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7 mars 2013 17 h 03

Québec soutiendra l’industrie manufacturière éolienne

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Le gouvernement analyse encore la forme que prendra l'appel d'offres de 700 MW d'énergie éolienne. Mais la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, assure l'industrie manufacturière de son soutien.

«Le dossier est encore sous analyse, répète la ministre. C’est certain que nous sommes actuellement en période de surplus. Toutefois, ce que j’ai toujours dit, c’est qu’on veut soutenir l’industrie manufacturière au Québec.»

La ministre des Ressources naturelles rappelle l’énorme potentiel énergétique du Québec et l’importance de ses gisements éoliens. «C’est sûr qu’à court terme, on n’a pas de besoins, affirme-t-elle. Mais comme on peut avoir besoin d’énergie éolienne à moyen et à long terme, on veut poursuivre et maintenir l’éolien.»

«On a créé l’industrie manufacturière au Québec, continue-t-elle. On va en avoir besoin dans le futur. C’est donc dans cette perspective-là que nous regardons l’octroi d’un prochain appel d’offres de 700 MW. Donc, l’industrie n’a pas à s’inquiéter pour le maintien des emplois, particulièrement dans les régions du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie.»

Annonce imminente

La ministre corrobore la récente affirmation de son collègue Pascal Bérubé à l’effet que l’annonce serait faite avant juin. «J’espère même que ce sera beaucoup plus rapide que ça», a-t-elle laissé tomber.

Contrairement à certaines rumeurs, le gouvernement Marois n’a pas l’intention, selon Mme Ouellet, de morceler l’appel d’offres, ni de favoriser les projets communautaires. «On n’est pas rendus là, admet-elle. Mais c’est certain que quand il y a des projets qui peuvent avoir plus de retombées économiques, on va regarder l’équilibre ente les coûts et les retombées.»

Il est donc clair, selon la parlementaire, que le Québec a la ferme intention de poursuivre son développement énergétique. «On croit qu’il y a vraiment de l’avenir pour l’éolien au Québec parce que la complémentarité énergétique ente l’éolien et l’hydroélectricité est la meilleure qu’on peut penser, estime-t-elle. L’éolien est intermittent et l’hydraulique, avec ses barrages et réservoirs qui servent de batteries géantes, est le meilleur couplage. De plus, l’hydraulique est extrêmement modulable.»