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19 juin 2014 10 h 43

Témoignage de Steven Donusz Vallée « non crédible », selon le juge

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SAINTE-ANNE-DES-MONTS – Le juge Jules Berthelot, qui a entendu pour la première fois hier Steven Donusz Vallée, qui est accusé d'agressions sexuelles sur un mineur, a qualifié son témoignage de non crédible.

L’homme de 31 ans a été interrogé au palais de justice de Sainte-Anne-des-Monts en marge de la suite de son procès qui avait débuté en mai. L’accusé a été appelé à la barre après le témoignage de la sergente enquêteure de la Sûreté du Québec, Lisa-Kim Bernatchez, qui avait assisté sa consoeur, la sergente Jenny Lajoie, lors de sa mise en arrestation et de son interrogatoire du 24 avril 2013.

Trou de mémoire

Au cours de son témoignage, Steven Donusz Vallée a répété plus d’une fois qu’il n’avait jamais fait l’objet d’une arrestation et qu’il n’avait jamais eu à subir un interrogatoire par des policiers. Pourtant, la procureure de la Couronne, Me Paméla Tremblay, lui a rappelé et exhibé une déclaration qu’il avait signée en janvier 2004, suite à une plainte de nature criminelle. « Je ne m’en souvenais plus parce que ça fait dix ans, a-t-il répondu après beaucoup d’hésitation. Mais aucune accusation n’avait été retenue. »

« Vous avez dit ne pas vous souvenir, a indiqué le magistrat. Pourtant, vous n’avez pas été 75 fois en état d’arrestation! C’est un fait marquant! Le tribunal ne peut pas croire ça. »

Prise de médicaments inconnus

Steven Donusz Vallée est aussi venu raconter au tribunal qu’un peu avant son arrestation, il avait reçu la visite de son ancienne voisine, Manon De Roy. Celle-ci a témoigné lors de la première partie du procès et a fait écouter au tribunal un enregistrement où l’accusé avouerait ses présumés délits.

« Mme De Roy était au courant que j’irais au poste de police, a-t-il déclaré à la cour. Elle m’a donné trois pilules pour me calmer. Elle m’a dit qu’elle était haut placée dans le domaine et qu’elle connaissait très bien les policiers, dont Mme Bernatchez. Je ne sais pas si Mme De Roy avait l’intention de me droguer, mais je me suis senti dans les “vap”, fatigué pour plusieurs jours et j’étais perdu. »

« Comment Mme De Roy pouvait-elle être au courant que la police allait vous arrêter? », a interrogé le juge d’un air dubitatif. « En sachant que vous alliez être interrogé par la police, elle vous donne trois pilules. De plus, c’est elle qui est allée vers vous. Ça ne tient pas la route! »

Le juge Berthelot a aussi affirmé ne pas le croire lorsqu’il déclare qu’il ne savait pas pourquoi il avait dû se présenter au poste de police. Aussi, lorsque l’accusé affirme qu’il n’a qu’une scolarisation de 3e année pour justifier qu’il n’a pas tout compris les motifs de son arrestation, le magistrat lui a rappelé que cela ne l’a pas empêché d’occuper des fonctions dans différentes entreprises, dont deux pour lesquelles il a été propriétaire.

La suite des procédures est fixée au 19 juin.