRC qui interdit tout épandage d’herbicides chimiques le long de la voie ferrée.

Cette patate chaude a été relancée sur la place publique par Maurice Anglehart  lors d’un débat électoral tenu récemment à Chandler en déclarant que le règlement serait, sous sa gouverne, aboli parce que trop sévère pour ensuite en adopter un qui soit en phase avec la réglementation qui prévaut au Québec et au Canada en matière d’épandage d’herbicides. « Il ne faut pas être plus catholique que le pape-là! », avait-il déclaré. Joint au téléphone, M. Anglehart persiste et signe en ajoutant que ce règlement « fait qu’on se tire une balle dans le pied ».

Lebouthillier outrée

Outrée par cette prise de position, la préfète sortant Diane Lebouthillier s’engage à maintenir le règlement tel quel pour des raisons de santé publique envers les communautés qui vivent le long de la voie ferrée. « Pas question de changer le règlement! Si je suis élue, il est là pour rester. Il faut tenir compte des particularités de notre MRC. Le chemin de fer passe dans des zones sensibles, comme le long des plages qu’utilisent aussi les touristes, dans les villages, le long du barachois près de Percé et près des écoles ». Mme Lebouthillier rappelle que la firme Activa Environnement a produit il y a quelques mois un long rapport qui « soumet plusieurs alternatives aux pesticides ».

De son côté, Edmond Sirois, qui se dit contre l’épandage de pesticides, modifierait le règlement après consultation auprès des partenaires du milieu. « Je modifierai un peu le règlement pour le rendre moins sévère. Toutefois, il faut prendre au sérieux l’importance de l’environnement. Maintenant, concernant les amendes, il s’agit de voir selon les situations mais je crois à l’importance de consulter le milieu. »

Ce règlement a souvent défrayé la manchette ces dernières années avec des contraventions totalisant plus de 15 000 $ émises en 2011 et 2012 à l’endroit  de la Société du chemin de fer de la Gaspésie qui faisait fi des règles en vigueur.

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