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14 octobre 2014 9 h 03

Un sursis de deux ans pour l’ÉPAQ

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GRANDE-RIVIÈRE — Québec accorde deux ans à la direction de Collège de la Gaspésie-les-îles et ses partenaires pour trouver des solutions afin d'assurer la pérennité de l’École nationale des pêches et de l'aquaculture de Grande-Rivière qui est sous son égide.

Le gouvernement libéral fait donc sienne la principale recommandation émise par le Comité interministériel sur l’avenir de l’ÉPAQ dans son rapport que nous avions dévoilé en exclusivité en juin dernier; c’est-à-dire de « maintenir pour une période d’au moins deux ans le statut d’École nationale des pêches et de l’aquaculture et les allocations fixes accordées pour ce type de reconnaissance ». Voilà ce que sont venus confirmer vendredi dernier dans les locaux de l’établissement d’enseignement le ministre de l’Éducation, Yves Bolduc et le ministre régional, Jean D’Amour.

Ce rapport, que le gouvernement libéral a en main depuis des mois, recommande par ailleurs au Cégep d’entreprendre une démarche visant à repositionner l’ÉPAQ par l’élaboration et la mise en oeuvre d’un nouveau plan d’affaires et d’un nouveau modèle de gouvernance. On notera que ce document clé pour l’avenir de l’ÉPAQ date de février dernier et avait été commandé par l’ex-ministre péquiste de l’Éducation, Pierre Duchesne. Il devait être rendu public le 4 mars suivant, mais le déclenchement des élections par Pauline Marois le 5 mars a annulé la conférence de presse prévue à cet effet à Grande Rivière. « Yves (Bolduc) et moi serons des ambassadeurs. Moi, dans deux ans, je ne vois pas une fin (pour l’ÉPAQ). Je vois un beau bilan dont on sera très fiers et auquel tous auront contribué », a déclaré le ministre D’Amour. « On se donne deux ans pour avoir un nouveau plan d’affaires et de mettre en oeuvre des actions et de nouvelles stratégies afin d’assurer la pérennité de cet établissement », a, de son côté, ajouté le ministre Bolduc qui n’avait pas d’argent neuf à distribué à l’ÉPAQ.

Des sourires

Dans les faits, le Collège de la Gaspésie-les-Îles n’a pas attendu le dévoilement du rapport pour se mettre au travail. « Le Cégep de la Gaspésie et des Îles a déjà mis de l’avant sa stratégie pour la relance de l’ÉPAQ qui prévoit notamment le développement de son offre de formation à distance. Cette décision, combinée à une campagne de promotion, a permis de démarrer cette année le programme Aquaculture et de recevoir une nouvelle cohorte dans son programme Mécanique marine » a tenu à rappeler la présidente du Collège, Suzanne Bourget. Son directeur général, Yves Galipeau, était aussi au diapason. « Nous sommes ravis de cette annonce. C’est vraiment un encouragement pour poursuivre nos efforts qui ont déjà porté leurs fruits ». M. Galipeau fait ici référence à une hausse de 43 % d’étudiants en 2013-2014 en matière de formation continue et sur mesure.

 
Déçu de la décision de la CTQ

En marge de la conférence de presse, le ministre Jean D’amour a commenté la décision de la Commission des transports du Québec qui a accepté les réductions de services demandées par Orléans Express qui se traduiront pour la Gaspésie par l’élimination de quatre départs quotidiens entre la région et les grands centres et la fin du service à Percé. « Ce rapport n’est pas à la mesure de nos attentes. Comme ministre régional, je suis préoccupé par la dimension du transport. Il est certain qu’on ne peut pas laisser la Gaspésie sans transport », a fait valoir le ministre qui assure qu’il rencontrera le ministre des Transports, Robert Poëti, afin de faire le point sur la situation et de trouver des solutions à terme.

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