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5 juin 2014 14 h 54

Un docu-danse-fiction tourné cet été en Gaspésie

NEW RICHMOND - Le Collectif de danse montréalais, Dans son salon, tournera cet été un docu-danse-fiction tout autour de la Gaspésie. Le groupe est actuellement en socio financement pour son projet.

Trois membres du collectif ont des origines gaspésiennes ou de la famille en Gaspésie et toute l’inspiration du projet vient de là. La joyeuse troupe sera de passage à Cap-Chat, Sainte-Anne-des-Monts, Gaspé, Percé et Port-Daniel entre le 6 et le 26 juillet. « En général, ce sont nos souvenirs d’enfance et des images fortes de la Gaspésie qui nous ont fait choisir les endroits où l’on s’arrêtera », dit Émmalie Ruest, membre du collectif.

Le docu-fiction, sous la forme de capsules de danse présentera un voyage de ressourcement en Gaspésie qui sera rempli d’embûches et dans lequel les deux personnages développés par Karenne Gravel et Emmalie Ruest vivront des aventures « dépaysantes et décoiffantes ». « On jouera beaucoup sur la maladresse des personnages. On rit de nous-mêmes finalement », dit encore Mme Ruest.

« Le ressourcement est un thème important pour le collectif parce qu’il est le reflet actuel de notre société. Le bien-être individuel est une quête pouvant devenir paradoxale lorsqu’elle est déconnectée de la réalité », poursuit Émmalie Ruest

Elle soutient aussi que la Gaspésie s’avère être un endroit tout indiqué pour explorer le sujet du ressourcement, avec son offre touristique « santé » en évolution. À travers ce projet, il s’avère donc intéressant pour la troupe de remettre en question « l’exotisme » construit et fabriqué que représente la Gaspésie pour les citadins la connaissant peu. « Cela sera fait avec une grande subjectivité artistique, liée à une recherche chorégraphique à la fois ludique et conceptuelle », peut-on lire dans le projet présenté par le collectif.

Le collectif Dans son salon, formé de Karenne Gravel et Emmalie Ruest, chorégraphes-interprètes, de Liane Thériault, vidéaste, et de Marijoe Foucher, répétitrice, a développé une danse où l’autodérision sert de soupape à l’expression de critiques plus virulentes sur certaines conventions sociales. À travers ses projets, il défend un humour absurde, omniprésent, parfois subtil et pouvant s’exprimer par la chorégraphie, les mouvements ou des procédés de mise en scène théâtrale.

Sur la route de la Gaspésie, les quatre filles seront accompagnées de Pierre-Louis Dagenais comme directeur photo.

En quête de financement

Déjà financé en partie par le Conseil des arts et des lettres pour un montant de 10 000 $ et d’Emploi Québec dans le cadre des projets Jeunes Volontaires pour 6 000 $, le projet est actuellement en quête de financement pour un manque à gagner de 5000 $ pour la production et la postproduction.

« Si nous atteignons notre objectif, nous pourrons partir à 5 personnes pour un tournage de 3 semaines en Gaspésie, avec un matériel de base. Ce montant nous permettrait également de couvrir la postproduction », explique Emmalie Ruest

Le collectif s’engage à faire des cadeaux à ses généreux donateurs.
Pour plus d’informations ou pour faire un don au collectif joignez le site Kapital.com/danssonsalon.

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